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« L’objectif de faire plier tout un peuple a échoué »

« SIN EMBARGO » - Paroles cubaines sur le blocus (et le reste aussi) - 8/13 - Victor Casau

Viktor DEDAJ
Carnet de bord. Extrait. Sur la place centrale de Santa Clara, quelques jeunes étudiants m'accostent pour engager la conversation. Ils m'offrent des cigarettes locales (des Populars) qui m'arrachent la gorge. Je leur offre les miennes qu'ils trouvent cools. La conversation roule sur la vie là-bas, la vie ici, les études. Quelques policiers sont présents à l'autre bout de la place. Les jeunes les regardent avec défiance. Je leur demande s'il y a un problème. L'un d'entre eux me répond, en faisant semblant de cracher par terre, qu'ils n'aiment pas la police. Je m'étonne, car je trouve la police cubaine aussi "cool" que mes cigarettes. "Non, non. Ils nous persécutent. Ils nous torturent parfois". Ah ? Racontez. "Eh bien, par exemple, il y a quelques temps, on a été au dancing. On avait pas mal bu. A la sortie, une bagarre a éclaté. Ils sont arrivés et nous ont jeté à l'arrière de leur camionnette et nous ont emmené au poste". Ils vous ont relâché ? "Oui, bien-sûr, au matin." Et ? "Il ne nous ont même (...) Lire la suite »

La grande mue : de l’Etat-Nation à un Etat transnational

Liliane HELD-KHAWAM

La mondialisation ou globalisation des marchés est accompagnée d’une mue de la société. Le Larousse décrit la mue entre autre comme « la dépouille de l’animal qui a mué ». Ci-dessous un exemple de la mue d’une cigale. On voit bien qu’à la fin de sa mue, la cigale émerge et abandonne une carapace ressemblante mais vidée de toute substance.

C’est exactement ce qui se passe à l’heure actuelle au niveau de l’organisation de société au plan mondial. La société était organisée jusqu’à récemment autour mais surtout au sein d’Etats-nations. Ainsi les classes travailleuses avaient développé tout un système de relations avec les tenants du capitalisme à travers des structures publiques ou privées qu’elles soient législatives, syndicales, politiques ou sociales. Ces classes subordonnées aux gouvernants se voient actuellement mises de côté tant au plan politique que professionnel à tous les niveaux de décisions, qu’ils soient étatiques, régionaux, ou locaux. Elles ne comprennent plus ce qui se passe et continuent d’observer cette enveloppe qu’était l’Etat-nation qui semble à son tour inerte telle l’enveloppe de notre cigale. Que s’est-il passé ? Une nouvelle organisation globalisée essentiellement privée a émergé de la carapace des Etats-Nations reléguant ceux-ci aux historiens. Elle est issue de 3 facteurs qui se sont succédé mais qui, s’ils sont mis bout à (...) Lire la suite »

Syrie : Discours du Président Bachar al-Assad - 26 juillet 2015

Bachar al-Assad
[Discours du 26 juillet 2015 devant les Organisations populaires, les Syndicats professionnels et les Chambres de métiers] Mesdames et Messieurs, Je vous souhaite la bienvenue en tant que représentants des composantes populaires, professionnelles et syndicales de la société syrienne, et vous exprime toute ma gratitude pour votre travail et vos loyaux efforts dans chacun de vos secteurs, soutenant vos collègues et vos frères, contribuant à renforcer l’esprit de patriotisme et de résistance face à ce que traverse notre pays. Nous voici réunis alors que, malgré sa complexité, la situation est devenue limpide, que les esprits sont clairs, que nombre de masques et de terminologies fallacieuses sont tombés, et que les mensonges dont ils ont voulu convaincre le monde ne tiennent plus, au point que les prétextes auxquels ils s’accrochent et les propos qu’ils tiennent pour justifier les agressions contre la Syrie ne font que confirmer des évidences. Nous interroger sur leurs prétextes serait une perte (...) Lire la suite »

Europe : la fuite en avant vers un fédéralisme autoritaire

Francis WURTZ

C’est l’irruption de Syriza et la peur de la contagion qui ont poussé les dirigeants européens à relancer ce débat.

