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Et tout le Bataclan...

Sarkozy et Hollande ont déclenché la guerre sans nous prévenir.

Mettons-nous la tête dans les mains. C’est une position qui sert aussi bien pour réfléchir que pour pleurer. Les animateurs d’écrans qui vous montrent la guerre, celle de Paris, oublient de nous expliquer pourquoi la France en est arrivée là.

En les regardant, en les écoutant, on a le sentiment que, nés d’une génération spontanée les djihadistes, sont comme des marrons tombés des arbres, ou bien les fruits de réverbères. Nul ne vient rappeler que cette bataille a commencé en 2003, quand le criminel de guerre George Bush et son gang de néoconservateurs a décidé de « redessiner » le Moyen Orient, autrement dit de faire de l’Irak, puis de la Syrie, une poignée de confettis. Vous me faites observer que la France n’a pas participé à l’aube de la catastrophe, et vous avez raison. Mais ensuite elle a très bien rattrapé son retard. Histoire de faire pardonner la « mollesse » de Chirac Sarkozy a tout fait, et le pire, pour être aimé de Washington.

L’Irak étant mise en pièces par l’Amérique, une politique étrangère intelligente de Paris aurait été, dès lors, de tout mettre en œuvre pour que la Syrie ne tombe pas à son tour en miettes. Nicolas Sarkozy a fait l’inverse. Et si les djihadistes sont aujourd’hui entrés dans Paris, c’est la simple et logique conséquence du choix opéré naguère par le mari de Carla, en 2010. Cette année-là, soudain inspiré par son ami l’émir du Qatar, qui était son véritable « ministre des affaires arabes », Sarko s’est soudain mis à battre froid Bachar al-Assad. Un ami pourtant. Qu’il avait adulé au point de la convier à co-présider à Paris un défilé du 14 juillet.

Pourquoi tant de haine ? Eh bien, sachez-le, Bachar devait être puni pour avoir refusé de livrer passage, en terre syrienne, à un oléoduc qatari. Puis, aggravant son cas, refusé d’acheter au même Qatar 23 Airbus. Bizarrement, al-Assad trouvait plus logique d’acheter les avions à ceux qui les fabriquent, la France et l’Allemagne. L’idiot inutile ne se rendant pas compte que son double refus allait priver une poignée de courtisans « intermédiaires » d’une pluie de dollars. Pour ce crime de lèse Doha, et de chagrin causé à Sarkozy, Bachar devait être puni. Avouons que sa politique de fer, son inhumanité, son culte de la personnalité pharaonique, donnait assez peu d’arguments à ses défenseurs. A ce point il est bon de rappeler que sans Staline la France s’exprimerait aujourd’hui en Allemand et, qu’en politique étrangère le bon choix est celui d’un moindre mal qui peut être le mieux puisqu’il évite le pire. Aujourd’hui nous savons que Bachar et ses pompes, c’était quand même mieux pour la France qu’Al-Baghdadi et ses djihadistes fascistes.

Charité faite aux « frères », depuis des années les amis qataris de Nicolas Sarkozy, qui avec lui, la mano en la mano, ont également détruit la Libye, ont nourri et armés ces fous de Dieu et de toutes barbes, du Mali à l’Irak, de la Libye à la Syrie. En surenchère les saoudiens sont venus leur prêter la main. Experts en démocraties les deux dictatures du Golfe n’allaient-elles pas, via ces dingues d’Allah, faire fleurir le « printemps » à Damas. Paris, par la voix de Fabius a même encouragé ces petits soldats pour leur « bon boulot ».Vous l’avez compris, Sarkozy est à l’origine du chaos. Mais Hollande au pas de course, avec en poche une partition écrite par Netanyahou, est arrivé en pompier qui crache le feu. Agissant d’une main d’acier sous le faux nez des « Droits de l’Homme », ce qui est bien au Café de Flore mais pas toujours applicable, tel un sparadrap, au reste du monde. En passant, l’Elysée avec sa politique du tout-Rafale, n’est pas mécontent de la disparition de l’Irak et de la Syrie, en tant qu’Etats trop souvent grincheux. Ces pays, transformés en une mosaïque ethnico-religieuse prendraient une bien meilleure tournure pour le petit voisin, l’ami Israélien.

