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Quelques rares informations sur la Chine et le Tibet

La situation au Tibet et la nature des informations

Les informations que nous avons actuellement en occident émanent pour l’essentiel de Radio Free, une radio financée par les Etats-Unis, Radio free Europe et Radio free Asie. Les informations officielles venues de Chine confirment partiellement leurs dires, tout aurait commencé par des manifestations de moines mais aurait dégénéré en violences . En revanche des informations gouvernementales chinoises disent que les morts sont des commerçants chinois massacrés par des bandes organisées et elles infirment les thèses du tir par la police chinoise.

Jeudi 13 mars 2008, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, avait accusé les manifestants de "chercher à déclencher des troubles sociaux"..Samedi en marge des travaux de l’Assemblée Nationale chinoise , l’agence Chine Nouvelle a décrit ainsi la situation : "Les manifestations de moines bouddhistes tibétains contre le pouvoir chinois qui ont dégénéré vendredi à Lhassa ont fait 10 morts, et aucun étranger ne figure parmi les victimes."

Le chef du gouvernement régional du Tibet, Champa Phunstok, a affirmé que les forces de l’ordre n’avaient pas tiré. "Nous n’avons pas ouvert le feu, cependant nous serons sévères avec ces criminels dont les activités visent à diviser la Nation", a déclaré samedi Champa Phunstok à l’Associated Press en marge de la session annuelle du Congrès national du Peuple, l’assemblée législative chinoise. Selon Chine Nouvelle, "la plupart des victimes étaient des commerçants".

Selon les informations de Radio Free : des manifestations emmenées par des moines bouddhistes tibétains contre le pouvoir chinois ont dégénéré vendredi à Lhassa, la capitale tibétaine mais des témoins auraient fait état de tirs des forces de sécurité, de véhicules et de commerces incendiés.

Toujours d’après des informations de Radio Free Europe, deux personnes ont été tuées. Selon Radio Free Asia, des soldats utilisant des gaz lacrymogènes mais aussi des munitions réelles ont tiré sur des manifestants qui incendiaient des véhicules et des commerces détenus par des Chinois dans le centre-ville.

Radio Free Europe ou Radio Free Asie ont également cité des témoins qui rapportent avoir vu deux corps gisant sur le sol dans le quartier de Barkor où se sont concentrées les manifestations. La radio a évoqué des bilans plus élevés, sans fournir de chiffres.

La Chine estime que le Tibet, fait partie intégrante de son territoire. Au plan international c’est le cas alors qu’en occident nous pensons que les Chinois ont envahi le Tibet en 1950.

Voici en gros les termes du débat sur le Tibet :

Effectivement depuis le XIII e siècle le Tibet appartient à l’Empire Chinois, et les monuments impériaux ont en fronton des textes écrits dans les cinq langues chinoises dont le tibétain un Empire avec ses féodalités et ses bureaucratie. Avant même qu’apparaisse le bouddhisme tibétain tel qu’il existe aujourd’hui. Les tenants de l’indépendance du Tibet et du Dalai-Lama estiment que le Tibet était un simple fief, un protectorat. Sur le plan historique les indépendatistes Tibétains expliquent que si la région himalayenne était jadis partie intégrante de la Chine, la région était devenue quasiment indépendante et accusent la Chine de chercher à détruire la culture tibétaine.

Le Tibet a été dans le cadre du dépeçage et de la colonisation de la Chine l’objet d’une rivalité entre la grande Bretagne et la Russie. La Grande Bretagne, implantée en Inde voisine, l’ a emporté et elle a toujours reconnu la suzeraineté de la Chine sur ce pays qu’elle a occupé militairement et commercialement. En 1908, la Chine profitant du départ des britanniques a repris le contrôle du pays.

Puis ça a été l’effondrement de l’Empire chinois et l’instauration de la République en 1911. Ce qui rompt les relations personnelles de vassalité qui existaient entre la Chine et le Tibet selon les moines tibétains, qui sont leur niveau le plus élevé des féodaux pratiquant le servage. Le 13e Dalaï Lama a proclamé l’indépendance du Tibet et a refusé de reconnaître la République chinoise.

La Grande Bretagne s’est entremise et a proposé une partition du Tibet que la Chine a refusé de reconnaître même si de fait les liens se sont distendus et le gouvernement théocratique du Dalai-Lama a élargi ses attributions. En 1950, l’Armée populaire de Libération communiste est rentré au Tibet qu’elle estimait être gouvernée par des féodaux. Elle n’a pas rencontré de résistance. Un gouvernement du Tibet a été créé qui a maintenu la religion et les monastères .

Mais à partir de 1956, les révoltes vont se succéder, en 1959 c’est l’insurrection de Lhassa. Le Dalaà Lama quitte le Tibet et se réfugie aux Indes avec 150.000 de ses partisans. La révolte a été sévèrement réprimés, les exilés et les associations pour l’indépendance du Tibet font état d’un million de morts, en fait les chiffres déjà considérables ne dépassent pas une dizaine de milliers.

Le gouvernement communiste chinois abolit le servage, les terribles châtiment corporels et expliquera qu’il s’agit de révoltes fomentées par les anciens maîtres et les moines. Alors les instances religieuses en exil dénoncent, comme leurs partisans occidentaux, l’attaque contre la culture tibétaine autant que les atteintes aux droits de l’homme. L’occident, les Etats-Unis en particulier vont développer ce thème de la spiritualité thibétaine bafouée par les "envahisseurs" chinois.

La Chine considère que non seulement il s’agit d’une région intégrée à la Chine depuis le XIII e siècle mais qu’elle l’a libéré de la féodalité, désenclavée récemment en construisant un chemin de fer. Une région de surcroît est indispensable à sa sécurité, une marche par rapport à l’Inde avec laquelle elle a depuis toujours des rapports tendus. Alors que le Dalai Lama et les exilés, avec les Etats-Unis et les associations pour l’indépendance du Tibet considèrent qu’il s’agit d’une région indépendante dont la Chine détruit la culture.

Ainsi avec les aspects religieux les chinois auraient supprimé la médecine traditionnelle et l’Astrologie. Autour du Dalaà Lama en Inde s’est reconstituée cette culture avec une université d’astrologie, elle bénéficie pour se faire de grands moyens financiers des Etats-Unis. Les Chinois affirment que la liberté religieuse est respectée, mais leurs adversaires dénoncent la désacralisation de certains aspects de cette culture qui leur ferait perdre leur signification originelle.

Ils dénoncent le peuplement massif par les Chinois et une situation d’exclusion des Tibétains ainsi que les arrestations et les droits de l’homme bafoués, même s’ils reconnaissent une amélioration en matière de droit de l’homme ces dernières années. Les Chinois eux disent que la situation en matière de droits de l’homme est meilleure que sous le servage ou mutilations et châtiments corporels étaient fréquents, le statut de la femme a été amélioré et ils ont introduit le développement, ainsi que la protection de l’environnement et la préservation de la culture locale.

La richesse des commerçants chinois est un des thèmes les plus agités au plan local et ce n’est sans doute pas un hasard s’ils ont été attaqués. Le contexte économique du développement chinois témoigne ici comme partout dans le reste de la Chine d’ une croissance formidable, liée en particulier ici du tourisme, mais aussi un accroissement des inégalités et actuellement une inflation élevée qui rend difficile l’approvisionnement des familles les plus modestes. A ce titre on peut penser que les manifestations des moines ont donné lieu également à d’autres manifestations de colère plus économiques, doublés peut-être de phénomènes délinquants attisés.

