RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibeseBuzz

Revolucionarios : "On ne nait pas révolutionnaire... on le devient."

Chères lectrices, cher lecteurs du Grand Soir Nous vous proposons à la diffusion un documentaire intitulé « Revolucionarios ». Durée 57 Min – Version VOSTFR. Ce film, le premier d'une série, c'est la révolution cubaine racontée par celles et ceux, souvent anonymes, qui y ont participé d'une manière ou d'une autre. Des témoignages qui permettront de comprendre la réalité de ce que vivait le peuple cubain avant l'insurrection, de découvrir les raisons de cet engagement dans la lutte et de voir comment chacun tentait d'agir durant les évènements. Puis, pour finir, une occasion de prendre du recul sur cette période et sur plus de cinquante années de socialisme cubain. Autant d'éléments pour mieux saisir la réalité d'un pays souvent décrié, pour mieux comprendre un peuple et son action. Merci encore à toute celles et ceux qui ont participé à l'aboutissement de ce projet. Bon visionnage. Pour l'Art'Mur prod Vincent Delbalat Réalisateur Nous sommes à l'ère de l’information en continue. Du fait divers (...) Lire la suite »
12 

Discours du président russe Vladimir Poutine à la Journée Internationale du Souvenir de l’Holocauste

Vladimir POUTINE

Lors de la Journée internationale du souvenir de l’Holocauste et du 70e anniversaire de la libération du camp de concentration d’Auschwitz par l’armée soviétique, Vladimir Poutine a visité le Musée juif et le Centre de la tolérance à Moscou. Le président a visité l’exposition « Homme et catastrophe » dédiée à l’extermination massive, par les nazis, des détenus dans les camps de concentration. M. Poutine était accompagné du Grand rabbin de Russie, Berel Lazar, et du président de la Fédération des communautés juives, Alexandre Boroda.

L’Assemblée générale des Nations unies a déclaré le 27 janvier, date à laquelle les troupes soviétiques ont libéré le camp de concentration d’Auschwitz en 1945, Journée internationale du souvenir de l’Holocauste. Discours au Musée juif et Centre de la tolérance de Moscou LE PRÉSIDENT DE LA RUSSIE VLADIMIR POUTINE : Mes amis, Il y a 70 ans, les troupes soviétiques ont libéré le camp de concentration d’Auschwitz, où les nazis ont massacré des millions de personnes. Par la décision de l’Organisation des Nations unies, ce jour, le 27 janvier, a été déclaré Journée internationale du souvenir de l’Holocauste. L’Holocauste, l’un des crimes les plus meurtriers contre l’humanité, est devenu un symbole de deuil et de douleur contre la cruauté déchaînée et le mépris de la vie humaine. Il est difficile d’imaginer que dans ces usines de la mort, les fusillades de masse et les déportations ont été une réalité du XXe siècle ; elles furent organisées de sang-froid dans ce qui semblait alors être une Europe civilisée. Oui, elles (...) Lire la suite »

Nous sommes tous Cristina (Carta Maior)

Emir SADER

Nous sommes tous Cristina parce que tous nos pays sont victimes de manipulations odieuses du genre de celle dont est aujourd'hui la cible Cristina Kirchner et la démocratie argentine.

Cadavres exquis, le célèbre film du réalisateur italien Francesco Rosi, récemment décédé, se déroulait en Sicile et soulignait déjà la manipulation de cadavres dans des circonstances politiques. Si nous étudions l'histoire politique de l'Amérique latine, nous sommes souvent confrontés à ce mélange macabre de morts et de politique. La propre victoire électorale de Salvador Allende en 1970 au Chili, a été compromise par l'apparition, mort, du commandant en chef des forces armées dans une tentative désespérée des golpistes pour empêcher la prise de fonctions du président socialiste. Plus récemment, sur le parcours vers la victoire de Dilma dans le premier tour des élections présidentielles, un accident d'avion aux causes à ce jour peu éclaircies causa la mort d'un candidat et son remplacement par un autre dans la course à la présidence, redistribuant les cartes dans le jeu et conduisant presque à la victoire de la droite (au Brésil, mort d'Eduardo Campos et son remplacement par Marina Silva NdT). L'Argentine est (...) Lire la suite »