Mais nous aussi, la France, dans cette course les yeux bandés, avons livré des armes à des barbus qui étaient les nôtres, et va savoir si ce ne sont pas leurs frères qui sont venus fusiller les martyrs du Bataclan ? Jean-Yves Le Drian, admirable quincailler de notre arsenal militaire, nous a bien annoncé, il y a quelques jours, que nos Rafales « avaient détruit en Syrie » la base où Daech « préparait des attentats qui devaient être commis en France » (http://www.poitiers.maville.com/actu/actudet_-syrie-deuxieme-frappe-francaise-sur-daech-a-raqqa_fil-2845088_actu.Htm)… Visiblement c’est loupé. Et remarquons avec tristesse que nos merveilleux agents, incapables de déceler la présence de commandos en France, doivent être bien embarrassés quand il s’agit de les dépister à Rakka où les RG mettent assez bien leurs lourdes godasses. Hollande, Fabius, Le Drian, puisque la chose était bonne pour la vente des chasseurs de Dassault, bonne pour le chômage, se sont donc mis à « frapper » comme des fous, du Mali à l’Irak les voilà bombardiers sans frontières. Oubliant que nous ne sommes plus au temps des canonnières coloniales et que cette politique à une conséquence : faire la guerre là-bas, c’est faire la guerre ici. Fini le temps ou les USA pouvaient déverser peinards des tonnes de bombes sur le Vietnam, et la France sur les Aurès.

La planète est un monde unique et nos « services » devraient savoir, qu’entre les citoyens sensibles à la cause, sympathisants ou fêlés convaincus, notre pays compte une cohorte de 30 000 hommes et femmes, endoctrinés après avoir été ghettoïsés, persuadés que le djihad est la bonne solution. Le bon choix « pour se venger des humiliations » et faire triompher l’islam-vrai du salafisme. En d’autres temps, en évoquant ces hommes et ces femmes, ces gosses, on aurait parlé d’ « ennemis intérieurs »…Ne doutez pas, les mots usés vont faire leur retour et les ratonnades ont commencé samedi à Pontivy lors d’une manif de néo-nazis bretons. On parle d’assigner à résidence tout individu, forcément musulman, qui présenterait un « risque », tout cela en l’absence de charges judiciaires. Pourquoi pas des centres de rétentions, des camps ?

Pour finir, notons que le Quai d’Orsay ignore aussi que le monde n’est plus qu’un, que les bombes, celles des souks de Bagdad, de la banlieue de Beyrouth ou des soutes du vol russe de Charm el Cheikh sont de la même poudre que celle utilisée par les massacreurs et tout leur bataclan. Il est désormais impossible de bombarder au Rafale, loin, bien loin, puis de rentrer chez soi pour dormir comme un juste. Ces terroristes du vendredi 13 sont les guerriers des temps nouveaux.

Jacques-Marie Bourget
 
PS. Notons que la revendication du massacre de Paris par Daech est passée par le truchement de la chaine qatarie Al Jazira, télé qui retrouve le rôle qu’elle a naguère jouée avec Al-Qaïda. Précisons que sur les écrans de cette télévision pas un mot n’a été prononcé, par l’émir ou d’autres, pour condamner les attentats.

 http://www.mondafrique.com/attentat-de-paris-sarkozy-et-hollande-ont-declare-une-guerre-sans-nous-prevenir/

COMMENTAIRES  

17/11/2015 14:02 par sergio

Les récits des attentats (il semblerait que la cadence s’accélère dangereusement) fourmillent d’incohérences (souvent voulues), telle que celle-ci par exemple : les pièces d’identité retrouvées sur les lieux des attentats (y compris lorsque c’est hautement improbable, pourquoi des tueurs professionnels commettraient de telles bévues ?), "oubliée" comme ce fut le cas… dans un véhicule !, etc. (apparemment, il y aurait comme une préférence pour le passeport… surtout quand celui-ci est d’origine syrienne, ça permet d’aller bombarder illégalement un pays (décision prise en 2 jours seulement… c’est carrément expéditif pour ce genre d’opération, non ?), personne ne peux prendre au sérieux l’allégation de « légitime défense » évoquée par Hollande (alors que lui et son gouvernement s’autorisent à livrer des armes et à financer des groupes terroristes dit "modérés" (mais « ils font du bon boulot » selon Fabius), c’est un peu le même genre d’argutie dont use et abuse l’occupant israélien quand il évoque « la sécurité d’Israël » pour aller bombarder des civils désarmés et lorsqu’il détruit des infrastructures civiles, hôpitaux, écoles, mosquées, etc.) trop de non-dits dans ces guerres néocoloniales (et ça fait trente cinq ans que ça dure au Proche-Orient !, et carrément plus de soixante ans en Palestine !…), toutes ces magouilles inavouables publiquement (puisque illégales)… Les « opex » à répétition des services spéciaux français (cela signifie que de nombreux assassinats extra-judiciaires sont commis (au nom de la France), des sabotages et autres actes terroristes, hors de tous contrôles bien entendu, mais toujours au nom de la France…) On peut supposer que dans le camp d’en face, il y aura forcément des réactions violentes ! Hé bien, nous y sommes… et pour très longtemps ! Daesh métastase à fond la caisse (même s’ils étaient chassés de Syrie ou d’Irak), l’Europe c’est pas loin… Apparemment ils auraient un gros, mais gros contentieux à régler avec les apprentis sorciers qui nous gouvernent, et ça va faire très mal !…

