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La mauvaise humeur et la colère, ce n’est pas assez..

L’article de Robert Bibeau, « Beppe Grillo- Triste clown désolant.. » (LGS. 6/3/’13), a suscité quelques critiques, à mon avis injustes.

« Si on ne pose pas la bonne question, on risque d’avoir une mauvaise réponse »

Ex ; demander « ce qu’on n’aime pas », au lieu de « qu’est ce qu’on veut » ?

Par définition, un mouvement de protestation spontané ou de colère, n’identifie pas toujours toutes les causes réelles de sa frustration, et ne possède donc ni une vision claire ou l’organisation politique nécessaire pour modifier le rapport de force ou renverser le pouvoir en place.

Par contre, un mouvement politique révolutionnaire sous-entend un plan, une vision et organisation, pour prendre le pouvoir, le modifier et le conserver.

Dernièrement, il a été beaucoup question du « Printemps Arabe », et les « révolutions » ( ?) qui s’ensuivirent. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le résultat final n’est pas ce que les masses espéraient.

Prenons le cas de l’Egypte, comme exemple. Pendent plus de 50 ans, un régime militaire et autocrate, a régné sur ce pays, sans une véritable organisation politique d’opposition. Dans ce vide politique, les frères musulmans, même dans la clandestinité, se sont organisés pour établir une présence à travers et dans des réseau sociaux.

Au départ, c’était le peuple qui manifestait sa colère contre le régime et son président corrompu. Dès le commencement de ces manifestations, il était évident qu’il n’y avait pas d’organisation « politique » du mouvement. Et il a payé un prix lourd, par le nombre de morts. Mais grâce à son courage et à sa ténacité, il a réussi son objectif principal : renverser Moubarak.

Les militaires assumaient le pouvoir pour une période de transition, vers un gouvernement civil. Pour ce faire, ils décidèrent d’organiser des élections, d’élire des représentants, qui proposeraient une nouvelle constitution et désigneraient un nouveau président.

« Le pouvoir fléchit, mais ne cède pas »

Pendent les manifestations, les frères musulmans ne s’étaient pas fait trop remarqués. C’est seulement au moment de transition du pouvoir et les élections, qu’ils se sont montrés avec tous leurs moyens d’organisation, contrairement à tous ceux qui avaient contribué à la chute de Moubarak, qui eux n’étaient pas du tout organisés dans un mouvement politique unitaire. Le résultat, nous la connaissons. L’espoir de tous ceux qui étaient à l’origine du mouvement s’évapore, la légitimité est maintenant de côté des frères musulmans, avec la bénédiction des militaires. Car la constitution proposée par les frères musulmans est un pas en arrière, qui leur assure un pouvoir de caractère religieux, sans mettre en cause le pouvoir lui-même.

Parmi tous ceux qui étaient à l’origine du mouvement « révolutionnaire », personne n’envisageait ce résultat.

L’histoire nous apprend que c’est ainsi, en général. Si un mouvement de masse n’est pas uni, par des objectives politiques clairs, les chances d’échec et de récupération sont grandes.

Le pouvoir établi est bien équipé pour faire face aux manifestations, spontanées ou de colère. Toutes les institutions du « pouvoir » collaborent ensemble pour préserver autant qu’elles peuvent leurs privilèges, même si elles font semblant de lâcher un peu de lest pour préserver l’essentiel. Car elles savent que les manifestations de masses finissent par se démobiliser, et si elles ne sont pas « politisées », elles se disperseront, tôt au tard.

Il est plus facile de connaître l’objet de nos frustrations que de clairement identifier celui de nos désirs.

Le système craint surtout un mouvement politique, bien déterminé, organisé et uni, qui cherche à renverser l’ordre de choses. Mais, malheureusement, la « gauche », a trop souffert, et souffre toujours, de ses divisions.

« L’extrême gauche », se voit comme la seule a détenir la « vérité » révolutionnaire, une élite, tel qu’une petite usine idéologique pour cadres supérieurs. Ils savent tout. Sauf jouer en équipe. Pendant ce temps-là … ?

Les « anarchistes, (organisés ou pas), c’est encore une (ou plusieurs) catégories à part ; entre des snobs, prétentieux et enfants gâtés. Eux, ils n’aiment même pas l’idée d’une équipe. Ils aiment être contre tout et n’importe quoi. Ils ne roulent que pour eux, et d’après eux, tout le monde devrait en faire autant et tout irait pour le mieux.

