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Le conflit prolongé en Syrie ne montre aucun signe d’apaisement (BBC)

Miliciens de la dite ‘Armée Syrienne Libre’
Paul Danahar

L’ancien secrétaire d’Etat étasunien Henry Kissinger a déclaré un jour que, dans une guerre de guérilla les rebelles devaient - pour gagner - uniquement ne pas perdre, quoi qu’il en soit, à moins qu’une armée régulière ne gagne clairement, elle perdait. La crise syrienne a, pour le moment, retourné cette maxime sur la tête.

Lorsque le soulèvement a commencé, l’Occident et ses alliés dans le Golfe s’attendaient à ce qu’il dure des semaines ou peut-être des mois - mais pas des années.

Maintenant, en tenant le choc si longtemps, le régime de Damas pense de plus en plus qu’en ne perdant pas il est en train de gagner.

Cette nouvelle confiance - avec ce que l’on croit être un approvisionnement régulier en armes de ses partisans en Iran et en Russie - aide le régime à reprendre certaines régions qu’il avait précédemment perdues.

Dans la capitale Damas, vous pouvez entendre le bruit des tirs de mortier alors que le régime repousse lentement les combattants de l’Armée syrienne libre (ASL) des parties de la ville pour lesquelles il avait fallu aux rebelles des mois pour y mettre pied.

La situation en Syrie est compliquée. Si vous n’êtes pas confus par ce qui se passe là-bas, alors vous ne comprenez pas.

Cependant, pour essayer de rendre la crise moins déroutante pour le monde extérieur, les décideurs, les politiciens et les journalistes ont essayé d’en faire un bouillon du bien contre le mal : l’Armée Syrienne Libre (ASL) versus le régime du président Bachar al-Assad.

Et le régime a joué son rôle - à ce jour plus de 70 000 personnes seraient mortes dans le conflit.

Mais pour commencer à comprendre pourquoi cette crise est si ingérable, deux choses doivent d’abord être comprises.

’Des Hommes Avec des Fusils’.

Tout d’abord, l’Armée Syrienne Libre (ASL) - dont vous avez tant entendu parler - n’existe pas.

Un meilleur sigle serait HAF, pour des hommes avec des fusils, parce qu’avoir des armes et tirer dans la même direction est la seule chose qui les unit.

Le mot "armée" suggère une force cohérente avec une structure de commandement. Près de deux ans après que l’Armée Syrienne Libre ait été créé, ceci reste illusoire.

La situation a été encore compliquée par l’introduction dans l’arène de djihadistes d’Al-Qaeda et de bandes criminelles armées.

Deuxièmement, les dirigeants politiques de l’opposition syrienne - qui errent autour des capitales internationales participant à des conférences et faisant de grands discours - ne dirigent personne. Ils ont à peine le contrôle des délégués dans la salle avec eux, sans même parler des combattants sur le terrain.

Ces deux choses peuvent aider à comprendre pourquoi cette crise n’a jusqu’ici montré aucun signe lui permettant d’être résolue politiquement.

Les Etats-Unis n’agissent pas parce qu’ils ne savent pas quoi faire ni avec qui le faire.

Les pays européens pas plus.

Après avoir passé les derniers jours à Beyrouth et à Damas, en parlant à des représentants de la communauté internationale, des diplomates occidentaux, des militants et sympathisants de l’ASL, des membres du régime syrien, il est clair que personne ne sait comment mettre fin à cette crise.

C’est à peu près la seule chose sur laquelle toutes les parties s’entendent.

‘Ingérence’ de l’Arabie saoudite et du Qatar.

Le vide créé par l’inaction de l’Ouest a été rempli par deux pays du Golfe – l’Arabie saoudite et le Qatar.

Ce sont deux états cruellement antidémocratiques, ils ne sont pas champions de la démocratie ni à domicile ni à l’étranger.

Alors, pourquoi en Syrie avons-nous eu un "monde libre" dressé regardant le soulèvement démocratique brutalement écrasé, quand tout à coup de l’horizon est venu la cavalerie du monde liberticide du Golf pour armer et soutenir les aspirations du peuple ?

Ce point est simple - ils ne le font pas.

L’Arabie saoudite et le Qatar s’ingèrent dans les affaires de la Syrie pour des raisons tout à fait égoïstes. La liberté, la démocratie et les droits de l’homme n’ont absolument rien à voir avec la raison pour laquelle ils ont armé les rebelles.

La communauté alaouite du président Bachar al-Assad est une dissidence de la foi chiite - ses alliés les plus proches sont dans l’Iran chiite.

Les musulmans sunnites de l’Arabie saoudite détestent l’Iran chiite, de sorte qu’ils utilisent la guerre en Syrie pour tenter de l’affaiblir.

L’intérêt de l’Arabie saoudite dans le conflit remonte à la scission - il y a 1300 ans de cela - au sein de l’Islam. C’est là que leurs ambitions sur l’issue de la guerre civile commencent et se terminent.

Le Qatar est plus compliqué. Personne ne comprend vraiment la ‘subtilité’ de la politique étrangère du Qatar - peut-être pas même les Qataris. Les petites nations aiment se sentir importantes et elles aiment avoir de plus grands amis.

