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"puisque nous avons accusé Assad, nous ne pouvons pas revenir en arrière et accuser Erdogan"

Obama, Erdogan, les rebelles syriens et la ligne rouge (London Review of Books)

Seymour HERSH
En 2011, Barack Obama a mené une intervention militaire alliée en Libye sans consulter le Congrès américain. En août dernier, après l'attaque au gaz sarin sur Ghouta, une banlieue de Damas, il était prêt à lancer une nouvelle attaque aérienne alliée, cette fois pour punir le gouvernement syrien pour avoir traversé la « ligne rouge » qu'il avait tracée en 2012 sur l'utilisation d'armes chimiques. Puis, deux jours avant la date prévue, il a annoncé qu'il allait demander l'approbation du Congrès. L'opération militaire fut reportée tandis que le Congrès se préparait pour les audiences, pour être finalement annulée lorsqu'Obama a accepté l'offre de M. Assad de renoncer à son arsenal chimique suite à un accord négocié par la Russie. Pourquoi Obama a-t-il temporisé puis cédé sur la Syrie alors qu'il n'avait pas hésité à se précipiter sur la Libye ? La réponse se trouve dans un affrontement entre ceux de l'administration qui étaient décidés à faire respecter la ligne rouge et les chefs militaires qui pensaient que faire la (...) Lire la suite »

Venezuela : médias et terrorisme

Luis BRITTO GARCIA
Note : On a rappellé récemment le rôle de médias locaux et de puissances occidentales dans le génocide du Rwanda. En abril 2002 les médias privés vénézuéliens ont co-organisé un coup d’État sanglant qui substitua brièvement le président élu Hugo Chavez par le chef du patronat. Les évènements récents montrent que ces médias, hégémoniques au Venezuela, et relayés par les médias internationaux, continuent à justifier la violence d’une opposition et à la conforter dans son refus d’accepter les résultats d’élections favorables à la révolution. L’auteur de cette étude, Luis Britto García (Caracas, 9 octobre 1940) est un écrivain vénézuélien. Professeur universitaire, essayiste, dramaturge. Parmi une soixantaine de titres, on lui doit “Rajatabla” (Prix "Casa de las Américas" 1970) et “Abrapalabra” (Prix "Casa de las Américas" 1969). T.D., Caracas 13 avril 2014. Venezuela : médias et terrorisme Chaque fois que l’on traite du thème de la liberté d’expression au Venezuela, l’on devrait obligatoirement recourir au classique (...) Lire la suite »

Le plan d’action de l’OTAN en Ukraine est tiré tout droit de Dr Folamour (The Guardian)

John PILGER
L'autre jour, jai regardé le film Dr Folamour (*). Je l'ai vu peut-être une douzaine de fois ; c'est un film qui donne du sens à l'insensé. Lorsque le major TJ "King" Kong part « bugne à bugne avec les Russkoffs » et s'envole avec son bombardier nucléaire B52 vers une cible en Russie, il laisse au général « Buck » Turgidson le soin de rassurer le président. Frappez le premier, dit le général, et « vous n'aurez que 10 à 20 millions de morts, grand max ». Le Président Merkin Muffley : « Je n'entrerai pas dans l'histoire comme le plus grand assassin en masse depuis Adolf Hitler. » Général Turgidson : « Peut-être qu'il vaudrait mieux, Monsieur le Président, vous préoccuper plus du peuple américain que de votre image dans les livres d'histoire. » Le génie du film de Stanley Kubrick est qu'il représente avec exactitude la folie et les dangers de la guerre froide. La plupart des personnages sont basées sur de vraies personnes et de vrais maniaques. Il n'existe pas d'équivalent à Folamour aujourd'hui parce que la (...) Lire la suite »

Coincés à Tijuana, espérant un miracle : ceux qui ont été expulsés par les Etats-Unis n’ont nulle part où aller (The Guardian)

Rory CARROLL

A peine moins de 60.000 immigrés sans papiers ont atterri l’an dernier à Tijuana. Des familles et des vies sont détruites à la moindre infraction.