Les défenseurs de la cause tibétaine craignent que la nouvelle ligne ferroviaire contribue à accélérer l’immigration chinoise au Tibet ainsi qu’à le vider plus rapidement de ses ressources naturelles déjà surexploitées. Le gouvernement tibétain en exil estime notamment que « le chemin de fer facilitera le contrôle chinois du Tibet et entraînera l’arrivée de nombreux migrants chinois ». Mais pour les Chinois il n’y a pas plus de migration que l’arrivée à Paris de commerçants auvergnats. Le Tibet est partie intégrante de la Chine et les mouvements de population se font à l’intérieur du pays. La Chine est un pays d’intenses migrations internes.

Y a-t-il implication du Dalaï-Lama ?

Autre source à Dharamsala, en Inde, le dalaï-lama a appelé la Chine à "cesser d’utiliser la force" contre les manifestations, dans lesquelles il voit "une expression du ressentiment très profond du peuple tibétain". Dans un communiqué, le chef spirituel des bouddhistes tibétains en exil se déclare "très préoccupé" par la situation au Tibet et demande à Pékin de "répondre au ressentiment des Tibétains (…) par le dialogue". Il exhorte en outre les Tibétains à "ne pas recourir à la violence". Ce qui visiblement était le cas lors des premières manifestation des moines mais a rapidement dégénéré en violence. Le Dalaà Lama a affirmé ne pas être impliqué dans les événements du Tibet, mais on peut douter de son affirmation.

Des manifestations de soutien aux Tibétains ont également eu lieu en Inde et au Népal, autre source d’information. A Katmandou, au Népal, au moins 12 moines bouddhistes ont été blessés dans des heurts avec la police lors d’une manifestation pro-Tibet qui a réuni un millier de personnes. Des incidents ont également éclaté à New Delhi, en Inde, où est réfugié le daili Lama et ses partisans, il y a eu également des heurts entre des manifestants pro-tibétains qui tentaient d’atteindre l’ambassade de Chine et les forces de l’ordre. La police indienne a arrêté plusieurs dizaines de personnes.

Beaucoup d’images qui nous sont transmises sont soit des images d’archives soit des image de ces manifestations indiennes.

Position des pays occidentaux

S’il est possible de développer des campagnes destinées à sensibiliser l’opinion publique sur la culture propre du Tibet, sa spiritualité bafouée, et sur les droits de l’homme non respectés par la Chine (1). Au plan international il est difficile pour les pays occidentaux qui, derrière les Etats-Unis, favorisent ces campagnes, de ne pas reconnaître le Tibet comme territoire chinois. A aucun moment il n’y a eu la reconnaissance d’un territoire indépendant tibetain au plan international, même si, comme nous l’avons vu, la Grande Bretagne a proposé au moment de l’instauration de la république de Chine une certaine autonomie et la reconnaissance d’un pouvoir "spirituel" . Légalement il est difficile voir impossible de reconnaitre cette indépendance, donc c’est essentiellement sur la répression et les droits de l’homme que porte l’intervention occidentale.

C’est aussi pourquoi la Chine a réagi très fortement devant le cas du Kosovo. Il y a eu l’exemple du depeçage de l’ex-URSS auquel Poutine a mis un frein et la Chine mesure bien que la stratégie employée pour l’ex-URSS, et pour l’ex-Yougoslavie peut lui être appliquée. Comme la plupart des pays du monde la Chine a vu dans le Kosovo, un précédent suceptible d’aboutir à une balkanisation généralisée sur des bases raciales, religieuses ou tout autres.

D’où un choix politique : premièrement la Chine répond à la question des droits de l’homme en renvoyant les Etats-Unis à leur propre responsabilité dans ce domaine et elle a établi le 13 mars un livre blanc sur les violations des droits de l’homme aux Etats-Unis, mais elle n’a pas répondu directement sur la question du Tibet qu’elle juge affaire interne. Il ya eu des morts mais aucun étranger et cela ne vous regarde pas leur dit-elle. Il faudra attendre le samedi 15 mars 2008 pour que soient diffusées les premières photos officielles.

Les Etats-Unis et l’Union européenne ont appelé la Chine à faire preuve de "retenue". "Pékin doit respecter la culture tibétaine", a affirmé de son côté Gordon Johndroe, porte-parole de la Maison Blanche. Le président américain George W. Bush estime que "Pékin doit avoir un dialogue avec le dalaï-lama". Les autorités américaines ont recommandé à leurs ressortissants d’éviter de se rendre à Lhassa.

L’Union européenne a adopté vendredi une déclaration appelant la Chine à la "retenue" au Tibet. "La présidence slovène nous a proposé un texte, que nous avons accepté" qui "demande de la retenue, qui demande que les personnes arrêtées manifestant pour le Tibet (…) soient relâchées", a indiqué le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner autre source d’information.

Robert Ménard de Reporters Sans Frontières a incité à faire pression pour la Chine, qui tient à la tranquilité pour les jeux olympique qui auront lieu en août, pour obtenir la fin de la répression. Les personnalités, engagées depuis pas mal de temps dans la dénonciation de la Chine, ont pris le train en marche, ainsi Mia farrow qui depuis des mois mobilise contre les jeux olympique et s’était illustrée dans la campagne contre la Chine au nom du Darfour, mène maintenant une campagne pour le Tibet et s’est rendu à l’Ambassade de Chine à la tête d’une délégation.

Donc nous avons une stratégie tout à fait au point : faire agir les ONG, les groupes traditionnellement financés par l’occident qui rameutent contre un pays, affirment que les droits de l’homme, la "spiritualité, la culture autochtone" sont menacées, qu’il y a des discriminations intolérables, les pays occidentaux ne disent rien dans un premier temps parce qu’ils savent bien que la légalité internationale n’est pas de leur côté, mais ils appuient la campagne en prenant position sur les droits de l’homme et la répression. Ce à quoi la Chine les renvoit à la situation du Moyen orient et à leurs propres répressions.

Il paraît difficile d’imaginer une intervention militaire actuellement contre la Chine mais il s’agit d’entretenir des lieux de révolte potentiels et des campagnes qui créent une opinion.

Danielle Bleitrach

(1) Selon leur habitude, les Chinois refusent de commenter ce qui leur apparaît comme un problème interne, suivi en cela par la plupart des pays non-occidentaux, d’où la raréfication de toute information autre qu’occidentale. Mais la Chine choisit de répondre plus généralement sur la question des droits de l’homme aux Etats-Unis en les mettant en cause. Il faudrait également noter la grande activité diplomatique de la Chine sur ce que les Etats-Unis considèrent comme leur chasse gardée dans le pacifique, la multitude de petites îles sous protectorat étasunien. On a vu également l’évolution politique de taiwan et les efforts vers la normalisation de la situation avec le Japon. les Etats-Unis qui maintiennent dans le pacifique la puissante 7eme armée ont du mal à maintenir des alliances belliciste contre la Chine, l’encerclement traditionnel.

