24 militants britanniques sont emprisonnés sans procès pour s’être opposés au génocide. Certains sont en danger de mort suite à une grève de la faim.

En août 2024, six militants ont conduit un fourgon pénitentiaire réaménagé dans un centre de recherche, de développement et de fabrication de plusieurs millions de livres sterling situé à Filton, près de Bristol, appartenant à Elbit Systems, le principal fournisseur d'armes d'Israël. Une fois à l'intérieur, les six militants ont démantelé du matériel, notamment plusieurs drones quadricoptères « tueurs » couramment utilisés par l'armée israélienne pour tuer des civils palestiniens, y compris (…)

L’art français de la guerre au XXI° siècle

Gérard COLLET
Ou comment un pouvoir accumulant les échecs tente de trouver une lampée d’oxygène grâce à une recette éculée Introduction Ainsi, voici sous quels auspices nos dirigeants nous font commencer l’année 2026 ! La séquence ouverte par le chef d'état-major Fabien Mandon en novembre, puis reprise au vol par le président Macron et dans une certaine mesure par la ministre de la Défense, constitue ce que l'on peut sans hésiter appeler une marche à la guerre. Cette démarche nous est évidemment présentée comme une nécessité absolue, vitale, imposée de l'extérieur par une puissance malfaisante. Mais l'histoire nous apprend que les guerres se présentent toujours sous cet habit là, et ce n’est que beaucoup plus tard, beaucoup trop tard, que les véritables raisons se révèlent tout autres, et que l’on feint de découvrir que prix à payer était beaucoup plus élevé qu’on avait pu le croire. La perspective d’une guerre constitue un fait absolument majeur dans la vie d'une nation, le plus (…)Lire la suite »
Dans son communiqué, l’« ONG » réussit à faire de la victime un coupable

Amnesty International n’appelle pas à la libération de Nicolas Maduro

Matthieu BOGOSAVLIJEVICH
« Il ne se passe pas de jour sans que, en ouvrant son journal, on apprenne qu’un homme, quelque part dans le monde, a été jeté en prison, torturé ou exécuté parce que ses opinions ou sa religion déplaisaient à son gouvernement [...] Les lecteurs des journaux éprouvent un sentiment pénible d’impuissance. Mais si tous ceux qui sentent monter en eux l’indignation devant de telles nouvelles pouvaient se donner la main à travers le monde pour entreprendre une action commune, il serait possible sans doute d’obtenir un résultat positif. ». Amnesty International met en avant ce passage d'un article publié par Peter Benenson, celui qui deviendra le fondateur d'Amnesty International, pour illustrer la raison d'être de départ de l'organisation : la défense des prisonniers d'opinion. Dès lors suite à l'enlèvement dans la nuit du vendredi 2 janvier au samedi 3 janvier 2026 et à l'incarcération par les États-Unis du président de la république bolivarienne du Venezuela Nicolas Maduro et de sa (…)Lire la suite »

Les gamelles d’Amnesty International

Maxime VIVAS
Comme suite à l’article publié par Le Grand Soir « Amnesty International n’appelle pas à la libération de Nicolas Maduro », je voudrais ajouter ce qui suit, en partie extrait de mon livre « Ouïghours, l’horreur était dans nos médias » (Editions Delga, 2024).
Le Haut commissariat aux droits de l'homme de l'ONU a enquêté au Xinjiang au mois de mai 2022. Avant de quitter la Chine, la Haut commissaire qui dirigeait l'équipe, Michelle Bachelet, a tenu à faire une déclaration que je publie intégralement dans mon livre. Ne cherchez pas dans les archives des médias mainstreams, elle n'y est pas. La déclaration de Michelle Bachelet a déclenché une colère noire de l’organisation Amnesty International qui s’est fendue le 13 juin 2022 d’un communiqué fustigeant son « refus » de « dénoncer les crimes contre l’humanité perpétrés par le gouvernement chinois au Xinjiang et son bilan lamentable en matière de droits , refus par lequel elle a « trahi les innombrables victimes ». Amnesty l’invite « à terminer son mandat en agissant avec le courage et les principes qu’exige la fonction de haut commissaire ». Lisons qu’elle a été traître, lâche et sans principe. Puis, perdant son sang-froid et tout sens de la bienséance, Amnesty International prie « (…)Lire la suite »
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Derrière l’acte d’accusation politisé du ministère américain de la Justice contre Maduro : un « réseau » créé par la CIA et un témoin vedette soumis à des pressions (The Grayzone)

