RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibeseBuzz
De Margerie : démesure des dithyrambes consacrés au décès d’un PDG

Exclure le parti socialiste du parti socialiste

Jean ORTIZ

Un homme est mort dans un accident du travail. On ne peut que le déplorer et s’incliner avec respect. Près de 600 victimes chaque année sont emportées par des conditions de travail déplorables...

Autre chose est d’oublier les fonctions que cet homme occupait (PDG du groupe Total) et le bilan de son activité professionnelle. Il convient donc de découpler les deux dimensions. Chaque jour en France des maçons meurent en tombant d’échafaudages, victimes eux aussi d’accidents de travail, sans parler des scandales des maladies dites professionnelles... Ils sont enterrés dans l’anonymat, le silence médiatique, l’indifférence. Chaque jour dans le monde meurent de faim l’équivalent du nombre d’habitants d’une ville moyenne, un enfant toutes les 7 secondes, sans que les médias daignent y consacrer quelques mots. Rayés de la carte sans faire « la une », ni la deux, ni la trois... Blocus médiatique sur les maux du monde ! Ces « génocides silencieux de la misère » (Galeano) ne rentrent pas dans le menu du latifundium médiatique. Mensonge par omission. Ce qui choque beaucoup de citoyens depuis hier, c’est la place démesurée et les dithyrambes consacrés au décès d’un PDG, et qui plus est, en oubliant qui il (...) Lire la suite »
Les crimes commis par lesTalibans sont sous-évalués et ceux commis par ISIS sur-commentés

Afghanistan, Libye, Syrie : tant de morts qu’on ne les compte plus

Selma Benkhelifa

De l'Afghanistan jusqu'à la Syrie en passant par la Libye, la même justification fonctionne à chaque fois : il faut protéger les populations civiles des actes de barbaries. La situation en Afghanistan - après 13 ans d’occupation de l’OTAN - démontre à suffisance qu’aucune guerre impérialiste ne vient à bout de ces terroristes, qui sont combattus d’un côté et financés de l’autre...

Mardi 16 septembre 2014, vers 8h00, en plein trafic, une explosion a secoué Kaboul. Une voiture piégée et un kamikaze ont explosé à Makroyhan, près du Ministère de la Justice. Cet attentat - revendiqué par les Talibans- aurait tué trois militaires et en aurait blessé 13 autres. C’est du moins ce qu’affirme Hashmat Stanikzai, le porte-parole de la police de Kaboul. "Des" victimes civiles ont été emmenées à l’hôpital. Pajhwok, l’agence de presse afghane, confirme ces chiffres. Pourtant les témoins à Kaboul parlent de 50 à 100 tués. Les forces de police ont passé la journée et une partie de la nuit à rechercher des corps mutilés. Le lendemain, des citoyens ont trouvé des morceaux de cadavres humains méconnaissables à plus d’un kilomètre du lieu de la déflagration. La capitale afghane était endeuillée. Contacté par téléphone, un fonctionnaire du Ministère de la Justice a affirmé : "Il y avait des corps partout. C’était une vraie boucherie, il y avait du sang, des morceaux de cadavres, ... C’était indescriptible ! (...) Lire la suite »
Les guerres de l’opium sont terminées et Hong Kong restera à la Chine.

À propos des événements à Hong Kong

Résistance

Nos médias (les médias du capital, ne l’oublions pas !) adorent les manifestants hongkongais qui, par milliers prétendent-ils, brandissent des parapluies pour exiger la démocratie, la pure, la vraie, l’authentique !

Il paraît que le gouvernement chinois n’est pas d’accord. Il préférerait désigner lui-même les hommes qui dirigeront Hong Kong. Alors, qui a raison, les manifestants ou le gouvernement chinois ? Attention aux réponses un peu trop spontanées ! Nous qui avons l’expérience de cette démocratie dont rêvent, paraît-il, certains Hongkongais, on sait bien que celui qui gagne ce genre d’élection est celui qui a le soutien du capital : la presse lui passe la soupe tous les jours, les sondeurs expliquent qu’il est incontournable et les experts montrent que son programme est vraiment tout ce qu’il y a de plus raisonnable. En somme, le vainqueur est celui qui dispose de grosses sommes d’argent attribuées à sa campagne par ceux qui en disposent, et qui comptent avoir comme « élus » des gens qui prendront soin de leurs intérêts ! On l’a bien vu en France en 2007 lorsque la presse, les sondeurs et les experts ont largement contribué à promouvoir Nicolas Sarkozy. Les mêmes, en 2012, ont soutenu François Hollande ! On (...) Lire la suite »
Faire marcher la France au fouet vers une domination économique et financière toujours plus violente.

