Pérou : un ultraconservateur et un candidat de gauche se disputent voix par voix la place au second tour

Lucas Pordeus León
L'élection présidentielle du Pérou reste indéfinie cinq jours après le dépouillement des votes. Le scrutin de dimanche dernier (17) a réuni 35 candidats présidentiels tentant de devenir le 9e président péruvien en seulement dix ans, dans une période de grande turbulences politiques dans le pays voisin. La candidate de droite Keiko Fujimori, avec 17 % des voix, a mathématiquement assuré sa place au second tour, prévu le 7 juin. Cependant, l'adversaire de Keiko reste totalement indéterminé, les deuxième et troisième étant séparés par moins de 3 000 voix. Le candidat de gauche Roberto Sánchez Palomino, allié de l'ancien président destitué Pedro Castillo, est à 12 % des voix, tandis que l'ultraconservateur Rafael Aliaga, présenté comme un admirateur du président des États-Unis, Donald Trump, suit avec 11,9 % des suffrages valables. Jusqu'en début d'après-midi ce vendredi, le Pérou avait dépouillé 93,3 % des urnes. Les mises à jour peuvent être suivies sur Internet. Quatrième (…)Lire la suite »
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« La Russie et la Chine sont soutenues par un immense groupe de pays que nous appelons la majorité mondiale »

Sergueï Lavrov
Allocution et réponses aux questions des médias de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, à l'issue de sa visite en République populaire de Chine, Pékin, 15 avril 2026.
Mesdames et Messieurs, Hier et aujourd'hui s'est déroulée une visite en République populaire de Chine. Hier, nous avons mené plus de quatre heures de négociations avec le Ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi, qui ont couvert l'éventail le plus large de questions. Pour une part importante, nos relations bilatérales et, pour des raisons compréhensibles, la problématique internationale. D'autant plus que la situation internationale, qui se dégrade actuellement sous l'effet des actions de nos collègues occidentaux, en Ukraine, en Amérique latine, dans le détroit d'Ormuz et dans d'autres parties du continent eurasien que nous partageons avec la Chine, exerce une influence directe sur la manière dont se développent les relations bilatérales entre tous les États. Y compris entre la Russie et la Chine, ainsi qu'entre la Russie, la Chine et nos autres partenaires au sein de l'OCS, des Brics et d'autres associations multilatérales. Nous avons examiné la mise en œuvre des (…)Lire la suite »

Le monde peut avoir la paix ou Israël, mais pas les deux

Caitlin JOHNSTONE
Israël est un État d'apartheid génocidaire dont l'existence même repose sur une stratégie de violence et d'abus incessants au Moyen-Orient. Tant que cet État continuera d'exister dans sa forme actuelle, la paix ne sera jamais atteignable.
Israël est déjà en train de saboter agressivement le cessez-le-feu de deux semaines entre l'administration Trump et l'Iran en massacrant d'énormes nombres de civils au Liban, une nation qui est explicitement exclue de toute attaque selon les conditions du cessez-le-feu acceptées par Téhéran. Les États-Unis et Israël tentent d'affirmer que le Liban ne fait pas partie de l'accord de cessez-le-feu, mais le Pakistan – que les États-Unis ont désigné pour médier l'accord – déclare que c'est faux. Le New York Times rapporte que la Maison-Blanche a participé à la communication publique du Pakistan, qui incluait explicitement le Liban dans les conditions du cessez-le-feu, avant de changer de discours après l'attaque israélienne. L'Iran aurait répondu à ces violations en interrompant à nouveau le trafic par le détroit d'Ormuz. Cela rappelle une fois de plus que le monde peut avoir la paix ou il peut avoir Israël – mais il ne peut pas avoir les deux. Israël est un État d'apartheid (…)Lire la suite »

Vaut-il la peine d’acquérir la paix au prix de la soumission ?

Jacques-François BONALDI
Vaut-il la peine d’acquérir la paix au prix de la soumission ? Jacques-François Bonaldi J’ai lu attentivement l’article exhaustif et bien documenté du diplomate écossais, Craig John Murray, sur le Venezuela, du 31 mars, intitulé « The Weight on Delcy Rodríguez » (autrement dit : « Le Fardeau de Delcy Rodríguez » ; https://www.craigmurray.org.uk/archives/2026/03/the-weight-on-delcy-rodriguez/), que Thierry Deronne a traduit et inséré ce même jour dans son blog Venezuelainfos sous le titre de « Que se passe-t-il au Venezuela ? » (https://venezuelainfos.wordpress.com/2026/03/31/que-se-passe-t-il-au-venezuela-par-craig-john-murray/) et que LGS a publié le 8 avril, sous le titre de « Le Poids des responsabilités pour Delcy Rodríguez », selon une nouvelle traduction anonyme (apparemment la même, mais avec des retouches). Mes commentaires, qui ne sont que cela, pas une étude exhaustive, partent des deux premiers textes. Suivant de près la situation vénézuélienne, comme je crois (…)Lire la suite »
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Souvenir d’en France

De mai 68 à la maladie sénile de la classe politique

Maxime VIVAS
Dans les années 60, je triais des lettres dans le centre de tri Paris Brune, dans le 14ème arrondissement de Paris. Mes camarades avaient eu l’idée saugrenue de m’élire secrétaire de la section syndicale CGT qui comptait plus de 400 adhérents. Après avoir oublié d’être présent à quelques réunions que j’avais moi-même convoquées et à des délégations auprès du chef de Centre, que j’avais (…)
Quand j’émis l’idée d’une démission de mon poste, mes camarades convinrent, avec une spontanéité qui me soulagea (et me vexa un peu), qu’on avait fait une mauvaise distribution de rôle. Me fut confiée alors la responsabilité du journal de section, tâche où je sus démontrer par une certaine aisance de plume que j’étais syndicalement récupérable pour la cause. Mieux : l’Humanité avait créé un réseau de correspondants de presse chargés d’écrire des articles sur les luttes sociales qu’ils vivaient. Je postulai. C’est ainsi que je me suis retrouvé en formation avec une dizaine de bénévoles dans les locaux du journal situé alors sur les grands boulevards, rue du Faubourg-Poissonnière, non loin du Grand Rex, cinéma où des cendriers étaient encastrés dans les accoudoirs des sièges et l’écran malencontreusement placé derrière un brouillard de volutes de fumée. Je vous parle d’un temps où il était interdit d’interdire et où l’on pouvait allumer une clope sans que quelqu’un se mette (…)Lire la suite »