"Cadre de Programme Gouvernemental" de Syriza - en français

L’ESPOIR EST EN ROUTE LA GRECE AVANCE L’EUROPE CHANGE CADRE DE PROGRAMME GOUVERNEMENTAL Nous ne promettons pas. Nous nous engageons. Et nous n’avons ni l’intention ni la possibilité de vous tromper. De soustraire aujourd’hui votre vote et l’utiliser après les élections comme chèque en blanc. Et nous n’avons pas la possibilité de vous tromper parce que SYRIZA c’est vous. Et vous êtes notre unique soutien. Nous ne nous appuyons ni sur des entrepreneurs ni sur des banquiers ni sur des propriétaires de médias. Nous nous appuyons sur vous. Ni sur l’oligarchie, ni sur les grandes familles. Sur le peuple souverain. Sur votre confiance. Sur votre appui quotidien et constant. Sur l’appui de votre gouvernement. Du gouvernement de SYRIZA. C’est pourquoi, pour nous, la majorité parlementaire ne signifie ni irresponsabilité ni arrogance, comme c’était, par le passé, la pratique des gouvernements de la Nouvelle Démocratie et du PASOK. Cela signifie encore plus d’engagement. Cela signifie responsabilité. Alexis (...) Lire la suite »
La palme à Christine Lagarde ( FMI) qui salue « un GRAND DEFENSEUR DES FEMMES »

Un tyran meurt, l’Occident pleure

Tarik BOUAFIA

Le roi Abdallah d’Arabie Saoudite est décédé ce jeudi à l’âge de 90 ans après avoir dirigé d’une main de fer le royaume réactionnaire pendant 20 ans. Allié inconditionnel des gouvernements impérialistes occidentaux, il est resté dans la lignée de ses prédécesseurs : soumission aux États-Unis, violation systématique des droits de l’homme, financement de groupes fanatiques djihadistes... La marionnette par excellence.

L’Arabie Saoudite, le plus grand des serviteurs de l’Occident Depuis sa fondation par Abdel Aziz Ibn Saoud en 1932, le royaume d’Arabie Saoudite n’a cessé de servir les intérêts des puissances occidentales. D’abord ceux du Royaume-Uni, protecteur de la famille Saoud, qui avait aidé les Saoud à fonder leur royaume pour profiter de la position stratégique du pays. Non seulement pour s’assurer du commerce avec ses anciennes colonies mais également en l’utilisant pour contrer l’influence de l’Empire Ottoman. Puis, ce fut au tour des États-Unis d’imposer leur domination dans le pays. Le deal était simple : en échange d’un soutien financier et militaire, le royaume s’engageait à fournir aux États-Unis un pétrole bon marché et des bases militaires ainsi qu’à jouer le rôle de « gendarme » de la région en déstabilisant les pays désireux d’affirmer leur indépendance et de choisir une autre voie que celle de l’inféodation à l’empire états-unien. Financement de groupes fanatiques djihadistes et instrumentalisation de (...) Lire la suite »
Mme Najat Vallaud-Belkacem, votre déclaration nous fait entrer dans le totalitarisme

« Hier ist kein warum » (ici il n’y pas de pourquoi)

Noëlle CAZENAVE-LIBERMAN
Lettre à Najat Vallaud-Belkacem « Je crois qu’il est fondamental que ces génocides ne soient pas occultés pour montrer jusqu’où peut amener la haine, les discriminations... alors ça commence très doucement en général, par de simples discriminations pour des postes, des fonctions, la carte d’identité des choses comme ça, et puis de montées en montées on convainc la population qu’il faut s’en débarrasser : s’en débarrasser c’est d’abord dans des camps simplement, et puis ensuite c’est de tuer. » Simone Veil [1] « Attendez un peu et l’impensable devient inéluctable, l’impossible devient ordinaire. » Edward Bond [2]. Madame la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Vous avez déclaré : « L’école est en première ligne aussi pour répondre à une autre question car même là où il n’y a pas eu d’incidents il y a eu de trop nombreux questionnements de la part des élèves, et nous avons tous entendu les “oui je soutiens Charlie, mais...”, Les deux poids deux mesures. Pourquoi défendre (...) Lire la suite »
17 
Bien sûr de nombreuses critiques sur ce gouvernement peuvent être formulées...

Grèce : l’épreuve de la constitution du gouvernement réussie par Syriza

Ephemeron

Alexis Tsipras a agi très rapidement pour donner les signes du changement. Premier chef de gouvernement dans l’histoire de la Grèce à refuser de jurer sur la Bible et devant un pope, il a effectué une visite symbolique dans la foulée de sa prise de fonction. Il a ainsi déposé une gerbe de fleurs dans le quartier athénien de Kessariani sur le monument aux 200 héros communistes de la Résistance exécutés par les nazis le 1er mai 1940.

