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Ci-dessous, une analyse de Philippe Arnaud. Titre : LGS.

Le "Grand Débat" : une arme idéologique des banquiers et des médias qui les soutiennent

Ce 8 avril 2019, au journal télévisé de 13 h de France 2, le deuxième sujet présenté était la restitution du "grand débat" et ce qui ressortait de ce "débat" était que les Français estimaient quasi unanimement qu’il y avait trop d’impôts. Pour les baisser, les solutions étaient nombreuses et parfois contradictoires, mais ce qui revenait le plus, c’est qu’il fallait baisser les dépenses de l’État et plus particulièrement les dépenses liées à la Défense et aux aides au logement", détaillait le journaliste Jean-Baptiste Marteau, depuis le Grand Palais à Paris.

Et le journal poursuivait ainsi :

Le référendum d’initiative citoyenne (RIC) et l’ISF, revendications-phares des "gilets jaunes", sont très minoritaires dans les contributions, selon les garants du grand débat. "Notre pays a atteint aujourd’hui une sorte de tolérance fiscale zéro [...] les débats nous indiquent clairement la direction à prendre : nous devons baisser et baisser plus vite les impôts", a indiqué le Premier ministre Édouard Philippe.

Remarque liminaire. L’ensemble de la présentation de ce sujet, d’un bout à l’autre, empeste l’idéologie de droite, la manipulation et la mauvaise foi, comme je vais le détailler ci-après.

Remarque 1. Tout est fait, dans ce reportage, pour présenter l’impôt comme le voient la droite et le patronat, à savoir une sorte d’indemnité de guerre, versée à un État ennemi vainqueur, dont les habitants s’appelleraient fonctionnaires (comme la France qui, après 1871, dut verser à l’Allemagne victorieuse une somme de 5 milliards de francs-or). Cependant, ce n’est pas du tout ainsi que fut pensé l’impôt lors de la Révolution de 1789 - qui éclata, il faut le rappeler, parce que les classes privilégiées, les plus riches, refusaient de participer au financement des affaires communes.

Remarque 2. Le budget de l’État, contrairement à ce que prétendent les idéologues ultralibéraux, n’est pas assimilable au budget des ménages, où l’on détermine les dépenses en fonction des recettes. Pour l’entité politique qu’est l’État, c’est l’inverse : l’État estime d’abord ses dépenses (donc ce qui relève de ses prérogatives) et y ajuste ensuite ses recettes (que sont les impôts). Au départ, sous l’Ancien Régime, l’impôt servait essentiellement à financer l’armée du roi. Puis, au XIXe siècle, et surtout au XXe siècle, l’impôt s’est ensuite élargi au financement de l’école, puis des infrastructures et au soutien de la politique économique, et enfin, au XXe siècle, à la redistribution sociale vers les classes moyennes et défavorisées, qui représente le plus gros des dépenses.

Remarque 3. C’est à cette aune qu’il faut comprendre les criailleries des riches et du Medef contre l’impôt. Car ce n’est pas, au premier chef, le fait du prélèvement lui-même qui horripile les riches et les entreprises, c’est la destination, c’est l’usage de cet impôt. Car M. Dassault n’est pas gêné lorsque le ministre de la Défense lui achète ses avions en or massif. Car M. Bernard Arnault, n’est pas gêné lorsque, sur les 790 millions d’euros qu’il a payé son musée (La Fondation Vuitton) il a pu en déduire 518 millions de ses impôts. [Ce qui signifie que cette Fondation ultra-luxueuse a été payée, entre autres, par des pauvres vivant dans des banlieues pauvres ou des départements pauvres comme la Creuse, et qui n’y mettront sans doute jamais les pieds]. Cet usage de l’impôt, les riches n’y sont pas opposés. Ce qu’ils expriment, dans leurs diatribes (et ce qu’expriment les Dominique Seux et autres François Lenglet), ce sont des pensées autrement sordides : "Je ne veux pas payer pour soigner les pauvres. Je ne veux pas payer pour envoyer les enfants d’ouvriers à l’université. Je ne veux pas payer pour que les ouvriers ne consacrent pas toute leur paye au loyer...".

