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Pardon, mais, Israël n’a aucun droit d’exister. (Al Akhbar)

L’expression « droit d’exister » est entrée dans ma conscience dans les années 1990, tout comme le concept d’une solution à deux Etats est entré dans notre vocabulaire collectif. Dans chaque débat à l’université, quand un sioniste était à bout d’arguments, ces trois mots magiques étaient invoqués pour interrompre la conversation avec un « êtes-vous en train de dire qu’Israël n’a pas le droit d’exister ? » indigné.

Bien sûr, vous ne pouviez pas contester le droit d’Israël à exister - c’était comme nier le droit fondamental des Juifs d’avoir... des droits, avec toute la culpabilité de l’Holocauste jetée à la figure pour faire bonne mesure.

Sauf bien-sûr que je n’y suis pour rien dans l’Holocauste – et les Palestiniens non plus. Le programme de nettoyage ethnique méthodique en Europe de sa population juive a été employée de façon tellement cynique et opportuniste pour justifier le nettoyage ethnique de la nation arabe palestinienne, qu’il me laisse totalement indifférente. Je me suis déjà surprise - oh, stupeur - en train de lever les yeux au ciel en entendant Holocauste et Israël dans la même phrase.

Ce qui me trouble dans cette ère post-"solution à deux Etats", est l’audace même de l’existence d’Israël.

Quelle idée fantastique, cette notion qu’un groupe d’étrangers d’un autre continent puisse s’approprier une nation existante et peuplée - et convaincre la « communauté internationale » que c’était la chose juste à faire. Un tel culot me ferait rire si ce n’était pas aussi grave.

Encore plus flagrant est le nettoyage ethnique de masse de la population palestinienne indigène par les juifs persécutés, à peine remis de leur propre expérience de nettoyage ethnique.

Mais ce qui est vraiment effrayant, c’est la manipulation psychologique des masses dans la croyance que les Palestiniens seraient en quelque sorte dangereux – des « terroristes » déterminés à « jeter les juifs à la mer ». Je gagne ma vie avec les mots et l’usage du langage dans la création de perceptions m’intrigue. Cette pratique - souvent appelée « diplomatie publique » - est devenue un outil indispensable dans le monde de la géopolitique. Les mots, après tout, sont les blocs de construction de notre psychologie.

Prenez par exemple la façon dont nous sommes arrivés à percevoir le « différend » israélo-palestinien et toute résolution de ce conflit qui perdure. Ici, je vais généreusement emprunter des passages d’un article précédent...

Les États-Unis et Israël ont déterminé le discours mondial sur cette question, en définissant des paramètres strictes qui limitent de plus en plus le contenu et l’orientation du débat. Toute discussion en dehors de ces paramètres, jusqu’à récemment, était largement considérée comme irréaliste, improductive et même subversive.

La participation au débat est réservée à ceux qui souscrivent à ses grands principes : l’acceptation d’Israël, son hégémonie régionale et sa supériorité militaire ; l’acceptation de la logique douteuse sur laquelle est fondée la revendication de la Palestine par l’Etat juif ; et l’acceptation de quels sont les interlocuteurs, mouvements et gouvernements acceptables ou non dans toute solution au conflit.

Des mots comme colombe, faucon, militant, extrémiste, modéré, terroriste, islamo-fasciste, négationniste, menace existentielle, mollah fou déterminent la participation de certains à la solution - et sont capables d’en exclure d’autres instantanément.

Ensuite, il y a le langage qui préserve « le droit d’Israël à exister » sans poser de questions : tout ce qui invoque l’Holocauste, l’antisémitisme et les mythes sur les droits historiques des Juifs à la terre léguée par le Tout-Puissant - comme si Dieu était un agent immobilier. Ce langage ne vise pas seulement à empêcher toute contestation de la connexion juive à la Palestine, mais cherche surtout à punir et à marginaliser ceux qui s’attaquent à la légitimité de cette expérience coloniale moderne.

Mais cette pensée collective n’a abouti à rien. Elle n’a fait qu’occulter, distraire, dévier, esquiver, et diminuer, et nous ne sommes pas plus près d’une solution satisfaisante... parce que la prémisse est fausse.

Il n’y a pas de solution à ce problème. C’est le genre de crise où vous constatez votre échec, réalisez vos errements et rebroussez chemin. C’est Israël qui est le problème. C’est la dernière expérience coloniale des temps modernes, une expérience menée au moment même où de tels projets s’effondraient partout dans le monde.

Il n’y a pas de « conflit israélo-palestinien » - qui laisserait entendre une sorte d’égalité dans la puissance, la souffrance et les éléments concrets négociables. Mais il n’y a pas la moindre symétrie dans cette équation. Israël est l’occupant et l’oppresseur. Les Palestiniens sont occupés et opprimés. Qu’y a-t-il à négocier ? Israël détient toutes les cartes. Ils peuvent rendre des terres, des biens, des droits, mais même cela est une absurdité – car qu’en est-il du reste ? Pourquoi ne pas rendre toutes les terres, tous les biens et tous les droits ? Pourquoi auraient-ils le droit de garder quoi que ce soit – en quoi l’appropriation des terres et des biens avant 1948 est-elle fondamentalement différente de l’appropriation des terres et des biens après cette date arbitraire de 1967 ?

En quoi les colonialistes d’avant 1948 sont-ils différents de ceux qui ont colonisé et se sont installés après 1967 ?

Permettez-moi de me corriger : les Palestiniens ont bien une carte en main qui fait saliver Israël – la grande revendication à la table de négociation qui semble contenir tout le reste. Israël aspire à la reconnaissance de son « droit d’exister ».

Mais Israël existe déjà, non ?

En fait, ce que Israël craint plus que tout c’est sa « délégitimation ». Derrière le rideau de velours, voici un Etat construit sur des mythes et des récits, protégé uniquement par un géant militaire, des milliards de dollars d’aide des États-Unis et un seul veto au Conseil de sécurité de l’ONU. Rien d’autre ne se dresse entre cet Etat et son démantèlement. Sans ces trois choses, les Israéliens ne vivraient pas dans une entité qui est devenue « le lieu le plus dangereux au monde pour les Juifs. »

Retirez tout le discours et tout le vernis de la propagande, et vous réalisez rapidement qu’Israël n’a même pas les bases d’un Etat normal. Après 64 ans, il n’a pas de frontières. Après six décennies, il n’a jamais été plus isolé. Plus d’un demi-siècle plus tard, et il a besoin d’une armée gigantesque simplement pour empêcher les Palestiniens de rentrer chez eux à pied.

Israël est une expérience ratée. Il est sous assistance respiratoire – débranchez ces trois tubes et il est mort, ne survivant que dans l’esprit de quelques étrangers qui se sont gravement fourvoyés en pensant qu’ils pouvaient réussir le casse du siècle.

La chose la plus importante que nous pouvons faire dans l’optique d’un seul État est de nous débarrasser rapidement du vieux langage. Rien n’était vrai de toute façon - ce n’était que le langage employé dans un « jeu » particulier. Développons un nouveau vocabulaire de possibilités - le nouvel Etat sera la naissance de la grande réconciliation de l’humanité. Musulmans, chrétiens et juifs vivront ensemble en Palestine comme ils le faisaient auparavant.

Les détracteurs peuvent aller se faire voir ailleurs. Notre patience s’amenuise comme la toile des tentes dans les camps de purgatoire où vivent les Palestiniens depuis trois générations.

Ces réfugiés exploités de tous parts ont droit à ces beaux appartements - ceux qui ont des piscines au rez-de-chaussée et un bosquet de palmiers à l’extérieur du hall d’entrée. Parce que l’indemnité qui leur est due pour cette expérience occidentale ratée sera toujours insuffisante.

Et non, personne ne hait les Juifs. C’est l’argument de dernier recours qu’on nous hurle aux oreilles – le dernier « pare-feu » pour protéger ce Frankenstein israélien. Ca ne m’intéresse même plus d’insérer les mises en garde habituelles censées prouver que je ne hais pas les Juifs. C’est impossible à prouver et franchement, l’argument n’est qu’un alibi. Si les Juifs qui n’ont pas vécu l’Holocauste en ressentent encore la douleur, qu’ils s’arrangent avec les Allemands. Qu’ils exigent une portion importante de terres en Allemagne - et bonne chance à eux.

Quant aux antisémites qui salivent sur un article qui s’en prend à Israël, allez faire un tour ailleurs - vous faites partie de la cause qui a provoqué ce problème.

Les Israéliens qui ne voudront pas partager la Palestine comme des citoyens égaux avec la population palestinienne indigène - ceux qui ne voudront pas renoncer à ce qu’ils ont demandé aux Palestiniens de renoncer il y a 64 ans - pourront prendre leur deuxième passeport et rentrer chez eux. Ceux qui resteront feront mieux d’adopter une attitude positive - les Palestiniens ont montré leur capacité à pardonner. Le niveau du carnage qu’ils ont subi de la part de leurs oppresseurs - sans riposte comparable - démontre une retenue et une foi remarquables.