Les Qataris sont un petit pays avec beaucoup d’argent. Ils regardent le ‘post-printemps arabe’ au Moyen-Orient comme une tombola géante, ils se servent de leur grande richesse pour acheter autant de billets de loterie que possible parce qu’ils veulent juste gagner quelque chose, quelque part.

Ils pourraient se retrouver avec un prix qui sera loin d’atteindre ce qu’ils ont payé pour cela - mais ce sera le leur. C’est gagner - pas nécessairement la qualité du prix - qui compte.

Le Qatar veut avoir beaucoup d’amis reconnaissants une fois que la crise dans la région sera finie, qui vont avoir l’espoir qu’ils s’occupent d’eux à l’avenir.

La seule chose qui est certaine en Syrie est de savoir qui est en train de perdre : Le peuple syrien est en train de perdre. Ils perdent leurs vies, leurs maisons, leurs richesses. Leurs enfants perdent leur enfance.

‘Crise sociétale’.

Les Syriens perdent aussi la Syrie, parce que plus cela dure plus la société perd le peu de sens de l’identité qu’elle possédait.

"Le pays se dirige d’une crise politique vers une crise sociétale", c’est ainsi qu’une des rares personnes réellement compétentes essayant de gérer cette crise m’a expliqué les événements ici.

Cette crise sociétale se manifeste par l’augmentation constante de petits actes de violence sectaire.

Dans tout le pays, tous les jours, il y a des événements brutaux, dont aucun en soi n’est assez important pour justifier l’attention des médias internationaux ou locaux, mais dont chacun d’entre eux brise un autre volet du fragile tissu de sectes et de religions de ce pays.

Chacun est un acte de vengeance pour un délit commis par un autre membre de la communauté religieuse de la victime.

Des femmes sont violées parce qu’elles sont sunnites ou alaouites et leurs hommes sont supposés être impliqués dans les combats.

Des femmes chrétiennes sont débarquées des bus et attaquées par des combattants salafistes pour ne pas couvrir leurs cheveux.

Ces meurtres conduisent à des massacres de représailles.

A quand la fin de la crise en Syrie ? Dieu seul le sait.

Dieu seul sait parce que cette crise a de moins en moins à voir avec la liberté, mais avec la religion. (1)

La guerre en Syrie se transforme en un conflit sectaire dont l’influence va s’étendre au-delà des frontières du pays.

Il y avait une chance au début d’arrêter ce qui est en train de se passer. Cette chance a été perdue.

Paul Danahar,
Le 9 mai 2013.

NdT : Sans bien entendu devoir forcément partager les conclusions de l’auteur, (1) il peut ne pas être inintéressant de lire "la presse ennemie" à l’occasion.

Source : Syria’s protracted conflict shows no sign of abating

 http://www.bbc.co.uk/news/world-middle-east-22456875

COMMENTAIRES  

11/05/2013 12:52 par Quidam

"Ce n’est pas un secret que nous avons eu des vues divergentes sur les moyens de faire face à la situation [en Syrie], mais nous partageons un objectif commun : mettre un terme au conflit, mettre fin à la fragmentation de la Syrie, donner au peuple syrien la possibilité de choisir son gouvernement et prévenir la montée d’un extrémisme violent. Le président [Vladimir Poutine] et moi-même, en tant que membres permanents [du Conseil de sécurité] de l’ONU, devons aider à conduire ce processus en travaillant avec les partenaires de la région et au-delà, pas simplement en amenant le régime et l’opposition à s’assoir ensemble à une table de négociation, mais aussi que les Britanniques, les Russes, les Américains et d’autres pays aident à façonner un gouvernement de transition en qui tous les Syriens puissent avoir confiance et qui les protège."

David Cameron Sotchi, le 10 mai 2013. Source

Rétropédalage … ou langue de bois ? On notera pour l’anecdote que la France n’est pas citée…

11/05/2013 15:52 par Esteban

...que les Britanniques, les Russes, les Américains et d’autres pays aident à façonner un gouvernement de transition en qui tous les Syriens puissent avoir confiance et qui les protège."
David Cameron

De quoi je me mêle !

11/05/2013 16:29 par Byblos

Le langage non verbal est souvent aussi important qu’un document écrit. Regardez bien la video fournie par Quidam sous le lien « source ».

Au moment même où Cameron prononce les mots « mettre fin à la fragmentation de la Syrie », il se retourne sur sa gauche, là où se trouve précisément M. Poutine.

Rétropédalage ? Probable...

11/05/2013 20:28 par mandrin

c’est quoi encore cet article qui distille la confusion pour servir la désinformation ??

pour stopper l’agression contre la Syrie, il faut pour cela, que l’alliance atlantico-sioniste stop les livraison d’armes et d’argent ...point !

Ensuite que les Syrien et leur gouvernement "régime pour l’auteur" s’organise eux même pour décider de leur avenir.

Refrain : Maintenant pour ma part je ne rêve pas, car a chaque déclaration de bonne intention annoncé par l’ alliance atlantico-sioniste il s’en suit une vague d’opération meurtrière par les mercenaires de la coalition atlantico-sioniste.