Remarque 4. Lorsque Édouard Philippe dit que les Français ont une tolérance fiscale zéro, il instrumentalise malhonnêtement la révolte des "Gilets jaunes", et, ce faisant, il est malhonnête de deux façons. D’abord parce que les "Gilets jaunes" n’ont contesté ni le principe de l’impôt ni son poids global sur le P.I.B. (Produit Intérieur Brut). Ils en ont contesté la répartition injuste, qui, du fait des cadeaux accordés aux riches par la suppression de l’ISF et aux entreprises par le CICE, a obligé à compenser le déficit du budget en alourdissant la taxe sur les produits pétroliers qui, comme tous les impôts indirects, pèse d’abord sur ceux qui ne pouvaient camoufler leur argent à l’étranger, sur ceux qui n’étaient pas mobiles, c’est-à-dire sur les classes moyennes et populaires. [Impôts indirects qui, on le rappelle, sont ceux qui rapportent le plus au budget général].

Remarque 5. L’autre malhonnêteté d’Édouard Philippe consiste à présenter la baisse des impôts sans en présenter l’inéluctable contrepartie : la diminution drastique des services publics et des transferts sociaux au bénéfice des plus défavorisés. Édouard Philippe omet de dire : vous aurez moins d’écoles dans les campagnes, moins d’hôpitaux, moins d’aides au logement, moins d’entretien des routes, des ponts et des canalisations d’eau potable. Vous aurez moins de remboursements de soins, moins de retraites. Vous aurez moins de subventions pour les collectivités locales, etc. Tout se passe comme si cette fronde anti-fiscale venait à point nommé pour justifier des coupes à la tronçonneuse dans les effectifs des fonctionnaires. D’ailleurs, dans la suite du journal télévisé, un des Gilets jaunes n’a pas été dupe. Il a déclaré : nous ne voulons pas moins de services publics, nous voulons plus de justice fiscale.

Remarque 6. La synthèse des remontées du "Grand débat" ferait apparaître que la demande du rétablissement de l’ISF serait fort peu fréquente. Cette estimation arrive tellement à point nommé, elle coïncide si bien avec l’idéologie du gouvernement, avec les intérêts des classes sociales qu’il représente qu’il vient des soupçons sur son authenticité. En effet, que peut rêver de mieux Emmanuel Macron ? Les Français, "largement" consultés à travers le Grand débat, se sont prononcés presque unanimement contre le rétablissement de l’ISF : quoi de plus démocratique ?

Remarque 7. L’autre malhonnêteté du gouvernement a été de glisser subrepticement des revendications des "Gilets jaunes" aux souhaits formulés dans le "Grand débat" et de laisser croire que les deux coïncideraient ! Comme si les deux publics étaient les mêmes ! Alors qu’on sait fort bien qu’une large partie de ceux qui ont participé à ce fameux "Grand débat" étaient justement des électeurs d’Emmanuel Macron et de LREM (et justement pas les "Gilets jaunes"). On a l’impression d’avoir face à soi un joueur de bonneteau qui, parmi plusieurs gobelets, en met un sur un dé, les manipule tous... et escamote le dé à l’endroit où on avait cru le voir disparaître !

Remarque 8. Il s’agit d’une remarque de vocabulaire. Édouard Philippe a dit que les Français avaient une "tolérance fiscale zéro". Cette expression de "tolérance zéro" n’est pas anodine : elle appartient au registre idéologique de la droite lorsqu’elle enfourche un de ses chevaux de bataille préférés : celui de l’insécurité, celui des "incivilités". A l’école envers les enseignants, dans l’entreprise à l’égard des cadres ou des patrons, en prison contre les "matons", etc. En parlant de "tolérance fiscale zéro", le Premier ministre ravale la perception de l’impôt, ses clés de répartition et jusqu’à son principe, au même rang que la délinquance. L’impôt, dans sa bouche, au travers de cette expression indue, est devenu illicite, voire illégitime...