Ce sera moins la mort d’un Etat juif que la disparition des derniers vestiges du colonialisme moderne. Ce ne sera qu’un rite de passage – tout se passera très bien. A ce stade particulier du 21e siècle, nous sommes tous, universellement, des Palestiniens – et corriger cette injustice constituera un test de notre humanité collective, et personne n’a le droit de rester les bras croisés.

Israël n’a pas le droit d’exister. Brisez cette barrière mentale et dites-le : «  Israël n’a pas le droit d’exister ». Savourez-le, tweetez-le, postez-le sur Facebook – et faites-le sans y réfléchir à deux fois. La délégitimation est là – n’ayez pas peur.

La Palestine sera moins douloureuse qu’Israël ne l’a jamais été.

Sharmine Narwani

retrouvez l’auteure sur Twitter : @snarwani

Traduction "et hop, un tabou de moins" par Viktor Dedaj pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

 http://english.al-akhbar.com/blogs/sandbox/excuse-me-israel-has-no-right-exist

COMMENTAIRES  

04/08/2014 10:08 par pierreauguste

"Les mythes sur les droits historiques des juifs à la terre léguée par le tout puissant". Horreur ! Yul brynner est donc un mythe ! Le couffin en osier flottant sur le Nil serait une usurpation. Tout s’effondre autour de moi....J’y croyais.....
Je ne sais pas qui est Sharmine Narwani,certainement une grande rêveuse ,mais quel bonheur de la lire et de dire avec elle et de crier "Israel n’a pas le droit d’exister "...en dehors des images cinématographiques héritées des "péplums poudre aux yeux "de la propagande......

04/08/2014 10:19 par Daniel Vanhove

Brillamment démontré... cela fait longtp que j’exprime la même idée qu’il n’y a aucun avenir à ce projet bancal de 2 Etats... et que seule le Palestine doit émerger de ce chaos où y vivraient musulmans, chrétiens, juifs et athées... comme dans n’importe quel Etat moderne...

Israël a manifestement été "un pont trop loin" et a perdu toute possibilité de vivre dignement aux côtés d’une Palestine dans le respect des droits de chacun... quand il pouvait le réaliser et que les Palestiniens avaient pourtant fait des concessions jamais vues nulle part ailleurs : quel Etat devrait donc accepter de vivre sur moins de 20% de son territoire !?

Mais, ne nous faisons pas d’illusions, cela n’adviendra pas demain, ce sera aussi dramatique que ce à quoi nous assistons aujourd’hui, la transition vers ce nouvel Etat unique se fera à travers d’innombrables tragédies...

Le monde est-il prêt à cela ?

04/08/2014 10:26 par Cunégonde Godot

Article clair, argumenté et droit-a-but comme je les aime qui nous change des couinements de certains "amis" des Palestiniens...

Développons un nouveau vocabulaire de possibilités - le nouvel Etat sera la naissance de la grande réconciliation de l’humanité. Musulmans, chrétiens et juifs vivront ensemble en Palestine comme ils le faisaient auparavant.

Musulmans, chrétiens et juifs ne sont pas toute l’Humanité. Leur réconciliation est leur problème, pas celui d’un nouvel Etat moderne qui devra dépasser par la citoyenneté laïque tout "problème" de cohabitation religieuse (qu’il s’inspire de la France d’avant l’ "Europe"). Afin que puissent y vivre également les athées p.ex. qui eux aussi font partie de l’Humanité, semble-t-il...

Et non, personne ne hait les Juifs. C’est l’argument de dernier recours qu’on nous hurle aux oreilles – le dernier « pare-feu » pour protéger ce Frankenstein israélien. Ca ne m’intéresse même plus d’insérer les mises en garde habituelles censées prouver que je ne hais pas les Juifs. C’est impossible à prouver et franchement, l’argument n’est qu’un alibi. Si les Juifs qui n’ont pas vécu l’Holocauste en ressentent encore la douleur, qu’ils s’arrangent avec les Allemands. Qu’ils exigent une portion importante de terres en Allemagne - et bonne chance à eux.

J’aime lire ce type de discours car c’est en gros ce que je défends depuis toujours.

04/08/2014 11:15 par Claude

Les Etats Unis ont construit leur société sur l’extermination des populations indiennes, l’esclavage et l’annexion d’une partie du territoire Mexicain. La plus part de ces colons ou assassins sont d’ignobles ignorants, leur humanité fondé sur la cupidité et bien sur la violence va les entrainer a leur propre destruction sans aucun regret de la plus grande partie du monde.
Toute société construite sur la destruction la haine et le désespoir subi a son tour le même sort.
La société Israélienne construite sur le même modèle disparaitra à son tour.

04/08/2014 11:23 par pierreauguste

@daniel Vanhove
"Israel a perdu toute possibilité.........." pardon de pinailler un peu mais il faut être clair ; Israël au regard du droit n’aurait jamais du,si ce n’est en Allemagne,juste pour rire, exister ou que ce soit malgré toutes les tentatives sionistes(cf l’Argentine !!)Israël n’a pas le droit d’exister ,point à la ligne et quiconque voudrait vivre en tant qu’individu sur ces territoires devrait en avoir la possibilité ..... peu importe sa couleur ,s’il a une plume au derriere ou des assiettes sur les lèvres !

.....

04/08/2014 11:28 par Bernard Gensane

Les meilleurs historiens ne sont pas d’accord entre eux pour dater le moment où Moïse a vécu. Certains spécialistes affirment même qu’il est une invention pure et simple. Ce qui peut fort bien se concevoir dans le mesure où l’on retrouve le mythe de l’enfant sauvé des eaux dans de nombreuse civilisations .

04/08/2014 11:33 par domi

On croit rêver quand on voit à la TV tous ces dirigeants européens commémorer comme des zombies la guerre de 1914, à grand renforts d’émotions artificielles et sans un mot pour les massacres qui se déroulent EN CE MOMENT à Gaza, en Ukraine et ailleurs au mépris du droit international, de l’honneur, de la justice et de la moralité les plus élémentaires...

Ces gens-là sont des robots au service du grand capital qui n’ont plus rien d’humain et dont la seule préoccupation est de se remplir les poches tout en donnant le change. Grâce à dieu, ils parviennent de moins à moins à nous tromper et nous manipuler.

Ils se croient pourtant si intouchables qu’ils n’hésitent même plus à mentir ouvertement et stupidement, dévoilant à qui mieux mieux et sans vergogne leur niveau d’incompétence et de corruption. Un exemple récent particulièrement effarant : les porte-paroles et autres ministres US ont donné des "preuves" de la soi-disant attaque russe sur le boeing malais prises de leur propre aveu "sur les réseaux sociaux"... Jusques à quand tolérerons-nous ces guignols assassins qui nous conduisent vers une guerre nucléaire pour effacer leurs erreurs, malversations et crimes des 30 dernières années ?

04/08/2014 12:51 par Daniel Vanhove

@pierreauguste : je comprends tt à fait votre position... la mienne tente toujours d’en référer d’abord à ce que les Palestiniens décident eux-mm, au lieu de ce que nous décidons à leur place... Et il fut un temps pas si éloigné, où l’OLP avait concédé une grande partie de son territoire pour qu’y vivent les 2 Etats... Y. Arafat était clair à ce sujet... et certains du Fatah continuent d’ailleurs à le souhaiter.

Je pense personnellement qu’il est trop tard (cela n’engage que moi) mais cela le mérite d’avoir existé, et cette chance perdue, Israël n’aura qu’à s’en vouloir lui-même d’avoir systématiquement refusé TOUT compromis. C’est donc la raison pour laquelle j’écris qu’Israël est allé "un pont trop loin"...

Cela dit, il faut toujours se rappeler, quoi que nous élaborions comme réflexion, que seuls les Palestiniens décideront de ce qu’ils veulent mettre en place, comme résistance ainsi que comme projet politique pour leur avenir. Et en tant que militants, convaincus de leur juste cause, nous nous devons de les soutenir, quels que soient leurs choix...

04/08/2014 13:37 par pierreauguste

@Daniel
La dernière femme palestinienne que j’ai rencontré dans un camp prés de Amman et qui était née à Haïfa(qu’elle a quitté a l’age de 8 ans)n’a même pas émis une parole quand stupidement je lui ai demandé ou elle souhaitait vivre..........et je crois que nombre de palestiniens préféreraient respirer prés de l’olivier planté voici déjà longtemps par leurs aïeux ou bien pécher dans les eaux de la méditerranée plutôt qu’à chabra ou chatila(même si la même mer n’est pas loin de là.).....mais je n’ai pas de statistiques !!!,alors même pas "pardon "pour moi,Israël n’a aucun droit d’exister......

04/08/2014 13:44 par gérard

"et hop, un tabou de moins"...
Mais pire, c’est une autre tour qui s’effondre !
Merci Viktor pour ce texte, mais il me faut quand même faire la remarque qu’on risque(ait) de se faire "vaporiser" pour moins que ça par la "modération"...
« Quant aux antisémites qui salivent sur un article qui s’en prend à Israël, allez faire un tour ailleurs - vous faites partie de la cause qui a provoqué ce problème. »
Que dire de plus ?

