« La droitisation du monde touche l’ensemble de nos existences »

François CUSSET

« Droitisation » : le mot a envahi les analyses de la vie politique, souvent dans un cadre franco-français. Dans son dernier ouvrage, La droitisation du monde, c’est à l’ensemble de la planète que François Cusset étend l’analyse de cette lame de fond. Écrivain, chercheur en histoire intellectuelle et politique contemporaine, professeur d’études américaines à l’université de Nanterre, il détache son point de vue des seuls cadres nationaux, échiquiers politiques et calendriers électoraux, et met au jour un processus aussi profond que contemporain ­ à peine un demi-siècle , toujours en cours, dans une perspective d’histoire et de pensée critiques. Pour le comprendre dans toute son ampleur et, partant, déceler les issues émancipatrices possibles dans un paysage confus et bouleversé. Entretien.

HD. Pour rendre lisible notre monde complexe, vous proposez l’hypothèse de sa droitisation. Sur quoi la fondez-vous ?

François Cusset. Le dernier demi-siècle est marqué par un cycle contre-révolutionnaire qui constitue un retournement. Le cycle émancipateur, progressiste du milieu du XXe siècle – décolonisation des deux tiers de la planète, émergence d’une culture jeune, protestations étudiantes et ouvrières, État providence... – a suscité en réaction, dialectiquement, à partir du milieu des années 1970, un retour de bâton de la classe dirigeante, dont les lignes sont variées mais se mêlent. Le capitalisme familial, national et protectionniste, est devenu spéculatif, actionnarial et mondialisé ; l’économie de production est devenue financière et spéculative ; la consommation définit désormais entièrement notre existence individuelle et collective... La fin du bloc de l’Est a ouvert au capitalisme un territoire nouveau, tout en mettant en deuil les tenants des politiques émancipatrices ou progressistes. Le « sud » de la planète a émergé à la fois économiquement et culturellement – pas encore politiquement. Est également survenu le désastre écologique, accélération hyperbolique des ravages produits par le capitalisme. Enfin, la révolution technologique constitue à la fois une immense métamorphose économique et une révolution existentielle rendant nos vies ubiquitaires, virtuelles, à la fois hypersocialisées et totalement individualisées. S’ajoutent les questions identitaires nouvelles : si la théorie du « choc des civilisations » relève de la propagande néoconservatrice, des tensions religieuses et ethniques existent. Toutes ces lignes vont dans le même sens : un énorme cran supplémentaire dans l’histoire moderne vers la droite, pas seulement sur l’échiquier politique, mais aussi en termes de valeurs, de modes de vie, de visions du monde et même de pratiques collectives – désormais incarnées par l’équipe de foot, la Manif pour tous, la communauté religieuse ou le réseau social... –, dont sont absentes les formes sociales progressistes du XXe siècle.

HD. Vous analysez ce processus de « droitisation du monde » tout en estimant qu’on peut aujourd’hui se passer des catégories droite-gauche. N’est-ce pas paradoxal ?

François Cusset. À gauche, s’est creusé un abîme entre la gauche de gouvernement, gestionnaire et « efficace », plus austéritaire et sécuritaire que ses homologues de droite depuis la triade Clinton-Blair-Schröder, et une gauche de combat en miettes, prise en étau entre une tentation électorale illusoire, une nostalgie du grand soir et une mobilisation qui ne se reconnaît pas en elle : Nuit debout, Occupy Wall Street, les Indignés... Au sein de la droite classique, deux lignes historiquement en contradiction ont formé une alliance stratégique : la droite des marchés, du libre-échange radicalisé, de la haine de l’État et de la suppression de toutes les barrières à la mondialisation économique, et la droite des valeurs patrimoniales, chrétiennes et identitaires. Sous le prétexte de la « guerre des civilisations », après le 11 septembre 2001, mais cela repose fondamentalement sur la défense des intérêts des classes dirigeantes.

HD. Que devient le rôle de l’État dans ce grand virage ?

François Cusset. La doctrine néolibérale élaborée après guerre lui vouait une haine viscérale. Ensuite, ses tenants et les acteurs économiques sont devenus les meilleurs amis d’un État qui a sauvé le système lors de la crise des subprimes, d’un État austéritaire à l’échelle européenne et d’un État sécuritaire qui, sous prétexte d’état d’urgence, endigue les mouvements sociaux... Ce sont les fonctions mêmes de l’État qui ont changé. Historiquement vouées à protéger, compenser, instruire, égaliser partiellement, elles sont désormais de trois ordres en Occident : présenter aux marchés une administration rentable en supprimant ses fonctions sociales dépensières ; une fonction diplomatico-politique de service aux entreprises ; une fonction militaro-policière, qui va de l’interventionnisme aux quatre coins du monde sous prétexte de lutte antiterroriste à une hypersurveillance généralisée poliçant nos existences.