Pourquoi Valls joue avec nos peurs

Benjamin KÖNIG

C’est une hydre à deux têtes, la mâchoire d’un étau qui se referme inexorablement. La figure de la guerre au terrorisme et la figure du fasciste, montées en épingle jusqu’à l’écœurement pour effaroucher le « bon peuple ».

La peur est partout, pour tous les salariés, les précaires, les chômeurs, les dominés, qui doivent accepter sans broncher exploitation et reculs sociaux au prétexte d’une « extrême-droite aux portes du pouvoir », selon la formule de Manuel Valls. En échec, impopulaire comme personnne avant lui, il ne reste à l’exécutif que la stratégie de la peur. Peur pour tous les citoyens, qui devraient regarder leur voisin comme un égorgeur potentiel. Et c’est la guerre, la guerre, toujours recommencée. Guerre contre un « ennemi intérieur », dixit le premier ministre, ces « grenades dégoupillées » – la formule est du premier secrétaire socialiste, Jean-Christophe Cambadélis. Ca peut être notre voisin de palier, notre collègue de travail. Bien évidemment, il ne se trouvera personne pour remettre en cause la réalité d’un terrorisme mondialisé, d’une abjection qui a coûté la vie à Hervé Gourdel. De la même façon qu’il serait irresponsable de nier la probabilité d’un attentat ou de toute autre action violente sur le territoire (...) Lire la suite »

Brésil - Jeter la merde dans le ventilateur

Marcio VALLEY
Cette expression, popularisée par le cinéaste Glauber Rocha dans les années 70, caractérise particulièrement bien la campagne électorale pour le second tour des élections présidentielles au Brésil. Celle-ci se résume, ces jours-ci, à un lynchage médiatique du PT au pouvoir d'une violence rarement atteinte, renforcé opportunément par des « révélations » de personnages douteux sur un système de corruption lié à la Compagnie Petrobras, qui favoriserait le PT (1). Pour mieux envenimer la situation et rendre le débat plus nauséabond qu'il ne l'est déjà, l'ex-président de la République Fernando Henrique Cardoso (éminent sociologue dans le passé - sociologue ? - soutien du PSDB et de son candidat Aécio Neves), n'a rien trouvé de mieux que de qualifier les électeurs du PT de « mal informés » (2) et de « troglodytes » (vivant dans des « grotões » – dans les profondeurs des grottes NdT), ciblant, de ce fait, particulièrement la population du Nord et du Nord-est du Brésil, traditionnel soutien du PT (3). (...) Lire la suite »

Révision de la Résistance française sous l’Occupation nazie

De Rivas

En France, les nationalismes de gauche et de droite montent chaque jour un peu plus. De partout, on entend que la France appartient exclusivement aux français, que les étrangers n’ont pas de place chez nous et qu’ils ne méritent pas d’être ici. Je sais bien que nous vivons une époque basée sur le mensonge et l’hypocrisie mais il y a quand même des limites à ne pas dépasser et je tiens à rappeler à chacun de ces petits français xénophobes, si fiers de leurs origines, d’où ils viennent et qui ils sont exactement.

Je ne prétends pas réécrire l'histoire au risque de me faire traiter de négationniste, l'arme suprême inventée par l'armada juridique aux ordres de notre monde impérialiste pour faire taire la vérité, mais je veux simplement vous révéler les témoignages d'anciens résistants clandestins sous l'occupation allemande de 1939 à 1945 que j'ai eu la chance de rencontrer. Je vais donc vous parler de ces héros anonymes, de ces hommes et femmes courageux ensevelis dans l'oubli et dont le nom n'est pas toujours inscrit sur vos monuments aux morts ou alors sous une forme francisée. N'oubliez pas qu'ils ont sacrifié leur vie pour la liberté de ce pays, que vous appelez aujourd'hui votre France, pendant que l'armée française et vos dirigeants se planquaient ou collaboraient. Ils ont combattu au nom d'un idéal qui fait encore rêver même si nos pouvoirs ne cessent de nous mentir tellement ils ont peur que les peuples se réveillent. Ces héros, vous ne les connaissez pas parce que personne n'en parle et les livres (...) Lire la suite »
26 