Même un accord politique ne garantit pas toujours la réussite.

Le Parti (pas) Socialiste est l’élément plus insidieux de la division à gauche. Son ambiguïté idéologique s’est toujours traduit par le populisme et l’opportunisme politique. Les trahisons successives des aspirations des masses, à travers l’Europe, sont trop nombreuses pour lui trouver de circonstances atténuantes. A l’évidence, le PS n’est que la soupape de sécurité pour prolonger la vie du capitalisme, pour mieux duper tous ceux qui aspirent à changer la société. C’est parce que le PS est, de fait, à droite, qui le rend encore plus dangereux.

Tous ceux qui se rappellent la période Mitterrand et le Programme Commun de la Gauche portent encore les cicatrices de la trahison. Il était évident que le PS n’avait aucune intention de respecter l’accord politique et sa signature pour mettre en oeuvre la politique pour laquelle il avait été élu. Résultat : Le Parti Communiste et la gauche ont été décimées. Le PS et Mitterrand ont été les artisans de la plus grande escroquerie politique de l’histoire Française. Et ils remettent ça avec Hollande. La droite lui sera reconnaissante, pour toujours.

Coluche, en son temps, pouvait être drôle, pertinent et irrespectueux des institutions. Etait-il un révolutionnaire pour autant ?

Nous saurons assez rapidement ce que Beppe Grillo veut et qui/quoi, il représente, vraiment.

Le Capitalisme est pourri à la moelle, et le rafistolage et couches de peinture ne changeront rien.

En conclusion : Nous n’avons pas besoin de réinventer la roue. C’est n’est pas d’autres partis, d’autres mouvements, des mécontents sans conséquence qu’il nous faut, pour nous distraire. Il nous faut une grande organisation politique de gauche, décisive et résolue avec des objectifs clairs et une vision à long terme, pour une société humaine, d’égalité et de justice. Pour y parvenir il faut tout changer ; ça s’appelle une révolution socialiste, (démocratique, évidemment).

Malgré toute la misère au quotidien, c’est cela que beaucoup n’arrivent pas encore à accepter et comprendre.

Nous, les « sans culottes » des temps modernes, nous n’avons rien a perdre et tout à gagner.

COMMENTAIRES  

21/03/2013 23:42 par Anonyme

C’est triste a dire. Visiblement, que par le "bavardage douillet" des lecteurs, c’est l’apathie générale.

22/03/2013 09:37 par rouge de honte

La mauvaise humeur et la colère, ce n’est pas asser. Vous y avez ajouté le mépris, je me demande si c’est suffisant ?
De fait une bonne partie de la population est exclue et vous ne parlez pas de la droite...Qui reste ?
La gauche modérée ? c’est quoi ? ou sont-ils ?

22/03/2013 13:28 par olivier

Je suis entièrement d’accord avec le propos de cet article.

Il nous faut une grande organisation politique de gauche, décisive et résolue avec des objectifs clairs et une vision à long terme, pour une société humaine, d’égalité et de justice.

La question qui me turlupine depuis des années est : comment y arrive-t-on dans une société dont les médias sont acquis à la caste politique dominante ?

23/03/2013 04:11 par Anonyme

@ olivie
Par l’engagement politique,car on est pas seule.

@ rouge de honte ( noir de...?)
Je ne méprise que la duperie, déception, duplicité et l’opportunisme, d’ou qu’elle vienne. A droite c’est l’évidence même. Ce qui est moins évident, c’est une certaine "gauche", qui par son ambiguïté et "flou" idéologique ne fait que "brouiller" le véritable débat politique.
Etre "anarchiste" ( nous le sommes tous, un petit peu) est une position facile et confortable, sans conséquence politique pour le "système", car sans engagement objective claire avec et pour, l’ensemble du groupe sociale.
Maintenant, si tu as une contribution constructive, qui va au delà d’une simple solution individuel ou marginale, pour renverser l’état actuel des choses, faites le savoir (par LGS), on serras que trop heureux de pouvoir en discuter.
Sinon, mon instinct et expérience m’oblige a considérer ce genre d’interpellation comme, au moins, une distraction et au plus, comme une provocation, ( une vieille tactique ).
En attendant, je maintiens que "la mauvaise humeur et la colère, n’est pas assez..."
Je te salut fraternellement
( Rouge et fier)

23/03/2013 10:52 par rouge de honte

Ce n’est pas de la provocation, vous méprisez l’extrême gauche (qui a pourtant donné bien des directions à suivre et fait changer bien des choses notamment avec la Palestine) et vous méprisez l’anarchie sans vraiment savoir de quoi il en retourne me semble-il.