Règles budgétaires renforcées, contrôles automatisés : le nouveau projet franco-allemand est défendu depuis plus de 20 ans par le brutal ministre allemand Schäuble. Dans son allocution du 14 juillet, François Hollande a relancé l’idée d’un « gouvernement économique » de la zone euro et annoncé l’élaboration d’un « document partagé avec nos amis allemands ». La première réaction de la plupart des commentateurs à cette déclaration – intervenue au lendemain du diktat scélérat imposé par le pouvoir de Berlin à la Grèce – fut d’ironiser sur la resucée d’une proposition déjà maintes fois évoquée depuis François Mitterrand. Je suggérerais, à l’inverse, de prêter une grande attention à cette annonce, d’exiger des éclaircissements sur ce projet et d’engager un débat public sur les enjeux qui se cacheraient derrière cette réforme d’apparence anodine. En effet, un premier « détail » devrait nous alerter. Longtemps, il s’agissait d’une idée française, dont le gouvernement allemand ne voulait pas entendre parler, car il y voyait la (...) Lire la suite »

Alexis Tsipras : « L’austérité est une impasse »

Un entretien réalisé par 
Kostas Arvanitis

Mercredi, Sto Kokkino, radio proche de Syriza, diffusait un long entretien avec le premier ministre grec. 
Avec l’autorisation de nos confrères, nous en publions ici de larges extraits. Un éclairage inédit sur les rudes négociations entre Athènes et créanciers et sur le coup d’État financier dirigé contre le gouvernement de gauche. L'Humanité.

Parlons de ces six mois de négociations. Quel bilan en tirez-vous ? Alexis Tsipras Il faudra en tirer les conclusions de façon objective, sans s’avilir ni s’autoflageller, car ce semestre a été un semestre de grandes tensions et de fortes émotions. Nous avons vu remonter à la surface des sentiments de joie, de fierté, de dynamisme, de détermination et de tristesse, tous les sentiments. Mais je crois qu’au bout du compte si nous essayons de regarder objectivement ce parcours, nous ne pouvons qu’être fiers, parce que nous avons mené ce combat. Nous avons tenté, dans des conditions défavorables, avec un rapport de forces difficile en Europe et dans le monde, de faire valoir la raison d’un peuple et la possibilité d’une voie alternative. Au bout du compte, même si les puissants ont imposé leur volonté, ce qui reste c’est l’absolue confirmation, au niveau international, de l’impasse qu’est l’austérité. Cette évolution façonne un tout nouveau paysage en Europe. Qu’en est-il aujourd’hui du mandat populaire (...) Lire la suite »
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« Tout le monde attendait la chute imminente... »

« SIN EMBARGO » - Paroles cubaines sur le blocus (et le reste aussi) - 7/13 - Julio Larramendi

Viktor DEDAJ
Carnet de bord. Extrait. Il fait encore nuit lorsque le camion s'arrête devant la maison. Je grimpe sur le plateau arrière pour rejoindre une vingtaine d'ouvriers agricoles qui se serrent pour me laisser monter. Aujourd'hui, je me suis porté volontaire pour « donner ma force de travail » à la coopérative Blas Roca – les « tontons-macoutes de la révolution cubaine » selon le terme abject employé par le quotidien Libération (en référence aux escadrons de la mort en Haïti). Nous roulons à tombeau ouvert pendant une bonne heure dans un froid que je trouve glacial. A l'arrivée, un café nous attend. Le soleil s'est levé. Je suis affecté à la cueillette des haricots. Peuh... facile. Je me plante avec détermination devant ma première rangée. Un peu plus loin, un grand maigrelet âgé d'au moins 150 ans se démène. On m'explique que c'est un « camarade espagnol » qui vient chaque année pour donner un coup de main. Si lui il peut, alors moi je peux. Allons-y. Deux heures plus tard, grand maximum, je suis pris de vertiges (...) Lire la suite »
Une analyse chinoise sur le terrorisme

La situation sécuritaire en Afrique de l’Est continue de se détériorer

LIU Ying

 BEIJING, 29 juillet (Xinhua) — L’hôtel Jazeera Palace, l’un des établissements les plus luxueux de la capitale somalienne, Mogadiscio, était défiguré après l’attentat suicide à la voiture piégée dont il a été la cible dimanche après-midi. L’attentat a fait au moins 15 morts et plus de 40 blessés.

Un agent de sécurité de l'ambassade de Chine, dont les bureaux se trouvent aux deux derniers étages de l'hôtel, a été tué, alors que trois autres membres du personnel de l'ambassade ont été légèrement blessés. Les rebelles shebab ont revendiqué cet attentat, disant qu'il constituait une vengeance après les récentes opérations menées conjointement par la Mission de l'Union africaine en Somalie (Amisom) et l'armée nationale somalienne dans les régions de Dinsoor et de Bardhere (sud). Choisir comme cible le Jazeera Palace, qui abrite les ambassades de Chine, du Qatar et des Emirats arabes unis et accueille parfois des réunions gouvernementales de haut niveau, vise à l'évidence à donner une plus grande résonance internationale à l'attentat. Vu la menace accrue que fait peser le terrorisme, une coopération internationale constitue une urgence. Depuis que la Somalie a sombré dans la guerre civile en 1991, bien que les opérations antiterroristes se poursuivent, les résultats ne sont toujours pas (...) Lire la suite »
Les deux tiers de nos créanciers sont domiciliés au Caïman, au Luxembourg de Juncker et dans le Royaume-Uni de Cameron,

Christophe Alévêque et Vincent Glenn. On marche sur la dette.