17/11/2015 16:16 par Pierre M. Boriliens

Bonjour,

"Ces pays, transformés en une mosaïque ethnico-religieuse..."
Je pense qu’ils l’étaient déjà et que, précisément, ces régimes, par le biais de la laïcité entre autres, ont essayé de surmonter les problèmes que peuvent poser ces configurations. Tous (Mossadegh, Nasser, Saddam Hussein, Kadhafi, Assad...) ont essayé de construire un système éducatif laïc de masse, y compris et particulièrement pour les filles. Tous ont essayé de moderniser leurs pays par des projets agricoles, énergétiques, de santé...
Mais pour ça, il faut des moyens, c’est-à-dire se ré-approprier les richesses nationales, littéralement pillées par l’occident...
Bien sûr, il ne s’agit pas de faire dans l’irénisme. Ces dirigeants ont aussi utilisé la force, c’est évident, et parfois à des fins assez éloignées des objectifs affichés. Nul n’en doute. Mais nous aussi, nous sommes passés par la Saint-Barthélémy !

En fait, - et les cas sont innombrables (qu’on pense par exemple au Gabon, pays immensément riche mais parmi les plus pauvres du globe) -, le développement d’un pays passe par la ré-appropriation de ses richesses. Et ça, c’est hors de question. Après on trouve des prétextes en tous genres et aussi toutes sortes de méthodes, dont l’emploi direct de la force quand le reste échoue, pour refaire main basse sur toutes ces richesses...

17/11/2015 18:55 par harvest

Est-ce la bêtise naturelle, est-ce le résultat de la lobotomie de masse, est-ce la paresse intellectuelle, qui empêche(nt) nos concitoyens de réaliser qui sont les vrais responsables de ces assassinats ? Pourtant, tout un chacun a accès à l’ensemble des éléments d’un puzzle pas bien compliqué qui fait apparaitre les têtes de nos dirigeants occidentaux.
Sont-ce ces mêmes causes qui font accuser l’ensemble des musulmans de l’abrutissement de quelques demeurés, alors que ce sont les musulmans qui s’opposent le plus fort à ces attardés de daesh. Qui, en effet, combat le plus vivement sur le terrain : Des Syriens, des Kurdes, le Hezbollah, et des Iraniens : tous musulmans, non ?

17/11/2015 19:06 par depassage

Avouons que sa politique de fer, son inhumanité, son culte de la personnalité pharaonique, donnait assez peu d’arguments à ses défenseurs. A ce point il est bon de rappeler que sans Staline la France s’exprimerait aujourd’hui en Allemand et, qu’en politique étrangère le bon choix est celui d’un moindre mal qui peut être le mieux puisqu’il évite le pire. Aujourd’hui nous savons que Bachar et ses pompes, c’était quand même mieux pour la France qu’Al-Baghdadi et ses djihadistes fascistes.

Devant ce type de remarques, toute l’estime que je peux avoir pour un article et son auteur tombe à l’eau.
D’abord pourquoi tente-t-on beaucoup à apporter de la démocratie aux ex-colonies de la France et de l’Angleterre, alors que du temps où elles étaient colonisées, la démocratie n’était pas du tout un souci ou simplement une mascarade juste pour que les populations autochtones se désignent un ou des représentants choisis à l’avance mais complètement affidés au pouvoir colonial exercé par une caste liée à une puissance étrangère ? N’est-ce pas que c’est ce qu’on veut maintenir et non pas permettre au peuple Syrien ou autre de vivre en démocratie que même les pays riches ne peuvent se permettre que sous perfusion.
Imaginons un peu le cas de pays pauvres et continuellement menacés, comment peuvent-ils se permettre la démocratie sans craindre pour leurs existences même ? En France, il a suffit de quelques actes terroristes pour voir le pays décréter l’état d’urgence et la fermeture des frontières, alors que beaucoup de pays comme la Syrie vivent dans un état d’urgence permanent.
Et puis pour la France et ses alliés ou plutôt pour les Américains et ses alliés, un État islamique en vaut un autre non islamique, pourvu qu’il soit soumis à ses impératifs. D’ailleurs des mercenaires ramassés par-ci par-là ne feront jamais un état. Ils sont là justes pour faire le sale boulot avant de les faire rentrer au bercail ou de les exterminer

17/11/2015 21:13 par Geb.