C'est à l'âge de 9 ans que Ricardo Sanchez était arrivé clandestinement aux Etats-Unis depuis son Mexique natal. Il y a grandi, s'est marié et a élevé cinq enfants. Dans la journée, il vendait des fruits au marché, et, la nuit, il était cuisinier dans un restaurant, où sa spécialité était un steak avec du fromage persillé, du bacon et de la sauce au bourbon que les habitués avaient baptisés de son nom. Il s'était construit une vie. Le mois dernier, Sanchez, aujourd'hui âgé de 34 ans, est arrêté par la police pour conduite sans permis et remis aux services de l'immigration. En l'espace de quelques jours, le portail des Etats-Unis s'étant refermé derrière lui avec fracas, il se retrouve dans les rues de Tijuana, une ville où il ne connait personne. En circulant sur une passerelle métallique, il aperçoit un lit de rivière en béton recouvert de vase, bordé des logements de certains de ceux qui ont été expulsés comme lui – des abris de fortune, parfois, ou de simples cavités creusées à la main dans la boue. En (...) Lire la suite »
Les mots qui résument le mieux la situation sont : chaos total plus un incident localisé de violence.

Guerre civile ukrainienne, jour 1 - 15 avril 2014 (The Saker)

The Saker
Le premier jour de ce qui sera la Guerre Civile Ukrainienne vient de se terminer. ... La même source qui a révélé la visite du directeur de la CIA, John Brennan, à Kiev dimanche ou lundi, a aussi déclaré que le plan étasunien est d'utiliser l'armée ukrainienne pour assiéger les villes rebelles et des unités spéciales (garde nationale, SBU SWAT, une nouvelle unité appelée "Shtorm" et les gangs du Secteur Droit) pour la répression effective. Il y a eu un incident bizarre : des officiers ukrainiens ont été envoyés libérer un aéroport près de Kramatorsk qui selon leurs supérieurs était occupé par 30 terroristes armés. Ils ont atterri là avec le soutien de blindés et d'hélicoptères et se sont rendus compte qu'il n'y avait que des civils. Selon la rumeur, "plusieurs", au maximum "onze" civils ont été tués dans l'opération. Le plus étonnant est que les officiers ont vraiment cru que des soldats les attendaient. Quand ils ont compris que ce n'était pas le cas, ils ont évacué la plus grande partie des forces militaires (...) Lire la suite »

Je suis perplexe. Quelqu’un peut-il m’aider ? (Russia Today)

Neil Clark
Je suis perplexe. Il y a quelques semaines, nous avons appris en Occident que l'occupation des bâtiments du gouvernement en Ukraine était une très bonne chose. Ces gens, nous ont dit nos dirigeants politiques et des commentateurs attitrés dans les médias, étaient des « manifestants pro-démocratie ». Le gouvernement américain avait mis en garde les autorités ukrainiennes contre l'utilisation de la force contre ces « manifestants pro-démocratie », même si, selon les images que nous avons vues, certains d'entre eux étaient des néo-nazis qui lançaient des cocktails Molotov et d'autres choses sur la police et cassaient des statues et mettaient le feu aux bâtiments. Maintenant, quelques semaines plus tard, on nous dit que les gens qui occupent les bâtiments du gouvernement en Ukraine ne sont pas « des manifestants pro-démocratie », mais des « terroristes » ou des « militants ». Pourquoi l'occupation de bâtiments officiels en Ukraine était-elle une très bonne chose en janvier, mais une très mauvaise chose en (...) Lire la suite »

Si l’opposition vénézuélienne était française…

Salim LAMRANI

Que se passerait-il si l’opposition vénézuélienne était française ? Le cas de la députée María Corina Machado est révélateur car la justice de France serait implacable à son égard.

Depuis février 2014, le Venezuela est en proie à certaines violences orchestrées par l’extrême droite putschiste. Contrairement à ce que présentent les médias occidentaux, celles-ci se limitent à neuf districts municipaux sur les 335 que compte le pays et le calme règne dans l’immense majorité du territoire national, notamment dans les quartiers populaires. Certains étudiants issus des quartiers cossus – loin de manifester pacifiquement comme l’affirme la presse occidentale – participent à de graves actions criminelles. Mais ils sont loin d’être majoritaires. En effet, la plupart des personnes interpellées ont de graves antécédents judiciaires et plusieurs sont même recherchées par Interpol [1]. Ces neufs secteurs huppés sont tous dirigés par l’opposition. Bien que ces violences urbaines soient limitées en termes géographiques, elles ont été meurtrières. En effet, au moins 37 personnes ont perdu la vie, dont certaines dans des conditions particulièrement atroces : six personnes roulant à moto ont eu la tête (...) Lire la suite »

Les pourparlers de paix s’embourbent mais les intentions d’Israël sont de plus en plus limpides

Jonathan COOK

La semaine passée, Washington a connu une folle bousculade pour tenter d’empêcher ce qui semble inévitable : l’implosion des pourparlers de paix au Moyen-Orient. Dans un ultime effort pour dissuader Israël de renier sa promesse de libérer un dernier lot de prisonniers palestiniens, les Etats-Unis ont joué le plus gros atout qu’ils gardaient en réserve : la libération de l’espion israélien Jonathan Pollard.