HD. En quoi le développement de la « biopolitique » est-il une expression de cette droitisation ?

François Cusset. Ce terme, dû à Michel Foucault, désigne le rapport entre les formes de pouvoir politique et les formes de vie à la fois organique, existentielle, morale, normative. La biopolitique a émergé avec la mise en œuvre par les États de politiques natalistes, par exemple, s’insinuant dans des aspects de nos existences qui n’étaient pas de leur ressort. Un siècle plus tard, l’extension du capitalisme se fait dans deux directions simultanées. À la fois vers le plus volatil – la spéculation qui déstabilise l’économie, précarise le travail et sacrifie la production – et vers le plus concret, organique, intime – ces dimensions de nos existences qui ne relèvent pas du domaine de la marchandise, de la vie de « l’âme » à la sexualité en passant par la rentabilisation du temps disponible avec l’ubérisation. En nous incitant à optimiser nos existences, la biopolitique individualise radicalement nos façons de faire et impose des normes, légifère. C’est, en outre, un secteur économique en plein boom. Invention des États, la biopolitique est désormais l’apanage d’immenses multinationales privées – le rachat de Monsanto par Bayer en est un exemple spectaculaire. En fait, trois domaines fondamentaux sont passés de la gauche à la droite. La nation, invention des peuples de gauche et des révolutions du XIXe siècle. Le vitalisme, situé à gauche, et les biopolitiques étatiques progressistes au XIXe siècle (elles étaient en même temps coloniales...), désormais de droite, où la vie doit être rentabilisée. Enfin, la culture : au cycle de l’après-guerre, avant-gardiste, indissociable du changement social et de la déstabilisation des pouvoirs en place, a succédé l’extension de la culture à tous les aspects de l’existence, une industrie devenue le moteur de l’économie mondiale, sphère de loisirs pour oublier les rapports de forces. La lame de fond de la massification de l’accès à l’éducation et à la culture, mais aussi aux droits sociaux, change la donne : créateur et consommateur sont deux fonctions indifférenciées, ce qui va aussi bien dans le sens d’une reprise en main du pouvoir culturel par les gens que dans le sens du nivellement par le bas, du démantèlement des points de repère, sans rien avoir à mettre à leur place...

HD. Que deviennent alors les questions et les perspectives sociales et collectives ?

François Cusset. Les formes de mobilisation collective antérieures ont perdu la plus grande part de leur crédibilité ou de leur efficacité. Et en même temps, il y a du nouveau : les ZAD, les mouvements de quartier, la jeunesse mobilisée pour occuper les places... Ces phénomènes, mondiaux, convergents dans le temps depuis les printemps arabes, sont le signe d’une réinvention des formes de mobilisation, encore minoritaires et réticentes à l’organisation et donc insuffisamment stratégiques. Le mouvement social unitaire, avec ses formes d’organisation traditionnelles, n’a pas d’autre choix, face au moloch de droite, que d’avancer main dans la main avec ces nouveaux combats.

François Cusset
écrivain, historien des idées, professeur à l’université Paris-Ouest Nanterre-la Défense

François Cusset. La droitisation du monde, conversations avec Régis Meyran. Paris : Textuel 2016, 192 pages, 15 euros.

Un ouvrage de mise au point, selon son auteur ­ dont les travaux portent depuis longtemps sur le tournant néolibéral des dernières décennies, mais aussi sur ses opposants, des mouvements sociaux aux contre-cultures , qui s’attache ici à dénouer les fils du grand virage droitier à l’échelle mondiale ­ initié dès l’aube des années 1970, entremêlés et composés des diverses facettes de notre présent. Détaillant ce long « retour de bâton », réactionnaire et individualiste, cynique et guerrier, bienveillant et divertissant, il interroge ses reconfigurations et ce que peuvent encore les forces de résistance et d’émancipation. François Cusset a publié, notamment, French Theory et La décennie : le grand cauchemar des années 1980 (la Découverte, 2003 et 2006), et dirigé Une histoire (critique) des années 1990 (Centre Pompidou-Metz, 2014). Il est aussi l’auteur d’un roman, À l’abri du déclin du monde et d’un journal intime fictif, Les jours et les jours (P.O.L, 2012 et 2015).