Hong Kong : un virus sous le parapluie

Ahmed BENSAADA

Le 3 février 2011, entre la chute de Ben Ali et l’imminence de celle de Moubarak, le sénateur américain John McCain fit une étonnante déclaration en pleine ébullition de la rue arabe : « Ce virus se répand à travers le Moyen-Orient » [1]. Il ne parlait pas du virus d’Ébola, ni d’une quelconque autre maladie hautement contagieuse, mais plutôt du fameux « printemps » arabe. Cette comparaison « épidémiologique » n’est, à vrai dire, aucunement fortuite de la part de ce spécialiste de l’« exportation » de la démocratie.

Le virus selon McCain Son rôle dans les révolutions colorées [2] et le printemps arabe [3] a été clairement établi. En effet, en plus de son poste au Sénat américain, McCain est le plus haut responsable de l’International Republican Institute (IRI) qui, avec le National Democratic Institute (NDI), est un des quatre organismes satellites de la National Endowment for Democracy (NED). Rappelons que la NED est financée par un budget voté par le Congrès et que ses fonds sont gérés par un conseil d’administration où sont représentés le Parti républicain, le Parti démocrate, la Chambre de commerce des États-Unis et le syndicat American Federation of Labor-Congress of Industrial Organization (AFL-CIO). La NED, via ses organismes (en particulier l’IRI et le NDI), forme, réseaute, supporte et finance les activistes pro-démocratie (et surtout pro-occidentaux) à travers le monde, dans des pays ciblés par l’administration américaine. Il en a été ainsi lors des révolutions colorées (Serbie, Géorgie, Ukraine et (...) Lire la suite »

“Les chemins de Damas” : Comment l’Elysée a manipulé les rapports sur les armes chimiques (Al Akhbar)

Sabah AYOUB

Le livre français, les chemins de Damas, publié il y a quelques jours, provoque un scandale en révélant des éléments secrets sur la manière dont la présidence française a forcé le corps diplomatique et les services secrets français à se soumettre à la décision politique de renverser Assad et à manipuler les rapports sur les armes chimiques et la réelle puissance du régime syrien.

Un livre publié à Paris il y a quelques jours et intitulé Les chemins de Damas, Le dossier noir de la relation franco-syrienne, par les journalistes français Georges Malbrunot et Christian Chesnot, donne de précieuses informations sur les coulisses de la relation entre Paris et Damas au cours des 40 dernières années. Ce livre d'investigation contient des informations et des interviews avec des personnalités étroitement impliquées dans le dossier syrien, des années 1980 à nos jours. En passant des sommets présidentiels aux confrontations politiques et meurtrières, et des tensions diplomatiques aux périodes de lune de miel et à la coordination secrète des deux capitales, le livre s'attaque aux "dossiers noirs" et autres événements cachés qui caractérisent la relation décrite comme "quasi-schizophrène" entre les deux pays. Selon le synopsis qu'en propose l'éditeur Robert Laffont, Les chemins de Damas montre que les présidents français successifs ont agi avec la Syrie "souvent de manière émotionnelle, avec (...) Lire la suite »
11 
Maintenant, les indigènes ne descendent plus du trottoir pour laisser passer un métis ou un blanc

L’odeur de la Bolivie d’Evo et d’Alvaro

Hernando CALVO OSPINA

Potosi (Bolivie).
« Si le Che nous a choisis pour continuer sa révolution, c’était bien pour quelque chose », m’a dit à La Paz, un bolivien très fier.

Les véhicules sont nombreux, trop. Ceux du service public, en particulier. On ne comprend pas pourquoi il n’y a pas plus de collisions. Les piétons doivent calculer pour passer d’un trottoir à un autre sans se faire renverser. Mais ça a l’air de ne déranger personne. Seulement nous, qui ne sommes pas d’ici. Quelqu’un a dit une fois que cette ville était “la Shangai latino-américaine”.