L’Otan se positionne sur la base d’un deal avec les Russes qui serais, pas de déploiement de missile en Pologne supplanté d’une station radio, d’émission militaire qui aurais une couverture des Carpates j’usqu’a l’Oural rien que ça, et la contre partie serait d’avoir les mains libre en Syrie.
La construction européen ayant rendu caduque le pacte de Varsovie en intégrant les membres signataire de se pacte a l’Otan, l’ Otan tente le chantage, tien Lavrov étais a Varsovie il y a moins de 24 heures.

Et bien pour les Russes c’est ni l’un ni l’autre, sachant qu’avec L’ Otan un traité n’est jamais définitif, Georges Stanechy ayant fais un article remarquable sur la question des traité indien qui n’ont jamais été respecté par l’envahisseur yankee.

Quand a la Syrie confié au frères musulman avec des hordes de Jihadistes, la boucle serais fin prête pour commencer la déstabilisation du Caucase porte de la Russie et idem au frontière de L’Iran sans compter les ressources naturel du pays.
Le problème étant que pour les atlantico sionniste , il est hors de question de se battre a armes égales, contre des pierres a main nue oui, ou bien envoyer des individus manipulable a volonté, mais pas plus, bien que ses initiatives commence a trouver ses limites se qui expliquerait en partie les raids de soutien aérien engager par israel ou apparemment 40 avion aurais participé a se raid dont 2 aurais été abattu.

Alors se genre d’article qui fait l’impasse sur beaucoup de réalités est du même acabit de la propagande mainstream...et a la remarque de plus en plus d’article de se genre sont publié sur LGS et bien sure accompagné des commentaires par une meute de trolls fidèle au poste de l’intox sournoise.
Question sont il des contributeurs pour avoir pignon sur votre site ?.

LGS est ’il toujours un site d’information alternatif à la propagande qui sert les dessins criminel de l’empire ?

Il faut espérer que non... que la force soit avec toi LGS !

11/05/2013 23:05 par Anonyme

Qu’ils rétropédalent, mais vite, alors. Car, en attendant, des Syriens meurent de la présence de tous ces ingérants - plus ou moins payés, plus ou moins drogués, plus ou moins abusés.

Pas de "gouvernement de transition" made in USA and Co. Que les USA and Co se mêlent par exemple des Droits de l’Homme dans leurs pays respectifs ou , autre exemple, du chômage qui y grandit, ou, encore un exemple mais il y en aurait trop pour les citer tous, des intrusions dans la vie privée qui y grandissent aussi. Il y a énormément à faire, et sans bombes, qu’elles soient prpres ou sales, qui coûtent très cher en impôts aux populations.

Comme le dit Esteban, de quoi je me mêle ?

12/05/2013 00:28 par Dwaabala

@ mandrin
Le traducteur est explicite :

NdT : Sans bien entendu devoir forcément partager les conclusions de l’auteur, (1) il peut ne pas être inintéressant de lire "la presse ennemie" à l’occasion.

12/05/2013 00:43 par Safiya

NdT : Sans bien entendu devoir forcément partager les conclusions de l’auteur, (1) il peut ne pas être inintéressant de lire "la presse ennemie à l’occasion

Perso, je ne vois pas où réside l’intérêt à lire ce tissu d’ineptie.

@ Mandrin
Sans votre com, je n’aurai pas lu ce papelard qui ne vaut pas un glaviot. Je vous entends cinq sur cinq, cher Mandrin et si l’insinuation de rétropédalage vise Poutine, ce qui n’était alors que soupçon sera tout à fait confirmé... La vigilance est plus que de mise, il y va de l’intégrité de "notre" LGS.

12/05/2013 02:34 par Quidam

Esteban

"De quoi je me mêle !"

Je ne suis pas sûr que vous ayez bien compris de quoi il s’agit, il ne s’agit pas d’une déclaration de David Cameron, il lit une déclaration commune entre la Russie et la Grande Bretagne à l’issue de cette réunion à l’invitation de la Russie - soutien de la Syrie - où il conviennent de suivre ce qui avait déjà été conclu mardi à Moscou entre les Etats-Unis & la Russie, toujours à l’invitation de la Russie. Entre temps cette initiative a été saluée vendredi par l’Iran - autre soutien de la Syrie - qui s’est proposé à participer à cette conférence internationale à venir afin de tenter de régler la crise syrienne. Dans l’ordre chronolgique voici la déclaration Russo-étasunienne lue par Sergueï Lavrov le 07 mai à Moscou :

"Nos deux pays ont réaffirmé leur attachement à l’intégrité territoriale de la Syrie dans le cadre de la mise en place de l’ensemble des dispositions énoncées dans le communiqué de Genève. Nous reconnaissons que cela nécessite l’accord mutuel des parties syriennes, et nous nous engageons à utiliser toutes les possibilités dont disposent la Russie et les Etats-Unis afin de faire asseoir le gouvernement et l’opposition syriens à la table des négociations".