Entretien réalisé par Lucie Fougeron pour L’Humanité Dimanche

Photo : Audrey Cerdan

 http://www.humanite.fr/la-droitisation-du-monde-touche-lensemble-de-nos-existences-618482

COMMENTAIRES  

07/11/2016 18:22 par ozerfil

Droitisation et américanisation : on y est dans la démocratie rêvée par le patronat avec une pseudo-alternance qui ne changera plus rien à la vie politique, sociale et économique de notre pays.

Mais que faire puisque cela convient à la plupart de nos concitoyens encore ivres du rêve américain ?

Ils sont encore si nombreux à croire qu’ils vont devenir riches du jour au lendemain - comme si, d’ailleurs, c’était une fin en soi et ça pouvait être le sens d’une vie...

Pauvre Humanité, hantée par le matériel, le pouvoir et l’argent, jusqu’à l’inhumanité !!

08/11/2016 17:15 par Louise de Bretagne

Droitisation ou autre extrêmisme, aux quatre points cardinaux c’est du pareil au même, c’est un couteau à plusieurs lames qui tranche quelques soit la faction qui le manie et de quelle façon dont il est employé. Alors les perspectives sociales ou autres c’est de la fiction, NADA_NIET...
La démocratie c’est cause toujours, la dictature c’est ferme ta gueule.!
Résister est un devoir, se soumettre une erreur ? Non, une faute impardonnable..!
(Jean Claude Depoil syndicaliste Paysan _ 1950)

13/11/2016 13:01 par Christian DEL

On trouve du réactionnaire défendu à gauche et à l’extrême-gauche - la défense de l’intégrisme religieux musulman notamment- et c’est aussi une forme de "droitisation" contre l’émancipation !

14/11/2016 10:08 par marcel dugenoux

Merci d’avoir reproduit cet entretien plein de bonne choses. Un bémol seulement : dire que les états-nations du XIXe siècle soient les résultantes de dynamiques dites "de gauche" suppose de passer sous silence la construction colonialiste et capitaliste des puissances impérialistes, que j’ai beaucoup de mal à assimiler à la gauche ; de la construction coloniale par l’extermination définitive des populations natives et les guerres avec le Mexique de la nation américaine, en passant par les différents hégémonismes européens, en Italie et en Allemagne en particulier, ou par l’enrichissement des empires britannique et français, la cristallisation des états-nations me paraît plutôt relever de la mise en place d’un système de dépendance au capital et aux puissances politique qui les favorisent (la construction européenne au XXe siècle pouvant en passer pour l’héritière) ...
Si l’on prolonge cette interprêtation de la construction des nations comme outils de contrôle des peuples et non d’émancipation, on obtient l’explication du morcellement artificiel des états post-coloniaux suivant des frontières qui n’aient que rarement à voir avec les délimitations coloniales proprement dites.
Pour tout cela je ne comprend pas comment historiquement défendre que de supposées dynamiques "de gauche" soient à l’origine des états-nations. N’oublions pas qu’avec pertinence, Marx et Engels remarquaient dès 1871 que l’exploitation relève d’un phénomène transnational, invitant les prolétaires de tous les pays à s’unir.
Un des paradoxe, lui non plus pas cité, de l’ère contemporaine, c’est qu’à l’heure où les véritables frontières entre les peuples, constituant des obstacles quasi-infranchissables, constituent dans les barrières linguistiques, on ne lise dans aucun programme progressiste la nécessité de mise en oeuvre d’une politique volontariste forte visant à démultiplier les langues enseignées dans les école et à casser l’hégémonie qui y prospère de la seule langue anglo-américaine.

29/01/2017 23:25 par alain harrison

Une excellente analyse.
2017 sera l’année de toutes les récupérations, le libéralisme va faire des promesses paradoxales.
Hamon le nouveau chef du PS. Le même entourage, le même lobbyisme, la même filiation avec l’EU et que sais-je encore....
Il y aura sans doute une nouvelle mouture du monde du travail__ avec des concepts à la clef : sans doute l’entreprise progressiste, l’économie du partage, etc.. Le chapitre 1 du lire de Jean-Marie Abgrall, tous manipulateurs tous manipulés__dans un nouveau langage gauchiste-droitiste tant la confusion est grande, une confusion sciemment induite et entretenue qui fait partie des moeurs de la majorité. Les mots seront encore utilisés pour instrumentaliser les orientations populaires, dont le consumérisme versus l’emploi versus la croissance seront encore le triumvirat utilitaire.
Le PS va encore nous chanter : nous allons réformer l’UE. Vive l’UE sociale sera peut-être un slogan.
La crise n’est pas sous le tapis et comme Einstein :
“La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent.”