Ce geste se veut symbole de la continuité historique entre les nombreuses générations qui se sont battues au péril de leur vie à travers les décennies – contre la barbarie, pour la démocratie, la justice sociale et l’indépendance nationale – et le nouveau gouvernement. C’est aussi un message aux néonazis de l’Aube dorée qui seront présents de nouveau au Parlement. Enfin, c’est un rappel à l’Allemagne concernant sa dette historique envers la Grèce. L’alliance avec les Grecs indépendants Conscient que le moindre vide de pouvoir pourrait avoir des conséquences imprévisibles, Tsipras a réussi à composer une majorité parlementaire avec le petit parti des Grecs indépendants. Bien sûr il s’agit là d’un choix qui pose problème, comme l’écrit justement Stathis Kouvelakis, membre de l’aile gauche de Syriza. Mais les Grecs indépendants ne sont pas un parti xénophobe comme on a pu le lire ici et là. C’est une formation conservatrice sur le plan sociétal, proche de l’Eglise orthodoxe et patriote à la limite du nationalisme. (...) Lire la suite »

Conversation avec le Président syrien Bachar al-Assad

Foreign Affairs Magazine

Syrie. « La guerre civile oppose l’armée du régime à des milices rebelles qui sont, en majorité, islamistes ». C’est un grand reporter du Figaro qui le dit (voir ici : http://www.legrandsoir.info/que-reste-t-il-de-l-occident.html).

Et comme notre credo est de "donner à lire" à un lectorat averti, nous le faisons ici, sans peur et sans reproche.
LGS

Lundi 26 janvier 2015 [Texte intégral] Le 20 janvier 2015, à Damas, le Président syrien Bachar al-Assad a accordé une entrevue à M. Jonathan Tepperman, Rédacteur en chef du Foreign Affairs Magazine. Voici le texte intégral publié simultanément le lundi 26 janvier 2015, en anglais et en arabe, par le magazine newyorkais, le site de la Présidence syrienne et l’Agence Arabe Syrienne d’Information SANA. Nous l’avons traduit à partir de la version anglaise. [NdT]. 1. J’aimerais commencer par vous interroger sur la guerre. Elle dure depuis près de quatre années et vous en connaissez les statistiques : selon l’ONU, plus de deux cent mille personnes tuées, un million de blessés et plus de trois millions de Syriens ayant fui le pays. Vos forces ont aussi subi de lourdes pertes. La guerre ne peut durer éternellement. Comment en voyez-vous la fin ? Partout dans monde, toutes les guerres se sont toujours soldées par une solution politique parce que la guerre, en elle-même, n’est pas la solution. La guerre est (...) Lire la suite »
14 

Intervention de Raul Castro, au IIIème sommet de la CELAC, San José, Costa Rica - 28/01/2015

Raul CASTRO

INTERVENTION DE M. RAÚL CASTRO RUZ, PRÉSIDENT DU CONSEIL D’ÉTAT ET DU CONSEIL DES MINISTRES DE LA RÉPUBLIQUE DE CUBA, AU TROISIÈME SOMMET DE LA COMMUNAUTÉ DES ÉTATS LATINO-AMÉRICAINS ET CARIBÉENS, TENU À SAN JOSÉ DU COSTA RICA, le 28 janvier 2015.

Cher président Luis Guillermo Solís ; Chers chefs d’État ou de gouvernement d’Amérique latine et des Caraïbes ; Chers chefs de délégations et invités qui nous accompagnez, Notre Amérique, qui s’est engagée dans une époque nouvelle, a, depuis la création de la Communauté des États latino-américains et caribéens, progressé vers ses objectifs : indépendance, souveraineté sur les ressources naturelles, intégration, mise en place d’un nouvel ordre mondial, justice sociale et démocratie du peuple, par le peuple et pour le peuple. L’attachement à la justice et au droit des peuples est supérieur à celui de n’importe quelle autre période historique. Ensemble, nous sommes la troisième économie mondiale, nous possédons les deuxièmes plus grandes réserves de pétrole, la plus grande biodiversité de la planète, et concentrons une bonne part des ressources minières mondiales. Développer l’unité dans la diversité, agir à l’unisson, respecter nos différences restera notre premier objectif et une nécessité incontournable, car les (...) Lire la suite »