La déclaration russo-britannique du 10 mai lue par David Cameron à Sotchi :

"Ce n’est pas un secret que nous avons eu des vues divergentes sur les meilleurs moyens de faire face à la situation [en Syrie], mais nous partageons un objectif commun : mettre un terme au conflit, mettre fin à la fragmentation de la Syrie, donner au peuple syrien la possibilité de choisir son gouvernement et prévenir la montée d’un extrémisme violent. Le président [Vladimir Poutine] et moi-même avons convenu, en tant que membres permanents [du Conseil de sécurité] de l’ONU, que nous devons aider à conduire ce processus en travaillant avec les partenaires de la région et au-delà, pas simplement en amenant le régime et l’opposition à s’assoir ensemble à une table de négociation, mais aussi que les Britanniques, les Russes, les Américains et d’autres pays aident à façonner un gouvernement de transition en qui tous les Syriens puissent avoir confiance et qui les protège."

Et la déclaration du Vice-président Iranien Mohammad Javad Mohammadizadeh le 10 mai à Genève :

"Nous espérons que la prochaine réunion se tiendra également à Genève, la République islamique d’Iran serait plus que ravie et heureuse d’apporter son aide de quelque manière que possible, et nous nous attendons à faire partie du processus afin de rétablir la paix et une vie meilleure pour le peuple de Syrie".

En espérant que ce sera plus clair.

12/05/2013 09:55 par mandrin

Le conflit prolongé en Syrie ne montre aucun signe d’apaisement (BBC)
12/05/2013 à 00:28, par Dwaabala

@ mandrin
Le traducteur est explicite :

NdT : Sans bien entendu devoir forcément partager les conclusions de l’auteur, (1) il peut ne pas être inintéressant de lire "la presse ennemie" à l’occasion.
.......................................................................................................................................................

et l’occasion fait le larron...attention Dwaabala vous êtes a découvert au milieu de la clairière.

12/05/2013 10:51 par Transes

Tout à fait d’accord avec Esteban : "de quoi ils se mêlent ?".
Cela résume parfaitement toute la situation.
Pourquoi Assad doit-il partir ? Pourquoi les dirigeants des pays les plus meurtriers de la planète doivent-ils décider du "régime" d’un pays souverain ? Et en quoi seraient-ils à même de le faire ?

Les négociations, ils n’en ont jamais voulu. Leur seul but est de faire partir Assad pour démanteler la Syrie, comme ils l’ont fait ailleurs, et se lancer à nouveau dans la destruction d’un autre. L’Iran, la Russie …
Comme ils ont voulu faire partir Kadhafi coûte que coûte et l’ont fait assassiner avec volupté.
Chavez et d’autres avaient annoncé qu’il était impossible que Kadhafi tire sur son peuple et avaient demandé d’aller en délégation négocier avec Kadhafi.
La coalition de criminels de guerres en série leur avait ri au nez et les avait ridiculisés. Pas question de solution diplomatique. C’est la guerre qu’il nous faut.
On connait la suite.

Là, Obama s’était bien trop engagé en disant que l’utilisation d’armes chimiques serait la limite à ne pas franchir par Assad (évidemment, pas pour les autres, ni pour Israël qui peut bien aller bombarder la Syrie en parfaite illégalité en disant qu’ils visaient le Hezbollah sans que personne y trouve à redire).

Assad savait très bien, justement, que ce serait sa perte s’il utilisait des ADM et qu’il ne pourrait plus être soutenu par la Russie ou l’Iran. Il a réussi à tenir deux ans contre les coups de boutoirs de la coalition, il n’est pas fou, comme le laisse entendre la propagande. Donc, cette histoire de sarin est, sans aucun doute, encore un mensonge flagrant.

Mais, d’après moi, devant l’acharnement médiatique à accuser Assad (voir ici – en anglais pour ceux qui savent le lire et non pas l’interpréter à leur façon), devant les menaces claires d’Obama, qui aurait été désavoué, et afin de désamorcer tout cela, Carla Del Ponte a déclaré, le 6 mai, bien avant la publication du rapport de la commission qu’elle préside (donc, elle sait ce qu’elle dit) et qui doit être rendu fin mai :

"Selon les témoignages que nous avons recueillis, les rebelles ont utilisé des armes chimiques, faisant usage de gaz sarin"… "Nos enquêtes devront encore être approfondies, vérifiées et confirmées à travers de nouveaux témoignages, mais selon ce que nous avons pu établir jusqu’à présent, pour le moment ce sont les opposants au régime qui ont utilisé le gaz sarin".

Il n’est même pas impossible que cela lui ait été fortement conseillé par les autres, pour qu’ils puissent se sortir de cette impasse. Même si elle a été ouvertement désavouée aussitôt.
Car, comme par hasard, juste après, voilà que les différentes parties se réunissent et arrivent à un "accord" avec Poutine, qui a longtemps été accusé, par son veto, de permettre qu’Assad "assassine son peuple". C’est donc un rétropédalage certain.
Les ADM, ça n’a pas marché, pour l’instant, mais qu’est-ce qu’ils mijotent, donc, pour arriver à leurs fins ? Ils ne vont pas laisser tomber, ce n’est pas dans leurs habitudes.
En tous cas, une chose est sûre, ils veulent être là pour décider du sort de la Syrie à la place des Syriens. Parce que de quelle "opposition" parlent-ils ? De quel "peuple syrien" veulent-ils préserver les intérêts ? Quel "processus démocratique" préconisent-ils ?
On a tout à craindre.