COMMENTAIRES  

16/03/2008 07:22 par Anonyme

Il y a des affirmations erronées dans ce texte, qui reprend des affirmations chinoises :
le fameux traité du 13 ° siècle a été révoqué plus tard par le Tibet, s’appuyer sur lui pour prouver que le Tibet n’est qu’une province de la Chine c’est comme :
- dire que la France est Italienne puisqu’elle a été occupée pendant des siècles par les Romains,
- que l’Espagne est française car occupée par les armées de Napoléon,
- Et du même style !

Vous reprenez fort bien la propagande chinoise : "servage, les terribles châtiments corporels" :
Ce fameux servage n’est tout simplement qu’un ancien système politique de type ancien régime où les terres sont la propriété des nobles (de robe ou d’épée), ce qui ne présume nullement de la nature des rapports sociaux, entre possédants et cultivateurs. Les fameux terribles châtiments corporels n’ont été rapportés que par quelques témoins dont le témoignage a été diffusé dans le monde entier par les services de propagande chinoise. Avez vous pensez qu’il en existe bien plus à l’égard de notre pays (forces de l’ordre avec les expulsions, passages à tabac, prisons, etc.).

16/03/2008 14:19 par Danielle bleitrach

j’espère qu’il y aura un lecteur attentif qui en lisant mon texte et ses commentaires percevra la distance entre les deux, et osera enfin dire que si on ne hurle pas avec les loups et qu’en ce moment si on ne pleure pas avec le merveilleux Daïla Lama on est un séide des Chinois.

J’ai déjà connu ça, avec la pétition pour les femmes Afghanes, et les "journalistes" cubains, quelques campagnes admirablement menées par le rouleau compresseur médiatique et dans lesquelles l’extrême-gauche est tombée à pied-joint.
Relisez donc mon texte, et la manière dont il pose les deux opinions, fait état de sources différentes, mais il vous en faut seulement une celle des Etats-Unis autrement ce n’est pas démocratique, mais réveillez vous de grâce...

Voici quelqu’un qui prend réellement position pour la Chine :
La CIA sponsor du Dalaï Lama
Jean-Paul Desimpelaere

Patrick French, alors qu’il était directeur de la « Free Tibet Campaign » (Campagne pour l’indépendance du Tibet) en Angleterre, a été le premier à pouvoir consulter les archives du gouvernement du Dalaï-Lama en exil. Il en a tiré des conclusions étonnantes.

Les Chinois ont-ils liquidé les Tibétains ?

Il en est arrivé à la conclusion dégrisante que les preuves du génocide tibétain par les Chinois avaient été falsifiées et il a aussitôt donné sa démission en tant que directeur de la campagne pour l’indépendance du Tibet (1).Dans les années soixante, sous la direction du frère du Dalaï-Lama, Gyalo Thondrup, des témoignages furent collectés parmi les réfugiés tibétains en Inde. French constata que les chiffres des morts avaient été ajoutés en marge par après. Autre exemple, le même affrontement armé, narrée par cinq réfugiés différents, avait été comptabilisée cinq fois. Entre-temps, le chiffre de 1,2 million de tués par la faute des Chinois allait faire le tour du monde.

French affirme que ce n’est tout bonnement pas possible : tous les chiffres concernent des hommes. Et il n’y avait que 1,5 million de Tibétains mâles, à l’époque. Il n’y en aurait donc quasiment plus aujourd’hui. Depuis, la population a augmenté pour atteindre presque 6 millions d’habitants actuellement, soit presque deux fois plus qu’en 1954. Chiffre donné et par le Dalaï-Lama et les autorités chinoises, étonnamment d’accord pour une fois.

Les observateurs internationaux (la Banque mondiale, l’Organisation mondiale de la santé) se rangent d’ailleurs derrière ces chiffres. N’empêche qu’aujourd’hui encore, le Dalaï-Lama continue à prétendre que 1,2 million de Tibétains sont morts de la faute des Chinois.

Le dalaï-lama est-il une sorte de pape du bouddhisme mondial ?

Ici, il convient de relativiser les choses. 6 % de la population mondiale est bouddhiste. C’est peu. En outre, le dalaï-lama n’est en aucun cas le représentant du bouddhisme zen (Japon), ni du bouddhisme de l’Asie du Sud-Est (Thaïlande), ni non plus du bouddhisme chinois. Le bouddhisme tibétain représente seulement 1/60e de ces 6 %. Et, enfin, il existe de plus au Tibet quatre écoles séparées. Le Dalaï-Lama appartient à l’une d’elles : la « gelugpa » (les bonnets jaunes). Bref, un pape suivi par peu de fidèles religieux, mais par beaucoup d’adeptes politiques…

Qui sont ses sponsors ?

De 1959 à 1972 :

- 180.000 dollars par an pour lui personnellement, sur les fiches de paie de la CIA (documents libérés par le gouvernement américain ; le dalaï-lama a nié la chose jusqu’en 1980).

- 1,7 million de dollars par an pour la mise en place de son réseau international.

Ensuite le même montant a été versé via une dotation du NED, une organisation non gouvernementale américaine dont le budget est alimenté par le Congrès. Le Dalaï-Lama dit que ses deux frères gèrent « les affaires ». Ses deux frères, Thubten Norbu (un lama de rang supérieur) et Gyalo Thondrup avaient été embauchés par la CIA dès 1951, le premier pour collecter des fonds et diriger la propagande et le second pour organiser la résistance armée.

La bombe atomique indienne : le bouddha souriant

Dès le début, c’est-à -dire quand il est devenu manifeste que la révolution chinoise allait se solder par un succès en 1949, les USA ont essayé de convaincre le dalaï-lama de gagner l’exil. Ils mirent de l’argent, toute une logistique et leur propagande à sa disposition. Mais le dalaï-lama et son gouvernement voulaient que les États-Unis envoient une armée sur place comme ils l’avaient fait en Corée et ils trouvèrent donc la proposition américaine trop faible. (Modern War Studies, Kansas University, USA, 2002). En 1959, les Etats-Unis parvenaient quand même à convaincre le dalaï-lama de quitter le Tibet, mais il fallait encore convaincre l’Inde de lui accorder l’asile. Eisenhower proposait un « marché » à Nehru : l’Inde acceptait le dalaï-lama sur son territoire et les Etats-Unis octroyaient à 400 ingénieurs indiens une bourse d’études afin qu’ils s’initient à la « technologie nucléaire » aux États-Unis. Le marché fut accepté2. En 1974, la première bombe A indienne fut affublée du surnom cynique de… « bouddha souriant »3.

1 "Tibet, Tibet" , P.French, Albin Michel, 2005.

2 Le major américain William Corson, responsable des négociations de l’époque, Press Trust of India, 10/8/1999.

3 Raj Ramanna, ancien directeur du programme nucléaire de l’Inde, 10/10/1997, Press Trust of India.

16/03/2008 14:36 par danielle bleitrach

je voudrais ajouter que la référence à l’Empire romain est particulièrement hors propos parce que l’intégration Tibet Chine dure à peu près le même temps que l’intégration de la bretagne à la france, elle a lieu à la même époque. Ensuite je donne des dates très précises et des faits que je n’ai pas emprunté du tout aux Chinois mais sur lesquels tous les historiens sont d’accord, en particulier la république chinoise, la rivalité Russie Grande-Bretagne, l’occupation de cette dernière. La revendication à l’indépendance s’opère seulement en 1911 quand intervient la République, alors qu’après le départ de la grande bretagne en 1908, il y avait eu le retour de l’administration impériale, etc...