Johann Chapoutot. La loi du sang – Penser et agir en nazi

Bernard GENSANE
Il y a une vingtaine d’années, m’est tombée sous les yeux une longue étude sur les Einsatzgruppen, ces groupes d’intervention composés surtout de SS, chargés de l’assassinat de populations civiles, principalement juives, dans l’Europe centrale et de l’Est. On sait que ces supplétifs se comportèrent avec une férocité inouïe au point de susciter un vrai malaise dans la Wehrmacht. Ce que l’on sait moins (et que je découvris lors de cette lecture), c’est qu’à l’image d’un des principaux responsables de ces tueurs, Otto Ohlendorf, assistant d’un professeur de droit public, les commandants de ces Einsatzgruppen étaient bardés de diplômes. Le plus souvent dans les matières littéraires et artistiques. Je fis part de mon étonnement à un collègue allemand de ma génération. Il était parfaitement au courant des qualifications de ces officiers et ajouta que, dans le parti nazi, les enseignants, les dentistes, les architectes étaient surreprésentés. Une des raisons pour lesquelles, selon lui, l’Allemagne des années soixante (...) Lire la suite »
De Gaulle avait-il raison de dire : « Ils sont forts, courageux et cons » ?

Que reste-t-il de l’Occident ?

Maxime VIVAS

« Poutine contre le reste du monde : va-t-il plier ? » Tel était un des sujets du « 28 minutes » d’Arte, le 17 novembre 2014. Un intervenant y était isolé dans son éloge de la primauté de la diplomatie sur la guerre et l’exposé de sa répugnance à voir la France se fabriquer des ennemis.

Son nom est Renaud Girard, ancien élève de l’École normale supérieure et de l’ENA, grand reporter au Figaro. Comme je suis gaulliste à mes heures (sur les bords, sur les bords !), patriote toujours et pacifiste aussi et que j’apprécie souvent les seul-contre-tous je lui ai écrit : « Cher Renaud, j’ai approuvé ta prestation ». Il m’a répondu : « Dis-moi cher Maxime ce que tu penses du livre que je viens de publier avec Régis Debray : « Que reste-t-il de l'Occident ? ». Et pour être sûr d’avoir une réponse il m’a fait envoyer un service de presse par Grasset. Vous avez noté les « Mon cher » par ci, « Mon cher » par là. A ceux qui n’ont pas suivi mes différends avec les bouddhistes intégristes dont un des chefs européens m’a soupçonné de recopier sur mon « tas de compost » toulousain (ils n’a pas osé « fumier ») les paroles de Pékin tandis que d’autres ont essayé d’instrumentaliser Stéphane Hessel pour faire sanctionner par Sarkozy une chaîne de télévision publique (France 3 Midi-Pyrénées qui m’avait donné la parole dans (...) Lire la suite »
12 
L’Histoire est une remise en cause : avec le temps et une gomme, les méchants deviennent bons.

A Paris une expo sur la Collaboration blanchit le grand capital

Jacques-Marie BOURGET

Ce matin vous ouvrez l’œil - parce qu’il faut bien continuer de vivre- le ciel n’est pas par-dessus le toit et seule une proposition d’abonnement à Valeurs Actuelles vous attend dans la boîte aux lettres. A quoi bon ? Vous gagne une envie de grand sommeil. Pourtant, source d’un plaisir imprévu, en ouvrant le livre-catalogue que vous avez acheté la veille, et qui résume le contenue d’une exposition en cours à Paris, « La Collaboration 1940-1945 », vous vous apercevez que la France, celle de ces « années noires », n’est pas aussi mauvaise fille, aussi vert de gris que décrite par vos vieux professeurs un peu trop cocos.