NB : bravo à tous ceux qui, par leurs argumentations solides, ne laissent pas la place aux propagandistes de la coalition atlantiste qui s’acharnent depuis un certain temps à investir les articles sur la Syrie pour désinformer les lecteurs du GS.
Et, je me pose la question de qui a proposé ce texte de la BBC (un des médias britanniques les plus engagés dans la propagande occidentale, mais pas le seul) ?
Et qui l’a traduit (très mal, d’ailleurs. VD au secours !) et pour qui ?

@Mandrin : "Georges Stanechy ayant fais un article remarquable sur la question des traité indien qui n’ont jamais été respecté par l’envahisseur yankee".
Tout à fait, et, au fil du temps, ils peaufinent : ainsi, malgré les "promesses" formelles, ils ont toujours refusé de signer un traité de paix à l’issue de la guerre de Corée, ce qui leur permet de maintenir la Corée du N sous leur emprise et sous la menace d’une agression, voire d’une invasion.

12/05/2013 10:52 par Esteban

Cher Quidam,
J’ai très bien compris, tout au moins, la traduction publiée par LGS. Tout est dit dans cette seule phrase du porte-parole de circonstance. Je ne vois pas ce qu’il y a à comprendre d’autre -dans cette déclaration commune- qu’il y a une volonté étrangère à mettre en place un gouvernement de transition à la place d’un gouvernement légitime, nommé par un président élu (2000 et 2007), confirmé par des élections législatives en 2012 en plein conflit. Les déclarations ultérieure de Lavrov et postérieure de Mohammadizadeh ne mentionnent pas un gouvernement de transition et je ne peux qu’espérer sur une solide diplomatie de la Russie comme de celle de l’Iran (sans mettre mes mains à couper) qui ne sont pas des novices, pour faire sauter cette idée fixe qui ne regarde que les syriens.

Je suis d’accord avec Mandrin :

pour stopper l’agression contre la Syrie, il faut pour cela, que l’alliance atlantico-sioniste stop les livraison d’armes et d’argent ...point !

c’est d’ailleurs ce qu’a déclaré Mairead Maguire, présidente du mouvement international "Communauté des Gens de Paix" à la tête d’une délégation qui revient d’une visite de cinq jours en Syrie.
Par contre cher Mandrin lorsque vous écrivez :

de plus en plus d’article de se genre sont publié sur LGS et bien sure accompagné des commentaires par une meute de trolls fidèle au poste de l’intox sournoise.
Question sont il des contributeurs pour avoir pignon sur votre site ?

ayez l’amabilité d’être plus précis car je ne vois rien de tel ici. Nommez les trolls s’il vous plaît.

12/05/2013 12:16 par Quidam

@ Estéban

Libre à vous - bien entendu - de ne pas approuver une solution du conflit qui sied à la Syrie & à ses alliés, mais en vertu du droit des peuples à déterminer librement leur destin, cette position me semble toutefois plus qu’hasardeuse à tenir & argumenter.
Quand au fait que Bachar al-Assad aurait élu, permettez-moi de trouver la remarque tout à fait désopilante ! ;-)

12/05/2013 12:51 par Dwaabala

Un pays arabe avec son Etat, son gouvernement et des représentants élus, dont certains d’opposition de gauche (communistes en particulier), mais un pays arabe en retard d’un "Printemps" aux yeux des impérialistes.
Puis des manifestations populaires, ayant vraisemblablement pour motif chez ses participants des raisons d’ordre alimentaire, certes durement réprimées, mais dont on peut se demander avec le recul de deux ans et la suite des évènements quel était leur degré de spontanéité donc : qui les ont fomentées et dirigées.
Un Etat légitime, ayant ses représentants à l’ONU, qui a senti le danger et d’où il venait, "un régime" duquel dès le début les responsables politiques actuels en France on exigé comme préalable le départ du Président. Avec le soutien malheureux mais tout-à-fait explicable de partis de gauche, acquis à la thèse du droit d’ingérence concoctée en son temps par F. Mitterrand pour des raisons humanitaires.
On connaît la suite.

12/05/2013 13:39 par Annette

Contrairement à certains je trouve que cet article de "la propagande ennemie" est intéressant. Ca fait 2 ans que tous les grands médias occidentaux sont en guerre contre la Syrie et nous gavent de cette propagande. C’est intéressant de voir qu’ils se rendent compte aujourd’hui que ça n’a servi à rien sauf mettre le bazar bien sûr et que tout ce qu’ils nous disaient jusqu’ici n’était que du vent. Les bonnes nouvelles sont rares autant s’en réjouir !

12/05/2013 14:34 par Esteban

@Quidam,
Au fond, j’ai comme l’impression que nous avons compris la même chose...sauf pour le sujet qui vous rend hilare. Sur ce point, nous pouvons, alors, rire de nous-mêmes, ici en France. Oui, oui,

12/05/2013 14:59 par mandrin

@Esteban
"ayez l’amabilité d’être plus précis car je ne vois rien de tel ici. Nommez les trolls s’il vous plaît."

Surement pas, ils seront se reconnaitre et puis les nommés ouvrirais la polémique qu’ils usent avec talent et ne ferait que déliter les commentaires de qualité qui ont été posté sur cet article.

un chose est importante, rester attentif et dénoncé la désinformation qui couvre les crimes les plus obscène.