Je m’arrête pour observer. En regardant bien pendant quelques minutes, je comprends que maintenant, les indigènes, qui sont la grande majorité dans ce pays, ne descendent plus du trottoir pour laisser passer un métis ou un blanc. Je me souviens quand, il y a deux ans, j’avais vu les femmes indigènes avec leurs jupes et leurs chapeaux au Parlement. Et aussi les ouvriers avec leurs vêtements pauvres, mais très propres. Cela m’avait frappé. C’est parce que la culture occidentale, la « civilisée », nous a appris que l’on allait dans cette enceinte qu’en veste et en cravate, jupes bien coupées et chaussures à talons, et nous a habitués à cela. Il y a moins de pauvreté. Ce qui signifie qu’il y a maintenant très peu d’enfants et de vieillards demandant l’aumône. Il y a quelques années, on ne pouvait être tranquilles lorsqu’on mangeait au restaurant : ils venaient régulièrement demander un morceau de nourriture ou de l’argent. On se sentait coupable d’avoir de quoi manger. Il était normal que le propriétaire du lieu (...) Lire la suite »

Balles puantes sur le port parfumé

COMAGUER
En chinois Hong-Kong veut dire « port parfumé ». Sans nul doute ce n’est pas pour ses fragrances que la Grande Bretagne a mis la main sur Hong-Kong en 1842 à l’issue de la première guerre de l’opium mais certainement pour s’emparer d’un site maritime exceptionnel , facile à défendre , le lieu rêvé pour planter ses griffes dans la chair de l’empire du milieu et pour organiser sur tout le territoire de l’Empire depuis cet emplacement stratégique le commerce mortifère et très rentable de la drogue importée d’Inde. En effet la magnifique rade de Hong-Kong servait de mouillage aux clippers britanniques qui constituaient, à l’abri de la curiosité de la douane chinoise, le stockage flottant de l’opium que les commissionnaires britanniques acheminaient ensuite vers Canton d’où s’organisait la distribution vers le marché chinois. Ainsi naquit la prospérité de Hong-Kong. A la proclamation de la République populaire de Chine, le premier Octobre 1949, le peuple chinois et ses nouveaux dirigeants reprennent le contrôle (...) Lire la suite »
17 

Loi de transition énergétique = privatisation des barrages hydroélectriques

PRCF

L'Assemblée Nationale vient d'adopter en première lecture le projet de loi de transition énergétique. Examiné en procédure accélérée de façon totalement anti-démocratique, ce texte prévoit rien moins que la privatisation des barrages hydroélectriques, démantelant un peu plus le secteur public de l'énergie, pour répondre aux exigences de libéralisation imposées par les traités européens. Bien sûr nous n'avons pas attendu ce texte pour appeler à combattre la libéralisation du secteur de l'énergie, et dénoncer la privatisation des barrages hydroélectriques :

Energie : à vue, sans plan et à contre-courant – le non sens de la privatisation d’EDF-GDF Halte à la privatisation des barrages hydroélectriques ! Oui à un grand pôle public, 100% nationalisé, de l’énergie Sortir de l’UE, contre les privatisations, nationaliser : Alstom, énergie, transports ... (le dossier d'initiative-communiste.fr) Energie nucléaire : Pour un référendum sur la nationalisation d’EDF Santé, Éducation, Énergie, Poste : Tous ensemble pour le service public ! Diversion médiatique et communication pseudo-écolo Durant les quelques jours d’examen de ce projet de loi, les médias du Capital auront amusé la galerie : dissertant un jour de sujets aussi essentiels que l’interdiction de sac plastiques jetables gratuits dans le commerce, le lendemain celui de l’interdiction de la vaisselle jetable. Reprenant en chœur les éléments de langage de la ministre de l’écologie et du développement durable et de l’énergie (MEDDE) Ségolène Royal, le débat aura été sur un sujet touchant de près le portefeuille et (...) Lire la suite »
10 

États-Unis : une société structurellement raciste

Capitaine Martin

Les États-Unis, mieux qu’aucun autre pays, sont passés maîtres dans l’art d’entretenir les mythes liés à leur histoire.

