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Le cortège funèbre massif en Iran : entre le renforcement de l’identité nationale et les calculs de négociation

Laila Nicolas

Alors que le moment des funérailles approche, le peuple iranien réaffirme sa loyauté envers le drapeau par une mobilisation populaire sans précédent, afin d'envoyer un message au monde extérieur : le peuple iranien rejette les projets étrangers.

Le cortège funèbre massif d’un leader politique ou religieux constitue un moment de grand symbolisme dans la vie des nations, surtout lorsqu’il survient dans le contexte d’un conflit extérieur ou d’un assassinat ciblant un chef d’État.

Dans le cas iranien, l’immense cortège funèbre public du défunt Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, après son assassinat par "Israël" et les États-Unis pendant la guerre contre l’Iran, peut être considéré comme un acte politique conçu par les Iraniens pour transmettre un message stratégique tant au niveau national qu’international.

Premièrement : Les funérailles comme mécanisme de renforcement de l’identité et de la souveraineté nationales

Du point de vue de la théorie constructiviste en relations internationales, les politiques étrangères ne reposent pas uniquement sur des intérêts matériels, mais aussi sur des idées, des identités et des symboles collectifs.

Les cortèges funèbres massifs d’un fondateur ou d’une figure symbolique de l’État servent à reproduire le récit national et à renforcer le sentiment collectif d’appartenance ainsi que la perception d’une menace partagée. En cas d’assassinat ou d’attaques extérieures, le leader disparu se transforme en un symbole national dont la signification transcende sa figure individuelle, se rattachant à la souveraineté, à la dignité et à l’indépendance de la prise de décision politique de l’État.

Dans ce contexte, le message iranien transmis par la procession funèbre massive peut être interprété comme un message politique adressé tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du pays. Le message central est que les pressions extérieures ou les tentatives de renverser le régime en attaquant sa direction échoueront ; au contraire, elles contribuent à renforcer la cohésion nationale autour du régime lui-même.

Le réalisme offre une explication complémentaire à ce phénomène. Les pays soumis à des pressions ou à des menaces extérieures tendent à renforcer leur cohésion interne pour assurer leur survie. Par conséquent, les funérailles du Guide suprême ne sont pas simplement un événement public ou une occasion de deuil, mais font partie d’un processus de reconstruction de la légitimité politique du régime révolutionnaire lui-même.

Malgré le pari des États-Unis et d’"Israël" sur des soulèvements massifs pour renverser le régime, coïncidant avec des opérations militaires et la guerre, le peuple iranien a démontré son unité lors de deux conflits distincts (2025 et 2026).

Tant les opposants que les partisans du régime ont exprimé leur rejet des interventions militaires étrangères dans les affaires intérieures du pays, et la majorité des Iraniens s’est opposée à la guerre.

Alors que les funérailles approchent, le peuple iranien réaffirme son unité autour du drapeau par une mobilisation publique sans précédent, adressant un message au monde extérieur : malgré la présence d’une opposition politique, ils rejettent les projets étrangers qui sapent et démantèlent potentiellement leur État.

La sensibilité iranienne aux projets de changement de régime peut s’expliquer par le concept de sécurité existentielle, selon lequel les sociétés considèrent la continuité de l’État comme partie intégrante de leur identité collective. Dans ce cadre, les Iraniens (pour la plupart) nourrissent une profonde crainte pour l’État, car l’histoire de l’Iran montre des périodes où ils possédaient un État puissant et une riche civilisation qui ont fini par disparaître. Par conséquent, ils ne sont pas disposés à répéter cette douloureuse histoire à l’ère moderne.

Deuxièmement : L’impact du message sur les négociations avec les Américains

Malgré le puissant symbolisme national et la mobilisation populaire qui entourent l’événement, l’histoire et les précédents iraniens indiquent que la direction de la République islamique prend ses décisions finales sur la base de calculs d’intérêt national, et non de considérations émotionnelles. Dans ce contexte, l’impact de la crise économique, des sanctions internationales, des besoins de l’économie et des exigences de stabilité intérieure ne peut être ignoré en tant que facteurs poussant à l’adoption de politiques iraniennes pragmatiques.

Il convient de noter que l’histoire irano-américaine offre de nombreux précédents de négociations et d’accords indirects, malgré les niveaux élevés de tension et d’hostilité politique.

Le réalisme et la rationalité suggèrent que les pays peuvent parvenir à des accords même au milieu de l’hostilité et de la méfiance, lorsqu’il existe des intérêts communs ou lorsque le coût du conflit dépasse les bénéfices de sa poursuite.

Par conséquent, le cortège funèbre massif ou l’escalade de la rhétorique nationaliste et anti-américaine pendant une période de deuil profond n’excluent pas la possibilité de parvenir à une résolution si la direction iranienne comme la direction américaine continuent de croire qu’un tel accord sert leurs objectifs stratégiques mutuels.