12/05/2013 15:59 par chb

Le PC algérien évoque les raids israéliens autour de Damas :

« Leur plan tactique immédiat [celui des puissances impérialistes] est clair :
1-Faire détruire par Israël le potentiel matériel de résistance du peuple syrien, ouvrir la voie à une victoire artificielle des groupes armés obscurantistes.
2-Tirer ensuite argument de la victoire de ces groupes et de la soi-disant menace qu’ils représenteraient pour la sécurité d’Israël.
3-Crier au final à la nécessité pour les USA, la Grande-Bretagne et la France, d’intervenir en Syrie, au prétexte que les « lignes rouges ont été franchies », avec l’utilisation d’armes chimiques « de destruction massive » entre les mains des forces « incontrôlables » d’Al Qaïda, lesquelles sont en réalité manipulées par les officines des USA.

Complotiste en diable, cette interprétation est conforme aux usages de l’état hébreu, donc crédible, et corroborée par les faits.
Il n’y a pas d’ambiguïté possible : le chaos en Syrie remplit le même rôle que l’intervention militaire directe que le véto sino russe a empêchée.
L’ALS (une « armée » sans état major ?) et l’opposition (une « représentation légitime du peuple en révolution » qui s’évapore tous les trois mois ??) sont sans structure parce que cela évite toute négociation. Le mieux (le plus « efficace » selon Fabius avant son 180°), ce sont des petits groupes de terroristes « incontrôlables », que l’on peut en douce installer (merci Erdogan) et équiper (merci al Thani) et chouchouter (merci MSF), ou abandonner le cas échéant. Et comme l’armée syrienne, efficace elle aussi, travaille plutôt rudement et ne fait guère de prisonniers, tout ça c’est ni vu ni connu.
Quant à l’accord entre Poutine et Kerry ou Cameron, il envoie aux oubliettes le communiqué de Genève en juin dernier, et il pêche par la même divergence tout de suite étalée : Kerry ne veut pas Bachar dans le gouvernement de transition, Poutine ne veut surtout pas l’évincer. Et c’est reparti pour l’enfumage sur les ADM, les armes non létales ou pas officielles (c’est la dernière niche fiscale aux States : on ne peut pas empêcher les citoyens d’être solidaires de la rébellion !).

12/05/2013 16:17 par Sierra

Mandrin à écrit...

"LGS est ’il toujours un site d’information alternatif à la propagande qui sert les dessins criminel de l’empire ?"

C’est vous qui parliez de troll ?

12/05/2013 18:10 par Annette

Pour les essais diplomatiques de régler la crise en Syrie d’après les Chinois la Syrie elle même s’en réjouit : Damas salue l’entente américano-russes sur la crise syrienne je vois pas bien où serait le problème ?

12/05/2013 20:06 par Anonyme

les essais diplomatiques de régler la crise en Syrie

Du terme de "crise"... Celui-ci est bien souvent employé autrement qu’en médecine pour désigner un état de guerre instauré par l’Empire. Ce terme tend à faire croire qu’il y deux parties en "conflit" (autre terme chéri par l’Empire), incapables de le résoudre seules (et pour cause puisque tous deux, crise ou conflit, sont alimentés par les Etats Unis et leurs vassaux !) et qu’il faut (gros soupir) qu’encore une fois, Papa soit le "gendarme du monde" et "intervienne" (continue à s’ingèrer serait plus approprié) ... A coup de paires de baffes, évidemment, mais il n’y a que ça que ces garnements ("Méchants Dictateurs Qui Oppriment Leur Propre Peuple") comprennent...

Le terme "crise" tend à disparaître au profit de celui de "conflit", car les "crises" comme la crise d’acné du printemps ont une durée moins longue... et que ce n’est pas le cas. Peut-être vaudrait-il mieux parler de lutte contre l’Empire.

Quant aux "essais diplomatiques" et autres "tables des négociations" autour de laquelle on "s’assied" en gens prétenduement "civilisés"... s’agit-il d’autre-chose que de mesurer le rapport de forces ? Comme des chiens qui se rencontrent et prennent des postures sans se faire mal, au bout desquelles l’un des deux se déclare vaincu et l’autre vainqueur ?

Dans ce rapport de force, mais entre plusieurs individus cette fois, l’union ferait la force. C’est pourquoi la droite chercherait à diviser la gauche. Se dire "socialiste" quand on ne pense qu’à son propre (sale) profit, montrer "patte rouge" pour se faire ouvrir la porte, utiliser un vocabulaire "de gauche" ("rebelles") sont parmi les techniques employées... Pourquoi elles ont tant de succès ? Peut-être parce que la classe dominante édicte comment on doit nommer les choses ? Ou, pour les plus infantilisés ou les plus jeunes, parce que c’est Papa qui apprend à parler à son petit ?