Israël traînant toujours les pieds, le Président palestinien Mahmoud Abbas, furieux, a déposé des demandes d’adhésion à 15 conventions des Nations Unies, ranimant ainsi une campagne visant à obtenir une reconnaissance internationale de l’Etat palestinien. Même si Washington continue tranquillement d’exercer ses pressions directes sur les deux parties, le Président Barack Obama serait inquiet de voir la diplomatie US commencer à se révéler « désespérée ». L’échec des négociations pourrait devenir un moment de clarification signalant la fin effective de la solution à deux états. Les Etats-Unis et Israël sont devenus dépendants de l’interminable gesticulation théâtrale jouée depuis deux décennies sur la scène du processus de paix. Gel de la colonisation, libération de prisonniers, disputes sur l’aide financière à l’Autorité Palestinienne et, bien sûr, négociations sporadiques qui ont servi de diversions utiles aux principaux développements sur le terrain. Comme le faisait remarquer la semaine dernière Bassem Khoury, (...) Lire la suite »

La Maison Blanche ment à l’Union Européenne sur la fourniture de gaz étasunien (NSNBC)

William ENGDAHL

La Maison Blanche et le Département d'Etat mentent éhontément aux gouvernements européens sur la capacité des Etats-Unis à leur fournir autant de gaz qu'il leur en faut pour remplacer le gaz russe. Les récentes déclarations du président étasunien Obama et du secrétaire d'état John Kerry sont si évidemment fausses qu'elles trahissent le profond désespoir de Washington devant la situation de l'Ukraine versus Moscou. Ou alors il faut croire que Washington a tellement perdu le contact avec la réalité qu'il ne sait plus ce qu'il dit. Dans les deux cas, cela en fait un partenaire diplomatique peu fiable pour l'Union Européenne.

Après sa récente réunion avec les leaders européens, Obama a fait une déclaration incroyable. Il a dit que le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP) négocié en secret derrière des portes closes par les plus importantes multinationales faciliterait la fourniture de gaz étasunien à l'Europe et permettrait à cette dernière de réduire sa dépendance envers le gaz russe : « Une fois qu'on aura mis en place un accord commercial, il sera beaucoup plus facile d'exporter des licences pour des projets de gaz naturel liquéfié à destination de l'Europe, une évolution bienvenue dans la situation géopolitique actuelle », a déclaré Obama. L'opportunisme politique consistant à promouvoir le TTIP en jouant sur les peurs des Européens d'être privé du gaz russe, suite au coup orchestré par les Etats-Unis en Ukraine le 22 février dernier, se heurte au fait que le problème d'acheminer du gaz de schiste en Europe ne se résume pas à faciliter les procédures d'octroi de licences de gaz naturel liquéfié (...) Lire la suite »

Le Salvador : la victoire électorale du FMLN et la politique migratoire des États Unis.

CARTAGENA & BRIATTE
La victoire électorale du Front Farabundo Martí pour la Libération Nationale (FMLN) aux élections présidentielles du 2 février 2014 constitue un évènement. La coalition de gauche, au gouvernement depuis 2009, a réussi à conserver son appui populaire, en intégrant cette fois à la vie politique et démocratique du pays, par la voie de la participation électorale, les très nombreux Salvadoriens -un sur quatre-, vivant à l'étranger, en particulier aux États Unis d'Amérique (EUA) (1). La victoire de dimanche 2 février montre que les Salvadoriens, un des peuples les plus pauvres d'Amérique Centrale (AC), ont apprécié les changements apparus dans leur vie grâce aux mesures gouvernementales. Des trois axes majeurs du programme du candidat élu, Salvador Sánchez Cerén, (le développement social et économique avec une aide accentuée à la petite entreprise et la création d'emplois, l'approfondissement de la politique éducative menée par l'actuelle administration et la question de la sécurité avec la lutte contre la (...) Lire la suite »

La Maison Blanche reconnaît que Brennan, le directeur de la CIA est allé "secrètement" à Kiev (Zero Hedge)