Tous ces faits ne relèvent pas de la propagande mais bien de l’histoire. Et comme je le dis dans le texte au plan international nul ne songe à le nier.

mais l’exemple de ce qui s’est passé au Kosovo et qui est sur le plan des relations internationales un pur scandale, un danger de dynamitage et de balkanisation partout, prouve la stratégie menée par les Etats-Unis et qui créé le désordre et la guerre civile partout.

Qaunt à savoir si la Chine est socialiste, communiste ou capitaliste c’est une autre question, je ne l’aborde pas dans mon texte, et si je comprends bien il faudrait porter la guerre civile, encourager le séparatisme chez tous les pays qui ne sont pas assez verueusement socialistes ?
Allons tout cela est irresponsable...

danielle Bleitrach

16/03/2008 15:47 par vincent présumey

Oui c’est vrai, ton article comporte dans le détail plus de nuances, mais sur le fond dans cette discussion c’est le régime chinois et la question de l’oppression nationale au Tibet qui sont en cause, pas l’attitude de l’impérialisme américain et de la CIA sur laquelle nous sommes aussi clairs les uns que les autres. Je refuse pour ma part d’avoir quelque compte à rendre que ce soit concernant la CIA quant je dis qu’il y oppression nationale au Tibet. Que l’impérialisme américain mène sa politique, soit probablement en train de tisser une sorte d’ "axe bouddhiste" est vraisemblable, mais les faits sont les faits : il se sert d’une réalité, l’oppression nationale des Tibétains. Et je pense que combattre celle-ci est la seule manière réelle de ne pas faire le jeu de l’impérialisme.

Que les Tibétains n’aient revendiqué une nation indépendante qu’à une date tardive ne change rien à l’affaire. Cela date seulement de 1911 ? Peut-être, mais la nation algérienne ne s’est-elle pas construite contre l’impérialisme français sans doute plus tard encore, et la nation palestinienne ... La comparaison avec la Bretagne est absurde : si la Bretagne est française, c’est parce que ses habitants ont pris part à la construction de la nation française, aux premiers rangs, en 1788-1789 ... pas parce que les Capétiens l’ont annexée au XIII° siècle. Ce n’est pas une question de prime à l’ancienneté de tel ou tel Etat, mais de réalité des luttes de classe dans l’histoire. Rien ne sert de pester contre le "séparatisme" si l’on ne part pas de cette réalité, car l’invocation du XIII° siècle et autre peut servir à tout et n’importe quoi partout dans le monde. Dans le cas de la Chine ce genre d’arguments "historiques" sert d’ailleurs épisodiquement aussi bien à des prétentions sur la Corée, la Mongolie intérieure, la Sibérie, l’Indochine, etc. A vrai dire, au XIII° siècle, les fils de Gengis Khan ayant conquis la Chine, le bouddha vivant d’Oulan Bator en Mongolie pourrait s’inscrire au club des joyeuses revendications en "légitimité historique" et revendiquer le pouvoir à Pékin en termes de "droit international" ...

La Chine a été unifiée dés le IIIs. av. JC à partir de trois ou quatre zones d’ailleurs pas identiques, mais qui ensembles constituent la Chine : le Nord vers Pékin, les plaines du Yangsté, le bassin rouge à l’intérieur, le Sud (Guangdong), et cette unité est réelle. Mais les peuples du Tibet, du Yunnan, de Mongolie, du Xin Kiang et de Mandchourie n’ont pas été assimilés à ce processus, mais dominés et colonisés, avec des alliances avec leurs chefs locaux. Franchement voir dans l’Himalaya une composante historique ancienne de la Chine et affirmer que c’est là un fait reconnu par les historiens, ce n’est pas sérieux ; c’est un peu comme expliquer que la Corse a toujours été une composante historique du bassin parisien. Faut éviter de raconter n’importe quoi car cela incite d’autres à en rajouter et ainsi de suite. Le comble de l’ironie dans cet argument du "XIII° siècle" c’est que légitimer la présence chinoise au Tibet par le fait qu’elle remonte à cette époque revient en fait à s’appuyer sur une alliance ancienne entre empereurs chinois et ancêtres des dalaï-lamas ! Et à part ça allez donc, pourfendons le "féodalisme" sponsorisé par la CIA !

Bref : les militants ouvriers qui comprennent que les ouvriers et paysans chinois et les peuples opprimés de cet Etat comme les Tibétains ont pour ennemis immédiats les hiérarques capitalistes du PCC sont par cela même assez bien immunisés contre tout alignement sur les BHL et compagnie et éviterons de faire leur jeu en renvoyant les opprimés dans leurs bras intéressés.

16/03/2008 16:50 par Anonyme

je te conseille de lire le texte de Michel Parenti sur le site de Michel Collon, il t’éclairera peut-être sur la réalité du Tibet, il s’intitule : le mythe du Tibet.

Je ne suis pas d’accord avec ce que tu dis et cela ne nous empêchera pas de mener des combats ensemble. Prôner l’ingérence au Tibet, aller jusqu’au boycott des jeux olympique parce que c’est ça le but en inventant le martyr du grand lama et des petits lamas, cela revient à légitimer ce qui vient de se passer au Kosovo et qui est un scandale.Un scandale tant dans la purification éthnique volontaire au profit des Albanais, que le viol de toute légalité internationale. Tu t’obstines à juger du droit international dans le fond d’une manière trés proche de celle des Etats-Unis qui en sont à la guerre non seulement "preventive" mais "juste", c’est-à -dire le retour aux croisades.

La Chine ne te paraît pas "morale" alors tu ne cessés de l’attaquer, je me souviens d’un de tes excellents articles sur les subprimes, tu t’es débrouillé sur ce sujet d’envoyer une giclée à la Chine, c’est de l’obsession... Le droit international ne fonctionne pas comme ça et les camapagnes menées contre la Chine qui visent au "boycott" racontent n’importe quoi.

Aujourd’hui il y a plus de Chinois de la zone des "han" au Tibet que de Chinois de la zone tibetaine, une des dimensions des événements qui ont eu lieu au Tibet ces derniers jours c’est l’affrontement entre bouddistes et musulmans (une minorité hui). Pourquoi privilégier les uns ou les autres ? J’habite marseille qui est la première ville corse du monde, la première ville africaine sur le paris Dakar, et honnêtement les fanatiques du felibre provençau qui sont d’affreux réacs ne me paraissent pas le sel de la terre... Alors ton histoire de la Corse et du bassin parisien... Qui veut trop prouver.

c’est bien de se moquer de la CIA, mais vois-tu les Chinois et encore moins les peuples d’Amérique latine peuvent s’en moquer, c’est parce que tu es dans un pays ami ou la CIA est copain copain avec nos gouvernements que tu peux t’en moquer, comme on dit nous sommes du même monde, nous avons les mêmes valeurs...