Max BLUMENTHAL
L’acte d’accusation du ministère américain de la Justice contre le dirigeant vénézuélien kidnappé, Nicolas Maduro, est une diatribe politique qui s’appuie largement sur le témoignage contraint d’un témoin peu fiable. Malgré les modifications apportées par le ministère américain de la Justice, il pourrait exposer davantage d’Américains à l’histoire de la CIA en matière de trafic de drogue.
Le raid militaire américain du 3 janvier au Venezuela visant à kidnapper le président Nicolas Maduro et la première dame Cilia Flores a été suivi de la publication par le ministère de la Justice d'un acte d'accusation remplaçant celui des deux personnes enlevées, ainsi que de leur fils, Nicolasito Maduro, et de deux proches alliés politiques : l'ancien ministre de la Justice Ramon Chacin et l'ancien ministre de l'Intérieur, de la Justice et de la Paix Diosdado Cabello. Le ministère de la Justice a également ajouté le chef du cartel Tren De Aragua (TDA), Hector « Niño » Guerrero, à la liste des accusés, le plaçant au cœur de son récit. L'acte d'accusation, long de 25 pages, accuse Maduro et Flores d'avoir conspiré pour faire passer « des milliers de tonnes de cocaïne aux États-Unis », s'appuyant largement sur les témoignages de témoins contraints au sujet de livraisons présumées qui ont eu lieu en grande partie en dehors de la juridiction américaine. Il accuse Maduro d'« avoir (…)Lire la suite »

Le ministère US de la Justice revient (déjà) sur une accusation à l’encontre de Maduro...

NYT
New York Times, 5 janvier 2026 (extrait) : "Le ministère américain de la Justice est revenu sur une accusation douteuse à l'encontre du président Nicolás Maduro, avancée l'année dernière par l'administration Trump afin de préparer le terrain pour le destituer du pouvoir au Venezuela : l'accusation d'être à la tête d'un cartel de la drogue appelé Cartel de los Soles. Cette accusation remonte à une mise en accusation de M. Maduro par un grand jury en 2020, rédigée par le ministère de la Justice. En juillet 2025, reprenant les termes de cette mise en accusation, le ministère des Finances a désigné le Cartel de los Soles comme une organisation terroriste. En novembre, Marco Rubio, secrétaire d'État et conseiller à la sécurité nationale du président Trump, a ordonné au département d'État de faire de même. Mais les experts en matière de criminalité et de stupéfiants en Amérique latine ont déclaré qu'il s'agissait en fait d'un terme argotique, inventé par les médias vénézuéliens (…)Lire la suite »

Maduro : « Je suis le président du Venezuela et je me considère comme un prisonnier de guerre. »

RT ESPAGNOL
Premières déclarations de Maduro devant le tribunal de New York « Je suis le président du Venezuela et je me considère comme un prisonnier de guerre. » « Je suis le président du Venezuela et je me considère comme un prisonnier de guerre. » « J’ai été arrêté à mon domicile à Caracas », a déclaré le dirigeant vénézuélien lors de sa comparution. « Je suis innocent, je suis un homme intègre, je suis toujours le président de mon pays », a-t-il poursuivi devant le juge Alvin Hellerstein, rejetant l’accusation de narcoterrorisme portée contre lui. Suite à cela, l’épouse du président, Cilia Flores, a fait de même et a déclaré devant le magistrat : « Non coupable, complètement innocente. » Le dirigeant vénézuélien a été conduit dans la salle d’audience sans menottes, vêtu d’un t-shirt noir et d’un casque audio, probablement pour la traduction simultanée. Le président a mentionné qu’il avait vu l’acte d’accusation mais qu’il ne l’avait pas lu et qu’il en avait discuté (…)Lire la suite »

Venezuela, l’heure du peuple.

Magdiel Sánchez Quiroz, Lorenzo Santiago
Au petit matin du 3 janvier 2026, des troupes états-uniennes ont perpétré une incursion criminelle en territoire vénézuélien. Elles ont bombardé divers points stratégiques du pays, endommagé les infrastructures, assassiné des militaires et des civils, et on dû abattre la majorité de l’équipe de protection présidentielle pour enlever le président de la République bolivarienne du Venezuela, Nicolás Maduro Moros, ainsi que son épouse, Cilia Flores. Cette opération représente l’attaque la plus grave et la plus violente perpétrée par les États-Unis contre un pays des Amériques depuis l’invasion de la Grenade (1983) et du Panama (1989). Depuis septembre 2025, sous prétexte de lutter contre le trafic de drogue, l’administration de Donald Trump a lancé une nouvelle offensive contre le Venezuela, qui est passée de pressions économiques et d’attaques contre des bateaux soupçonnés de transporter de la drogue, au détournement de pétroliers et au plus grand blocus naval et aérien jamais vu, (…)Lire la suite »
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L’attaque du Venezuela par les Etats-Unis