Le rêve étasunien est un concept qui remonte à l’arrivée des pèlerins, au XVIIème siècle. Aujourd’hui, il repose sur trois éléments majeurs : l’espoir d’une vie prospère, l’égalité comme valeur fondamentale et le sentiment d’appartenance à une Nation à nulle autre pareille. Les discours du président Obama évoquent ces thèmes de mérite personnel et de possibilité de mobilité sociale pour l’ensemble de la population. Pourtant, tout ce qui brille n’est pas forcément de l’or et deux mandats successifs d’un président noir ne suffisent pas à effacer les blessures indélébiles d’un passé violent, expansionniste et profondément raciste. Cinquante ans à peine se sont écoulés depuis la signature par Lyndon Johnson du Civil Rights Act déclarant de fait illégale la discrimination reposant sur la race, la couleur, la religion, le sexe ou l’origine nationale. Cinquante ans qui n’ont guère faire bouger les lignes. Le pays reste plus que jamais divisé sur une base ethnique en ce qui concerne le revenu, l’instruction, la santé et la (...) Lire la suite »
L’île caribéenne surpasse les grands pays dans l’envoi de personnel médical : un partenaire improbable pour les Etats-unis

Les docteurs cubains en première ligne dans la lutte contre le virus Ebola (Wall Street Journal)

Drew Hinshaw, Betsy McKay

William Hearst, reviens, ils sont devenus fous ! Lire un article louant le travail des médecins cubains en Afrique, critiquant en comparaison la faible implication des pays européens, des puissances émergentes, des Etats-unis pour lutter contre le virus Ebola, et le trouver dans l’organe central de finance mondialisée – le Wall Street Journal – seule une époque aussi folle rend possible de telles expériences. Pour vous permettre de prendre connaissance de cet article qui ne fait que restituer des faits têtus – tout en tentant de présenter positivement l’attitude américaine qui profite de la crise pour renforcer sa présence militaire sur le continent – en voici une traduction intégrale : Article du Wall Street Journal, datant du 9 octobre 2014 (Traduction AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/)

Alors que le risque est croissant qu'Ebola puisse s'envoler vers d'autres cieux, les Etats-unis appellent les nations du monde entier à envoyer des docteurs, des infirmières en Afrique occidentale, où des milliers de vie sont en jeu. Rares sont ceux qui ont répondu à l'appel, un pays a répondu en force : Cuba. Dans les semaines qui ont suivi l'envoi par le président Obama de près de 4 000 troupes en Afrique occidentale, la lutte pour éradiquer Ebola a créé des tandems insolites. Rien n'est plus étrange que le spectacle de médecins cubains rejoignant les militaires américains pour lutter contre Ebola en Afrique occidentale. Cuba est depuis longtemps dans une relation de conflit avec son voisin du nord : les Etats-unis. Les puissances émergentes comme la Chine, l'Inde, la Russie font des affaires en Afrique, mais leurs contributions à la lutte contre l'épidémie d'Ebola ont été plutôt décevantes jusque-là. Et les nations bénéficiant des meilleurs systèmes de santé ont fourni une aide trop faible, trop (...) Lire la suite »

Imaginez un pays démocratique où les couteaux luisent la nuit

legrandsoir

Quoi toujours ce serait par atroce marché
Un partage incessant que se font de la terre
Entre eux ces assassins que craignent les panthères
Et dont tremble un poignard quand leur main l’a touché.
(Aragon)

Imaginez un pays démocratique, où le pouvoir est issu des urnes, où les médias sont libres et où un député est assassiné chez lui, à coups de poignards, avec sa jeune compagne. Mettons que ce pays serait l’Allemagne, ou la Norvège, ou le lointain Japon. Nos médias nous en parleraient-ils ? Bien sûr ! Imaginez qu’un député soit assassiné en Ukraine, en Russie, ou dans la lointaine Chine (un élu ouïghour du Xinjiang, par exemple). Nos médias seraient déchaînés. François Hollande, Emmanuel Valls et Laurent Fabius fustigeraient cet acte barbare, ce crime répugnant et ils rappelleraient que tuer un élu du peuple, c'est bafouer le suffrage universel, c’est blesser la démocratie. Imaginons que le député assassiné soit un opposant au gouvernement vénézuélien. Le parlement européen aurait été saisi d'une proposition de vote d'une motion condamnant Nicolas Maduro comme cela fut contre Chavez quand la licence d'exploitation hertzienne de RCTV (télé putschiste) ne fut pas renouvelée. Or, rien de tout cela ne s’est produit (...) Lire la suite »
30 
Vite, au gouvernement de Manuel Valls !

A propos du prix Nobel d’économie à Jean Tirole

ATTAC

Le « prix de la Banque de Suède en sciences économiques en l’honneur d’Alfred Nobel », improprement appelé prix Nobel d’économie, vient d’être attribué au français Jean Tirole. Alors qu’un déluge de commentaires élogieux en forme de « cocoricos » se propage dans les médias, Attac déplore ce choix qui s’inscrit dans la lignée des prix attribués à Hayek, Friedman et autres économistes néolibéraux en grande partie responsables de la crise actuelle.