En conclusion, la rhétorique belliqueuse pendant le cortège funèbre ne devrait pas nécessairement entraîner la fermeture des canaux de négociation. Les États ont souvent recours à l’escalade rhétorique pour renforcer leur position de négociation, tant au niveau national qu’international. Par conséquent, le large soutien populaire au Guide suprême pourrait, en fait, accroître la pression sur la position négociatrice de l’Iran, plutôt que de représenter un obstacle définitif à la conclusion d’un accord.

Laila Nicolas
Professeure titulaire de relations internationales à l’Université libanaise.

 https://espanol.almayadeen.net/articles/2203888/el-cortejo-funebre-masivo-en-iran--entre-el-fortalecimiento

COMMENTAIRES  

07/07/2026 11:58 par Jos

Je connais bien l’Iran, c’est un grand peuple cultivé et instruit et un pays moderne et social qui le doit beaucoup à celui qu’on enterre aujourd’hui qui a été ASSASSINE avec toute sa famille ( 5 cercueils), sauf son fils.

Pour le peuple iranien cet assassina doit être vengé, il sait très bien que cet accord avec les SS-US n’est pas un traité de paix mais une manœuvre pour se réarmer afin de pouvoir revenir le massacrer.

la sécurité est le bien essentiel du peuple iranien, ces funérailles sont donc une mobilisation pour affronter le pire qui veut le ramener à l’age de pierre. Pour ce faire les gardiens de la révolution seront là pour le protéger.

07/07/2026 18:15 par rouge

De février à aujourd’hui. Ils se sont vraiment pris le temps de le préparer cet évènement.
Cela ne sent plus la spontanéité mais la com.
On y voit le résultat d’une organisation basée sur un totalitarisme profondement ancré.

08/07/2026 07:44 par Palamède Singouin

De février à aujourd’hui. Ils se sont vraiment pris le temps de le préparer cet évènement.
Cela ne sent plus la spontanéité mais la com.
On y voit le résultat d’une organisation basée sur un totalitarisme profondement ancré.

C’est pas comme en France où l’on réfléchit pendant des décennies pour rendre des hommages nationaux ou panthéoniser à tour de bras. Sans aucune arrière-pensée politicienne, bien entendu.

08/07/2026 11:34 par Jos

A ce jour, plus de 15 millions de personnes se sont déplacées pour la mémoire de l’ayatollah Khamenei https://twitter.com/i/status/2074075140711735704 .

Cet homme est très populaire, il a modernisé l’Iran, développer la recherche et l’instruction au plus haut niveau notamment il a permis aux femmes de faire carrière dans tous les métiers (60% de femmes dans les universités).

Non, l’Iran n’est pas une organisation basée sur un totalitarisme profondément ancré. On peut d’exprimé librement, toute les religion sont admises : Chrétiens, juifs, Zoroastriens, sunnites,... ( il y a plus de 20 000 juifs et 78 synagogues)
Cette nation constitue donc un véritable carrefour de différentes religions, où les adeptes de diverses traditions coexistent harmonieusement.

Ce n’est pas un hasard que ce pays a vaincu les USA et l’Israël. C’est grâce a son peuple uni autour de ses valeurs (dignité, solidarité,....) ainsi que grâce à sa culture, son instruction, son organisation, sa technicité, sa créativité,..

Ref : Mohammed Marandi : Les funérailles de Khamenei sont les plus grandes de l’histoire de l’humanité https://reseauinternational.net/mohammed-marandi-les-funerailles-de-khamenei-sont-les-plus-grandes-de-lhistoire-de-lhumanite/

08/07/2026 14:28 par sylvain

@palmipede

Mais le piège, précisémment, c’est de considérer que l’un justifie l’autre, que critiquer l’un c’est soutenir l’autre. C’est comme ça que le pouvoir et la guerre avancent depuis toujours.

Cet article est aussi équilibré, en terme de campisme, de soutiens à un narratif du pouvoir, qu’un reportage de BFM. Rien que pour le secteur public, des bus sont affrétés par le pouvoir pour la participation a ce genre d’évènement, et il sait qui monte dedans et n’y monte pas... Et ce n’est pas le seul mécanisme de controle.