Je vais tenter de vous l’expliquer en espérant ne pas être lu entre les lignes.

Nous pouvons refuser la politique menée actuellement par nos gouvernements en créant des organisations pratiquant des théories et des revendications tout en ayant pas d’autre choix que de rester soumis à nos gouvernements de par les nécessités qui nous sont vitales. Politiser une population soumise à ses nécessités, ses dettes et ses lois ne sera pas facile, l’extrême droite a plus de chance que vous.

Ou alors,

Nous pouvons mener une action réelle en modifiant nos comportements (et ça c’est individuel mais pas forcément égoïste) C’est-à -dire reprendre le pouvoir par le bas de façon à s’extraire -face à nos gouvernements- des nécessités qui nous sont vitales et de reprendre possession de nos vies. Par petits groupes, communautés, villages ou villes l’essentiel étant l’exemple. Comme je voulais le faire entendre à Olivier par cette exemple-ci, les indignés étant plutôt à mettre dans paragraphe du haut. Cuba est un bon exemple de ce qui peut se faire par exemple en agriculture vivrière de quartier. Avec 50 ans d’embargo sur nos vies, nous pouvons y arriver.
Cultiver la démocratie et notre émancipation par des actions concrètes et vivrières me semble être la seule solution et c’est une forme d’anarchie.
Je ne pense pas qu’en excluant une partie de la population en les traitant de farfelus ou d’égoïstes la politique va s’améliorer. Je pense au contraire que par des exemples concrets il sera facile de rassembler même ceux qui a priori ne semble pas « conforme » à vos attentes.
Bien à vous,

23/03/2013 12:03 par ADSkippy

Décidément ! Je ne méprise pas l’extreme gauche. Je fait une constatation politique ; que depuis trop longtemps ils ne jouent que sur la division.
Nous souffrons tous de la frustration de ne pas être plus entendue par les masses, et ses divisions, n’arrangent rien.
Cuba c’est débarrassé d’une dictature par une révolution armée.
Je n’exclus personne. Je dis simplement que dans une lutte politique, il faut clairement identifier les objectives ; renverser le pouvoir politique et économique existant, prendre le pouvoir et la conserver, (car ce n’est pas des manchots en face). Pour ce faire, il faut un plan, et ensuite, qui sait ? Des nouvelles solutions d’organisation sociale peuvent suivre leurs cours et prendre forme, démocratiquement, et en son temps, sans les contraintes capitalistes. Je ne sais quelle forme cette nouvelle organisation sociale prendras, et ça n’est pas a moi de le dire. C’est le peuple qui décideras. DEMOCRATIQUEMENT.

23/03/2013 19:13 par transes en France

Eh bien, je suis d’accord avec rouge de honte, présenter la gauche comme cela :

« L’extrême gauche », se voit comme la seule a détenir la « vérité » révolutionnaire, une élite, tel qu’une petite usine idéologique pour cadres supérieurs. Ils savent tout. Sauf jouer en équipe. Pendant ce temps-là … ?
Les « anarchistes, (organisés ou pas), c’est encore une (ou plusieurs) catégories à part ; entre des snobs, prétentieux et enfants gâtés. Eux, ils n’aiment même pas l’idée d’une équipe. Ils aiment être contre tout et n’importe quoi. Ils ne roulent que pour eux, et d’après eux, tout le monde devrait en faire autant et tout irait pour le mieux".

... ce n’est certainement pas une analyse "politique", et encore moins scientifique : c’est un déballage de préjugés. Où sont les chiffres ou les études pour justifier de cela ?

Il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour constater que la gauche, toute la gauche, est en pièces, mais décréter que certains de ses militants ne sont que des arrogants élitistes ou des prétentieux ou autre nom d’oiseau, c’est décrédibiliser d’entrée un discours qui se veut mobilisateur.