Philippe Arnaud

COMMENTAIRES  

09/04/2019 18:36 par ozerfil

Ce qui prouve que le "grand débat" n’était que de l’enfumage ; la preuve : à peine fini, on en a déjà les conclusions et les actions qui en découleront !!

09/04/2019 20:54 par irae

Faut-il ajouter à l’intention de tous les médiacrates et soutiens du macronisme libéralo-faciste qui mettent un point d’honneur à asséner que les gilets jaunes ne sont pas représentatifs des français que :
- comme le dit l’article, la composition sociale des participants au grand enfumage n’est pas connue,
- loin d’être la réussite fanfaronnée par le grand duduche, les medias (le monde échappant au contrôle de ses maîtres) font état de contributions copiées-collées ou partielles et au final bien en-dessous du million annoncé (2 % des électeurs).
Mais comme on a à faire à une manipulation multiple :
- jouer l’usure,
- se donner du temps pour chercher frénétiquement des idées,
- faire la promo du roi à bon compte,
- promouvoir la campagne rem aux européennes en réduisant les frais de campagne (pourquoi arréter une recette qui marche),
- endormir le public pour mieux enjamber les européennes,
- aggraver les mesures libérales austéritaires,
Dans ce cas 175 O00 contributeurs actifs (sur un total réel d’un peu plus de 200 000) feront bien l’affaire pour donner un tour de vis supplémentaire aux plus démunis (pour le plus grand bien être des plus aisés).

09/04/2019 20:55 par Ph. Arnaud

Merci à l’auteur pour ses remarques ! Reste à savoir qui a cru à ce "Grand débat" en dehors des électeurs de LRM...

09/04/2019 23:04 par Assimbonanga

Bien entendu, sous-entendu de tout ça : les cotisations sociales , ces charges (bien trop lourdes), sont des impôts !
Pas oublier. Dogme de droite, fondamental. Amen.
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! Ça faisait depuis la guerre qu’on était obligé de se taper l’invention de saint-Ambroise Croizat. Ouf ! Si les Français ne bougent pas plus nombreux, on va arriver à s’en débarrasser , bientôt. On y est presque.

10/04/2019 08:11 par Lagier Georges

Le Grand Débat National : d ’après les médias officiels 1 500 000 citoyens y ont participé
Remettons un peu les choses au point.
Lors des élections législatives de 2017 il y avait 47 292 967 inscrits sur les listes électorales
1 500 000 participants au débat ne représentent que 3.17% du corps électoral
A ces législatives la France en marche a recueilli 7 826 432 voix où sont passés les électeurs de Macron pour le Grand Débat ?
Ils ont l’audace d’appeler cela la DEMOCRATIE

10/04/2019 09:52 par J.J.

@ ozerfil : à peine fini, on en a déjà les conclusions et les actions qui en découleront !!

Sans être devin ni prophète, je pense qu’on les avait déjà avant ! Ils sont tellement prévisibles et de mauvaise foi !

Micron Premier avait d’ailleurs déclaré péremptoirement qu’il était hors de question de rétablir l’I S F. Or c’était un préalable symbolique à toute négociation honnête.
J’ai toujours sous titré ce soi-disant grand débat, en référence au petit bonhomme : la grande Carabistouille.

Merci à Philippe Arnaud pour cette synthèse particulièrement claire et objective.

10/04/2019 11:49 par Assimbonanga

Le pire dans cette histoire, c’est que tout le monde le sait ! Jusqu’à quand peut tenir la mascarade de Macron ? Que faut-il pour que s’écroule le sortilège ? A moins d’un GROS rapport de force, j’ vois pas. Les Gilets Jaunes ne semblent pas être la goutte d’eau suffisante pour faire déborder le vase... Jusque-là.
Bon, voici un petit best off (réalisé par la luciole mélenchantée) des interventions de Jean-Luc Mélenchon lors du débat organisé par BFM et regroupant les responsables de plusieurs formations politiques : Stanislas Guérini (LREM), Laurent Wauquiez (LR), Marine Le Pen (RN), Olivier Faure (PS) et Jean-Luc Mélenchon (LFI). https://www.youtube.com/watch?v=evmm6nrIC8c
C’est pratique, c’est plus court et c’est agréable !

