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Les guerres scélérates : interventions de l’armée US et de la CIA depuis 1945


Le livre "KILLING HOPE - U.S. Military and CIA Interventions Since World War II" de William Blum vient ENFIN d’être traduit en français.


Editions Parangon

"Nous possédons environ 60% des richesses mondiales, mais seulement 6,3% de la population mondiale... Notre tâche dans l’avenir est...de maintenir cette situation de disparité." George KENNAN, responsable de la planification du département d’Etat, 1948


"Ce livre très documenté relate plus d’une cinquantaine d’interventions américaines de 1945 à nos jours et révèle le visage des Etats-Unis qui, sous couvert de guerre froide et d’anticommunisme, ont commencé à forger leur empire depuis de nombreuses décennies.

En effet, la propagande américaine contre le communisme et les Soviétiques a été d’une violence inouie et a eu pour but de justifier les interventions militaires US et de la CIA partout dans le monde depuis 1945. Aujourd’hui, le bloc de l’Est n’existe plus mais c’est le même élan impérialiste qui guide le gouvernement américain dans sa lutte contre le terrorisme, au nom de la démocratie et des valeurs universalistes américaines.

"Les Guerres Scélérates" nous démontre que la période d’après-guerre, loin d’avoir été froide, a fait des millions de victimes, particulièrement dans les Etats qui ont eu la volonté de s’affranchir politiquement et économiquement de Washington. Tout au long de cette période, les Etats-Unis ont soutenu de nombreuses dictatures, écrasé des gouvernements démocratiquement élus et des mouvements de libération, au nom de la démocratie et de la lutte contre le complot communiste international. En particulier, les Etats-Unis se sont empressés de liquider tout mouvement ou gouvernement qui aurait porté atteinte aux intérêts économiques des firmes américaines. Ainsi, l’expression de la démocratie "à la sauce" Washington, d’est-elle exercée à coups de massacres de masse, d’escadrons de la mort, de tortures, de coups d’Etat militaires et de corruption généralisée."


William Blum est un ancien haut fonctionnaire du département d’Etat, qu’il quitte en 1967 en raison de son opposition à la guerre du Vietnam. Il est l’un des membres fondateurs de la Washington Free Press, revue alternative typique des années 1960-1970. En 1969, il rend publics le nom et l’adresse de plus de 200 employés de la CIA dans le Quicksilver Times, journal alternatif de Washington. Il passe plusieurs mois au Chili entre 1972 et 1973, où il écrit une série d’articles sur l’expérience d’Allende. Au milieu des années 1970, il retrouve à Londres l’ex-officier de la CIA Philip Agee, avec qui il a le projet de révéler un nombre d’actions secrètes de la CIA dans différentes parties du monde.

Son livre "Les guerres scélérates" est publié pour la première fois aux Etats-Unis en 1995 [sous le titre "Killing Hope"] et connait plusieurs mises à jour, notamment à mesure que les documents officiels sont déclassifiés.

En 1999, William Blum a reçu le Project Censored’s award pour un article censuré ayant pour titre "Les Etats-Unis contre l’Irak, une étude de l’hypocrisie" dans lequel il établit la liste des matériaux biologiques fournis à l’Irak par les Etats-Unis.

Il écrit pour The Ecologist et collabore régulièrement aux sites Znet et Counterpunch. Ses livres sont traduits dans plus de douze langues.


LES GUERRES SCELERATES
Les interventions de l’armée américaine et de la CIA depuis 1945 William Blum

- Editions Parangon L’Aventurine
16 rue Victor Hugo 69002 LYON

tél : (33) (0)4 72 56 00 57 fax : (33) (0)4 72 77 60 36

ISBN 2-84190-116-5 456 pages 20 euros


URL de cet article 1380
 
 

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L’Etat voyou
William BLUM

Quatrième de couverture
« Si j’étais président, j’arrêterais en quelques jours les attaques terroristes contre les États-Unis. Définitivement.
D’abord, je présenterais mes excuses à toutes les veuves, aux orphelins, aux personnes torturées, à celles tombées dans la misère, aux millions d’autres victimes de l’impérialisme américain.
Ensuite, j’annoncerais aux quatre coins du monde que les interventions américaines dans le monde sont définitivement terminées, et j’informerais Israël qu’il n’est plus le 51e (...)

Commentaires
Compte-rendu par Jean Bricmont
07/03/2004 à 00:12, par Koala

Compte-rendu de :

William Blum. Les guerres scélérates. Les
interventions de l’armée américaine et de la CIA depuis 1945
.

Parangon, Paris 2004 (broché, 456 pages, 20 euros ).

Poser la question :« quel est le rôle caché des États-Unis ? » à 
propos des événements en Haïti, en Géorgie ou ailleurs, vous fait
souvent passer pour un anti-américain aussi paranoïaque qu’archaïque.

Mais le livre de Blum montre qu’il est rationnel de se poser cette
question.