Bernard GENSANE

De même que la guerre est une affaire tellement sérieuse qu’il ne faut pas la laisser aux mains des militaires, il est bon que les gens doués de bon sens et d’une vraie conscience politique s’emparent de l’économie (qui, comme l’affirmait régulièrement Bernard Maris, ne saurait être une science), actuellement aux mains d’économètres qui ne jurent que par la fin de l’histoire et la domination du capitalisme financier.

Après la cinglante Horreur économique (1996) de l’écrivaine Viviane Forrester, voici un petit ouvrage roboratif, une sorte de capitalisme pour les Nuls, rédigé avec le plus grand sérieux par l’humoriste et comédien Christophe Alévêque (qui ne l’a jamais vu faire tonner « Bella Ciao » avec ses musiciens n’a rien vu) et le cinéaste Vincent Glenn, auteur de films documentaires qui prennent le contre-pied du libéralisme obligé (« Davos, Porto-Alegre et autres batailles », « Ralentir Ecole »). La thèse centrale de ce livre éclate de simplicité : « Quel est le pays le plus endetté du monde ? Les Etats-Unis d’Amérique. Quel est la seule puissance au monde ? Les Etats-Unis d’Amérique. » La France n’a pas à rougir, avec sa dette publique de 2 000 milliards d’euros. Le problème n’est pas le problème mais le bout par lequel on prend le problème. La dette de la France est de 2 000 milliards d’euros. Mais la France produit 2 000 milliards de valeurs économiques par an. Pendant ce temps, notre beau pays a un patrimoine (ménages, (...) Lire la suite »
La Grèce est le premier laboratoire d’une résistance concrète populaire et politique à la domination des marchés

Après « l’accord » insoutenable de l’Eurogroupe : un protectorat en Europe et une nouvelle ère sous domination de l’Allemagne

Christophe VENTURA

Après « l’accord » insoutenable de l’Eurogroupe : un protectorat en Europe et une nouvelle ère sous domination de l’Allemagne
Il existe un proverbe brésilien qui dit quelque chose comme « si tu restes à côté de la bête, elle te mange. Et si tu t’éloignes, elle te rattrape »... et te mange.

Voici qui s’applique à la pauvre Grèce aujourd’hui. « Grexit » non préparé de dernière minute ou poursuite de sa participation dans l’euro d’acier, la Grèce n’avait plus que des mauvaises solutions devant elle depuis ce week-end. Alexis Tsipras est resté fidèle à l’esprit de sa stratégie de toujours : rester dans l’euro – et rejeter l’austérité de son point de vue –. Jusqu’au bout, il a en réalité privilégié le fait de rester dans l’euro, quel qu’en soit le prix, quel que soit le niveau d’austérité à avaler pour cela. Cette fois-ci, ce prix est trop lourd pour pouvoir être acquitté sans conséquences. Cette stratégie – rester dans l’euro et rejeter l’austérité – , qui est en réalité la stratégie dominante au sein de toute la gauche non social-libérale européenne – au sein du Parti de la gauche européenne (PGE) notamment –, a échoué. Face à elle, l’intransigeance de l’Allemagne, de la France et des créanciers, qui ont compris qu’Alexis Tsipras ne voulait, in fine, rien qui puisse ressembler à une sortie de l’euro, a pu se doubler (...) Lire la suite »
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La fiancée du « pirate » s’appelle peut-être « liberté »

Varoufakis voulait contourner son administration. Chavez l’avait fait.

Maxime VIVAS

La presse titre sur le projet secret (« un scénario digne d’un polar ») de Yanis Varoufakis de pirater son propre ministère, plus précisément la plate-forme de l’administration fiscale grecque, afin de créer un système bancaire parallèle.
Ce fut plus qu’un projet.