10/04/2019 14:59 par Ph. Arnaud

En plus, les attaques viennent de tous les côtés, et ont lieu tous les jours :
- Remise en cause des pensions de réversion. Comme ce sont les femmes qui en profitent majoritairement et qu’elles n’en touchent déjà pas beaucoup...
- Attaque contre le statut de la fonction publique, lancée en douce, dans un petit coin, à la Caisse des Dépôts, pour pouvoir l’étendre ensuite à toutes les administrations, etc., etc.
Le balisage très étroit du gouvernement sur les questions autorisées au Grand débat fait penser à ces concours imaginaires où l’on demande aux candidats de disserter en 6 pages sur une boule de billard sans parler ni de sa forme, ni de sa matière, ni de sa couleur ni de son utilisation. Macron aurait mieux fait de dire franchement que les Français auraient le droit de décider de la couleur des timbres-poste...

10/04/2019 17:12 par Jean Louis

Moi je suis loin d’y avoir cru et je me suis lancé dans l’exercice, ne serait ce pour voir comment les questions étaient pour le moins orientées et surtout ne pas laisser uniquement des LREM faire le job !!! Et je ne dois pas être le seul, ce qui veut dire aussi que l’exploitation doit être orientée.

10/04/2019 17:52 par Ellul

Sur France culture ! eh oui parfois !!! :
"Grand Débat" : les conclusions contestables du gouvernement

http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10081-10.04.2019-ITEMA_22032140-1.mp3
>
> Depuis quelques jours, le Premier ministre et les membres du gouvernement se multiplient sur les plateaux télé pour rendre compte des résultats du « grand débat ». Et il semblerait -oh miracle- que ces résultats viennent conforter la politique du gouvernement. Ainsi, un dixième à peine des Français se seraient prononcés pour un rétablissement de l’impôt sur la fortune.
>
> De la même manière, le Premier ministre a tenu à saluer, lors de sa prise de parole au Grand Palais, la grande lucidité des Français, conscients de la nécessité de réduire les dépenses publiques. En clair, les Français seraient favorables à la politique menée par le gouvernement. N’en déplaise aux quelques gilets jaunes qui continuent de troubler la bonne marche du pays et de la réforme.
>
> Pourtant, les résultats présentés du Grand débat sont jugés problématiques par un certain nombre d’observateurs. Il faut dire que les questions posées, ainsi que leur formulation étaient pour le moins orientées, faisant disparaître la question de l’ISF tout en laissant largement transparaître l’idée selon laquelle une baisse des impôts passerait nécessairement par une baisse des dépenses publiques.
>
> Ainsi, sur les onze questions relatives à la fiscalité, neuf étaient des questions fermées ne mentionnant pas l’ISF. Les deux autres, des questions d’ordre général. Le gouvernement a donc beau jeu de brandir le peu de contributions concernant l’ISF après l’avoir sciemment écarté des questions posées.
>
> On rappelera tout de même qu’un récent sondage réalisé par OpinionWay sur un panel représentatif des Français, confirme qu’une très large majorité des Français est favorable à un rétablissement de l’ISF. 71% pour être précis. Bien loin, donc, des 10% brandis par le gouvernement comme argument d’autorité.
>
> C’est d’ailleurs l’autre critique formulée à l’encontre des résultats du grand débat : ils ne seraient ni exhaustifs ni représentatifs. Ils devraient donc être considérés comme tels. Ainsi, il est important de rappeler que lorsque le gouvernement dresse les conclusions du grand débat, il se fonde uniquement sur les contributions en ligne, soit environ 500 000 personnes : pas exactement de quoi prétendre à une forme d’exhaustivité ou de représentativité. D’autant qu’il est important de regarder concrètement qui a participé à cette consultation en ligne.
>
> Ainsi, les données transmises par l’institut OpinionWay, en charge de l’analyse des contributions, sont on ne peut plus claires : ce sont avant tout les habitants de grandes métropoles comme Lyon ou Paris qui se sont exprimés quand les zones rurales sont largement sous-représentées dans cette consultation. En clair, une sociologie de participation bien plus proche de l’électorat de Macron que du cœur des gilets jaunes...
>
> Le Premier ministre a lui-même admis, lors de son discours, que la synthèse de la consultation n’avait pas pour ambition d’être exhaustive. Il a ainsi rappelé qu’il était « difficile de résumer par un discours les millions de mots et les milliers d’idées exprimées », ajoutant que toute synthèse, quel que soit son format, paraîtrait toujours un peu réductrice. Une précaution oratoire que l’on aurait donc pu saluer si elle n’avait rapidement cédé le pas à une longue série de généralités sur la volonté des Français. Ainsi, Edouard Philippe ne parle plus des participants à la consultation en ligne, mais bien des Français dans leur ensemble. Difficile dans ces conditions de ne pas voir l’usage éminemment politique qui est fait de cet exercice.
> Dans un basculement sémantique habilement orchestré, le Grand débat ne sert plus d’instance de dialogue et de concertation mais bien d’outil de validation et de légitimation de la politique mise en œuvre par le gouvernement. Les Français s’étant désormais exprimés, toute contestation de la ligne choisie reviendrait à une forme de déni de démocratie. En clair, circulez y’a rien à voir. Pas sûr néanmoins que cette parodie de démocratie suffise à convaincre les Français, que leur voix a été écoutée