Depuis 1945, les États-Unis ont utilisé tous les moyens,
coups d’état et manipulation de la société civile, bombardements
massifs et pressions diplomatiques, suppression d’élections et achat
d’élus, tortures et assassinats, désinformation, trafic de drogue,
terrorisme, pour empêcher toute transformation sociale dans des
dizaines de pays du tiers-monde qui cherchaient à se libérer de
l’oppression coloniale et féodale ou à mettre en oeuvre des formes
plus humaines de développement.

Le résultat c’est que les États-Unis
sont arrivés, en faisant des millions de morts, à « tuer l’espoir »,
comme dit le titre anglais du livre, l’espoir d’une vie meilleure
pour la majorité de la population mondiale. Ce livre très bien
documenté est une sorte d’« archipel du Goulag » de l’empire
américain.

Leur politique n’a nullement cessé avec la fin de l’URSS. Tous les
altermondialistes devraient lire ce livre et, en le renfermant, se
poser la honnêtement la question : lorsque les changements,
réformistes ou révolutionnaires, qu’ils préconisent auront lieu et
que les États-Unis chercheront à les détruire, comment feront-ils
pour les arrêter ? Lire Blum nous incite à mieux apprécier les rares
pays, comme Cuba, qui ont réussi jusqu’à présent à résister à la
subversion américaine.

Jean Bricmont

bricmont@fyma.fyma.ucl.ac.be.ns ou bricmont@yahoo.fr.ns

#964 
> Les guerres scélérates : interventions de l’armée US et de la CIA depuis 1945, William Blum
21/11/2006 à 14:37, par mcroad

Dans la même veine, et pour éclairer non pas tous les altermondialistes, mais tous les hommes (humains) refusant de penser comme on leur demande :
"Le mythe de la bonne guerre" de Eric Pauwells (l’édition m’échappe, mais une recherche internet vous la fournira).

Ce livre y explique les liens (encore actuels) entre l’élite allemande qui mit Hitler au pourvoir dans l’allemagne des années trente et l’élite américaine qui ne voyait outre-atlantique qu’une seule et unique abobination : le communisme. La seule guerre qui ait été souhaité, voire même fomenté fut Barbarosa. Le reste ne fut qu’une machine anti-communisme qui s’emballa et mordit son maitre... Les rôles de l’élite américaine dans le basculement US dans la WWII, dans le financement du parti nazi, dans l’effort de guerre allemand au travers de société américaines telles Ford Verke (filiale de l’américain du même nom) et Opel (qui savait qu’elle appartenait à GM depuis les années 20 ?)ou la standart Oil.
Un livre à la lumière duquel les évènements passés et actuel prennent un tour bien différents que ce la presse mainstream veut bien nous faire croire.

Il n’y a jamais eu qu’une seule et unique guerre mondiale, elle est en cours, ne s’est JAMAIS achevée : c’est la lutte des classes !

Bien à vous, un lecteur assidu.

#12158 
Les guerres scélérates : interventions de l’armée US et de la CIA depuis 1945
04/01/2010 à 21:25, par Jean-Pierre Petit-Gras

Il est indispensable d’ajouter à cette liste d’interventions (une litote pour agressions) diplomatiques, policières et surtout militaires des Etats-Unis dans le reste du monde la longue série d’agressions (ou interventions, comme on veut) perpétrées, dans un premier temps, dans ce que les dirigeants de ce pays et de ses entreprises industrielles et commerciales appellent leur "arrière-cour", à savoir le reste du continent américain, vers le sud. Déjà , Simón Bolà­var signalait le fait que le principal ennemi de la liberté des peuples d’Amérique Latine n’était plus le colonialisme moribond de l’Espagne et du Portugal, mais celui, naissant, des USA. Il ne s’agissait pas pour le libertador de paroles en l’air, mais de l’expérience vécue, du refus dès l’aube du XIXème siècle de la part du gouvernement de Washington de soutenir les mouvements d’indépendance dans les colonies espagnoles, qui se soulevaient l’une après l’autre. Après la fameuse "doctrine" émanant d’un discours du président Monroe, après l’attaque militaire contre la jeune république mexicaine, qui l’a privée de la moitié de son territoire en 1948 (2 millions de kilomètres carrés !), après le comportement scandaleux à l’égard des indépendantistes cubains, dirigés par José Martà­, et toute une série d’aventures plus ou moins "individuelles" montrant que pour l’idéologie capitaliste nord-américaine le temps des colonies n’était pas révolu, le XXème siècle a lui aussi été marqué par un nombre impressionnant d’interventions. A Cuba, en Amérique Centrale (rappelons-nous l’épopée de Sandino) et en Amérique du Sud...
Il ne s’agit pas de faire de l’ "anti-américanisme primaire", mais de réfléchir à notre histoire, et de nous préparer en conséquence, si nous ne voulons pas qu’elle continue de se répéter, et en pire... Le livre d’Howard Zinn, Histoire populaire des Etats-Unis (éditions Agone), est vraiment à mettre entre toutes les mains !
Jean-Pierre Petit-Gras

#59213 
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