Une équipe de haut niveau avait été formée, le célèbre économiste américain James K. Galbraith y travaillait (bénévolement). Ce fut une amorce de « Plan B » pour le cas où le pays se retrouverait en manque de liquidités de par la volonté de ses prédateurs européens. Scandaleux ? Varoufakis : « La direction générale des finances publiques, au sein de mon ministère, était contrôlée entièrement et directement par la troïka (BCE, Commission européenne et FMI). Elle n'était pas contrôlée par mon ministère, par moi, ministre, elle était contrôlée par Bruxelles. Le directeur général est désigné via une procédure sous le contrôle de la troïka. Imaginez, c'est comme si les finances étaient contrôlées par Bruxelles au Royaume-Uni. » Afin de reprendre la main sur le système, le ministre avait nommé directeur général des systèmes d'information un ami d’enfance, professeur en technologie de l'information à l'Université Columbia. Yanis Varoufakis : « Nous avons décidé de pirater le logiciel de notre propre ministère pour copier les (...) Lire la suite »
L’opération « Sortie » se met en place, et la solidarité gronde peu.

Venezuela : Le crime se prépare

Jean ORTIZ

Le crime se prépare, comme en 1973 au Chili de l’Unité Populaire. La campagne de discrédit, de déstabilisation, contre Caracas, s’accélère avec le déchaînement, l’activisme, des vraies droites, des fausses gauches, et des médias « libres » internationaux.

Pour le chef d’orchestre, les Etats-Unis, il faut reprendre la main en Amérique latine, notamment afin de mettre en place les Zones de libre-échange transatlantique et transpacifique, vastes entreprises de recolonisation. Cela passe par le renversement, « électoral » et/ou insurrectionnel de la révolution vénézuélienne, pièce maîtresse du puzzle émancipateur continental, et dont la chute provoquerait, selon le gouvernement étatsunien, des « effets domino », des réactions en chaîne. Caracas est en effet l’architecte du système souverain d’intégration continentale, insupportable pour les intérêts géoéconomiques de Washington, dans une région qu’il dominait sans partage depuis le 19ième siécle et la « doctrine Monroe » (1823). « L’empire » voudrait en finir avec les « restes du chavisme » : Petrocaribe, l’Alba, l’Unasur, la Celac, les président(e)s Correa, Kichner, Dilma, Morales et Maduro, ces empêcheurs d’impérialiser en rond. Le crime se prépare contre Caracas, la nouvelle opération « Sortie » se met en place, et (...) Lire la suite »
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La paille nucléaire iranienne et la poutre nucléaire israélienne

L’accord de Vienne sur le nucléaire : le désarroi des rentiers du pétrole

Chems Eddine CHITOUR

L’accord de Vienne déplaît aux Israéliens, aux Arabes et au Congrès des Etats-Unis.
« Purifie-toi des attributs ; du moi, afin de pouvoir contempler ta propre essence pure et contemple dans ton propre coeur toutes les sciences des prophètes, sans livres, sans professeurs, sans maîtres. » Jalal Eddine Ar Roumi, immense soufi iranien.

Avec un suspense digne des films à la Hitchcock, le feuilleton iranien avec une superproduction qui a mobilisé pas moins de sept acteurs, s'est achevé sur une note optimiste, un accord à l'arraché où chacun était pressé de conclure. Cet accord sans qu'il ne soit parfait, ferme en théorie le champ à une éventuelle fabrication dont on nous a annoncé régulièrement dans les deux mois et ceci depuis cinq ans. Unanimement salué par la presse iranienne toutes tendances confondues et célébré dans les rues de Téhéran. Que dit l'accord ? L'accord sur le nucléaire ouvre un nouveau chapitre dans les relations entre l'Iran et la communauté internationale, a déclaré mardi le président iranien Hassan Rohani, (...) Par ailleurs, malgré les demandes visant à réduire drastiquement le nombre de ses centrifugeuses, l'Iran en maintiendra 5 000 dans l'usine de Natanz et 1 000 à Fordow. D'après cet accord, l'Iran sera reconnu par les Nations unies comme une puissance nucléaire menant un programme nucléaire civil pacifique, (...) Lire la suite »
"Nous savions dès le départ à quel point ils étaient sans scrupules"

Pourquoi j’ai voté contre, pourquoi j’ai voté pour

Yanis VAROUFAKIS

LGS donne à lire ici deux textes (apparemment contradictoires, mais cohérents) par lesquels l’ancien ministre des finances grec, Yanis Varoufakis, explique les raisons de son vote contre le nouveau mémorandum, puis de son vote pour sa mise en oeuvre.