10/04/2019 18:40 par Bruno

Je m’attendais bien évidemment à une arnaque du gouvernement de droite Macron & Philippe mais jamais je n’aurais pensé que ces messieurs seraient aussi caricaturaux dans l’enfumage médiatique. La communication grotesque de Sir Edouard (Philippe) pour clore le monologue présidentiel du "Grand Débat" restera sans doute dans les annales de l’entourloupe à chaussure de plomb, tant l’exercice puait la suffisance. Un exemple bien crado de cynisme cool où tout est permis. Surtout le mensonge éhonté et l’arraisonnement de la parole des participants à un programme politique réactionnaire.

L’errance politique à travers le pays via la poignée de mairies françaises qui aura accepté d’accueillir le président Jupiton se clôt donc en jus de boudin. La rapide apparition du premier ministre ne s’embarrassant plus d’euphémismes pour mentir comme un arracheur de dents, nous renseigne une fois de plus sur la meilleure façon de refuser que le mouvement des Gilets Jaunes soit nié dans ses revendications et serve d’alibi tordu pour valider une politique inique et un programme politique néo-féodal : celle qui se propose de virer ces grands guignols et sombres incompétents le plus rapidement possible. Pour commencer, aux prochaines élections européennes n’oublions pas d’aller voter . Décuplons notre colère en concentrant notre vote de façon bien ciblée. Osons l’Insoumission ! Virons dès aujourd’hui dans les urnes Macron & Philippe...et toute cette bande de coquins.

Contre la privatisation des aéroports et des barrages publics, osons l’envol patient et la marée humaine en forme de Tsunami. Soyons ce soliton, ( la vague géante ) et œuvrons à la reconquête politique de ce pays. Renvoyons le 1% des millionnaires à leurs sombres affaires mais surtout, ne les laissons plus diriger nos vies ni nos territoires communs, au détriment de la majorité des citoyennes et des citoyens de France. Chassons-les !

11/04/2019 09:24 par Assimbonanga

Si l’on en juge aux prédictions de Thomas Legrand sur le fait que les candidats de gauche vont tous se vautrer aux élections européennes, si l’on comptabilise le nombre de remarques désobligeantes à l’encontre de la France Insoumise ce matin sur France Inter, l’on peut déduire sans trop se tromper que le meeting de Manon Aubry, Jean-Luc Mélenchon et François Ruffin hier à Amiens a été un franc succès.
Pour le contrer, il ne va rester à Emmanuel Macron qu’une solution : déclarer dans un grand meeting au Bourget que son ennemi c’est la finance !
https://www.youtube.com/watch?v=vZ1LILeJ_T8

15/04/2019 22:47 par Estienne ATHURION

Le grand ébat !

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