Tyler Durden
Tard la nuit dernière nous nous demandions si, comme la presse russe - et seulement la presse russe - l'a rapporté, le directeur de la CIA, John Brennan, s'était rendu secrètement à Kiev pendant le week-end : "Brennan a atterri en Ukraine samedi dernier sous un faux nom et a eu "une série d'entretiens secrets" avec le "bloc au pouvoir" dans ce pays, selon Interfax qui cite une officiel non identifié du parlement ukrainien. La source a confié cela à Interfax au téléphone et a ajouté que John Brennan n'était pas venu en Ukraine sous son vrai nom. Selon des informations non encore vérifiées, ce serait Brennan qui aurait conseillé aux autorités ukrainiennes de réprimer par la force les manifestants de Slavyansk, une ville de l'est de l'Ukraine. Le meeting mérite le qualificatif de "secret" -du moins dans son intention première-, non seulement parce que Brennan a pris une fausse identité (pourquoi le secret ?) mais parce que, jusqu'à ce que le média russe (oui, russe) Interfax ait parlé de ce meeting de (...) Lire la suite »

La tension monte en Mer Noire, où la France a envoyé trois navires de guerre

Jean-Marie Matagne, ACDN

Tandis que les États-Unis et d’autres alliés de l’OTAN déploient leurs navires en Méditerranée orientale dans le cadre de l’opération "Active Endeavor" (Effort actif), la Russie déploie ou rapatrie certains des siens en Mer Noire. La Turquie, quant à elle, y poursuit des manœuvres navales impliquant sept frégates, une corvette, deux sous-marins et quelques autres navires. La France n’est pas en reste. Elle ne se contente pas de participer à Active Endeavor, elle pousse ses pions vers les côtes d’Ukraine et de Russie. Trois navires : deux de plus que les États-Unis.

Comme du temps de Napoléon III Les Français l’ignorent, mais depuis une quinzaine de jours, la marine de guerre française se manifeste activement en Mer Noire. Selon plusieurs sources (turques, russes, ukrainiennes, roumaine...), dont le site turc "Bosphorus Naval News" de Cem Devrim Yaylal, qui relève systématiquement les passages de navires de guerre à travers le Bosphore. Fin mars (le 26 ou le 28 selon les sources), la frégate Alizé, "bâtiment de soutien de plongée", y pénètre pour participer officiellement à un exercice naval conjoint au large de Varna (Bulgarie). L’Alizé est un bâtiment de 60 mètres de long et 1500 tonnes. Avec un équipage de 18 hommes, il peut embarquer jusqu’à 230 passagers. Il est équipé pour assurer toutes sortes de missions de plongée, dont le renseignement à l’étranger et le support de plongeurs de combat. On ignore où est la frégate actuellement, mais on ne l’a pas vue ressortir de Mer Noire et le Courrier de Russie vient d’affirmer qu’elle y est encore. Le 10 avril, dans le (...) Lire la suite »

L’Europe se distancie de plus en plus de la politique étasunienne en Ukraine (Strategic Culture Foundation)

Nikolai BOBKIN
Les Etats-Unis ont toujours fait tout ce qu'ils pouvaient pour affaiblir la Russie. Créer des problèmes entre la Russie et l'Union Européenne fait partie de leurs priorités. Mais en Crimée et en Ukraine cela ne se déroule pas comme prévu. Coincée dans la crise ukrainienne, l'Europe commence à se dire qu'il n'est peut-être pas très sage de s'aligner sur la politique étasunienne et à manifester une certaine réticence à envenimer la confrontation avec la Russie. Comme on dit, il y a de la mutinerie dans l'air, même si la révolte se limitera à miner certaines des initiatives étasuniennes... Il semble que Bruxelles ait l'intention de renoncer à l'Ukraine sans trop de difficulté. Après une période d'excitation révolutionnaire, l'Union Européenne ne paraît pas encline à prendre d'autres mesures contre le Kremlin. Les gouvernements européens se sont mis l'un après l'autre à écouter le Kremlin. La Russie a repris les rênes diplomatiques aux Etats-Unis en affirmant avec force que l'objectif de maintenir l'Ukraine (...) Lire la suite »

Santé : les salariés sont-ils les grands perdants du passage à la complémentaire santé obligatoire ?

Pierre GIRARDEAU

Projet à vocation sociale et économique du gouvernement, la généralisation des nouveaux contrats responsables n’est peut-être pas la solution idéale pour le salarié.