L’armée qui occupe et viole une terre étrangère, c’est récemment l’armée française au Tchad, pour y soutenir une vraie dictature et je n’ai pas vu beaucoup de médias français s’émouvoir, alors que les opposants qui n’avaient rien à voir avec la rebellion se faire tuer, frapper, sous parapluie français. Nous snous sommes aisément contentés de ce que disaient les médias : à savoir que notre vertueuse armée surveillait l’aéroport et la protection des civils étrangers, alors qu’en fait elle bombardait, tenait les points stratégiques...

alors je te conseille si tu veux aider notre grande classe ouvrière française à être au clair sur notre impérialisme de t’occuper de ce genre de choses plutôt que de chercher des poux dans la tête aux Chinois en suivant des campagnes médiatiques.
Il y aurait tant de choses à dire, mais va voir cet article sur le site de Michel Collon, il est d’un journaliste excellent et qui connait admirablement la question.

danielle bleitrach

16/03/2008 17:54 par vincent présumey

1) j’ai lu le texte de Michel Parenti, voici le message que j’ai envoyé tout à l’heure à sa suite :

De Charybde en Scylla : l’auteur de cet article, ayant apparemment dépensé toutes ses ressources en liberté de jugement et "esprit fort" contre le mythe du bouddhisme "religion pas comme les autres" qu’on le remerciera en effet de dissiper car les bondieuseries restent des bondieuserie et le cléricalisme du cléricalisme qu’il soit le fait de bonzes, de curé ou de mollahs, n’a pas poussé sa verve voltairienne jusqu’aux oppresseurs suivant, qui ont d’ailleurs bien des ressemblances avec les précédents : les bureaucrates, militaires et affairistes du parti communiste chinois.

Il en reste au mythe du despotisme éclairé réformateur des braves cadres du PCC abolissant les terribles chatiments corporels ... alors qu’ils ont introduit, comme tous les "civilisateurs", les tortures modernes pour "éduquer le peuple".

A bas les lamas, à bas les petits soldats de Mao : l’émancipation des Tibétains sera l’oeuvre des Tibétains (et des Tibétaines ! ) eux-mêmes !

2) Je ne prône pas l’ingérence au Tibet, en tous cas pas celle des EU ni de l’Inde, et je ne soutiens pas les campagnes sur le boycott des JO en Chine. D’autre part je ne me situe pas sur le terrain du "droit international" qui me semble piégé dans tous les cas de figure ; si j’en ai parlé dans mon précédent message c’était en allusion aux références que tu y faisais toi-même en faveur de la Chine. Nous pensons je crois à peu prés le même bien l’un que l’autre du "droit international" version Washington. D’une façon générale il ne faut pas m’attribuer (ou attribuer a priori à quiconque dit qu’il y a oppression nationale au Tibet) des positions qui sont celles de nos adversaires communs (autre chose serait de démontrer que nous en ferions le jeu malgré nous ; mais cela demande démonstration).

3) le problème n’est pas non plus du tout que la Chine ne me paraisse pas "morale". Disons que je situe ses dirigeants, sur ce plan, au même niveau que Bush, mais sans doute au dessus intellectuellement et par la vision stratégique (ce qui n’est pas forcément mieux). C’est une erreur de penser que je suis "obsédé" par la Chine ; ce qui est vrai est que dans toute analyse de la situation du capitalisme mondial aujourd’hui, d’une part, et de l’histoire des révolutions au siècle dernier, le XX°, d’autre part, elle est d’une importance majeure et donc on ne peut pas ne pas accorder une grande importance à ce qui s’y passe. Dans le dernier article que j’ai fais sur la crise financière, qui doit arriver sur ce site incessamment, tu trouveras un autre passage à ce sujet ... dont il nous faudra discuter.

4) Ton argument sur le fait qu’il y a maintenant plus de chinois "han" au Tibet que de Tibétains proprement dits est un argument réel, mais pas suffisant, car on pourrait aussi pzr exemple l’appliquer en faveur des israéliens dans certains secteurs colonisés de Cisjordanie ou en faveur des résidents d’origine française en Kanakie, au détriment respectivement des Palestiniens ou des Kanaks. Il ne faut donc en effet privilégier ni les uns ni les autres ; mais pour ne privilégier aucun groupe il faut prendre en compte les aspirations nationales qui, souvent, existent historiquement pour des raisons négatives (en réaction à un pouvoir oppressif). Ce que tu dis sur Marseille vaut évidemment contre un discours occitaniste félibre, mais pas contre le caractère "français" (intégrant sa diversité) de Marseille ; or du même point de vue Lhassa n’est-elle pas "tibétaine", sans que cela veuille forcément dire haro sur les chinois et les musulmans ?

5) je ne suis pas d’accord du tout avec le dernier argument que tu emploie dans ce message, selon lequel il faudrait quand on milite en France s’occuper d’abord de faire le ménage chez soi, contre notre Sarkozy et notre atlantisme "national", et ne pas chercher de "poux dans la tête des chinois" (tu en cherche bien dans celle des tibétains, d’ailleurs, et c’est ton droit ...). En effet il me semble que nous devons là partir de deux principes, non pas contradictoires, mais complémentaires, même indissociables :
A) "L’ennemi est dans notre propre pays" donc tout à fait d’accord contre Sarkozy, les troupes françaises au Tchad, etc. (dans la mesure du possible je m’exprime et milite sur ces sujets) et bien sûr contre la politique du capital de chez nous, en défense des sans-papiers, etc.
B) Internationalisme, soutien aux peuples opprimés contre leurs oppresseurs.
Donc leur reconnaitre le droit, la légitimité à combattre eux-aussi l’ "ennemi dans leur propre pays", donc la légitimité non seulement des Tibétains mais surtout de la masse des ouvriers et paysans chinois contre leurs propres capitalistes chinois, par la même occasion souvent cadres du PCC. Je ne pense pas qu’ils aient intérêt à "se moquer de la CIA" mais que leur adversaire concret immédiat, en dernière analyse du même camp de classe que la CIA malgré les contradictions qui existent entre eux, est le pouvoir auquel ils ont affaire.
VP

17/03/2008 16:15 par Anonyme

Au moment où j’écris ces lignes des soldats français de la Kfor, la force de l’OTAN, et treize soldats polonais de la Mission de l’ONU au Kosovo, ont été blessés lors d’affrontements avec la population serbe.

selon la brillante démonstration de Vincent presumey, il est évident qu’il reconnaîtra que le Kosovo où sont les principaux monuments serbes historiques, le berceau de leur nation, certes a desormais beaucoup plus d’Albanais kosovar que de Serbes, ceux-ci ayant été chassés, victimes de la manière dont ils ont accueillis les victimes de l’ex-régime stalinien albanais. Mais Vincent presumey défendra sans doute le berceau serbe comme il prétend défendre l’identité nationale tibétaine contre les chinois venus d’autres régions ?

Autre aspect intéressant de la démonstration de Vincent presumey, je ne sais pas si les forces de police et l’armée chinoise sont chez eux au Tibet mais je crois qu’il y sont infiniment plus que les français et les Polonais en train de réprimer les serbes.

c’est pour cela qu’il faut une légalité et ne pas la violer suivant des raisonnements à géométrie variable qui ne sont le plus souvent en fait que la loi du plus fort.