POURQUOI J’AI VOTÉ CONTRE J’ai décidé d’entrer en politique pour une raison : pour être aux côtés d’Alexis Tsipras dans la lutte contre la servitude de la dette. De son côté, Alexis Tsipras me fit honneur en me mobilisant pour une raison : une conception très précise de la crise fondée sur le rejet de la doctrine Papaconstantinou [conseiller économique (2004-2007) puis ministre des Finances (2009-2012) de Papandréou, NdT], selon laquelle entre la faillite désordonnée et les emprunts toxiques, l’emprunt toxique est toujours préférable. Il s’agit d’une doctrine que je rejetais car elle faisait peser une menace constante dont le but était d’imposer, dans la panique, des politiques qui garantissent une faillite permanente et, en fin de compte, la servitude par la dette. Mercredi soir, au Parlement, j’ai été appelé à choisir entre (a) adopter la doctrine en question, en votant pour le texte que les « partenaires » avaient imposé à la manière d’un coup d’État et avec une brutalité inouïe à Alexis Tsipras lors du (...) Lire la suite »
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« nous alphabétisons même en Espagne »

« SIN EMBARGO » - Paroles cubaines sur le blocus (et le reste aussi) - 6/13 - José Loyola Fernandez

Viktor DEDAJ
Carnet de bord. Extrait. En s'approchant de la voiture garée à l'ombre, nous remarquons une flaque sous le réservoir d'essence. Le carburant fuit lentement à travers la rouille. Après un rapide échange, nous concluons qu'il y un certain danger. Qu'à cela ne tienne. Dans le coffre, nous extirpons un gros bidon vide. Avec un tube, nous vidons le réservoir dans le bidon. Nous arrachons ensuite le tuyau qui arrive au réservoir et nous l'introduisons dans le bidon. Et voilà, un réservoir d'essence tout neuf, calé dans le coffre. Dans un bel élan, nous nous retournons vaguement en direction des Etats-Unis et faisons un bras d'honneur. Au volant, Ibrahim raconte ses « missions » à l'étranger. Il parle peu de lui, beaucoup de ses camarades et des pays visités. Je lui demande ce qui l'a poussé à se porter volontaire, si loin de chez lui. Il me donne cette réponse laconique et étonnante : « Parce que l'idée qu'une Africaine puisse accoucher sans assistance médicale m'était insupportable. » VD Tant qu'il y (...) Lire la suite »

La gauche et l’euro : liquider, reconstruire

Frederic LORDON
1. L’euro interdit radicalement toute politique progressiste possible. 2. S’il en était encore besoin, le traitement criminel infligé à la Grèce en six mois de brutalisation (rebaptisée « négociation ») prouve que l’entreprise de « transformer l’euro », ou l’hypothèse d’un « autre euro possible », sont des chimères qui, par désillusions successives, ne mènent qu’à l’impasse et à la désespérance politiques. 3. Abandonner aux extrêmes droites (qui au demeurant n’en feront rien [1]…) toute perspective politique d’en finir avec l’euro et ses institutions est une faute politique qui condamne les gauches européennes à l’impuissance indéfinie. 4. Sauf à continuer de soupirer après ce qui n’arrivera pas — un « autre euro » et l’« Europe sociale » qui va avec — le réarmement des gauches européennes passe donc impérativement par l’imagination de l’après-euro. L’avenir de la gauche se joue entre ces quatre propositions. Les refus « internationalistes » de penser A ceux qui, sincèrement de gauche, se sont refusés si longtemps à (...) Lire la suite »
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Parlons (Inter) Net
La mort subite du nourrisson palestinien

Des colons israéliens incendient nuitamment une maison palestinienne. Un bébé brûle vif. La presse (titres ou extraits d’article) :

Le Figaro AFP. ICI : « Un enfant de 18 mois a été brûlé vif… »

Le Parisien. ICI « Un bébé palestinien brûlé vif dans une attaque de colons israéliens ».

L‘Obs. .
ICI « Un bébé palestinien d’un an et demi, Ali Dawabcheh, a été brûlé vif … »

Libération. AFP. ICI : « Bébé palestinien brûlé vif : un « acte terroriste », selon un ministre israélien ».

i24News (chaîne israélienne). ICI : « Le bébé Ali Dawabcheh, un an et demi, a été brûlé vif. »

Le Monde.fr AFP. ICI : « Un bébé palestinien tué dans un incendie… des extrémistes israéliens suspectés... Un enfant palestinien âgé de 18 mois est mort, tandis que ses parents et son grand frère ont été blessés… »

Tué, mort, blessés... Dans le titre et dans l’article, on cherchera vainement l’info précise : « brûlés ». S’il n’y avait que « le journal de référence » on pourrait croire que le bébé a reçu une miraculeuse poutre qui lui a évité d’horribles souffrances et fait une bosse à son frère et à ses parents.

Théophraste R.







 
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