Parmi les points clés du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour l’année 2014, les critères de définition des nouveaux contrats responsables en matière de complémentaire santé occupent une place de premier rang. Les récents changements réglementaires concernant le régime complémentaire de l’assurance maladie universelle ont été présenté comme un moyen de garantir l’accès à des services de remboursement du ticket modérateur « aux 2 % de personnes qui aujourd’hui renoncent à une complémentaire santé pour des raisons financières ». Mais telle qu’elle se profile, la réalisation de ces objectifs soulève des questions de constitutionnalité ; l’intérêt des salariés est aujourd’hui interrogé par plusieurs observateurs. Un projet de longue date Le dossier est inauguré avec l’Accord National Interprofessionnel (ANI) sur la sécurisation de l’emploi du 11 janvier 2013. À l’intérieur de cet accord, des dispositions prévoyaient notamment que toutes les entreprises, « y compris celles de moins de 50 salariés, (...) Lire la suite »

En Argentine, la résistance populaire met fin aux projets de Monsanto

Capitaine Martin

Monsanto pensait bien voir son projet aboutir en Argentine. Le numéro un sur le marché des semences génétiquement modifiées avait à vrai dire mis le paquet : un investissement de 160 millions de dollars et la perspective de créer quelque quatre cents emplois dans une des régions les plus pauvres du pays. L’urgence sociale, selon les dirigeants de la multinationale, aurait dû faire taire les protestations. Mais les choses ont pris une tournure pour le moins inattendue.

Les habitants de Malvinas Argentina et des groupes de protection de l’environnement ont réussi à obtenir de la justice que leurs revendications soient entendues. En effet, les travaux entrepris par Monsanto sont pour le moment arrêtés tant qu’un rapport n’aura pas prouvé la non-dangerosité de ses produits sur l’environnement. Mieux, la pression sociale commencée il y a quelques mois a conduit le gouvernement provincial à revenir sur le projet-même de l’entreprise. Federico Mavciocchi, avocat de l’association « Malvinas lucha por la vida » est très clair : « nombre d’études ont déjà été menées et toutes mettent en évidence les dangers que Monsanto représente pour l’environnement. On peut parler de contamination ». Le mouvement contre Monsanto gagne des forces en Amérique latine ainsi que dans les Caraïbes : les mouvements et les populations locales, en Argentine mais aussi en Haïti, au Brésil et au Pérou, luttent pour l’interdiction des OGM et des pesticides et pour un contrôle local indépendant des semences et (...) Lire la suite »

L’arnaque du « twitter cubain » n’est qu’une goutte dans l’océan de propagande sur Internet (The Intercept)

Glenn GREENWALD
Cette semaine, Associated Press a révélé un programme secret mené par l'Agence américaine pour le développement international pour créer « un réseau de communication cubain similaire à Twitter » par le biais de « sociétés écrans » afin de créer la fausse impression d'être une opération privée. À l'insu des utilisateurs cubains du service, « les entrepreneurs américains recueillaient leurs données privées dans l'espoir de les utiliser à des fins politiques », plus précisément, pour manipuler les utilisateurs afin de fomenter la dissidence à Cuba et subvertir son gouvernement. Selon des documents top-secret publiés aujourd'hui par The Intercept, ce type d'opération est souvent discuté dans les agences de renseignement occidentales, qui ont étudié différentes façons d'utiliser secrètement les médias sociaux pour la « propagande », « manipulation », « messagerie de masse », et « promotion de narratives. » Ces idées - des discussions sur la façon d'exploiter l'Internet, en particulier les médias sociaux, pour diffuser des (...) Lire la suite »
Parlons (Inter) Net
Lilliputiens voulant découper Jaurès, Mandela et Gulliver Garcia Marquez

Si votre boussole politique a été réglée par les médias et si vous ne voulez pas qu’elle devienne folle, cessez de lire ce billet.

Jean Jaurès, président, n’aurait pas lancé nos armées sur la Lybie et le Mali, n’aurait pas été humilié de n’avoir pu le faire en Syrie, n’aurait pas haussé le ton pour défendre le « gouvernement » de Kiev, maculé de nazis. Nelson Mandela, ignoré, puis dénigré, méprisé, fiché jusqu’en 2008 par les USA comme terroriste, avant d’être adulé de tous, était communiste et ami de Fidel Castro. Gabriel Garcia Marquez, prix Nobel de littérature, icône vivante littéraire et politique était un ami de Fidel Castro.

Pour nos journaleux, les amitiés politiques de Mandela et de Garcia Marquez sont des verrues sur le nez de géants qui auraient pu être si beaux, si admirables. Quant à Jaurès, Hollande et Valls l’élaguent à la tronçonneuse pour le faire entrer dans leur repaire de la rue de Solferino en laissant plein de morceaux dehors (dont l’essentiel du cerveau).

Théophraste R.







 
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