12/05/2013 20:22 par chb

Annette, le problème c’est que la solution politico diplomatique a déjà été annoncée, et même signée, le 30 juin dernier à Genève. En vain, puisque les signataires ne s’accordent pas sur le point d’admettre des représentants de l’actuel régime dans le gouvernement de transition. La coalition Otan-pétromonarques veut même y mettre majoritairement des exilés qui n’ont pas vu la Syrie de 30 ou 40 ans, à la légitimité tellement faible (quoique reconnue sitôt une équipe regroupée par les "Amis de la Syrie") que les opposants de l’intérieur n’en veulent pas.
Damas se dépêche d’exprimer sa satisfaction sur l’entente affichée entre les grands, avant que les divergences ne fassent capoter le projet.
Par exemple, selon l’agence officielle SANA ( 11 Mai 2013)," Le mouvement national kurde pour le changement pacifique se félicite de l’entente russo-américaine sur la tenue d’une conférence internationale sur la crise en Syrie ". Je ne sais pas si ce mouvement est représentatif des kurdes, mais c’est intéressant vu les aléas de la répression turque contre PKK. Les kurdes de Syrie ont d’ailleurs gagné quelque autonomie pendant les troubles, et ont la main sur une proportion du pétrole syrien.

Damas / Le mouvement national kurde pour le changement pacifique a accueilli favorablement l’entente et le rapprochement des positions entre la Russie et les Etats-Unis sur la tenue d’une conférence internationale pour parvenir à une solution pacifique de la crise en Syrie via un dialogue politique et pacifique conformément à la déclaration de Genève.
Dans un communiqué dont une copie est parvenue à Sana, le mouvement a estimé que la fermeté du peuple syrien et son attachement à l’unité nationale, à sa souveraineté et à son indépendance, les sacrifices de son armée et l’ouverture du Front d’al-Golan devant la résistance populaire avaient obligé les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne à se rétracter en ce qui concerne leur agression contre la Syrie, direction et peuple.
Le mouvement a affirmé sa détermination à participer à cette conférence, indiquant que le dialogue national pacifique est devenu nécessaire pour sortir de la crise en Syrie.

Mais cela n’empêchera ni Obama de "superviser" et abonder l’armement des rebelles, ni Fabius de chercher à renverser le régime, fût-ce via et contorsions, et crimes. Sans une pensée pour "le peuple". Tant que le contrôle des oléoducs - gazoducs n’est pas durablement fixé entre grands, la Syrie paye (et l’Iran, etc). Et nos gouvernants passent pour des cinglés, alors qu’ils ne sont que de marionnettes.

13/05/2013 01:18 par Quidam

Pour ceux qui n’auraient pas peur de se vômir dessus : ’Syrie : vers l’inévitable internationalisation du conflit ?’ ("France Culture" 12/05/2013)

13/05/2013 10:18 par Annette

@ chb
Les accords de Genève n’ont jamais été appliqués. Aujourd’hui les occidentaux on l’air d’avoir changé de position et de vouloir enfin le faire. Sergeï Lavrov disait ça en janvier dans une conférence de presse :

Quant à votre assertion que les tentatives de mettre les Syriens à la table des négociations ont échoué, à mon grand regret, je constate que les acteurs extérieurs ne l’ont jamais tenté. Nous l’avons exigé, nous avons rencontré et nous rencontrons encore les parties en conflit, notre attitude vis-à-vis du gouvernement et l’opposition n’a pas changé : nous essayons de les persuader d’appliquer le Communiqué de Genève, signé par tous les acteurs extérieurs : les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, la Ligue arabe, la Turquie, l’UE et l’ONU. Malheureusement les autres membres du « Groupe d’action » de Genève envoient de mauvais signaux à l’opposition et n’ont presque pas de contacts avec le gouvernement. L’opposition profite de leur soutien et campe sur sa position intransigeante en refusant toute négociation avec le régime au pouvoir. « La coalition nationale des forces révolutionnaires syriennes et de l’opposition » créée à Doha en novembre dernier, annonce dans son programme le but de renverser le régime et de supprimer ses institutions, ce qui contredit directement les Accords de Genève qui soulignent particulièrement la nécessité de préserver les institutions d’Etat et de ne pas répéter les erreurs commises par d’autres pays de la région.

Dans son programme, l’opposition représentée par la coalition a catégoriquement refusé de négocier avec Bachar el-Assad. Nos partenaires occidentaux et certains pays du Moyen Orient ont salué la création de cette coalition. A notre question pourquoi on se réjouissait de ce refus de dialoguer, on nous a répondu que le plus important était d’unir les forces de l’opposition pour qu’ensuite, les pays occidentaux et d’autres acteurs puissent les persuader d’adopter une approche plus constructive. Rien de tel n’est arrivé. A notre profond regret, les opposants refusent toujours le dialogue avec le pouvoir et ont choisi la voie de la lutte armée. Il est dommage que nous partenaires du « Groupe d’action » les encouragent dans leur attitude et leur fournissent les moyens de continuer cette lutte.

Ainsi, il n’y a pas eu de tentatives de mettre les parties à la table des négociations. Pourtant, la Russie, la Chine, l’envoyé spécial de l’ONU et de la Ligue arabe en Syrie Kofi Annan et Lakhdar Brahimi qui lui a succédé ont entrepris certains efforts dans ce sens.

Je répète que tout est bloqué par l’obsession des opposants de renverser le régime d’Asad. Tant qu’ils gardent cette attitude intransigeante, on n’avancera pas dans ce dossier : la lutte armée continuera et les gens seront tués. Contrairement à ceux qui cherchent à renverser le régime d’Asad, nous n’avons pas d’objectif géopolitique, mais nous voulons stabiliser la situation et arrêter au plus vite le carnage pour sauver les vies des Syriens. Les priorités de certains de nos collègues sont, paraît-il, différentes. Nous le leur disons ouvertement. En privé, ils semblent comprendre la menace de la chute de l’Etat syrien, mais en public ils expriment d’autres opinions qui ne sont celles pas qu’ils nous exposent en particulier.