Et, en effet, les anarchistes ne sont pas ce ramassis de gens qui prétendent l’être, de droite comme de gauche, en braillant "ni dieu ni maître", mais ils savent parfaitement quel type de société ils veulent, qu’on y adhère ou non, qu’on le pense viable ou non.
Si on veut en parler, il faudrait dépasser le stade des jugements expéditifs et s’intéresser en premier chef au projet politique du mouvement.
(Quant à l’"extrême gauche", de qui parle-ton ? Encore un terme vague. Où est le FdG, là dedans ? Il n’est pas mentionné par ailleurs, semble-t-il).

La gauche militante existe dans tous les mouvements, mais pour l’instant, elle n’a pas de solution : elle est désorientée et s’est en grande partie repliée : elle voit bien que tout ce qu’elle propose ou fait n’aboutit à rien et qu’elle ne peut pas faire confiance aux chefs - qu’ils soient politiques ou syndicaux.
Celle qui s’est mobilisée avant les élections est rentrée au bercail la queue basse. Pourtant, certains des militants avaient l’espoir d’une "révolution socialiste".

Dire "faukon-yaka" s’unir et créer un grand mouvement unitaire, c’est un truisme. Tout le monde peut en arriver à cette conclusion.
Encore faut-il savoir ce que s’unir veut dire. Ce n’est pas tous aller adhérer au groupe le plus nombreux et adopter son programme sans avoir été consulté, mais véritablement construire ensemble un projet de société.
Or, si on commence par éliminer une partie des militants de gauche en leur collant des étiquettes méprisantes, c’est, d’une part, choisir de les marginaliser et, donc, diviser la gauche avant même d’avoir commencé, et, d’autre part, montrer qu’on n’est pas prêt soi-même à une action unitaire.

Quant à Beppe Grillo, on se demande ce qu’il vient faire là .
" Nous saurons assez rapidement ce que Beppe Grillo veut et qui/quoi, il représente, vraiment."
Ce n’est pas à la base d’attendre de voir ce que le gourou veut ou va faire, et d’épier ses mouvements : elle doit savoir exactement à quoi s’en tenir, parce qu’elle en aura élaboré le programme avant de choisir, éventuellement, un représentant qui agira en conséquence. Tout doit avoir été clairement établi, au grand jour, et bien avant les échéances.
C’est ce que vous nous expliquiez par ailleurs, non ?

Donc, c’est sûr que la pente est escarpée et la route sinueuse.

23/03/2013 20:15 par rouge de honte

Vous devriez me relire et ouvrir les liens que je vous propose. Vous dites "il faut un plan" ayez la courtoisie de lire celui que je vous propose qui est aussi une solution démocratique qui peut ˆetre mis en oeuvre dans tous les pays riches ou pauvre avec pour bénéfice la liberté.
Dans la situation actuelle, le peuple s’élèvera quand les ventres seront vides et ce sera trop tard pour la démocratie.
N’oublions pas que d’autres, de par nos errances, ont déjà le ventre vide.
Merci pour votre dialogue.

24/03/2013 02:42 par ADSkippy

@ rouge et noir
Je répète ; si tu veux faire une contribution constructive, je suis sur que le LGS pourrait t’accommoder, et a entamer une discussion d’idées.
@ transes de France
Beppe Grillo ? Suite a des réactions d’un article de Robert Bibeau, "Beppe Grillo-Triste clown désolant.." LGS,6/3/’13
Pour ce qui est de "l’extreme gauche", (celle que je connaissais), ma "science" a moi, c’est des années d’expérience, de près, pour savoir distinguer entre leurs rhétorique révolutionnaire, "potentielle", et la réalité. Maintenant, si tu me dit que l’extreme gauche, d’aujourd’hui, est beaucoup plus inclusive et politiquement responsable, je veux bien voir. "Plus on est fou..." On auras besoin de tout le monde.

Sur ce, je raccroche.

24/03/2013 14:11 par olivier

Bonjour/Bonsoir,

Si il y a dissension entre les différents partis de gauche (hors parti socialiste français qui est de droite) c’est à mon sens parce qu’il y a de forts arguments idéologiques (alors que les droites s’alignent sur les principes néolibéraux imposés).
Il me semble qu’une solution possible, afin de créer un parti éligible à partir de toutes les voix de gauche serait de trouver le plus petit dénominateur commun.
A mon sens il s’agit de l’aspect démocratique.
Le seul programme que devrait mettre en avant ce parti (afin de ne pas glisser sur la pente des luttes intestines) serait la mise en place d’un modèle de démocratie participative complet.
Le programme électoral entier serait axé sur les modalités de la transition.
En d’autre termes, comment donner parole et initiative au peuple qui aura vraiment pour tâche de décider de la marche à suivre.