04/08/2014 14:22 par marie-ange patrizio

Et pour être tout à fait clairs :
http://www.ism-france.org/analyses/Plus-que-jamais-il-faut-soutenir-la-resistance-courageuse-du-peuple-palestinien--article-19086 :
Plus que jamais il faut soutenir la résistance courageuse du peuple palestinien !

04/08/2014 14:40 par Daniel Vanhove

@pierreauguste : je comprends parfaitemt... et je sais que dans le fond du sujet, nous ne sommes pas éloignés l’un de l’autre... je dis et répète simplement, que quels que soient leurs choix, je m’alignerai toujours sur ce que décideront les Palestiniens... Et si les choses ne se déroulent pas comme le souhaite la majorité, ils revoteront de la manière qui leur convient... La population palestinienne est l’une des plus politisée que j’ai été amené à rencontrer, et je leur fais entièremt confiance à ce sujet...

Maintnt j’ajoute ceci, ne nous faisons aucune illusion :
1/ quels que soient leurs choix, il y aura toujours des Palestiniens que ces choix ne satisferont pas... En démocratie, l’unanimité n’existe pas ;

2/ le jour où les Palestiniens pourront enfin exercer ces choix librement, le temps des règlements de cptes sera arrivé... et l’on assistera à des affrontements sanglants qui risquent bien de déconcerter plus d’un militant, s’il n’en est pas prévenu ;

3/ n’idéalisons pas non plus "tous" les Palestiniens sous prétexte qu’ils sont dans une situation des plus injustes... il s’y trouve comme partout, des arrivistes, des délateurs, des salauds et des escrocs... bref, des bons et des moins bons, ben oui... sans parler de ceux qui sont à l’étranger depuis longtp, et y ont fait leur vie, sans aucun désir de revenir au pays... donc, je me méfie un peu de l’image poétique de "l’air au pied de l’olivier planté par les aïeux"... sans pour autant nier que certains y aspirent, évidmt...

04/08/2014 14:48 par Elisa

Merci pour cet article qui a le mérite d’être clair et le courage de tirer la seule conclusion logique pour sortir de ce carnage régulièrement perpétué et chaque fois alourdi perpétré par l’Etat d’Israël.

Mais comment se fait-il que la "communauté internationale" auto proclamée continue à cautionner un Etat criminel, spoliateur et ségrégationniste ?

Comment se fait-il qu’aucune sanction internationale ne puisse être prise pour le viol réitéré des décisions du Conseil de sécurité à l’encontre de cet Etat ?

Tout se passe comme si le "droit d’Israël à exister" lui permettrait d’exister dans le non-droit

04/08/2014 14:55 par Byblos

La promesse (non pas divine, mais prosaïquement britannique) d’un « foyer national juif » en Palestine date de 1916, soit plus de trente ans avant l’« holocauste ».

Évoquer ce dernier pour justifier la création d’Israël est donc un gigantesque mensonge qui sert deux buts.

1- Cela justifie l’injustifiable : la spoliation d’un peuple au profit de groupes venus de tous les coins de la planète, et qui n’avaient en commun que leur religion.

2- Cela justifie un autre injustifiable : les souffrances infligées aux juifs d’Europe par les prédateurs européens. Ils croient se faire pardonner une prédation en en commettant une autre.

04/08/2014 15:12 par ervine d'aze
04/08/2014 15:17 par olivier

Merci pour cet article qui remet les choses à plat et vient nous rappeler combien les euphémismes médiatiques sont coupables de forger une vision biaisée du monde. Cela nous rapelle avec force pourquoi la vérité est une valeur morale.

04/08/2014 16:16 par CN46400

Oui Israël c’est fini ! Que l’occident, en pleine décadence, débranche les tuyaux, l’assistance respiratoire cessera et alors nous devrons combattre pour que les juifs ne soient pas discriminés dans l’état palestinien qui, au fil des guerres bisannuelles, est, désormais, en train de naître. C’eux qui veulent vraiment aider les israëliens doivent d’abord les aider à sortir de leurs rêves bibliques..... Parmi les peuples de la Terre, aucun n’est élu et aucun ne peut, éternellement, en dominer un autre !

04/08/2014 16:28 par Bernard Gensane

A propos de la lettre de Balfour à Lord Rothschild en 1917, elle prévoyait la création d’ "un" foyer national pour les Juifs en Palestine. Les militants sionistes furent déçus car ils voulaient la Palestine pour eux seuls. Par ailleurs, cette lettre stipulait que les droits civils et religieux des populations non juives devaient être respectés.

04/08/2014 16:45 par pierreauguste

@daniel
Je ne me fais pas d’illusion sur ce qui pourrait arriver.....Mais là n’est pas le problème. C’est avant tout une affaire de droit. En l’occurrence personne ne s’est appuyé sur ce droit puisqu’il n’y a pas d’éléments pour juger de l’existence d’un état aussi peu crédible qu’un nouveau "Petra" pour les Nabatéens((a part yul brynner bien sur). et donc,les "grandes puissances",comme des enfants un peu perdus dans une cour de récréation qui souvent donnent "le droit" au plus fort,tiens je te refile ce pays de sauvage d’où tu vas pouvoir virer tout le monde, ont tranché .Eh bien non, je te donne le bord de mer et toi tu as le désert et le monopoly peut continuer.Non....Israel n’a pas lieu d’exister et je te refile un petit morceau de terre en attendant que tu oublies,Non....Ce pays se nommera comme la majorité des gens le voudront ou comme chacun ,quel qu’il soit voudra l’appeler mais il ne devra jamais exister en tant que fantasme religieux de qui que ce soit contre qui que ce soit hormis pour ceux qui veulent y vivre avec ou sans leur foi.Utopie ,oui et je m’en moque !Enfin je l’espère et en attendant : Israël n’a aucun droit d’exister,c’est juste un fantasme de fous furieux et il faut juste le dire partout.....

04/08/2014 17:57 par Carlos

De l’inexistence de l’Etat d’Israël en droit international

"Nul ne colonise innocemment. (…) Une nation qui colonise, une civilisation qui justifie la colonisation - donc la force - est déjà une civilisation malade, une civilisation moralement atteinte, qui, irrésistiblement, de conséquence en conséquence, de reniement en reniement, appelle son Hitler, je veux dire son châtiment."
Aimé Césaire

Aline et Manuel de Diéguez
Jeudi 7 Octobre 2010

A l’heure où Benjamin Netanyahou sillonne la planète afin de tenter de convaincre la communauté internationale de ce qu’Israël doit être reconnu en tant qu’"Etat juif", l’Europe est appelée à mesurer les conséquences de l’émergence d’une classe de simples techniciens du droit que leur formation rudimentaire a rendus inaptes à prendre la mesure des problèmes de survie de notre civilisation que pose le Moyen Orient.
Dans cet esprit, il faut rappeler, primo, que le droit international ne connaît pas d’Etat dont la définition se fonderait sur la religion ou la race et qu’il appartient donc à Israël de proposer au monde civilisé les critères qui permettraient aux jurisconsultes de préciser la nature d’un "Etat juif", afin d’introduire un concept soit tribal , soit de nature religieuse dans le droit des "gentes", puisque le droit international public s’appelle également le "droit des gens", le jus gentium, au sens latin de gens, la nation, le peuple ; secundo, que la reconnaissance d’Israël en tant qu’Etat à laquelle Yasser Arafat s’est résigné 1988 étant étrangère à ses compétences, l’invalidité de sa signature a ouvert la voie dans laquelle se sont engouffrés des successeurs bien décidés non seulement à collaborer avec l’occupant, mais à oublier qu’une telle décision n’a aucun fondement possible en droit international public, du simple fait qu’aucun peuple ne dispose du pouvoir absurde de parapher son propre auto-anéantissement.
Autrement dit, pour que le "droit des peuples à disposer d’eux-mêmes" accède à son sens juridique, il faut que les peuples préexistent en tant que sujets de droit, donc en tant que "personnes morales", ce qui exclut que leur "liberté" puisse aller jusqu’à se rayer de la carte de leur propre chef et d’un trait de plume. On ne saurait " disposer de soi" si le "soi" en question se trouve réduit à un fantôme par le prétendu effet de la volonté d’un faux négociateur.
Dans une analyse juridique serrée, mais étrangère à l’analyse des fondements transcendantaux du droit, Mme Monique Chemillier-Gendreau, Professeur de droit international à l’université Paris-VII (Denis-Diderot) souligne qu’"aucune procédure n’a jusqu’ici ôté légalement aux Palestiniens le titre inaliénable qu’ils détiennent sur leur territoire".
Mais l’expression "jusqu’ici" présuppose qu’une telle procédure pourrait exister, autrement dit, qu’un droit déclaré inaliénable pourrait cependant se trouver légalement aliéné. Mme Chemillier-Gendreau ajoute que "l’occupation militaire et la colonisation juives de la Palestine sont illégales" et que seuls les Palestiniens "disposent d’un titre légitime, bien que la violence les ait jusqu’ici empêchés de l’exercer". [1]
Que peut bien signifier l’expression " titre légitime" si l’on ne s’interroge pas sur l’origine métaphysique du droit positif et de la notion de légitimité ? Car ou bien l’adjectif "illégal" signifie qu’une proposition n’a pas d’ existence juridique et qu’elle demeure étrangère à la planète mentale qu’on appelle "le droit" ou bien elle est contradictoire, ce qui revient au même, aucune science ne pouvant se fonder sur des propositions contraires à la logique supposée la soutenir.
C’est ainsi qu’une foule de jugements ou d’arrêts de simples laborantins du droit sont contradictoires en ce qu’ils croient pouvoir renier sans dommage la cohérence interne de la science juridique qu’ils invoquent pourtant dans leurs attendus ou leurs considérants ; et, dans cet esprit, ils prétendent "annuler" des actes qui ne sauraient se trouver "annulés" en droit, puisqu’ils n’ont jamais existé en droit et qu’il convient de les déclarer "nuls et non avenus".
C’est ainsi que la Déclaration de 1988 est simplement "nulle et non avenue" en ce qu’elle n’a jamais débarqué dans la science juridique, du seul fait que M. Yasser Arafat ne disposait nullement du pouvoir de fonder en droit l’acte extra-juridique par nature et par définition que l’occupant lui demandait de signer. S’il est absurde d’ "aliéner" un droit qu’on a proclamé "inaliénable" par définition, donc consubstantiel à l’existence spécifique d’un peuple et de conférer la légitimité à une nation inventée par un colonisateur, on comprend pourquoi Mme Golda Meir a toujours prétendu que le peuple palestinien n’existait pas, parce que cette condition est nécessaire pour qu’Israël puisse s’attribuer le statut d’un Etat.
Un "gouvernement" palestinien ne saurait donc pas davantage se dessaisir librement d’une certaine surface de son étendue territoriale au profit d’une masse d’immigrants débarqués sur ses arpents qu’un gouvernement français ne dispose de la capacité juridique d’ offrir son sol ou une parcelle de celui-ci à une puissance étrangère. Il y faut une procédure en usage au seul profit des ambassades étrangères et que régit le droit diplomatique.
On a pu constater l’usage abusif que les Etats-Unis en ont fait le 6 juin 2009 : il a suffi que le cimetière français de Colleville/sur/mer, fût devenu à titre perpétuel un lopin de la nation américaine pour que M. Barack Obama pût inviter le Président de la République française à se rendre auprès du souverain étranger campé sur son territoire à lui soixante-cinq ans après son débarquement.