Si dire ça, c’est soutenir israel dans son putain de génocide, il le nous reste qu’a choisir notre camp dans la guerre mondiale à venir. Par contre, constater que pour s’opposer à la puissance, au pouvoir, nous n’avons jamais trouvé d’autre solution que de le servir, même si c’est dans le camp opposé est peut être un premier pas pour sortir d’une impasse

08/07/2026 16:46 par Jos

Le traité de paix n’étant pas encore signée avec les US - Les deux atouts légitimes de l’IRAN qui sont soutenus par son peuple :

1 - La question de l’uranium .
Pour Téhéran, l’uranium enrichi est son principal atout dans les négociations, qu’il ne peut céder volontairement sans garanties (si tant est que de telles garanties soient possibles). L’Iran peut négocier des régimes d’inspection, des limitations techniques, des paramètres de stockage ou des limites d’enrichissement, mais remettre ses réserves à un tiers, ou plus encore, les refuser aux États-Unis, serait perçu comme une capitulation sous la pression. C’est là la première contradiction fondamentale. Washington souhaite une restriction irréversible des capacités iraniennes, tandis que Téhéran veut conserver un levier de négociation pour le prochain cycle de négociations.

2 - Le détroit d’Ormuz
Il est à la fois ouvert et fermé, sûr et dangereux, contrôlable et incontrôlable, il est perçu comme un paradoxe. Pour les États-Unis et leurs alliés, la libre circulation des navires est la norme. Pour Téhéran, revenir au statu quo sans compensation revient à abandonner l’un des rares outils dont il dispose pour transformer une vulnérabilité régionale en un problème mondial. Les promesses d’une possible libération d’avoirs à une date indéterminée, au vu des agissements de l’Iran, ne sauraient remplacer des garanties immédiates et concrètes.

Voici ce qui est prévu :

Une coentreprise omano-iranienne : selon Fatima Al-Smadi, chercheur au Centre d’études d’Al Jazeera (citant un haut responsable omanais), une proposition a été faite pour créer une société commune assurant les opérations de sauvetage, d’urgence et de protection de l’environnement (auparavant fournies gratuitement). Cette société facturera ses services, mais à des tarifs préférentiels inférieurs à ceux des compagnies d’assurance occidentales, et aucun navire ne sera autorisé à passer sans s’acquitter de ces frais.

• Couverture juridique et internationale : Mascate a mobilisé une équipe d’experts juridiques, soutenue par un éminent expert britannique, qui a démontré que cette mesure souveraine ne viole pas le droit international. Pour garantir une couverture internationale, la Russie a approuvé la proposition (avec une réserve tactique sur son extension à d’autres voies maritimes), tandis que la Chine (le plus grand consommateur) bénéficiera de tarifs préférentiels, assurant ainsi le soutien des superpuissances orientales à ces mesures. Cette évolution éclaire les avertissements successifs du ministère iranien des Affaires étrangères selon lesquels Ormuz « n’est pas un show », en réaction aux manœuvres américaines en vue du sommet de l’OTAN.

Trump veut la capitulation de l’Iran. C’est impossible, l’Iran tient le couteau par le manche, car les réserves de pétrole lourd sont en passent d’être épuisées aux US. En effet ce type de pétrole provient essentiellement des Monarchies du Golf, Trump le sait d’où ses réactions dès que l’Iran rappel à l’ordre un navire qui ne respecte pas les procédures de sécurité mises en place par l’Iran pour sa défense. L’agresseur SS Israël-USA doit payer pour ses massacres (3500 morts iraniens) et pour ses destructions (environ 200 à 300 milliards).
Les US doivent aussi payer pour son blocus (acte de guerre) de plus de 20 ans qui a freiné le développement social et économique du pays, malgré cela le peuple soutient son gouvernement légitime dans sa lutte contre les contraintes qui lui sont imposées par l’impérialisme sioniste.

08/07/2026 17:25 par Palamède Singouin

Parler de "Campisme" quand on reprend le refrain éculé qui a servi aux médias de l’Empire lors des obsèques de dirigeants Chinois, Soviétiques, Cubains, Palestiniens, Venezuéliens, Vietnamiens... à savoir que des foules considérables ne s’y pressent que sous la menace... il faut oser.
Je ne vous demanderais pas d’où viennent vos affirmations selon lesquelles les autorités iraniennes bourrent les cars et contrôlent la présence ou l’absence des uns et des autres. Simplement, l’Iran, c’est 90 millions d’habitants...ça fait beaucoup de cars et beaucoup de contrôles, non ?

Moi je me demande si dans un pays qui vient de subir l’assassinat de dizaines de dirigeants politiques, après ceux de responsables militaires et même de sommités scientifiques, il ne s’agit pas effectivement en cette occasion d’exprimer un sentiment national.Tout bêtement.

09/07/2026 19:41 par Safiya

08/07/2026 17:25 par Palamède Singouin,
Juste pour dire que j’adhère à ce que vous exprimez. Du premier au dernier mot.
Œillères et idées reçues.... Même Trump s’est "étonné".....
L’Iran, Peuple et ses Hautes Autorités religieuses et civile, est un phare que seul celui ou seule celle qui vit dans la cécité ne peut voir.