Présenté comme « un des économistes les plus influents de notre époque » par la Banque de Suède, Jean Tirole est récompensé par « son analyse de la puissance des marchés » et ses recommandations en faveur d’une déréglementation dans les domaines de l’industrie, de la finance et du travail. C’est ainsi que Jean Tirole, dont on peut penser que le nouveau ministre de l’économie Emmanuel Macron est un admirateur fervent, propose une réforme du marché du travail, dont l’une des mesures doit être d’alléger le code du travail et, en particulier, de supprimer les contrats à durée indéterminés (CDI). Ce n’est pas tout : Jean Tirole est depuis longtemps un fervent partisan d’un marché mondial des permis d’émission de gaz à effet de serre. Le prix et la concurrence seraient ainsi les principaux instruments mobilisés pour limiter les émissions. Pourtant le marché européen du carbone est un échec retentissant en même temps qu’un nouveau théâtre de spéculation ! Dans le domaine de la finance, Tirole s’est illustré par une (...) Lire la suite »
Parlons (Inter) Net
Valls défend Cricri big moustache qui agace le Figaro

Mort accidentelle du PDG de Total, petit-fils de Pierre Taittinger (du champagne) dont une petite-fille est l’épouse du secrétaire général de l’Elysée Jean-Pierre Jouyet (ex-socialiste Sarkozien).

Ça commence bien !

De Gérard Filoche, membre du bureau national du Parti socialiste (sic) : « Les grands féodaux sont touchés. Ils sont fragiles. Le successeur nous volera-t-il moins ? » et de parler de « suceur de sang ».

C’est nettement exagéré ! Total n’a pas sucé une goutte de sang des 31 morts et 2 500 blessés de l’explosion de son usine AZF en 2001 à Toulouse. Mais Manuel Valls a raison de dire que Filoche « ne mérite pas de rester au PS », parti suceur de sang aux abattoirs de l’OTAN.

Le groupe Total a touché de l’Etat 80 millions au titre du Cice. (Crédit Impôt Compétitivité Emploi) et « a dégagé un spectaculaire bénéfice net ajusté de 10,8 milliards d’euros au niveau mondial l’an dernier, [et] n’a pas payé d’impôts sur les sociétés (IS) en France en 2012 et 2013, car ses activités dans l’Hexagone (raffinage, stations services...) y sont déficitaires. De quoi faire tousser certains. Mais Total estime que ce « n’est pas une situation structurelle », ose écrire Cyrille Pluyette dans Le Figaro (1).

Ce journaliste ne mérite pas de rester au Figaro et on n’en veut pas au PS, aurait déclaré Manuel Valls, suceur de roue du MEDEF.

Théophraste R.

(1) http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/10/21/20002-20141021ARTFIG0015...