Barack Obama, le Prince Charles, le premier ministre britannique Gordon Brown, son homologue canadien Stephen Harper, et Nicolas Sarkozy, au cimetière de Colleville-Sur -Mer, près de Caen, samedi 6 juin (Photo Mori/AP).
Certes, une guerre et un traité de paix peuvent se conclure par le rapt d’une portion du sol d’un Etat à son propriétaire ; mais ce coup de force n’est jamais légitimable en droit pur et demeure toujours récusable - sinon ce serait en violation du droit international que la France aurait reconquis l’Alsace et la Lorraine par la force des armes en 1918.
Aussi, tous les traités internationaux reconnaissent-ils expressément que leur champ d’application demeure seulement de l’ordre du temporel, donc du provisoire, et n’accède en rien au statut transcendantal du droit - ce qu’exprime la formule obligatoirement ajoutée à titre de codicille contraignant à l’égard des Etats signataires : Rebus sic stantibus qu’il faut traduire par : "les clauses du présent traité ne sont valables que le temps que durera l’équilibre des forces actuellement en présence".
Du reste, ses propres missiles, rodomontades, pressions, massacres, corruptions de dirigeants palestiniens convainquent si peu Israël lui-même de ce que la Palestine disposerait du pouvoir souverain de légitimer l’implantation d’un Etat étranger et souverain sur son propre territoire que Tel-Aviv refuse à la résistance palestinienne son statut de guerre de libération nationale, statut pourtant aussi connu des historiens que celui de l’Espagne contre les Maures, qui a duré de 711 à 1492, ou celui de l’Islam contre le Royaume latin de Jérusalem, qui a duré de 1100 à 1291, ou celui du Général de Gaulle, qui n’a jamais reconnu l’ombre d’une existence juridique au Gouvernement de Vichy.
La tragique régression mentale de la civilisation européenne lui a fait abandonner l’enseignement de la philosophie du droit et même de la philosophie du droit pénal, ce qui signifie que notre malheureux continent ne dispose plus d’aucun centre de réflexion institutionnel sur les fondements philosophiques et anthropologiques du droit.
Or, un droit déclaré "inaliénable" trouvait son fondement dans le sacré, terme qui signifie séparé, du latin sacer . C’était encore sur ce modèle que la loi de 1957 sur la propriété littéraire et artistique édictait que la propriété d’un auteur sur son œuvre est inaliénable, ce qui signifiait - et signifie encore - que les éditeurs n’acquièrent jamais qu’un droit d’exploitation, donc d’usage ou d’usufruit, et toujours dans des conditions expressément convenues avec l’auteur. Mais si le droit est fondé en dernier ressort sur le sacré, c’est qu’il est lié à une philosophie de l’éthique, donc du "spirituel".
De quel prix politique payons-nous le naufrage de la pensée philosophique de l’Europe ? Car le droit inaliénable dont les Palestiniens demeurent détenteurs leur donne le pouvoir de révoquer le prétendu "acquiescement" de M. Yasser Arafat, puisque cet "acquiescement" est aussi illusoire, donc nul et non avenu qu’aurait été le retrait par Rome, de sa qualité d’évêque à Mgr Gaillot. Le Saint Siège s’est vu contraint d’en faire l’évêque de Parthenia - c’est-à-dire de nulle part ; mais il demeure évêque en tant que son titre est consubstantiel au sacré qui l’a oint, donc étranger au profane, transcendant au monde et "absolu", au sens latin de "solutus", détaché du temporel, dénoué, délivré.
C’est ce fondement métaphysique de la Liberté que le Général de Gaulle et le Hamas ont compris, l’un au nom d’une France transcendante au monde, l’autre au nom de la spiritualité religieuse.
Pour l’instant, la Palestine occupée est un Parthenia où Israël croit reléguer physiquement une nation palestinienne qui, dans son fondement spirituel, n’est pas corporelle - et c’est pour cela que son invisibilité et son immatérialité chasseront les corps qui prétendent usurper physiquement son statut transcendantal.
Mais Israël se trouve en position de faiblesse. Ce prétendu Etat est à la recherche désespérée de sa légitimation. Il est réconfortant que le droit international et son éthique soient fondés sur le sacré ; sinon il n’y aurait pas de civilisation de l’esprit et des bombes en nombre suffisant finiraient par légitimer des pseudo Etats à la pelle.
[1] http://www.monde-diplomatique.fr/1999/04/CHEMILLIER_GENDREAU/11901

Vendredi 8 Octobre 2010

04/08/2014 19:04 par Dwaabala

Israël n’ a aucun droit d’exister, mais il en a la force. Et il n’y a pas trop à chercher pour savoir d’où elle vient.

04/08/2014 19:20 par alexandrian

Un texte lumineux,presque un manifeste.Cela restera une reference et source d’inspiration.Merci a"Le Grand Soir" pour cette decouverte.

04/08/2014 19:38 par Lyendith

C’est vrai que quand on y pense, dire qu’Israël a le "droit d’exister", ça revient à dire que les premiers colons avaient le "droit" de débarquer sur une terre, en chasser ses habitants, et la proclamer comme la leur. Bref, cela revient à justifier la situation actuelle.

Mais il y a un autre problème qui est celui du "fait accompli" ; et c’est hélas ce à quoi travaillent les gouvernements israëliens depuis 50 ans. À supposer qu’Israël reconnaisse l’existence et les droits du peuple palestinien, et donc son droit au retour sur ses terres… que deviendront les colons israëliens déjà installés depuis des années ? Leur demandera-t-on de s’en aller, eux à qui on a rabaché depuis leur enfance que cette terre leur appartenait de droit ? Leur demandera-t-on de cohabiter, alors que le mépris d’un côté et le ressentiment de l’autre, sont profondément enracinés ? Dans les deux cas, ça ne se fera pas facilement.

En tout cas, une chose est claire : il n’y a pas si longtemps encore je faisais partie de ceux qui considéraient la solution à deux États comme la "moins pire des solutions" − une solution qui reste injuste, mais qui au moins mettrait fin aux massacres et à l’Apartheid −, mais à ce rythme-là il n’y aura bientôt plus aucun territoire sur lequel installer un État palestinien… alors bientôt la question ne se posera même plus. Soit l’État d’Israël continue la colonisation jusqu’à éradiquer les palestiniens en tant que peuple (ce qui, en jargon d’historien, s’appelle je crois un génocide), soit il s’effondre sous le poids croissant de son isolement, permettant l’émergence douloureuse d’une nation nouvelle et non-ethnique.

04/08/2014 19:49 par T 34

J’ai la solution si les sionistes veulent vraiment un état à eux seuls. Il suffit de leur accorder le seul territoire libre de la Terre : la terre Marie Byrd en Antarctique.

PS : dans cette vidéo on peut voir un colon israélien discuter avec des palestiniens.

http://www.aporrea.org/internacionales/n255435.html

Le colon explique son droit "divin" à la terre en se référant à la Bible, Dieu, Moïse, Jacob, etc. Il déclare aussi qu’il, attend le messie et qu’une fois arrivé les palestiniens seront ses esclaves.