25/03/2013 03:47 par ADSkippy

@ olivier
Je vais tenter de mettre fin a ces échanges personnels, d’une manière direct mais poli, sans (trop) froisser la susceptibilité de certains,( tous ceux qui se considèrent de l’extreme gauche, en générale)

D’abord, être de "gauche", c’est quoi ? C’est tout un débat qui mériterait une réponse plus longue, mais je vais résumer.
Etre de "gauche", c’est de lutter contre l’injustice, l’oppression,l’arbitraire, les privilèges, l’obscurantisme, l’ignorance. Etre de "gauche" n’est pas une affirmation de "tout savoir" mais la volonté de "partager ce qu’on sait". Etre de "gauche" n’est pas un club exclusive et sectaire mais un ensemble inclusive et démocratique. Etre de "gauche" n’est pas se voir en victime mais en tant que résistant combatif. Etre de "gauche" c’est essentiellement, respecter la dignité humaine. Et évidemment, être de gauche, veut dire qu’on est ANTI-CAPITALISTE.

Etre "gauchiste", c’est quoi ?

- Quand Krivine, a la mort de Chavez et dans un rassemblement lui rendent hommage, se lance dans une diatribe anti Chavez, c’est quoi ?
- Quand pendant des années, on a lances des insultes, principalement a l’encontre du PCF et de la CGT ; "sociale traitres, "révisionnistes" ou encore de "sociale fascistes", etc.., c’est quoi ?
- Quand il était de norme que les "gauchistes" adhérent les syndicats "réformistes"( FO de Bergeron et la CFDT d’Edmond Maire) au lieu de lutter dans l’unité, c’est quoi ?
- Quand ils juraient QUE, par le Libération, Le Canard Enchaines ou Charlie Hebdo, c’est quoi ?
Sans parler de tous ceux, artistes et autres vedettes,"dites" gauchistes ou anarchistes, qui n’ont fait que profiter du système, que pour leur propres intérêts.

Tout cela, je considère comme éléments de division, et tant pis si sa froisse certains. La gauche est malade par ses querelles puériles.

- Le plus petit dénominateur commun ? D’abord répondre : Une société capitaliste, est-ce juste, humaine, viable et démocratique ? Voila le point de départ.
- Comment donner la parole et initiative au peuple ? Par une VERITABLE démocratisation de toutes nos institutions.
- Un programme électorale de transition ? C’est pas les programmes qui manquent, depuis la libération, au plus récent, "le programme commun de la gauche". C’est un rassemblement politique, FORTE, DE GAUCHE ET UNIE, qui fait défaut, pour appliquer les programmes,(et éviter les trahisons et récupération politique).

Evidemment, tout ceci est conditionnelle a la prise de pouvoir politique, d’abord, et la capacité de la conserver, ensuite.

Voila ce que je voulais communiquer dans l’article.

Je vous salut.(Over and out)

25/03/2013 10:37 par rouge de honte

Bonjour Olivier,

Je pense que vous avez raison, les dissensions entre les différentes gauches et je dirais y compris avec les socialistes sont idéologiques. Mais cette idéologie de gauche est fortement influencée et pervertie par l’économie néolibérale et tous (ou presque) prennent le chemin des socialistes.

La faute étant à mettre sur un manque de vision face au néolibéralisme mondialisé : Par lui nous vivons avec plus que ce que nous produisons. Ceci amenant beaucoup d’ effets pervers mais il y en a deux que nous pouvons souligner : la pauvreté et les guerres augmentent à l’extérieur de nos frontières dans le même élan qu’augmentent la satisfaction et la résignation (pour la majorité et pour le moment) à l’intérieur de nos frontières de par les richesses spoliées à l’extérieur.
Une autre définition de la droite qui permet de mieux cerner la réalité et celle-ci : La droite protège ses acquis (protectionisme et matérialisme), qu’ils soient de la monarchie, de la dernière fluctuation de la bourse ou de la dernière augmentation salariale…Que font les gauches en ce moment ? Ne protègent-elles pas leurs acquis (ceux de leurs militants protectionistes et matérialistes) ? Ce ne sont plus des gauches révolutionnaires, ce sont des gauches de droites :0) Elles se mettent même à défendre les frontières, c’est vous dire !
Le plus petit dénominateur commun n’a-t-il pas déjà force dans les diverses gauches couvant tranquillement sous mère démocratie ? Nous pourrions le définir ainsi : Plus d’équité. Un oeuf d’or ! Ce n’est pas révolutionnaire, c’est demander la charité à un système qui vole les pays les plus pauvres : c’est demander aux gourous de la finance de voler encore plus car eux en veulent plus aussi. L’oeuf n’est pas fécond, c’est un leurre.
Pour toutes ces raisons, et à mon sens, le peuple ne réagira pas ou il réagira par les armes pour la protection de ses acquis.
Je n’en démords pas, constitution de petits groupes, communautés de volontaires, fédération.