Finalement la journée commence par une bonne nouvelle. Sachons donc qu’entre 1940 et 1945 la France aurait pu faire pire. Outre Pétain et sa main tendue, Bousquet roi du Vel’d’hiv, la Milice et la LVF sur tous les fronts, le Statut des juifs, cette exposition nous apprend, en nous soulageant, qu’une partie du pays a été épargné par l’immonde. Honneur à l’économie, à son patronat qui a eu le courage de ne pas faire risette à Hitler. Pour une fois que le capital vient au secours du courage, le devoir est de le signaler. Avec l’intransigeance et l’exhaustivité qui sont sa ligne éditoriale, l’expo sur la Collaboration sait enfin dire le vrai, mettre des bornes et marquer à jamais le territoire de la nouvelle histoire : seuls quelques B.O.F et camelots, quelques gangsters ont économiquement fricoté avec les nazis. Le pire des pires, désigné par Denis Peschanski et Thomas Fontaine les commissaires de la police de l’exposition, est l’immonde escroc Joseph Joinovici . Personne n’observe que c’est peut-être un peu (...) Lire la suite »

La Colombie entre chien et loup

Loic RAMIREZ
Les négociations entre les FARC et le gouvernement colombien se poursuivent au milieu d’une trêve unilatérale déclarée par la guérilla. « Ils en veulent à la propriété privée et vont nous exproprier. Et plus encore, ils ont dit que personne ne pourra disposer de plus de 100 hectares » [3] s’inquiète José Felix Lafaurie, président de la Fédération nationale des agriculteurs de Colombie (Fedegan). Interrogé par le journaliste Yamid Amat pour le quotidien El Tiempo, le représentant de cette puissante corporation voit d’un très mauvais oeil les pourparlers entre le gouvernement de Juan Manuel Santos et la guérilla des FARC. Yamid Amat tente en vain de le rassurer lui expliquant que les faits cités ci-dessus « ne font pas partie d’un accord, c’est une pétition de la guérilla » ; « Oui mais ils ont dit que c’était ce qu’exigeait le peuple ! Voilà pourquoi ils exigent (les FARC) au Ministre de l’Agriculture, de façon irrespectueuse, qu’il se présente aux négociations à la Havane » [4]. José Felix Lafaurie illustre à lui (...) Lire la suite »

Syriza, une brèche dans l’Europe néolibérale !

Stathi Kouvelakis
Comme prévu, c’est une vague Syriza qui a emporté les élections ce dimanche. A Athènes dans les quartiers populaires, c’est une véritable débandade pour la droite. En province, ce sont des pans entiers de l’électorat de droite qui se sont ralliés, après ceux du PASOK. Du point de vue politique, la bourgeoisie grecque et son personnel politique sont abattus et aphones. Tous leurs espoirs pour affronter Syriza sont maintenant reportés sur les dirigeants européens. De ce côté, la ligne semble claire : c’est la politique de la « cage de fer » et dans laquelle il s’agit d’enfermer immédiatement un gouvernement Syriza. Le fer de lance est de l’obliger à demander une prolongation de l’actuel « programme d’aide », qui vient à échéance le 28 février. Une telle prolongation permettrait une poursuite du financement, donc du remboursement de la dette, mais elle implique également la poursuite de la politique actuelle et de la mise sous surveillance du pays par la Troïka – éventuellement sous des modalités légèrement (...) Lire la suite »

L’effet domino, vite !

Jean-Luc MELENCHON

La victoire de Syriza est un événement historique. L’ère de la toute-puissance arrogante des néo-libéraux en Europe commence sa fin. Une occasion extraordinaire se présente pour refonder l’Europe, c’est-à-dire une occasion d’abolir les traités qui en ont fait ce monstre libéral monétariste. A partir de notre victoire en Grèce on peut imaginer un effet domino. Ce serait comparable à celui qui a touché l’Amérique latine.

Là bas c’est ce qui s’est passé après qu’un premier pays se soit débarrassé de son gouvernement du PS ou de la droite, ou des deux en coalition, qui obéissaient au doigt et à l’œil du FMI. En effet, les mêmes le font ici avec la Troïka et madame Merkel ! La vague commencée là-bas vient d’arriver en Europe en passant par le sud de celle-ci qui en est le plus proche culturellement. Evidemment, les puissants et le système cherchent la parade. L’opération de la BCE en est une illustration dont je parlerai la prochaine fois. Dans l’immédiat, un premier barrage idéologique se met en place. Son objectif est de dénaturer le sens de ce qui vient de se passer. Hier infréquentable et qualifié de « Mélenchon grec » pour mieux le diaboliser, Tsipras semble faire désormais l’unanimité. La description à présent veut en faire un quasi membre du PS quand bien même les électeurs grecs ont pourtant envoyé dans les poubelles de l’Histoire le lamentable président de l’Internationale socialiste Georges Papandréou et son parti (...) Lire la suite »
38 
En Amérique Latine, les gouvernements qui mettent en oeuvre une stratégie alternative ont été réélus constamment, montrant son caractère efficace et populaire

La Grèce, Lord Byron et le chapeau de Bolívar

Richard GOTT

Il y a quelques années, alors que je voyageais dans l’avion présidentiel de Hugo Chavez avec un ami français du Monde Diplomatique, on nous demanda notre avis sur la situation en Europe. Un mouvement vers la gauche était-il possible ? Nous répondîmes avec le ton déprimé et pessimiste qui caractérisait les premières années du 21 siècle. Ni au Royaume-Uni ni en France, ni ailleurs dans l’eurozone, nous ne discernions la possibilité d’une percée politique.