[edit LGS : la même avec s/titres en anglais http://mondoweiss.net/2013/02/israeli-lecturing-palestinian.html ]

04/08/2014 20:19 par Rem*

Ce texte est particulièrement LIMPIDE, clair, complet. J’y adhère à 100% bien qu’il ne puisse s’agir hélas que d’un projet encore très loin de pouvoir s’envisager, concrètement.
J’ai 76 ans et à 9/10 ans, vivant au canal de Suez, zone encore occupée par l’armée britannique, j’ai été témoin des conséquences de la "Nakba" (catastrophe, pour les palestiniens), via la déroute de l’armée égyptienne : Il y eut de grandes émeutes à Port-Saïd contre les Anglais, évidents complices des sionistes... et ce fut ma 1°éducation politique. Depuis, je n’ai cessé de soutenir la Cause de Palestine...
Avec des erreurs dans mon parcours, comme d’ailleurs beaucoup de mes amis arabes, palestiniens ou pas. Entre autres du fait des faux espoirs suscités par le Fatah et Arafat...

Cette position de FOND, je l’approuvais très tôt - ce fut celle partagée par de n. ami(e)s, y compris par des gens d’origine juive. Et je suis heureux qu’elle revienne d’actualité, du moins d’AVENIR...

04/08/2014 20:42 par Dominique

Le droit a ses limites en matières de colonisation. Les amérindiens aussi avaient le droit de leur côté. Cela n’a pas empêché des colons puritains animés d’une idéologie presque en tous points semblables à celle des sionistes israéliens d’en exterminer le 90 % et de parquer les survivants dans des soi-disant réserves indiennes, ces ancêtres des camps de concentration des nazis, le travail forcé en moins (le résultat final est le même : il n’y a pas beaucoup d’élus, pardon de survivants). Le résultat en connaît, les indiens d’Amérique du nord on été remplacé par deux nations coloniales dont la plus grande croit avoir pour mission divine de faire la pluie et le beau temps dans le monde. Les indiens d’Amérique du nord aussi avaient notre droit de leur côté.

Comme aujourd’hui les palestiniens croupissent dans des conditions indignes, ceci du fait de l’occupation et malgré notre droit international. Et il n’y a pas que les palestiniens, les libyens et les syriens aussi traversent les pires heures de leurs histoires, et eux aussi ont le droit occidental de leur coté. Nous pouvons aussi parler des peuples indigènes : dans 40 ans la forêt humide d’Amazonie aura complètement disparu si son massacre pour des raisons purement mercantiles continue au rythme actuel, et les peuples indigènes de cette forêt auront complètement disparu avec elle, et eux aussi ont le droit des blancs, le droit capitaliste de leur côté.

Comme Marx l’a très bien montré, encore lui !, ce que nous appelons le droit n’est qu’une escroquerie qui en pratique n’est que le droit de l’égoïste à disposer de ses biens. D’où il s’ensuit que quand le droit devient divin, cela signifie que l’égoïsme devient une qualité divine. Ce qui ne m’étonne pas, la religion étant la clé de voute de l’idéologie bourgeoise. Remarquable égalité devant le droit d’ordre divin que le palestinien comme le sioniste n’ont pas le droit de bombarder leur voisin civil, et que la palestinien comme le sioniste peuvent se faire construire des usines de fabrication de chars d’assaut et de drones !

04/08/2014 21:21 par Crapaud Rouge

Article remarquable auquel j’adhère complètement. Je suis seulement sceptique sur la possibilité qu’un jour il y ait là-bas des juifs, des musulmans et des chrétiens à égalité. Les Palestiniens seraient-ils si peu rancuniers ?

Pour ce qui est des origines d’Israël, je me rappelle d’un vieux film en noir et blanc, (probablement l’Exodus, mais ce n’est pas certain), qui montrait que les sionistes, pour forcer la main des Britanniques, auraient suscité de "l’agitation sociale" en s’aidant d’explosifs... C’est du moins ainsi que j’interprète, des décennies après, un vague souvenir. J’aimerais savoir ce qu’en disent les historiens.

04/08/2014 21:25 par babelouest

Qu’on me permette de rappeler aussi ces faits.

Quand la guerre de 1939-1945 a été terminée, que "l’État d’Israël" a été proclamé (unilatéralement et sans reconnaissance des autres État d’ailleurs, puisque les frontières n’avaient pas été définies), il était devenu un truisme que les "personnes déplacées" avaient tout naturellement un foyer où aller se réfugier : ce nouvel État.

Or beaucoup de ces personnes perdues ont eu les pires difficultés pour aller là-bas, précisément, à la différence des "colons". Arrivés là-bas, isolés, seuls, ces hommes et ces femmes n’ont trouvé aucune structure pour les accueillir, aucune personne secourable pour les aider à refaire leur vie. Ils sont souvent morts dans la misère, quelque part sur un trottoir. Eux qui étaient les rescapés de la Shoah, eux qui étaient la justification de cet État comme le démontre chaque jour la propagande, on n’a pas voulu d’eux. Il étaient de trop. Terrible démonstration que cet État n’avait jamais eu pour but d’accueillir les juifs en détresse.

04/08/2014 22:24 par gérard

Au sujet de la Nakba, je tiens à signaler encore une fois un télé film britannique des plus honnêtes qui soient, The promise, le serment :
http://nemesistv.info/video/GMB7M2WH372O/the-promise-le-serment-episode-1#
Je crois me souvenir qu’il a eu des problèmes de diffusion en Israël, je ne suis même pas certain qu’il ait pu être diffusé (?).
Je tiens à prévenir de préparer quelques mouchoirs...
Je ne suis pas, loin s’en faut, un adepte des téléfilms...

04/08/2014 23:39 par rémi

"Il y a quelques jours nous étions quelques centaines à manifester au centre ville de Jérusalem contre l’agression à Gaza, à l’appel des « Combattants pour la Paix ». A une trentaine de mètres de là, et séparés par un impressionnant cordon de policiers, quelques dizaines de fascistes qui éructent leur haine ainsi que des slogans racistes. Nous sommes plusieurs centaines, et eux que quelques dizaines, et pourtant ils me font peur : lors de la dispersion, pourtant protégée par la police, je rentre chez moi en rasant les murs pour ne pas être identifié comme un de ces gauchistes qu’ils abhorrent.
....
"Sur un arrière fond de racisme lâché et assumé, d’une nouvelle législation discriminatoire envers la minorité palestinienne d’Israël, et d’un discours politique belliciste formaté par l’idéologie du choc des civilisations, l’Etat hébreu est en train de sombrer dans le fascisme."
Michael WARSCHAWKI
http://2ccr.unblog.fr/2014/07/28/israel-vers-le-fascisme/

En France non plus on n’est pas libre de manifester en faveur de la Palestine ni de dire ce qu’on pense dès qu’il s’agit d’Israël, selon Jean Bricmont, nous avons accepté en France (et en Belgique) de renoncer à notre liberté d’expression et au respect des droits individuels.

Pour lui le problème du droit d’Israël à exister c’est que cela signifie le droit d’exister comme état juif sur la terre palestinienne en chassant nécessairement les Palestiniens car sinon les juifs perdraient la majorité numérique. Mais cela personne n’ose le dire car on a peur de ce qu’on appelle aux USA les lobbys ...
http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/jean-bricmont-la-ve-ritable-46245

05/08/2014 11:02 par André LACROIX

Militant de la cause palestinienne, je crains que cet article intéressant soit contreproductif, spécialement à ce moment. En entendant le slogan "Israël, casse-toi : la Palestine n’est pas à toi", des gens comme Alain Finkielkraut ne manquent pas d’embrayer sur la peur fantasmée des sionistes d’être rejetés à la mer, alors que la revendication des manifestants porte sur le retrait des colonies...
Quoi qu’il en soit, l’article montre bien qu’il n’y aura pas de solution sans l’instauration d’un Etat multiethnique..

05/08/2014 11:07 par Julien B.

Sur ce theme, à lire absolument : "Un état commun entre le jourdain et la mer" coécrit par Éric Hazan et Eyal Sivan et le film tiré de ce livre : "Un état commun : conversation potentielle" d’Eyal Sivan

J’ai cherché si le film était en accès libre mais je ne l’ai pas trouvé. Voilà au moins le lien de la bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=9evCAOi7D-4

05/08/2014 11:15 par Mohsen

" Terrible démonstration que cet État n’avait jamais eu pour but d’accueillir les juifs en détresse." . En effet .

Combien se vérifie cette simple vérité historique sortie de la bouche d’un des plus grands criminels contre l’humanité qu’était Winston Churchill le cynique, monstre à sang froid, alcoolique invétéré l.
A l’issue de la Deuxième Guerre mondiale, c’est Winston Churchill (agent des banquiers milliardaires Warburg), apôtre de l’impérialisme britannique – qui venait de passer le témoin aux États-Unis –, qui devait déclarer de son coté : "Si nous avions la chance d’assister de notre vivant à la naissance d’un Etat juif, non seulement en Palestine, mais sur les deux rives du Jourdain, nous verrions se produire un évènement absolument conforme aux intérêts réels de l’Empire." .