 
VIDEOS

 
voir la liste des vidéos proposées sur :
Le Grand Soir Tube
Voir aussi
*Suicide : le mode d’emploi pour président et journaliste
Sur demande d’une vieille connaissance, aujourd’hui responsable de la rubrique "Débats et controverses" du quotidien l’Humanité, il m’arrive de publier des courts articles de 3000 signes. Voici le plus (...)
Maxime VIVAS
*L’heure du devoir
NOTRE pays n’a pas hésité une minute avant de donner une réponse à la demande d’aide des organismes internationaux dans la lutte contre la brutale épidémie qui frappe l’Afrique occidentale C’est ce que (...)
Fidel CASTRO
*La guerre contre l’EIIL (Daesh) s’inscrit dans un nouveau plan pour détruire le régime syrien
Sur l’intervention occidentale en Syrie et ses paradoxes, je vous propose cet article du journal Al-Akhbar suivi de mon (long) commentaire. La « guerre des ressources » menée par la coalition (...)
Mounadiloun, Suhaib Anjarini
*La crise économique systémique démystifiée (2)
Le paradoxe provient du fait que l’économie « souffre » d’une sous-consommation relative. Il y a capacité de produire de plus en plus de marchandises (biens et services), en variétés et en quantités (...)
Robert BIBEAU
*Ils méritent le Nobel !
Les nominations aux divers Prix Nobel (paix, économie, médecine...) seront connus ces jours.-ci (le Nobel de physique vient d’être attribué à des chercheurs Japonais et celui de littérature à Patrick (...)
Floreal
*Ceux qui suspectent et désignent les musulmans
Pourquoi demander aux musulmans de se « désolidariser » des atrocités djihadistes ? Pourquoi, croyant ou pas, les assigner à résidence identitaire ? Pour mieux faire accepter une identité nationale (...)
Stéphane Sahuc
*Qui tue vraiment qui...
Selon des révélations faites ces derniers jours par un journal étasunien, un ex-agent français de la DGSE combat actuellement en Syrie au sein du Front Al-Nosra, branche syrienne de la nébuleuse (...)
R. MAHMOUDI
*Les munitions israéliennes non-explosées mettent en danger la vie des habitants de Gaza (al-monitor)
Un obus israélien a éclaté le 13 août, tuant six personnes dont un journaliste de l’Associated Press, mettant en évidence les risques graves que la guerre israélienne continue de faire courir à la (...)
Hana SALAH
*« La France est le dernier pays communiste avec la Corée du Nord »
Cofondateur du groupe Teleperformance, leader mondial des centres d’appels, Jacques Berrebi a reçu Arte Radio dans ses bureaux à Uccle, quartier huppé de Bruxelles. Entre la photo de son ami Ben Ali (...)
Pascale PASCARIELLO
*La crise économique systémique : démonter et expliquer
Après lecture de ce texte, vous connaîtrez les causes profondes de la crise économique systémique du capitalisme et les raisons pour lesquelles cette crise ne peut être résorbée, ni le capitalisme (...)
Robert BIBEAU
*De plus en plus de millionnaires dans le monde
Infographies. Le nombre de millionnaires en France devrait augmenter de 70 % ces 5 prochaines années. La crise ne touche pas tout le monde et les riches prospèrent, nous apprend une étude du Crédit (...)
Infographies
*Ces terroristes que l’Occident aime et protège
Bonjour à tous ceux et celles qui me demandent mon opinion sur le terrorisme. Dès que je parle avec les gens de terrorisme, ils ont peur de l’intégrisme, des musulmans... et franchement cela me (...)
Marius MORIN
*Dieu, version finale 4.000.666
Homme de peu de foi, veux-tu du foie de veau ou du foie de porc ? Du foi d’or... "Enfant, je mangeais de la terre, maintenant je sais que c’est la Terre qui me mangera...." ( Je ne dévoile plus les (...)
Gaëtan PELLETIER
*Un contexte propice à l’indignation
Alors que l’Espagne vit une crise humanitaire sans précédent, le mouvement social subit une répression constante d’un régime qui a peur du changement et protège ses intérêts. Le bipartisme qui s’alterne (...)
Jérôme DUVAL
*Raoul et l’esprit du socialisme du XXIe siècle
J'ai reçu des nouvelles de mon vieil ami Raoul, instituteur ainsi que sa compagne Éliane, aujourd'hui tous les deux à la retraite. Il m'informe de ce qui leur tombe sur le paletot ; eux (...)
Mauris DWAABALA
Derniers commentaires
Exclure le parti socialiste du parti socialiste
Révision de la Résistance française sous l'Occupation nazie
Révision de la Résistance française sous l'Occupation nazie
Suicide : le mode d’emploi pour président et journaliste
Exclure le parti socialiste du parti socialiste
Suicide : le mode d’emploi pour président et journaliste
Révision de la Résistance française sous l'Occupation nazie
États-Unis : une société structurellement raciste
Valls défend Cricri big moustache qui agace le Figaro
Pourquoi Valls joue avec nos peurs
Valls défend Cricri big moustache qui agace le Figaro
Révision de la Résistance française sous l'Occupation nazie
Pourquoi Valls joue avec nos peurs
Suicide : le mode d’emploi pour président et journaliste
Valls défend Cricri big moustache qui agace le Figaro
Pourquoi Valls joue avec nos peurs
Valls défend Cricri big moustache qui agace le Figaro
Révision de la Résistance française sous l'Occupation nazie
Valls défend Cricri big moustache qui agace le Figaro
Suicide : le mode d’emploi pour président et journaliste
RSS RSS Commentaires

Pour les accros des réseaux sociaux


le 21 octobre 2014
vous étiez 11415 à contempler le Grand Soir.
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.