Romain MIGUS
Romain Migus est une des meilleurs spécialistes français de l’Amérique latine. Il vit actuellement au Pérou. Je l’ai rencontré pour la première fois en 2007 sur la place Simón Bolívar au centre de Caracas où nous nous étions donné rendez-vous. J’en ai fait, sous le nom de Roman Margus, un des personnages de mon polar historique « Rouges, les collines de Caracas » (2015). Comme nos médias (…)
Dans la nuit du 3 janvier 2025, les USA ont bombardé le Venezuela et enlevé le président Nicolas Maduro et sa femme, Cilia Flores pour les juger aux États-Unis. Le journaliste Romain Migus analyse les évènements et les conséquences à chaud ! La vidéo :Lire la suite »
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Réimposer la "démocratie" au Venezuela : Décoder la propagande occidentale

Andi Olluri
[2/01/2026] L'agression non provoquée de Washington contre le Venezuela, et la probable attaque terrestre à venir, sont une tentative de réimposer une "démocratie fière et stable" dans le pays, selon les mots de la représentante du front américain, Maria Corina Machado. Lorsque l'on décode le sens de ces mots et les prétextes avancés pour l'agression américaine, on découvre une remarquable culture du terrorisme et du gangstérisme. Jetons un coup d'œil. Le prétexte initial était que le Venezuela était un État exportateur de "narco-terrorisme". Cette histoire sciemment frauduleuse ne méritait même pas que les agences de renseignement américaines et la DEA en rient. Dans le dernier rapport de la DEA, le Venezuela n'est mentionné que dans un seul paragraphe. En fait, le Venezuela n'a même pas mérité une seule mention dans le rapport mondial des Nations unies sur les drogues de 2025, qui compte une centaine de pages, tout comme le propre rapport annuel d'évaluation des drogues de (…)Lire la suite »

« Le rêve est vaste, le voyage long »

Xi Jinping
Message du président chinois Xi Jinping pour le Nouvel An 2026.
Bonne année à tous ! Une nouvelle page s’ouvre dans le livre de l’année. Au seuil du nouvel an, j’adresse du fond du cœur depuis Beijing tous mes vœux de bonheur à tout le monde ! L’année 2025 marque l’achèvement du 14e plan quinquennal pour le développement économique et social de la Chine. Ces cinq dernières années, nous avons parcouru le nouveau voyage de modernisation chinoise avec esprit d’entreprise et persévérance en relevant difficultés et défis. Nous avons atteint les objectifs du plan quinquennal, franchi pas à pas des étapes dans le développement économique, notre PIB devrait atteindre 140 billions de yuans cette année, nos capacités économiques, scientifiques et technologiques, de défense et la puissance nationale globale ont atteint un nouveau palier, les eaux limpides et les montagnes verdoyantes sont devenues courantes, les populations jouissent d’un plus grand sentiment d’acquisition, de bonheur et de sécurité. Ce voyage de cinq ans a été épique, les résultats (…)Lire la suite »

Comment l’analyse politique est devenue la cible des faux de l’intelligence artificielle (IA)

Pepe ESCOBAR
Bienvenue dans l'IA qui transforme le net en une machine infernale visant à effacer le sens, la culture et l'Histoire – et à semer une profonde confusion intellectuelle. Exactement comme le Techno-Féodalisme le souhaite.
L'IA se développe rapidement comme un fléau sur tout le spectre d'Internet. C'est assez prévisible, étant donné que le modèle des géants de la technologie de l'IA est le techno-féodalisme, reposant sur le profit et le contrôle mental/social, et non sur le partage/l'expansion des connaissances et la création de meilleures conditions pour une citoyenneté bien informée. L'IA est à bien des égards l'antithèse de la civitas. Avant le boom de l'IA, plusieurs couches d'Internet avaient déjà été déformées en une série de champs de mines à travers un égout plus grand que nature. L'IA – telle que contrôlée par les géants de la technologie – s'était déjà révélée à bien des égards comme une fraude. Maintenant, c'est une arme. Il existe plusieurs chaînes YouTube manipulées par l'IA, qui volent l'image et la voix de certains d'entre nous, analystes politiques indépendants. Une liste non exhaustive inclut comme cibles John Mearsheimer, Larry Johnson, Richard Wolff, Glenn Diesen, Yanis (…)Lire la suite »

« L’hiver noir arrive ».