Pour plus d’infos relatives aux origines cachées de ce drame planétaire qu’est la Nakba palestinienne, un article à lire : — The Arab Scene 100 years After Campbell-Bannerman — ( La scène arabe 100 ans après. Campbell-Banneman)
- Source : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?lg=en&reference=4652

Extrait capital :
"Il ya des gens (les Arabes, NDLR) qui contrôlent des territoires spacieux regorgeants de ressources manifestes et cachées. Ils dominent les intersections des routes du monde. Leurs terres ont été les berceaux des civilisations humaines et des religions. Ces personnes ont une seule foi, une seule langue, une histoire et les mêmes aspirations. Pas de barrières naturelles pouvant isoler ces gens les uns des autres ... si, par hasard, cette nation devait être unifiée dans un État, elle pourrait alors prendre le destin du monde entre ses mains et séparer l’Europe du reste du monde. Compte tenu de ces considérations à prendre au sérieux, un corps étranger (1) doit être planté dans le cœur de cette nation pour éviter la convergence de ses ailes de manière à ce qu’elle épuiserait ses pouvoirs dans des guerres sans fin. Cela pourrait également servir de tremplin pour l’Occident de gagner ses objets convoités ".
Du rapport Campbell-Bannerman, 1907

Note : (1) Rogue-state = Etat-tampon - C’est de l’actuel Israël dont il s’agit et que les Rothschild and family ont grandement contribué de manière décisive à implanter au coeur du Proche et Moyen-Orient .
…………………………………………………………….

05/08/2014 13:47 par V. Dedaj

@ André LACROIX

Pas nécessairement contre-productif, et peut-être même "au contraire". Dans toute négociation, il a les ’éléments concrets négociables", comme mentionné dans l’article. Et l’effort accompli par chacune des parties se mesure à l’ampleur des concessions. Or, dans la face-à-face israelo-palestinienne, la marge de manoeuvre de négociation côté palestinien a été réduite à peau de chagrin. Si l’existence d’Israël est "normale", alors tout ce qui en découle est "normal", la sécurité des frontières devient "normale", le "droit de se défendre" devient "normal", ensuite les colonies, ensuite le combat contre le terrorisme, ensuite la répression, etc... Si ça continue, le fait qu’Israël leur accorde encore la vie et le droit de respirer sera considéré comme un "grand pas en avant de la part d’Israël". En replaçant au centre le simple fait qu’Israël, pour commencer, n’a en réalité AUCUN droit à l’existence, cela remet à leur place et relativise toutes les autres "exigences" d’Israël. L’Etat d’Israël n’est pas et n’a jamais été un "droit", mais un "cadeau" accordé par des tiers sur le dos des Palestiniens. Si son existence n’est pas un "droit", alors tout ce qui en découle ne l’est pas non plus et constitue en soi déjà une grande concession.

05/08/2014 15:14 par Aris

Israël n’a pas le droit d’exister !

j’ai presque un vertige à l’écrire.
Cela m’apparaît comme une évidence aujourd’hui, moi qui fût un français sioniste convaincu depuis mon 1er cours de shoa en 1978, j’avais 9 ans.

05/08/2014 18:37 par Zarathoustra

Excellente analyse !

Bien sûr que l’entité sioniste n’a aucune légitimité, pour s’en convaincre il suffit de lire ’L’État juif’ écrit par Theodor Herzl à la fin du 19ème siècle alors que le nazisme n’existait pas & ’Le Mur de Fer’ de Vladimir Jabotinsky en 1923.

Dans le premier cité l’auteur indique clairement que le sionisme est un projet colonial & capitaliste, dans le second l’auteur précise clairement que le projet sioniste ne pourra se réaliser que par un nettoyage ethnique des populations autochtones.

Qu’ajouter si ce n’est que le lobby sioniste pourrissant les médias & la classe politique exploite l’ignorance & la bêtise du vulgum pecus occidental contemporain ?

05/08/2014 20:09 par Archer Gabrielle

Mal acquis ne profite jamais éternellement et puis tous les colons finissent par déguerpir et tout laisser derriere eux même apres belle lurette puis quiconque creuse un piège pour autrui risque de tomber dedans, quand le chacal ne peut atteindre la belle grappe de raisin de la haute vigne vierge il clame qu’elle est amère.....!

05/08/2014 20:12 par vagabond

Tous ce morts si vite oubliés. On théorise maintenant sur l’avenir des assassins en oubliant que ceux qui ont perdu de façon aussi atroce les leurs n’aspirent qu’à faire payer ceux qui ont perpétré ces massacres pendant que la population colonialiste se dorait sur les plages. Non seulement cette entité mirage cessera d’exister mais en plus tous les colons devront prendre leurs valises. Mais il y aura sûrement une autre solution. Autant de massacres d’enfants ne peut s’oublier aussi vite. Et la mémoire des palestiniens est élargie par celle des autres nations qui se sentent concernées par ces massacres.
Soyons réalistes , très peu d’occidentaux se soucient de ce que ces enfants ont subi. Et maintenant que les sionistes, ces dignes descendants des nazis ont "atteint" leur but en "cessant" leurs attaques contre une population sans défenses, tout reviendra à la normale. On fera l’aumône aux palestiniens et on écoutera les hypocrisies de l’ONU.
Les survivants continueront à espérer en une délivrance divine après que les nations les plus "civilisées" aient assisté à leur génocide comme on assiste à un match de foot.

05/08/2014 21:47 par Archer Gabrielle

Quiconque soutien Sion est pire que lui.........!
https://twitter.com/Redhead_Arc/status/496400488699805696

06/08/2014 08:08 par CN46400

@ vagabond

Tout est relatif, en 67 Israël a plié les armées égyptiennes, syriennes et jordaniennes en 7 jours francs. En 2014, 29 jours auront été nécessaires pour réduire, provisoirement, Gaza..... Encore 10 ans de "victoires" de ce type et on en reparlera . D’ailleurs les israëliens en sont conscients, les partisans de la paix bien sûr, mais aussi ceux dont la télé nous apprend qu’ils regrettent de n’avoir pas "terminé le boulot", c’est à dire, sans doute, exterminé les gazaouis. La prochaine guerre est donc, déjà, "dans la lunette"... Rassurez-vous nous aurons d’autres occasions de manifester pour les palestiniens qui, jamais, ne seront les "indiens" du Proche Orient !

06/08/2014 09:32 par gérard

@ CN46400
« Encore 10 ans de "victoires" de ce type [...] »
Ça m’effraie totalement ce type de raisonnement, et :
« Rassurez-vous nous aurons d’autres occasions de manifester pour les palestiniens », ne me rassure mais vraiment pas du tout, et surtout, ne doit pas rassurer les Palestiniens sous les décombres...
Mais j’ai peut-être un peu trop d’imagination...
Je ne peux que crier en premier : plus jamais ça !

06/08/2014 14:23 par vagabond

Ca ne me rassure pas non plus.
Mon espoir repose sur l’Iran. Un état théologique certes mais qui ne craint pas la technologie, de toute façon la religion restera toujours l’espoir du pauvre et du faible.
Il n’y a absolument plus rien à espérer de la "morale" occidentale et le petit pourcentage de ceux qui bravement dénoncent ou s’activent à gaza pour aider la population à surmonter l’atroce carnage, ne représente rien face au grand nombre de ceux qui se contrefichent de ce carnage, ceux qui ne veulent pas voir ni savoir, ceux qui soutiennent financièrement cet état assassin et qui l’arment.
Je suis bien plus écœurée par les peuples occidentaux qui se complaisent dans leur ignorance et leur course à l’accumulation que par cette presse de traîtres à l’humanité et leurs commanditaires.
Je suis sidérée d’entendre encore que ces israéliens sont l’élite de l’humanité, et ce ne sont même pas les sionistes talmudistes qui le prétendent mais bien les goyim.
La propagande a si bien fonctionné depuis l’époque biblique au point où l’on craint aujourd’hui des individus dont la seule particularité reste la folie psychotique. Beaucoup craignent le MOSSAD, TSAHAL, la fameuse intelligence de ces sionistes de m., ce ne sont que des hommes lâches et sans scrupules ayant depuis longtemps vendu leur humanité pour un vil prix.
Qu’on me taxe d’antisémite ! Parfait ! C’est devenu l’équivalent d’anti-nazi.
Quand ceux qui ont la possibilité de parler au monde à travers leur divinité la plus adulée, la télé, quand ces gens ne craindront plus d’être taxés d’antisémites et quand cette "distinction" rejoindra la panoplie des mythes pour enfants comme l’épieu dans le cœur des vampires, les choses pourront peut-être bouger.

Mais il est plus sur que je continue à espérer en l’Iran !

06/08/2014 14:46 par ADSkippy

Un Etat "théocratique" juif, crées sur rien d’autre qu’une mythe biblique d’un "peuple" et d’une "Nation".
Pour tous ceux qui s’intéressent, lire : Shlomo Sand (professeur d’histoire a l’Universite de Tel Aviv ) : "Comment le peuple juif fut inventé" et "Comment l’Etat d’Israel a été crée" ;

06/08/2014 23:01 par Clocel

Si l’on s’en réfère à Shlomo Sand, à Gaza, ce sont les descendants de Moïse qu’on assassine...