Il donne l’impression d’être sincère et si les occidentaux ont compris qu’ils doivent changer d’attitude peut être que ça peut marcher cette fois ?

13/05/2013 18:39 par chb

Fabius et d’autres « diplomates » occidentaux continuent de vouer Assad aux gémonies, et nos media en rajoutent une couche contre le régime sanguinaire en se servant du nouveau chiffre OSDH /ONU. 80 000 : énorme ! mais moins qu’en Libye, moins qu’en Algérie des années 90, beaucoup moins qu’en Irak où le massacre continue, une broutille en comparaison des bilans au Vietnam, au Guatemala, etc. etc. Et surtout, les exactions des opposants sont tues ou minorées, puis finalement agrégées au chiffre global que l’on impute fallacieusement aux chabiha, à l’armée, au fils de.
Kerry a tenu, à Rome et depuis, un discours différent de ce que l’entente souriante à Moscou laissait espérer : s’il continue d’accepter une solution politique, il s’en tient à éjecter Assad avant tout ; pas de négociation. C’est ce qu’en termes feutrés le topo de Lavrov dénonçait, et ça recommence. L’empire veut gagner, que ce soit militairement (zut, véto), ou via ses mercenaires (crotte, ils se plantent), ou via « accord » entre grands (mince, Poutine veut pas). Dans ce bras de fer géopolitique entre puissants, la petite Syrie trinque.
Et « l’obsession à renverser al Assad » fait écho à l’opiniâtreté des russes, qui auraient beaucoup à perdre sur le plan des marchés de l’énergie au cas où leurs alliés flancheraient. Après l’attentat de Boston (le tchétchène), j’ai cru que Poutine allait lâcher le Moyen Orient, en échange d’assurances sur le Caucase. Ben non, pas encore. Mais le sincère Lavrov est diplomate, lui aussi : la roue peut tourner, et la Syrie doit surtout compter sur elle-même.

13/05/2013 19:01 par Quidam

@ chb

Les petites phrases devant les micros & les caméras c’est du vent,(*) en attendant les Yankee ont signé ça : (Le Figaro s’en désole d’ailleurs)

"La Russie et les Etats-Unis vont encourager les autorités et les groupes d’opposition syriennes afin de s’assurer qu’ils ont trouvé une solution politique. Nous avons également convenu d’essayer d’organiser une conférence internationale le plus vite possible, peut être même avant la fin de mois de mai, conçue comme la suite de la conférence de Genève du juin de l’année dernière. Lors de la conférence, que nous proposons de convoquer, la Russie et les Etats-Unis estiment nécessaire de veiller à ce que les représentants du gouvernement et de l’opposition déterminent ensemble les voies de l’application complète du communiqué de Genève du 30 juin 2012.

La Russie et les États-Unis ont réaffirmé leur attachement à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Syrie. Nous reconnaissons que la mise en place de l’ensemble des dispositions énoncées dans le communiqué de Genève nécessite l’accord mutuel des parties syriennes, et nous nous engageons à utiliser toutes les possibilités dont disposent la Russie et les Etats-Unis afin de faire asseoir le gouvernement et l’opposition syriens à la table des négociations. À cette fin, nous allons travailler en partenariat avec d’autres États intéressés, qui doivent manifester leur engagement à encourager les Syriens eux-mêmes de trouver une solution politique dans le cadre des accords de Genève.

Tout en réaffirmant notre engagement à trouver une solution négociée, nous la considérons comme un moyen le plus important d’arrêter le carnage, de surmonter la crise humanitaire en Syrie, de coordonner les approches au problème de la sécurité des armes chimiques, à la prévention d’une déstabilisation régionale ultérieure. L’application complète du communiqué de Genève du 30 juin 2012 prévoit la création, par consentement mutuel du gouvernement et de l’opposition, d’un organe gestionnaire de transition, qui, en conformité avec le communiqué de Genève, appliquera toute plénitude du pouvoir exécutif pendant la période transitoire. Nous sommes convaincus que ce sera la meilleure façon de résoudre la crise syrienne."

Et à en croire ce qu’en dit le New York Times notre ami John Kerry passe son temps au téléphone pour le faire avaler par ses petits camarades de l’OTAN. (David Cameron a déjà avalé le morceau comme on a pu voir & Laurent Fabius aussi semble-t-il à contrecœur & péniblement, restera le Sultan & les Emirs avec qui ce sera plus compliqué mais ça va le faire...)

(*) Du vent pour tenter de masquer le rétropédalage

13/05/2013 21:45 par mandrin

l’alliance atlantico/sioniste pourrais tenter pôle emploi pour trouver une opposition, ont a un tas de monde sans boulot...vu que leur soudards ne font pas l’ affaire et que le cdd ne tien pas 3 mois.

Voilà ou ils en sont...c’est la panne sèche d’opposition ; du coup ils jouent sur le calendrier des rencontres diplomatique.

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