« Dans ce cas, reprit Chávez avec un regard pétillant, nous pourrions peut-être vous venir en aide ». Il nous rappela l’époque de 1830 où les foules révolutionnaires arboraient dans les rues de Paris le chapeau de Simón Bolívar, le libérateur vénézuélien de l’Amérique du Sud qui allait mourir quelques mois plus tard. Le combat pour la liberté, dans le style de l’Amérique Latine, était vu comme le chemin à suivre pour l’Europe. Sur le moment, je fus encouragé mais pas convaincu par l’optimisme de Chávez. Ce n’est qu’à présent que je pense qu’il avait raison ; il était bon de nous rappeler qu’Alexis Tsipras, le leader du parti de la gauche radicale grecque Syriza, en visite à a Caracas en 2007, avait posé la question de la possibilité de recevoir à l’avenir du pétrole vénézuélien à bas prix, tout comme Cuba et d’autres pays des Caraïbes et d’Amérique Centrale. Il y eut ce bref moment où le maire Ken Livingstone et Chávez manigancèrent un accord pétrolier prometteur entre Londres et Caracas, rompu ensuite par Boris (...) Lire la suite »
Parlons (Inter) Net
Politis : « Grèce : le monde de la finance passe à l’attaque contre Tsipras »

Il s’en fiche, Alexis Tsipras, car le président Hollande qui veut, enfin (1) le recevoir, va lui répéter son discours du meeting électoral du Bourget, le 22 janvier 2011 : « Je vais vous dire qui est notre adversaire, notre véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti. Il ne présentera jamais sa candidature. Il ne sera pas élu. Et pourtant, il gouverne. Notre adversaire, c’est le monde de la finance ».

Quoi de plus normal ? Socialiste, héritier politique de Jean Jaurès, François Hollande a d’ailleurs adressé un message de félicitation à Alexis Tsipras. Il y évoque un esprit de solidarité.

Théophraste R.


(1) Le Canard enchaîné a rendu publique le 28 janvier 2015, une lettre datée du 9 mai 2012 et restée sans réponse, dans laquelle Alexis Tsipras demandait au nouveau président de le recevoir.