07/08/2014 13:26 par Scalpel

Un mot et un seul : bravo !!!!
Et merci à LGS d’exister, décidément.

07/08/2014 19:10 par Wils

Enfin un texte clair pour nous éclairer sur les phantasmes de M Narwani.

Merci pour cette apologie de la désinformation et de la haine.

"L’audace d’Israel" va encore hanter M Narwani un sacré bout de temps...

07/08/2014 19:17 par legrandsoir

Hey, Wils, notre sioniste de service. On se demandait où étiez-vous passé. Sans doute très occupé à parcourir les forums pour défendre l’indéfendable. Remarquez que vous devez taper rapidement, car ce sont toujours les mêmes phrases qui reviennent. "Haine" : vous voulez dire "antisémitisme", sans doute.

Dites nous : ça marche encore où vous êtes en pilotage automatique ?

08/08/2014 23:31 par Taliondachille

Il est curieux qu’aucun commentateur n’ai pas encore fait la propagande du seul outil efficace contre cette racaille sioniste, à savoir le site www.bdsfrance.org. On vous-y explique comment traquer les produits Israéliens dans votre supermarché. Les capitalistes, faut les attaquer au porte-monnaie.
Autre chose : Gaza possède 1 816 000 habitants. Si les israélo-facistes en tuent 3000 par an il leurs faudra 605 années pour les exterminer. C’est pas gagné.
Ce qui les gêne le plus, c’est la publicité. Les plus grands génocides (Étasuniens, Allemands, Turques), n’ont pu se mener à bien que dans la discrétion, donc longue vie à cette grande gueule de LGS !

09/08/2014 01:49 par Les Pacifistes de Tunis

LE TOTALITARISME DES MOTS DE TOUS LES JOURS
Il y a quinze ans environ, nous avons assisté à Amman à une rencontre publique avec Miguel Angel Moratinos, le riche envoyé spécial (Relations Extérieures) de l’Union Européenne qui était "de pas-sage" et qui venait "exposer" la "position" de son entité multinationale sur la question du ""conflit" israélo-palestinien"".
Après qu’il a parlé (c’était au centre culturel espanol exactement), on se souvient qu’une des pre-mières réactions du public, c’était celle d’une femme (jordanienne ou palestinienne…) qui a parlé comme Sharmine Narwani dans cet article. En fait, il faut savoir que beaucoup d’intellectuels arabes encore intacts malgré la propagande impériale depuis des décennies (comme par exemple les marxistes du style Georges Habash) parlent simplement comme elle.
Moratinos est resté bouche-bée et n’a visiblement pu répondre à aucun de ses arguments. C’est comme si la dame avait elle-même énoncé de nouvelles règles et qu’il n’était pas possible de jouer dans ce "cadre"…
Essayez vous-même (avec des sionistes ou des gens sous leur emprise idéologique) en faisant ce que l’auteure propose et vous verrez que vous vivrez la même expérience.
Il y a un mot que Narwani n’emploie pas : totalitarisme. Le langage moderne aujourd’hui est en fait sous contrôle total (""communauté" internationale"" ; "empowerment" (?) de la ""société civile"" ; ""aide"" ; etc., etc.).
Les bombardements médiatiques (à l’aide des mots précédents) précèdent, portent et ""consoli-dent"" les bombardements miliaires.
En dernier ressort, cette tragédie relève de la psychanalyse, lacanienne exactement. En effet, C’est Lacan qui a insisté que l’esprit est langage. Et ici il s’agit bien sur de l’esprit de domination…
Cette histoire est vraie et nous vous la racontons.

09/08/2014 02:47 par DePassage

Simulation de la pendaison de Benjamin Netanyahu et de Shimon Peres quelque part en Hongrie. Je ne comprends pas le hongrois je ne peux pas vraiment dire où ni le contenu du discours.

Version courte : https://www.youtube.com/watch?v=Gp8S-AYTk0A

Version complète : https://www.youtube.com/watch?v=oQRxF54GB_k

09/08/2014 18:05 par ADR

Il faut voir ce documentaire sur le projet sioniste de la création de l’Etat d’Israël qui date de la fin du 19è siècle :
La terre parle arabe :
http://www.youtube.com/watch?v=oybY-zKXnqQ
"En s’appuyant essentiellement sur les déclarations des leaders sionistes, sur des archives audiovisuelles inédites, sur la presse de l’époque, des témoignages de Palestiniens expulsés en 1948 et des commentaires de spécialistes, le film de Maryse Gargour croise les regards de l’historien et du cinéaste pour revenir aux origines du conflit : à savoir l’expulsion des Palestiniens et la spoliation de leurs terres."
Le sionisme, c’est "le transfert" : transfert des juifs vers la Palestine, transfert des palestiniens hors de Palestine.
La Palestine était très peuplée, mais le slogan fut pourtant : "une terre sans peuple pour un peuple sans terre" !
Non, Israël n’a aucun droit d’exister.

09/08/2014 22:17 par DePassage

George Galloway à un auditeur : « Quel droit avaient les britanniques et autres pays européens de vous donner le pays de quelqu’un d’autre ? »

https://www.youtube.com/watch?v=hR0G_UEzvNQ

10/08/2014 09:07 par Wils

Je vous remercie tout d’abord d’avoir publié mon texte, il faut dire que cela n’arrive pas souvent.

Je vous rassure il n’est absolument pas nécessaire d’etre antisémite pour etre haineux, quoique vous en pensiez.

Cet article est la négation absolue du "droit" au peuple juif a avoir un état, et toutes ces allégations sur un état multiculturel ou des musulmans, des juifs et des chrétiens vivraient en parfaite harmonie, est dans le meilleur des cas un grossier phantasme.

Sans compter les amalgames entre holocauste, nettoyage éthnique etc., et la situation actuelle des "palestiniens" qui laisse songeur sur la capacité de certains à dialoguer.

Je rappelle à M Narwani que la création de l’état d’Israel en 1947, est JUSTE la troisième fois que le peuple juif crée un état sur cette terre....Mais de toute évidence, la connaissance historique ne fait pas partie de son CV.

Je suis désolé de ne pas avoir répondu plus tot, mais comme je l’ai ecrit je ne m’attendait pas a etre publié.

10/08/2014 14:42 par legrandsoir

Mais de toute évidence, la connaissance historique ne fait pas partie de son CV

Nième rappel aux sionistes : l’histoire sert à expliquer, pas à justifier.

10/08/2014 14:38 par SEPH

Les Juifs forment-ils un peuple ?

A cette question ancienne, un historien israélien Shlomo Sand,Historien et professeur à l’université de Tel-Aviv, auteur de Comment le peuple juif fut inventé, apporte une réponse nouvelle : "contrairement à l’idée reçue, la diaspora ne naquit pas de l’expulsion des Hébreux de Palestine, mais de conversions successives en Afrique du Nord, en Europe du Sud et au Proche-Orient". Voilà qui ébranle un des fondements de la pensée sioniste, celui qui voudrait que les Juifs soient les descendants du royaume de David et non — à Dieu ne plaise ! — les héritiers de guerriers berbères ou de cavaliers khazars. ( cf : http://www.monde-diplomatique.fr/2008/08/SAND/16205
http://www.geostrategie.com/781/shlomo-sand-l%E2%80%99exil-du-peuple-juif-est-un-mythe/ )

Israël (ou l’État juif, comme les juifs nomment Israël) c’est construit sur une croyance ignoble.

En effet, les juifs sont persuader d’appliquer l’ordre "divin" le suivant :

« Hashem (Le nom qu’on ne peut pas prononcer ou Dieu) a parlé à Moïse dans les plaines de Moab, prés du Jourdain, à Jéricho, disant : « parles aux enfants d’Israël et dis-leurs : quand vous traverserez le Jourdain pour entrer dans la terre de Canaan, vous devez chasser devant vous tous les habitants du pays, et vous devez détruire toutes leurs idoles en pierre et toutes leurs statues en bronze ! Et tous leurs lieux de culte vous devez démolir.

Vous devez vous approprier la terre et vous y installer. Car je vous ai donné cette terre comme votre propriété.

Mais, si vous ne chassez pas devant vous tous les habitants de cette terre, ceux que vous laisserez seront des aiguilles dans vos yeux et des épines dans vos flancs et ils vous harcèleront dans la terre où vous serez installés. » Tenach (Bible) BaMidbar (Les Nombres), Chapitre 33:50-53, et 55.

Ce Chapitre ignoble justifie aux yeux des juifs tous les massacres qu’ils ont perpétué depuis le premier exode jusqu’à aujourd’hui.

Non la Palestine ou terre de Canaan n’appartient pas aux juifs. Le sionisme idéologie de la colonisation des terres par les juifs est une théorie barbare qui est inacceptable.