Danielle Bleitrach

17/03/2008 19:25 par Anonyme

Il ne s’agit pas de prendre des positions à géométrie variable, mais d’évaluer chaque situation en tenant compte des sentiments réels des populations concernées ce qui n’est pas forcément facile.

Dans le cas du Kossovo, il me semble que l’aspiration à l’indépendance des Albanais Kossovars a d’abord été une réaction à la fuite en avant de Milosevic transformant la Yougoslavie et "Serboslavie". Ils ne sont de toute façon pas réellement indépendants, mais sous protectorat de l’OTAN, et sur des bases ethniques anti-démocratiques qui menacent les Serbes et les Roms et les autres minorités, c’est clair.

Une partie du Kossovo est peuplée de Serbes, il ne serait pas anti-démocratique de la rattacher à la Serbie (comme ces serbes le réclament), mais à condition de rompre avec le principe du nettoyage ethnique qui a été celui des nationalistes serbes aussi bien que des forces de l’ONU, de l’OTAN ou des émissaires de l’UE en ex-Yougoslavie depuis 15 ans, donc de donner les mêmes droits à tous les habitants quelle que soit leur identité. Ce qui est impossible dans les conditions actuelles de domination impérialiste des Balkans.

Ceci dit il y a une différence concréte entre les Albanais, devenus majoritaires au Kosovo, d’une part, et les Han devenus majoritaires au Tibet ou les juifs israéliens dans l’Etat d’Israel et les français en Kanakie, d’autre part : c’est que les premiers sont devenus majoritaires non en position de groupe dominant mais simplement pour des raisons démographiques et en étant le groupe qui subissait une domination nationale. Le contrôle que Milosevic revendiquait en 1989 sur les lieux historiques et idéologiques de l’histoire serbe au Kosovo n’était pas une rébellion contre une oppression albanaise qui alors n’existait pas dans ce secteur, mais la manifestation de l’oppression de l’Etat serbe envers les Albanais. Aujourd’hui les rôles pourraient s’inverser et il s’agit toujours à mon avis de soutenir ceux qui combattent une oppression, sans être en soi "pro-serbe", "pro-albanais" ou "pro-autre chose", mais le fond du problème est que les uns et les autres (Serbes et Kossovars) sont opprimés et grugés par l’impérialisme et par leur propres petits gouvernants "nationalistes.

Je viens de raconter tout ça de manière beaucoup trop rapide pour répondre à ton interpellation, mais je trouve quand même que c’est un peu faire diversion que de me lancer sur le Kossovo quand on parlait du Tibet -et accessoirement que nous sommes évidemment d’accord sur l’illégitimité de la présence de troufions français et polonais à Mitrovica. Il faudrait en fait revenir sur la question nationale en général, ce serait peut-être tout à fait utile et intéressant.
VP.

17/03/2008 21:21 par Anonyme

je n’essaye pas de vous distraire du Tibet par le Kosovo, je veux vous montrer qu’en matière de droit international on ne peut pas fonctionner au coup par coup ou c’est l’arbitraire, c’est-à -dire la loi du plus fort.

Démolir les institutions internationale, abolir tout cadre légal pour imposer le pillage telle est la politique de Bush.Les etats-Unis créent partout des abces de fiction qui dynamitent les nations que les USA veulent affaiblir. Au Moyen orient sont utilisés Israël et l’Irak, il s’agit de diviser sur des bases ethniques et religieuses. Et de provoquer des camapgnes de presse. C’est le modèle du dynamitage de la yougoslavie qui a été appliqué à toute l’ex-URSS.

En Amérique latine, on fait jouer ce rôle à la Colombie...

Si on veut réellement être anti-imperialiste il faut avoir conscience de la stratégie impérialiste, et ne pas jouer une stratégie ici, une autre là -bas, au gré d’analyses plus ou moins partisanes. On ne peut pas juger au coup par coup comme si on était dieu en ayant la capacité de corriger le monde au gré de nos désirs, il faut des principes sur lesquels se rassembler.
Danielle Bleitrach

18/03/2008 00:07 par vincent présumey

Mais nous sommes tout à fait d’accord là -dessus ! Le "droit international" est souvent invoqué par Bush et est lui-même à géométrie variable. Opposer à son droit "libéral" un droit "historique" ne me semble pas pertinent car les précédents historiques sont manipulables et retournables en tous sens. Comme l’illustrent certains de tes arguments sur la Chine et le Tibet ...

Oui il faut aller vers des principes de droit, mais je ne vois que la lutte des classes et l’analyse concréte des situations concrètes, ce qui n’est pas forcément simple mais qui n’est pas du tout du coup par coup au petit bohneur, pour aller vers cela.

18/03/2008 06:54 par Anonyme

Dans le fond le retour à Marx et au point de vue de la lutte des classes, me paraît sain, encore faudrait-il sur ses questions savoir le lire, non seulement ce qu’il a écrit sur ces zones d’asie et qui reste d’une brulante actualité, mais l’influence de Spinoza.
je m’explique, il faut bien mesurer les déterminismes réels et contraindre notre subjectivité, "la servitude des affects", parce qu’aujourd’hui nous croyons être libres dans nos jugements et nous sommes pre-déterminés par ce que nous impose le "système de propagande", selon le terme de Chomsky, et comme par hasard que ce soit sur le Kosovo, le Darfour ou la Chine on se retrouve systématiquement là où l’impérialisme nous invite à être. Ce n’est pas le lieu ici mais je crois que passer par Spinoza, refuser le "libre arbitre" de ce que nous croyons être notre volonté à l’image du dieu qui nous aurait créé est la première régle pour éviter d’être manipulé.

danielle bleitrach

19/03/2008 08:08 par Anonyme

Danielle Bleitrach avant d’écrire un article à charge contre le Tibet, c’est normal avec sa culture religieuse - "opium du peuple et superstition", bonjour l’objectivité et la tolérance, enfin passons, devrait quand même un peu étudier rien que quelques heures son sujet ; ses chiffres sont faux, voir ici.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tibet

Ce manque d’objectivité entache, en fait, tous ses articles.

22/03/2008 23:32 par daniel

Juste un point n’ayant rien à voir avec le reste...
Ne critiquez jamais votre interlocuteur en citant wikipédia vous vous metteriez en danger de raconter n’importe quoi !

16/03/2008 17:03 par Anonyme

===La Chine a été unifiée dés le IIIs. av. JC à partir de trois ou quatre zones d’ailleurs pas identiques, mais qui ensembles constituent la Chine : le Nord vers Pékin, les plaines du Yangsté, le bassin rouge à l’intérieur, le Sud (Guangdong), et cette unité est réelle. Mais les peuples du Tibet, du Yunnan, de Mongolie, du Xin Kiang et de Mandchourie n’ont pas été assimilés à ce processus, mais dominés et colonisés, avec des alliances avec leurs chefs locaux.


Pourquoi choisissez-vous le mot ’unifiée" au lieu de ’dominé ou colonisé" pour ces trois ou quatre zones constituant le ler empire chinois ? Notez d’ailleur que ces trois ou qutre zone qui ensemblent constituent la Chine ont été plusieures fois royaumes indépendants dans les dix derniers siècles !!!

Et il est outrant de dire que les Chinois de Dongbei (Mandchourie)et Hunnan sont des colonisés. Aucun habitant de ces régions ne peut se reconnaître en ce terme désigné.