26/03/2013 04:13 par olivier

@ADSkippy

Si il y a effectivement échanges personnels, il me semble que cela reste dans le cadre de votre article qui donne un élément de réponse sur la fin au problème que vous y soulevez mais qui reste, à mon sens, incomplet.

Non, une société capitaliste n’est pas juste et ne peut l’être, elle est inhumaine, non viable et parfaitement antidémocratique.

« - Comment donner la parole et initiative au peuple ? Par une VERITABLE démocratisation de toutes nos institutions. »

Si vous entendez par là une démocratie participative, ceci doit à mon sens être l’axe central de la campagne du parti regroupant les gauches.
Les "ça c’est pas bien je vais tout changer" ou encore "virez ceux qui ne changent rien et élisez-moi pour que ça change" éculés ne sont véhiculés que lorsqu’ils sont prononcés par les chantres néolibéraux.
Or la mainmise médiatique (donc financière) sur la mâche à offrir au troupeau de consommateurs électoraux est totale, je veux pour exemple l’arrivée au deuxième tour de Sarkozy aux dernières présidentielles alors que son programme était inexistant, son bilan désastreux et indéfendable et qu’il n’était crédité que de quelques pour cents avant la mise en branle médiatique.


« Evidemment, tout ceci est conditionnelle a la prise de pouvoir politique, d’abord, et la capacité de la conserver, ensuite. »

Peut-être est-il bon de rappeler quelques conditions qui ont eut des répercutions dans l’élection du président Chavez au Venezuela puisque c’est le seul exemple (avec la Bolivie, que je connais moins) que je connaisse de révolution arrivée démocratiquement au pouvoir (et qui ait pu s’y maintenir malgré les contres offensives états-uniennes).
Il y avait à l’époque à peu près 50% du peuple vénézuélien sous le seuil de pauvreté et 1 vénézuélien sur 5 vivait dans la rue ou dans un bidonville avec moins d’un dollar par jour pour survivre.
Hugo Chavez avait (à travers un coup d’état raté) donné des arguments non équivoques dans le sens de son engagement pour le peuple.
Hugo Chavez avait alors remporté les élections avec (à peu près) 56% des suffrages.

Il me semble qu’en France les conditions, même si elles se détériorent, sont encore loin de cet abîme de détresse qu’était le Venezuela à l’époque où le mouvement bolivarien est arrivé démocratiquement au pouvoir. Le personnage providentiel n’est, à mon avis, pas près d’être aperçu.

Les oppositions à tout mouvement idéologique de gauche en France sont à la fois (liste non exhaustive) institutionnelles, médiatiques, économiques et au final, psychologiques (nous ne pouvons pas mettre de côté les conditionnements et endoctrinements successifs qu’a subi la population française).

En revanche, les seuls arguments qui tiennent lorsqu’ils sont débattus et réfléchis sont les arguments de gauche (puisque seuls arguments moraux basés sur les nécessités humaines). C’est en ce sens qu’il est nécessaire d’amener en premier lieu la démocratie participative et le débat public, afin de transformer cette masse de bovidés abreuvés au sensationnalisme libéral que nous sommes, en citoyens qui ne pourront pas manquer par la suite de faire les choix qui leur conviennent.

Pour conclure, il me semble que tenter d’amener démocratiquement un pouvoir de gauche avant d’avoir rétablit un certain niveau de conscience politique est illusoire (même face à un régime aussi fasciste et répulsif que le néolibéralisme qui a en ce moment toujours les cartes en main et dont les chiens de garde sont non seulement passés maitre en l’art de ne pas montrer le système sous son vrai jour mais également en l’art de diviser et décrédibiliser tout mouvement alternatif à celui du système). C’est, toujours à mon avis, un peu comme tenter de faire une révolution sans le peuple.

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