Ibrahim Traoré
Message du capitaine Ibrahim Troré, Président du Faso à la 2ème Session du Collège des chefs d'État de la Confédération AES.
Bonjour chers frères et sœurs, bonjour chers parents ! Je souhaiterais m’excuser auprès de la population sahélienne qui nous a attendus hier, mais Dieu a voulu que ce soit aujourd’hui que nous soyons là. Nous rendons grâce à Dieu pour tous ses bienfaits et pour ce jour si merveilleux où on s’est retrouvé ici à Bamako pour la deuxième session du Collège des Chefs d’État de la Confédération AES. Je voudrais aussi rendre un hommage appuyé à nos vaillantes Forces combattantes qui mènent un travail colossal sur le terrain et qui permettent qu’aujourd’hui nous nous retrouvions ici pour communier au nom de nos populations. Je voudrais m’excuser, encore une fois de plus, auprès de ceux que mes mots pourraient vexer parce que je n’irai pas avec le dos de la cuillère. Nous allons nous attaquer encore aux maux qui minent l’Afrique. Vous avez certainement tous déjà entendu parler du « printemps arabe », ce phénomène qui a bouleversé la géopolitique du monde arabe, en commençant par le (…)Lire la suite »

Si vous n’êtes pas libre de vous opposer à un génocide, alors vous n’êtes pas libre

Caitlin JOHNSTONE
Si le droit à la liberté d'expression n'inclut pas le droit de s'opposer à un génocide en cours en utilisant un langage fort et sans concession, alors il n'y a pas de liberté d'expression. C'est exactement le genre de situation pour laquelle la liberté d'expression a été conçue : les moments où le gouvernement fait quelque chose de mal qui doit être farouchement combattu. C'est la principale raison pour laquelle elle est une valeur fondamentale de notre société. La liberté d'expression sert à demander des comptes aux puissants. Si vous ne disposez de la liberté d'expression que lorsque vous êtes d'accord avec votre gouvernement et que vous ne dites rien qui dérange les puissants, alors l'Arabie saoudite dispose de la liberté d'expression. Tous les régimes tyranniques qui ont jamais existé ont bénéficié de la liberté d'expression selon ces critères. On ne mesure pas la liberté d'une société à l'aune de la mesure dans laquelle ses citoyens sont autorisés à être d'accord avec leur (…)Lire la suite »

La russophobie européenne et le rejet de la paix par l’Europe : un échec de deux siècles

Jeffrey SACHS
Jeffrey D. Sachs est professeur d’université et directeur du Centre pour le développement durable à l’université Columbia, ainsi que président du Réseau des solutions pour le développement durable des Nations Unies.
L’Europe a maintes fois refusé la paix avec la Russie alors qu’un règlement négocié était possible, et ces refus se sont avérés profondément contre-productifs. Du XIXe siècle à nos jours, les préoccupations sécuritaires de la Russie ont été perçues non comme des intérêts légitimes à négocier dans le cadre d’un ordre européen plus large, mais comme des transgressions morales à combattre, contenir ou ignorer. Ce schéma s’est perpétué sous des régimes russes radicalement différents – tsariste, soviétique et post-soviétique – suggérant que le problème ne réside pas principalement dans l’idéologie russe, mais dans le refus persistant de l’Europe de reconnaître la Russie comme un acteur de sécurité légitime et égal. Mon argument n’est pas que la Russie ait été entièrement bienveillante ou digne de confiance. Il s’agit plutôt du constat que l’Europe a systématiquement appliqué deux poids, deux mesures en matière de sécurité. L’Europe considère son propre recours à la force, la (…)Lire la suite »

N’ayez pas peur, saisissez les opportunités de 2026 avec les deux mains

Peter MERTENS
Peter Mertens, secrétaire général du Parti des travailleurs de Belgique, a déclaré à Peoples Dispatch que 2026 apporte des opportunités de lutte de classe – si la gauche est prête à agir avec audace.
Tout au long de 2025, l’establishment politique européen s'est montré de plus en plus perdu. Les gouvernements ont fait face à une colère croissante face au regain d’austérité et à l’accélération de la militarisation ; à l’échelle internationale, ils ont été à plusieurs reprises mis à l’écart et humiliés par l’administration Trump. Pourtant, les dirigeants européens s'obstinent, engageant des milliards d’emprunts conjoints pour prolonger la guerre en Ukraine, tout en offrant un soutien aux priorités impériales américaines ailleurs dans le monde, soutenant le génocide d’Israël à Gazaou approuvant les menaces contre le Venezuela et d’autres pays d’Amérique latine. Au fur et à mesure que ces tendances évoluent en 2026, l’année à venir pose de graves risques pour la classe ouvrière européenne : à travers la perspective de la conscription, la normalisation de la logique de guerre, et des attaques contre les droits durement acquis. Dans le même temps, ces développements pourraient (…)Lire la suite »