 
VIDEOS

 
voir la liste des vidéos proposées sur :
Le Grand Soir Tube
Voir aussi
*Grève nationale dans le supérieur en Tunisie : Une lutte massive des jeunes contre l’impérialisme européen !
Analyse du Traité Européen d’intégration de la Tunisie et interview de camarades étudiants tunisiens actuellement en lutte dans les facultés contre ce traité. Une grève étudiante massive et nationale a (...)
Guillaume SUING
*Délit d’opinion en Europe ?
Avec le procès intenté à Turin contre l’écrivain italien Erri de Luca, le délit d’opinion, qu’on croyait depuis longtemps disparu en Europe, est rétabli. En effet, pour avoir soutenu les actions de (...)
Catherine CARPENTIER
*Cuba, les dissidents et le droit de manifestation
Les médias occidentaux se sont largement fait écho de l’interdiction d’une manifestation de l’opposition, oubliant de rappeler que cela est monnaie courante dans les démocraties occidentales. (...)
Salim LAMRANI
*Le coup du lapin
Au cours de l’année 2014, les prix que paie le monde pour le pétrole brut ont dégringolé de 125 $ le baril à 45 $ aujourd’hui et pourraient facilement tomber encore plus bas avant de remonter très haut, (...)
Club ORLOV
*"C’est un changement de cap radical dont ce pays a besoin !"
Comme l’ensemble des Français, le monde universitaire a été violemment ébranlé par les attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015 qui ont frappé à Paris la rédaction d’un journal et ses invités, des (...)
SNESUP-FSU
*L’Equateur dénonce le cas de Julian Assange durant l’examen périodique de la Suède au Haut Commissariat aux Droits de l’Homme de l’ONU
26 janvier 2015 Ministère des affaires étrangères de l’Equateur Le gouvernement équatorien a réalisé plusieurs recommandations pour que le gouvernement de la Suède puisse progresser dans la défense et (...)
Ministère des affaires étrangères de l'Equateur
*Que penser ?
Une loi vieille et nouvelle Qui va se perfectionnant Du fond du cœur de l'enfant Jusqu'à la raison suprême (Bonne justice, Paul Éluard) Est-ce au bout d’une vie au long de laquelle il aura (...)
Mauris DWAABALA
*L’envers & l’endroit
Petite devinette : « Le mouvement est au moins aussi vieux que l’ensemble du mouvement social. Il concerne une légère majorité du genre humain et est un élément de plus en plus polémique du débat public (...)
Benedikt ARDEN
*CELAC : Rafael Correa dénonce la « guerre économique » contre le Venezuela et l’embargo contre Cuba
Ultimas Noticias – Le président de l’Equateur, Rafael Correa, a demandé hier à la tribune de la Celac [Communauté des Etats Latino-Américains et de la Caraïbe] que cesse la « guerre économique » contre (...)
Ultimas Noticias
*Avancées et périls en Amérique latine (Blog do Míro)
Élu avec 61% des voix en octobre dernier, le président Evo Morales a pris ses fonctions jeudi 22 janvier pour son troisième mandat. Lors de la cérémonie, le leader indigène a souligné les progrès de (...)
Altamiro Borges
Couvrez ce sein que je ne saurais voir..
*Auschwitz, les médias et l’Armée Rouge
Aujourd’hui, c’est les commémorations de la libération d’Auschwitz-Birkenau libéré par l’Armée rouge le 27 janvier 1945. Je dis cela car sur internet on trouve ça (aussi) : • Site d’information Rue 89 (...)
Alcofribas
*À mes camarades de la Fédération des étudiants universitaires
Chers camarades, Depuis 2006, pour des raisons de santé incompatibles avec le temps et l’effort nécessaires pour accomplir un devoir – que je me suis imposé à moi-même quand je suis entré à cette (...)
Fidel CASTRO
*L’extrême "gauche" menace les ouvriers grecs
Doit-on se réjouir, ou doit-on pleurer, du drame épique qui se complique dans la République hellénique ? Voici comment la gauche bourgeoise présente l’enjeu des élections. Dimanche 25 janvier, auront (...)
Robert BIBEAU
14 
*Socialisme et anarchie (I)
Le Voleur de Georges Darien, réédité par Jean-Jacques Pauvert, est paru en 1898. Soixante ans passèrent. J'étais en classe de première. Pascal Lainé, un camarade dévoré par l'écriture – dans (...)
Georges DARIEN
*Le sionisme est-il soluble dans le droit international ?
Spectatrice impuissante des affrontements entre l’occupant israélien et la résistance armée au cours de l’été 2014, la présidence palestinienne a décidé de mener une offensive diplomatique d’envergure. Il (...)
Bruno GUIGUE
Derniers commentaires
Conversation avec le Président syrien Bachar al-Assad
Un tyran meurt, l’Occident pleure
Un tyran meurt, l’Occident pleure
Conversation avec le Président syrien Bachar al-Assad
« Hier ist kein warum » (ici il n’y pas de pourquoi)
« Hier ist kein warum » (ici il n’y pas de pourquoi)
Bas les masques ! Je ne suis pas Charlie
Un tyran meurt, l’Occident pleure
« Hier ist kein warum » (ici il n’y pas de pourquoi)
Un tyran meurt, l’Occident pleure
« Hier ist kein warum » (ici il n’y pas de pourquoi)
Un tyran meurt, l’Occident pleure
Bas les masques ! Je ne suis pas Charlie
Un tyran meurt, l’Occident pleure
L’effet domino, vite !
« Hier ist kein warum » (ici il n’y pas de pourquoi)
Politis : « Grèce : le monde de la finance passe à l’attaque contre Tsipras »
« Hier ist kein warum » (ici il n’y pas de pourquoi)
L’effet domino, vite !
« Hier ist kein warum » (ici il n’y pas de pourquoi)
RSS RSS Commentaires

Pour les accros des réseaux sociaux


le 31 janvier 2015
vous étiez 12809 à contempler le Grand Soir.
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.