Votre vision biaisée ne peut nullement créditer votre thèse.

16/03/2008 17:20 par vincent présumey

Oui c’est vrai j’ai écrit et je maintiens "unifié" en ce qui concerne les régions constitutives de la Chine historique proprement dite, en gros celle développée à partir du Qin (le bassin rouge) au III° s. av. JC, mais c’est vrai aussi, bien sûr qu’il s’est agi aussi de domination. Sauf que le résultat est ici une homogénéisation (relative) qui a fait un seul peuple chinois. Mais pour développer cela jusqu’au bout il faudrait introduire le role des grandes révoltes paysanne qui ont justement, elles aussi, construit cette unité, depuis deux millénaires. Par comparaisonn l’empire romain, d’une taille comparable, n’a pas réalisé une telle homogénéisation. Il ne s’agit pas ici pour moi de juger -dans tous les cas cette histoire a été faite d’oppression- mais de comprendre le résultat pour voir ou il y a des chinois et ou, dans la Chine officielle, il y a d’autres peuples.

Deuxièmement : je n’ai évidemment pas désigné les chinois de Mandchourie et ceux, non pas du Hunan, mais du Yunnan, comme des "colonisés". Les groupes ethniques qui ont été dominés voire submergés dans ces régions sont principalement les manchoues (peuples toungouses) en Manchourie et de nombreux peuples tibéto-birmans ou miao et lao au Yunnan. C’est d’eux dont il s’agit. En Manchourie les premiers sont aujourd’hui disparus ou assimilés (pour autant que je sache) et la trés grande majorité est chinoise. Au Yunnan par contre, il y a de nombreuses "minorités" non chinoises.

16/03/2008 09:15 par Anonyme

Je viens de lire le bouquin de Elisabeth Martens aux éditions L’Harmattan : Histoire du bouddhisme tibétain - La compassion des puissants. Très éclairant !

16/03/2008 11:07 par André

Bonjour

Il y a beaucoup de mauvaise foi dans l’article de Danièle BLEITRACH, il est regrettable que des gens comme elle proche de l’idéal communiste n’expriment pas leur protestation contre les violations des droits de l’homme en Chine et au Tibet.
Celà discrédite son action contre le TCE et le caractère antidémocratique de l’UE (combat que j’ai également mené à titre personnel).
Il ne s’agit pas d’adhérer au boudhisme ou à quelque religion que ce soit, mais d’admettre un certain nombre de choses :
- La Chine n’a rien à voir avec l’idéal communiste, c’est un système capitaliste doublé d’une dictature.L’objectif est le maintien au pouvoir d’une nomemklatura.
- Les violations des droits de l’homme sont très nombreuses dans ce pays ( emprisonnements, tortures, procès bidons, etc..), celà ressort des rapports de nombreuses ONG (qui ne sont pas infiltrées par le dalai lama)
- Le Tibet a une culture originale basée sur la non-violence, qui appartient à l’humanité au même titre que la philosophie des lumières (je ne suis pas religieux, je précise).

Je pense que défendre la Chine dans cette affaire revient en définitive à se ranger derrière les dirigeants occidentaux, et les gros capitalistes et déssert le mouvement progressif

Désolé de donner cet avis divergent

André

16/03/2008 17:18 par Haina

Merci, tout d’abord pour cet article et ces commentaires qui sont d’une clarte qu’on retrouve rarement autour de ce sujet.

Les commentaires des lecteurs qui precedent prouve qu’il est difficile pour un Francais d’ecarter le parti-pris et cet espece de ’dogme occidental de la question tibetaine’. J’entends par cette expression un recours affectif. On a toujours prefere les Amerindiens aux cowboys (et l’ironie, c’est que hollywood y a contribue !). De l’image de l’Indien a celle, mediatisee, du Tibetain. Et ce, bien sur, sans jamais nous informer du sort des Fuegiens, de la realite himalayenne. Dogme qui fait dire que le Dalai Lama ainsi que tous ses supporters seraient non-violents.
La plupart des Francais y croient : dire la force du controle de l’opinion (que les dirigeants chinois envient, fatalement).

Aussi, la TV chinoise casse cette image d’epinal quand elle montre la violence de vendredi a Lhassa. La video circule sur internet mais j’imagine que @Andre ne l’a pas encore vue. Voir des moines en rage se defouler sur une banque est assez choquant, mais ce morceau choisi vaut le detour !

Je ne sais pas faire de lien, mais meme dans les videos de yahoo actualite, celle-ci est disponible (intitulee ’les manif vue par la Tv chinoise’ si mes souvenirs sont bons).

Encore merci a l’auteur du billet qui va vraiment a contre courant de toutes les lectures qui s’apparente au phenomene ’Chine’.

16/04/2008 19:23 par Arnaud

Je suis d’accord sur les deux premiers points cités, mais il me semble après m’être quelque peu renseigné sur le sujet que le Tibet n’est pas l’idéal philosophique de paix et d’amour qu’on en dit, à moins que le servage soit soudainement passé dans nos descriptions humanistes du mot démocratie ...

16/04/2008 22:06 par à -nos-amis

Il y a peut-être de la bonne foi dans votre intervention, mais je suis émerveillé comment de si nombreuses consciences anti-capitalistes tout à coup se lèvent dès qu’on met la Chine sur la sellette !

L’unique chose qu’il faut admettre une fois pour toutes c’est que nul ne peut connaître dejà le lendemain de la Chine, socialiste demain ? Peut-être, peut-être pas, mais l’Union Soviétique, prise dans la logique des blocs, aura échoué parce qu’elle n’a pas prise en compte les "aspirations à la consommation" de ses citoyens face au matraquage de l’occident.

16/03/2008 11:36 par vincent présumey

Soyons sérieux : faut-il choisir entre les bureaucrates capitalistes de Pékin et Wall Street, lesquels coopérent quand même, pour l’heure, sur l’essentiel ?

"Un peuple qui en opprime un autre ne peut être libre" (Marx). Peut-on nier l’existence d’une oppression nationale au Tibet ?

Cela ne justifie en rien le ralliement de qui que ce soit au Dalaï-Lama, évidemment ! Mais l’argument des "féodaux" est un vieil argument colonial. Aprés tout, Napoléon III l’a utilisé contre l’émir Abd-el-Kader. Cet argument serait-il répréhensible ici et valable là -bas ?

Au demeurant, l’armée de Mao a commencé par pactiser avec les "féodaux" tibétains(terme impropre en toute rigueur, il s’agit de la caste sacerdotale et foncière des lamas), les maintenant en place en 1949 (de même qu’elle a recyclé des morceaux énormes de l’ancien appareil d’Etat de Chang Kaïchek, généraux massacreurs d’ouvriers et de paysans compris). Elle l’a liquidée en 1956 par la collectivisation forcée combinée ici à la sinisation de fait, qui ont poussé le peuple tibétain à soutenir les dits chefs "féodaux", effectivement réactionnaires. La faute à qui ?

Ah oui, c’est vrai, ils ont aboli les "chatiments corporels", de même que les colons européens ont aboli l’exclavage en Afrique noire, et l’ont remplace par le travail forcé. Au compte des tortures infligées par les "féodaux" ou par les bureaucrates et policiers chinois aux Tibétains, il est assez audacieux d’affirmer que les premiers auraient le pompom ... comme de s’imaginer que les évènements récents de Lhassa consisteraient en agression racistes de tibétains féodaux contre d’honnêtes commerçants chinois !