N’avons-nous pas des solutions radicales, le choix est limité.
« « « Les choix sont liés aux époques et à la conscience du grand nombre. A.H. » » »

Krishnamurti : le contenu de la conscience est la contenant et le contenant de la conscience est son contenu.

30/01/2017 02:33 par alain harrison

Bonjour

13/11/2016 à 13:01 par Christian DEL
« « On trouve du réactionnaire défendu à gauche et à l’extrême-gauche - la défense de l’intégrisme religieux musulman notamment- et c’est aussi une forme de "droitisation" contre l’émancipation ! » »

Un problème qui nous hantera longtemps, le conservatisme religieux. Comment combattre ce phénomène archaïque ?
Question difficile n’est-ce pas. La gauche comme la droite parle des deux coins de la bouche, leur position est confuse et très précaire, tellement les contradictions ressortent de tout côté selon la clientèle à qui on s’adresse. La société est profondément divisée.
Pour ma part il faut reconduire l’Évolution Naturelle et la grande Histoire de l’homme depuis l’époque, plutôt la période entourant l’Hominisation.
Il faut aussi déconstruire les mythes, dont la fameuse Inondation biblique.
Nous avons le devoir de rectifier, de voir le faux du vrai et le vrai du faux (Krishnamurti).
De comprendre la mécanique du conditionnement-manipulation. Chapitre 1 du livre de.......

Nous avons des outils puissants à notre porté, et ils sont le vision d’ensemble et le questionnement, à chacune chacun de ce les appropriés.
Cela doit se faire parallèlement à toutes les voies (encore éclaté) de la société civile, la partie intègre, vue que bien des ONG sont PIPO.
Avec Hamon comme chef du PS, assisterons-nous à un nouveau phénomène imprévisible : personne n’avait prévu les Printemps Arabes (on a une idée des coulisses), du Brexit, de l’élection de Trump...........Le retour du PS et ci.
Entre deux droites, vaut mieux avoir une Alternative NON OUI
JLM et FR, mais y a-t-il des balises anti dérapage (Tsipras) et par feux (le PCF ?!?!).
Le PCF est un peu opportuniste et calculateur, selon ce que j’en sais.
À la fête de l’Humanité, la gauche a réservé des traitements : représentant de l’Amérique latine et certains personages français. Questionnable ?!
Oui, il y a de beaux discours : M. Le Hyaric, M. Laurent et qui donc......
Le PRCF et ci. avaient leur kiosque.
Mais, en ce qui concerne les grands enjeux, les Déterminants..............
Le PS joue du revenu de base, de l’UE sociale............
Et encore la énième prise : contrer le FN.
La gauche, qu’a-t-elle à offrir à la population ?
Il y a un travail coordonné de base qui tarde, auprès des travailleurs citoyennes.
Je ne parle pas de FR ou du m6r.Fr ou des instances civiles sensibilisées par les enjeux, mais de rejoindre le peuple et de lui dire voilà vous êtes en mesure d’être le maître d’oeuvre de l’Alternative. Il y a toute une pédagogie à faire et expliquer que le consensus est nécessaire et que pour ce faire, il faut expliquer la notion du découplage.
À ce sujet un article à lire :
Sortir de l’ambiguïté autochtone : une suggestion
Penser le découplage
Je crois qu’il existe une approche à la fois respectueuse des autochtones, qui facilite le passage à la souveraineté […]. C’est l’approche du découplage des deux questions : la question de la souveraineté et la question autochtone.
Lors des résolutions de l’Assemblée nationale de 1985, le Québec a été le premier gouvernement au Canada à reconnaître l’existence des nations autochtones. Depuis, ces nations s’expriment et affirment de cent façons qu’elles refusent de voir leur sort décidé par d’autres et imposé d’en haut. Ce n’est pas tant la souveraineté du Québec qui les dérange – bien que ce soit le cas – mais le peu de cas qui est fait de leur souveraineté à elles.
http://jflisee.org/sortir-de-lambiguite-autochtone-une-suggestion/

L’idée de découpler les intérêts partisans des intérêts du Peuple passe par la question fondamentale :

Qu’est-ce que cela me rapporte, à moi, à ma famille, à mon milieu parce que celui-ci a des effets collatéraux sur moi et moi sur lui.