09/07/2026 20:00 par sylvain

@palmipede

je n’ai pas dis que le pouvoir iranien bourrait les cars, et je n’ai pas non plus dit que tout le monde y allait sous la contrainte. J’ai dis qu’il proposait des bus pour se rendre a ce genre de rassemblements. Si vous etes un fonctionnaire iranien, le jour des obsèques, votre établissement ferme et vous avez un bus qui peut vous emmener, avec vos collègues, aux funérailles. Et bien sur vous donnez un nom quand vous montez dans le bus

C’est un iranienne expatriée qui m’a raconté ça, et elle ne porte pas ce régime en haute estime, mais je crois pas qu’elle me mente.

Il me semble évident que tout le monde n’a pas été forcé à participer, et de loin. Quand à savoir combien de personnes se disent qu’il vaut quand même mieux y aller, et combien de personnes ont réellement participéees...

10/07/2026 17:32 par Jos

Il faudrait combien de cars pour emmener plus de 15 millions de personnes : 500 000 cars !!!!!!
En Iran, il y a assez peu de cars, car les gens se déplace en voiture, les embouteillages sont courants.

Pépé Escobar et Larry Johnson résument bien la situation :

A propos du sommet de l’OTAN à Ankara, Pépé Escobar dit :
Pourtant, tout le monde était de très bonne humeur lorsqu’il s’agissait de poursuivre leur guerre contre la Russie — dont n’importe qui doté d’un peu de bon sens sait qu’elle est perdue —, en injectant 70 milliards de dollars supplémentaires dans ce gouffre financier qu’est l’Ukraine pour que le conflit se poursuive jusqu’au dernier Ukrainien.

Puis au sujet des funérailles de l’ayatollah Khamenei :
Comparez maintenant toute cette démence aggravée de l’Occident au spectacle stupéfiant de ces millions de personnes dans les rues de Téhéran, de Qom et de Mashhad — ainsi qu’à Najaf et à Karbala en Irak — rendant hommage au défunt Guide suprême, l’ayatollah Khamenei, assassiné.

Il ne saurait y avoir de représentation plus frappante de la civilisation face à la barbarie.

La cérémonie d’adieu au sanctuaire sacré d’Abbash à Karbala a mis en évidence le lien profond qui unit les centres religieux et spirituels majeurs d’Iran et d’Irak : en résumé, l’unité chiite s’est également traduite par une démonstration de force, puisque des sunnites et des chrétiens sont également venus rendre hommage à l’ayatollah Khamenei.
Nous devrons sans cesse revenir sur la signification de cette marche prolongée, rassemblant des millions de personnes et témoignant d’une solide cohésion nationale, déclenchée par les rituels et cérémonies liés à l’assassinat de l’ayatollah Khamenei.

Ce n’était pas seulement un hommage — venant de tous les horizons et de toutes les classes sociales — à l’un des principaux leaders spirituels et politiques de la fin du XXe et du début du XXIe siècle.

Plus de 100 pays ont envoyé des délégations de haut niveau aux cérémonies. Le gratin du Sud mondial était représenté. La Russie a envoyé le numéro deux du gouvernement, Medvedev « débranché », en tant qu’envoyé personnel de Poutine. La Chine a envoyé ses plus hauts responsables parlementaires. Le Pakistan a envoyé son Premier ministre aux côtés du puissant maréchal Asim Munir.

L’Asie centrale, le Caucase, le Moyen-Orient, et même le vice-ministre des Affaires étrangères des Taliban, tous étaient présents. Pas un seul membre de l’OTANistan n’a envoyé de délégation. Après tout, le ministère iranien des Affaires étrangères n’avait invité aucun pays occidental ayant soutenu la guerre américaine.

De surcroît, toute personne sensée dans les pays du Sud mondial sait que ces « démocraties libérales » occidentales sont plongées par leurs élites d’une médiocrité indescriptible dans les profondeurs les plus sombres d’un effondrement moral nihiliste.
Ref : https://reseauinternational.net/comment-le-dernier-acte-de-khamenei-est-en-train-de-faire-echouer-lotanistan/

Larry Johnson : La patience de la Russie est finie. La guerre avec l’Iran reprend :
https://reseauinternational.net/larry-johnson-la-patience-de-la-russie-est-finie-la-guerre-avec-liran-reprend/

Ces funérailles cèleront la grande unité du peuple iranien pour défendre sa liberté, sa culture et ses richesses face aux assassins, aux prédateurs, ..Bref pour faire face à l’Empire du Chaos, du Pillage et de la Piraterie (impérialisme SS-US).

Pour conclure Trump, le Caligula des temps modernes, a traité les responsables politiques iraniens : de « racaille », de « menteurs » et de « personnes vicieuses et violentes ». Voilà ce qu’on appelle une projection narcissique de soi.

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