Décidemment la fantasme d’une Chine "communiste" pousse à flirter avec des arguments tout simplement colonialistes !

Amitiés anti-impérialistes.

17/04/2008 16:29 par à -nos-amis

Refusant de considérer l’histoire immédiate au profit de formules à l’emporte-pièce (Napoléon III !) et donc d’envisager le potentiel des futurs possibles, vous ne voulez même pas concéder les réels apports sociaux de la réforme communiste chinoise.

Laissons de coté la société récente (- de 60 ans !) du Tibet féodal, qui n’est pas qu’un mythe ou qu’un argument puisque la dissidence qu’elle disqualifie, y ayant collaboré, de même que le revendication, partent de là  ! A moins que vous ne sachiez pas exactement d’oû la faire partir ? Donc laissons cette société féodale récente dont Marx dirait qu’elle est un parfait (caricatural même) exemple d’aliénation des masses tenues dans l’ignorance de leur condition par un opium dont les fumées ne sont pas toutes dissipées.

Ensuite vous noircissez ou gauchissez le tableau chinois à dessein :
Tandis qu’ailleurs Parenti maintien que de 1950 à 1956 les nouvelles autorités chinoises ont fait preuve de respect et patience dans les réformes sur le haut plateau, vous traduisez qu’elles se sont liguées au pouvoir théocratique ! Décidé d’en découdre, vous leur reprochez de n’avoir pas complètement saigné ni purgé les anciens cadres nationalistes ! Tout est bon, l’exemple et son contraire.

Vous lancez sans autre forme d’argument : Peut-on nier l’existence d’une oppression nationale au Tibet ? Ce que vous faites vous même dans la foulée puisque vous ne reconnaissez en Chine qu’une oppression de classe vous autorisant à brandir un drapeau rouge.

Vous remettez une couche : ont poussé le peuple tibétain à soutenir les dits chefs "féodaux", effectivement réactionnaires. Ce qui est faux si vous avez correctement lu les sources de M Parenti et qui explique que l’insurrection se soit essoufflée.

Nonobstant le fait que vous postuliez une colonisation (alors qu’il s’agit de l’acculturation d’une culture à laquelle nul ne veut uniformément retourner), que vous postuliez le lynchage de concitoyens comme annexe, que vous citiez la réforme agraire comme la collectivisation forcée (plus tardive), que vous feigniez d’ignorer que la population chinoise soutient son gouvernement et que ces heurts sont définitivement une opération de manipulation disqualifiée ipso-facto, etc etc… vous évoquez à la légère le mythe communiste de la Chine.

La Chine n’est pas que capitaliste, elle se développe et elle a raison, elle créé des richesses (ce que n’a pu faire l’URSS) et le pouvoir reste politique avec le virage de "l’économie de marché socialiste" qui n’est pas contradictoire de virages ultérieurs. Vous n’avez pas la prescience de ce que sera la Chine demain, capitaliste, dirigiste, démocratique, socialiste ou pas socialiste, tant pis pour votre ego et le mien.

16/03/2008 19:39 par revizor

Cet article est très intéressant et très documenté.
Il me semble effectivement nécessaire de dénoncer quelques idées reçues et évidemment fausses sur le Tibet.
Il faut bien voir, au-delà des appréciations diverses que nous pouvons avoir sur le socialisme chinois, la dimension géopolitique dans cette campagne anti-chinoise.
Il est clair que pour les impérialistes( j’aime utiliser ce terme même s’il n’est plus politiquement correct dans notre "gauche" bien pensante occidentale) la montée en puissance de la Chine, sa volonté d’indépendance sont intolérables.

17/03/2008 18:51 par Stelios

Rien à redire sur le texte merci Danielle mais, Certains commentaires sont des références sur les pratiques anticommunistes de « Communistes » réformateurs. Un texte excellent qui nous éclaire sur la Chine et le Tibet, qui peut être devrait être précisé ou amélioré mais non !…. Il est attaqué, et non pas sur son contenu mais sur son contenant, c’est-à -dire sur les idées supposées de son auteur !

Waaahooo … très important pour un communiste de prendre parti …. pour une des classes de capitalistes chinois ou un nationalisme religieux en déclin !

Quelle misère, ces concessionnaires communistes n’ont même pas de vitrines mais …. Ils nous vendent de belles paroles, du vent qui ne sert qu’à nous diviser en partisans de l’une ou l’autre des classes bourgeoises existantes, a détourner les communistes de leur première tâche …. Unir les les prolétaires en une seule classe !

Stelios

09/04/2008 00:25 par DADA911

Maintenant les gens ne peuvent plus dire la verite ???
Noir c’est noir ,blanc c’est blanc,primaire...
Petit SteliOS faut pas voir le monde du fond puit...
Sort du puit SteliOS,SteliOS,SteliOS....?????Coucou.

18/03/2008 13:14 par benmalek

retabblir la ""culture ""tibetaine comme on a retabli la culture
""polonaise"" et la culture ""kosovar"" ,ce qui a permit aux gringos d’installer des radars et des missiles dirigés vers la RUSSIE pour lutter contre ""le terrorisme"", bien sur la lutte contre le ""terrorisme
et l’mperialisme"" Chinois exige l’independance du Tibet pour installer
des bases militaires yankees et gringos. Pourtant la Palestine et le Sahara occidentale sont encore des colonies et que cela reste pour
l’occident un non probleme ?????. Ce qui se passe au tibet, c’est des troubles fomentés de l’exterieur pour creer des problemes aux Chinois a
l’approche des jeux olympiques.

19/03/2008 21:08 par Anonyme

DB présente les arguments des 3 parties (chine, nationalistes tibétains, occident) avec distance et c’est extrémement rare sur ce sujet. Les faits sont toujours mélangés aux opinions quand on parle du tibet.

Comme humaniste, je suis toujours choqué de voir les gens invoquer les principes qui les arranges pour une situation particuliére et refuser ces mêmes principes ailleurs, où cela ne les arrange pas.

Nous ne devons ni nous laisser influencer par la propagande anti-chinoise et anti-russe que nous subissons, ni en prendre le contre-pied. Personnellement, je suis pour LE DROIT DES PEUPLES A DISPOSER D’EUX MEMES. Donc pour les tibétains, les palestiniens, les serbes de bosnie ou de croatie, les kosovars, les kurdes, les tchetchenes,les sahrahouis....

17/04/2008 16:49 par à -nos-amis

La liste des droits, à première vue, peut-être sans limites.

Ai-je le droit de ne pas avoir le droit ? Heureusement qu’il ne revient pas aux technocraties rationalisantes de déméler ces questions et que la réponse est déjà donnée.

Qui dresse cette liste ? Selon quels critères (bourgeois ?) ? A qui, à quel moment s’applique t-elle ? Certains principes ne vont-ils pas être en pleine contradiction ? Qui est un peuple, quand forme t-on un peuple ?

LE DROIT DES PEUPLES A DISPOSER D’EUX MEMES

Oui, oui TRES BIEN, SI CE N’EST PAS UN LEURRE.

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