Des rencontres informelles par les travailleurs citoyennes pour les citoyennes travailleurs

30/01/2017 02:35 par alain harrison

 La droitisation du monde touche l’ensemble de nos existences » par alain harrison
Bonjour
13/11/2016 à 13:01 par Christian DEL
« « On trouve du réactionnaire défendu à gauche et à l’extrême-gauche - la défense de l’intégrisme religieux musulman notamment- et c’est aussi une forme de "droitisation" contre l’émancipation ! » »
Un problème qui nous hantera longtemps, le conservatisme religieux. Comment combattre ce phénomène archaïque ?
Question difficile n’est-ce pas. La gauche comme la droite parle des deux coins de la bouche, leur position est confuse et très précaire, tellement les contradictions ressortent de tout côté selon la clientèle à qui on s’adresse. La société est profondément divisée.
Pour ma part il faut reconduire l’Évolution Naturelle et la grande Histoire de l’homme depuis l’époque, plutôt la période entourant l’Hominisation.
Il faut aussi déconstruire les mythes, dont la fameuse Inondation biblique.
Nous avons le devoir de rectifier, de voir le faux du vrai et le vrai du faux (Krishnamurti).
De comprendre la mécanique du conditionnement-manipulation. Chapitre 1 du livre de.......
Nous avons des outils puissants à notre porté, et ils sont le vision d’ensemble et le questionnement, à chacune chacun de ce les appropriés.
Cela doit se faire parallèlement à toutes les voies (encore éclaté) de la société civile, la partie intègre, vue que bien des ONG sont PIPO.
Avec Hamon comme chef du PS, assisterons-nous à un nouveau phénomène imprévisible : personne n’avait prévu les Printemps Arabes (on a une idée des coulisses), du Brexit, de l’élection de Trump...........Le retour du PS et ci.
Entre deux droites, vaut mieux avoir une Alternative NON OUI
JLM et FR, mais y a-t-il des balises anti dérapage (Tsipras) et par feux (le PCF ?!?!).
Le PCF est un peu opportuniste et calculateur, selon ce que j’en sais.
À la fête de l’Humanité, la gauche a réservé des traitements : représentant de l’Amérique latine et certains personages français. Questionnable ?!
Oui, il y a de beaux discours : M. Le Hyaric, M. Laurent et qui donc......
Le PRCF et ci. avaient leur kiosque.
Mais, en ce qui concerne les grands enjeux, les Déterminants..............
Le PS joue du revenu de base, de l’UE sociale............
Et encore la énième prise : contrer le FN.
La gauche, qu’a-t-elle à offrir à la population ?
Il y a un travail coordonné de base qui tarde, auprès des travailleurs citoyennes.
Je ne parle pas de FR ou du m6r.Fr ou des instances civiles sensibilisées par les enjeux, mais de rejoindre le peuple et de lui dire voilà vous êtes en mesure d’être le maître d’oeuvre de l’Alternative. Il y a toute une pédagogie à faire et expliquer que le consensus est nécessaire et que pour ce faire, il faut expliquer la notion du découplage.
À ce sujet un article à lire :
Sortir de l’ambiguïté autochtone : une suggestion
Penser le découplage
Je crois qu’il existe une approche à la fois respectueuse des autochtones, qui facilite le passage à la souveraineté […]. C’est l’approche du découplage des deux questions : la question de la souveraineté et la question autochtone.
Lors des résolutions de l’Assemblée nationale de 1985, le Québec a été le premier gouvernement au Canada à reconnaître l’existence des nations autochtones. Depuis, ces nations s’expriment et affirment de cent façons qu’elles refusent de voir leur sort décidé par d’autres et imposé d’en haut. Ce n’est pas tant la souveraineté du Québec qui les dérange – bien que ce soit le cas – mais le peu de cas qui est fait de leur souveraineté à elles.
http://jflisee.org/sortir-de-lambiguite-autochtone-une-suggestion/
L’idée de découpler les intérêts partisans des intérêts du Peuple passe par la question fondamentale :
Qu’est-ce que cela me rapporte, à moi, à ma famille, à mon milieu parce que celui-ci a des effets collatéraux sur moi et moi sur lui.
Des rencontres informelles par les travailleurs citoyennes pour les citoyennes travailleurs

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