La valise ou le cercueil pour les Palestiniens : la vision de la paix selon Israël  !!!!! INADMISSIBLE : une raison de plus pour la disparition de cet État terroriste et raciste ( l’apartheid y sévit toujours plus que jamais)

Que les juifs d’Israël retourne chez eux, c’est à dire dans les pays de leurs ancêtres ( Europe, Moyen-Orient, Afrique du Nord,..). L’État d’Israël doit disparaitre pour laisser place à un État Laïc, où les familles vivants sur cette terre avant 1918 ont toute leur place. Rappelons, qu’avant 1918, la Palestine comptait 8 % de juifs qui possédaient 2 % des terres ainsi qu’une minorité équivalente de chrétiens.

10/08/2014 15:08 par V. Dedaj

Mais pourquoi diable entrez-vous tous dans ce piège historico-biblique dans lequel les sionistes vous entraînent ? A force de détails, de références et de notes de bas de page qui ne finissent que par perdre le citoyen lambda qui au final ne retient que "ah ben, c’est compliqué, chacun a ses raisons". Que les sionistes aient historiquement raison ou non, ils ont tort (euphémisme) ici et maintenant. Point. Ils n’avaient pas, n’ont pas, et n’auront jamais, le "droit" de faire venir on ne sait qui d’on ne sait où et d’expulser et de détrousser ceux qui sont nés et vivaient à cet endroit précis.Je m’en fiche que S. Sand ait raison ou pas. Aucun "peuple" (inventé ou pas) n’a le "droit" d’en massacrer et expulser un autre sous des prétextes farfelues datant d’il y a plus de 3000 ans et soi-disant justifiés par une ’histoire plus récente qui s’est de plus déroulée ailleurs.

10/08/2014 16:49 par Michel Rolland

À V. Dedaj,

Personnellement, depuis « Arrachez-moi ce crucifix... », je m’abstiens le plus possible de faire des commentaires, sauf pour insister sur un point où je suis d’accord avec l’auteur. Souvent, comme vous le dites vous-même indirectement, ces commentaires ont tendance à faire dévier les lecteurs du sujet. L’auteur, à la suite de recherches, de réflexion, s’est appliqué à écrire un texte que d’aucuns, sous des pseudonymes le plus souvent (je ne vise pas ici, ceux qui signent de pseudonymes, je veux dire que l’on peut douter des intentions de certaines personnes qui usent de pseudonymes), vont s’appliquer d’une mitraille de clavier, à détruire, à rendre confus par des élucubrations. Dorénavant, pour bien profiter de mes lectures, je ne lis plus les commentaires, même venant de gens réfléchis et dont je partage le point de vue, comme Gérard. Si je me suis permis cette réflexion, c’est parce que j’ai vu votre nom parmi les commentaires récents et à cause de la teneur de votre propos.

Michel

10/08/2014 16:52 par Wils

Cher V Dejal

Je suis époustouflé par votre rhétorique..

Ainsi donc un peuple chassé de sa terre ne PEUT y revenir, et ce parce que d’autres sont la ???

Vos affirmations sont plus farfelues que "les pretextes d’il y a 3000 ans".

Quant à ceux qui s’y sont installés, ils peuvent rester comme le + d’un mlillion de musulmans israeliens et chétiens.

Mais evidemment cela ne règle pas votre problème, car il est IMPENSABLE qu’une terre musulmane subisse le joug de "juifs".

10/08/2014 16:55 par Wils

Très cher Seph,

Vous citez M Sand qui affirme ce qu’il veut et ces affirmations ne reflètent pas une parole divine.

10/08/2014 17:54 par Michel Rolland

Par chance, les élucubrations du commentaire qui suit le mien, signé Wils (pseudonyme), viennent illustrer à la perfection ces gens qui usent de pseudonymes et dont on peut douter des intentions. Pour qui travaillez-vous Wils ?

Michel

10/08/2014 18:16 par V. Dedaj

@ Wils

J’ai suffisamment de sionistes dans mon entourage très proche (eh oui) pour être archi-rodé à la rhétorique d’un groupe qui s’apparente dans son fonctionnement et mode de raisonnement à une secte. Et qui finit par tomber dans les mêmes travers. Je vous parle d’Astronomie, vous répondez Astrologie.

Ainsi donc un peuple chassé de sa terre ne PEUT y revenir, et ce parce que d’autres sont la ???

C’est exactement ce que je dis. Vous brandissez un "droit" qui se serait transmis (on se demande à qui) pendant des milliers d’années pour exercer une répression féroce ici et maintenant. Vous opposez une histoire vieille de 3000 ans (de l’ordre des contes et légendes du Moyen-Orient) à une réalité contemporaine.

Ce "droit" (récusable en soi) ne s’exerce pas sur du vent, mais bien concrètement au détriment de quelqu’un de totalement innocent, ce qui élimine de facto la notion de droit. Ce que les sionistes eux-mêmes reconnaissaient implicitement puisqu’ils parlaient de la Palestine comme d’une "une terre sans peuple". Il fallait qu’elle soit inhabitée, pour pouvoir prétendre à exercer un "droit".

Comme la farce ne marche plus, on passe à l’étape suivante.

Le plus rigolo, si je puis dire, c’est qu’aucun colon Israélien ne serait capable de prouver le moindre rapport de près ou de loin avec cette partie du monde, à part le fait qu’il s’en réclame. Eh oui, parce qu’en plus de tout le reste, il faut les croire sur parole. Pas besoin de preuves lorsqu’il s’agit de chasser des gens de leurs terres et maisons et les bombarder. Ce qui donne que le premier venu - de n’importe où - qui se réclame du judaïsme peut se pointer et annihiler la vie de celui qu’il trouve sur place.

Avec un tel filtre appliqué à l’entrée, je n’ose imaginer la quantité de dérangés qui se trouvent dans ce pays. Apparemment, beaucoup.

10/08/2014 18:22 par vagabond

Israël est un état mirage, il disparaitra définitivement dès que les USA s’effondreront. L’ennemi musulman que les américains, les israéliens et certains occidentaux brandissent comme un épouvantail n’arrive plus à convaincre. Le Hamas qu’Israël brandit spécifiquement comme l’épouvantail qu’il bombarde de son armement lourd s’impose de plus en plus comme le symbole de la résistance pour de nombreux peuples qui ne sont pas musulmans, Israël est démasqué.
Le talisman "antisémite" ne protègera plus les assassins d’enfants que sont les israéliens et je mets dans le même panier le gouvernement et son peuple "élu" qui se dore sur les plages pendant que des enfants et des nourrissons se font amputer quand ils ne sont pas explosés par un armement gracieusement offert par les américains pour le tester sur les innocents.
Quant à cette fable biblique qui vous sert de titre de propriété, seuls les simples d’esprits et ceux qui croient en cette suprématie du "peuple juif" peuvent la prendre pour la réalité.
Le judaïsme n’est qu’une religion ayant pas mal pompé chez les peuples anciens qui habitaient la région, le code d’hamourabi te dit quelque chose Wils toi qui parle de CV et de je ne sais quoi ? Et les mythes des sumériens ?

Ils sont tout de même sans honte et sans honneur, ces sionistes ! Non contents d’avoir les plus grandes puissances avec eux contre les enfants de Gaza, ils viennent faire leur propagande sur l’un des rares sites qui défend le droit des palestiniens.

Les palestiniens continuent à mourir pendant que nous discutaillons.

10/08/2014 18:29 par legrandsoir

Le judaïsme n’est qu’une religion ayant pas mal pompé chez les peuples anciens qui habitaient la région, le code d’hamourabi

Le modérateur a reçu comme consigne de "ne pas laisser déraper les commentaires vers des échanges pseudo-historiques qui ne font que noyer le poisson".

Le prochain qui remonte à plus vieux que 1967 (et encore...) sera impitoyablement modéré.

10/08/2014 18:56 par Danielle Séverin

Cet article me soulage. Israël n’a pas à exister, merci de le dire et de l’écrire. La solution d’un état palestinien LAÏC pourrait être la vraie solution, car la laïcité offre la garantie de la liberté religieuse ou non de chacun et l’égalité de chaque citoyen. Les états religieux ne peuvent pas apporter la sécurité au citoyens qui sont sans religion ou d’une religion non officielle. Vive la Palestine Laïque !

11/08/2014 02:09 par Lionel

Moi qui ai toujours eu des acouphènes violets dès qu’ils était question du "Peuple Juif" en termes péjoratifs ou racistes ou violents et ce malgré mon inconditionnel soutien à la lutte Palestinienne, j’ose m’avouer cette évidence insupportable pour toutes celles et ceux qui n’ont voulu voir que le doigt du sage !
Amer constat, décidément la déconstruction de l’idéologie dominante et de ses fausses vérités est un long travail qui n’aboutit jamais.
Voilà de la pensée critique !

15/12/2022 10:34 par CAZA

Bonjour
Les seuls sémites qui vivent sur le territoire de la Palestine occupée sont évidemment les palestiniens .

Encore un pavé qui vient charger la barque déjà bien rempli des crimes contre l’humanité des sionistes , pourtant grands alliés de nos soit disant démocratie .
L’Imonde :
<<<< En Israël, des appels à censurer un film sur les crimes de la Nakba
Les autorités et une partie du public israéliens ont violemment attaqué « Farha », un film en lice pour les Oscars et disponible sur Netflix qui montre notamment des soldats fusillant une famille palestinienne forcée à l’exode.
https://www.dailymotion.com/video/x8fz66r

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