Avouons que sa politique de fer, son inhumanité, son culte de la personnalité pharaonique

Je ne suis pas absolument certain que dans le cas de Bashar ce soit la réalité.

Ou alors nous ne parlons pas du même homme.

C’était effectivement le cas de son père Hafez Al Assad qui ne faisait pas dans la dentelle avec ses ennemis, (Encore faudrait-il chercher à comprendre le pourquoi à travers l’histoire coloniale de la Syrie et sa lutte contre les puissances ottomanes et européennes dont il voulait débarrasser un pays qui avait été découpé en morceaux par le Colonialisme).

Mais Bashar, qui était médecin généraliste à Londres et n’avait pas de vocation politique réelle, n’est devenu Président de l’Etat syrien baathiste, qu’après qu’en des circonstances fortuites, (L’assassinat de son cousin), il ait été appelé pour prendre sa place à la tête d’un état qui était un état nationaliste, totalitaire, et fascisant. (Mais dans un pays arabe ça ne signifie pas obligatoirement la même chose qu’en France à moins de vouloir jauger une société à peine sortie de 150 ans de colonialisme ottoman et occidental, et précédemment du Moyen-Age, à travers celle ou nous vivons nous-même).

Ce qu’on peut lui reprocher certainement c’est de n’avoir pu, ou su, contrôler et réformer les structures étatiques et policières mises en place par son père afin de les rendre plus humaines et "normales" ; et surtout d’avoir pensé un jour qu’en s’alignant sur les USA et en devenant leur exécutant des basses-oeuvres, (Comme l’ont fait aussi à tort Ghadaffi et Saadam Hussein et même le Shah), il serait à l’abri des Français, des Anglais, et des autres occidentaux, et pourrait "occidentaliser" et moderniser son pays en marche forcée.grâce aux USA.

USA qui sont le "phare" de la Civilisation et de la "Liberté" occidentale, comme chaque intellectuel arabe alors avait appris à le penser en faisant ses humanités à Yale ou à Harvard.

Faut dire qu’avec des "conseillers" tels que ceux de l’Ambassade des Etats-Unis, c’était pas obligatoirement la voie royale pour parvenir à "humaniser" la Société syrienne.

Y a qu’à demander à John Negroponte la méthode, et aux Latino-américains ce qu’ils en pensent...

Si Nasser avait vécu assez longtemps on en aurait dit autant de lui, sauf que Nasser regardait plutôt vers l’ambassade d’URSS plutôt que vers celle des USA pour ce faire.

Tout cela ne fait pas de Bashar obligatoirement un "monstre" mais certainement un idiot utile pour ceux qui s’en sont servi jusqu’à ce qu’il décide de se passer d’eux.

18/11/2015 00:51 par chb

30 000 hommes et femmes, endoctrinés après avoir été ghettoïsés, persuadés que le djihad est la bonne solution

Et notre hexagone abrite aussi une autre cohorte, de quelques millions celle-là, prête à raquer pour les bombes lancées contre les arabes de Rakka et d’ailleurs. Pourvu qu’on lui fourgue un peu d’émois au bon moment, TF1 remplaçant efficacement le goupillon d’antan ! Tous persuadés, le martial Flanbi montant dans les sondages, que l’état d’urgence est la solution...
Et c’est ainsi que Dassault et Le Drian, et leurs potes, prospèrent.

18/11/2015 07:00 par benzekri hamid

Le seuil de tolérance…
Nous qui nous estimons ni aveugles ni borgnes -dans ce royaume de la manipulation et de la terreur organisées- que faisons-nous de concret pour arrêter les massacres, pour arrêter le massacre…
Massacre de populations par centaines, par milliers, par centaines de milliers…
Massacres et piétinement des règles élémentaires de la démocratie par des lois liberticides visant à perdurer le désordre établi…
Les aveugles ne sont pas capables de voir, les borgnes ne voient que d’un œil ce que les médias de service leur servent à voir et nous qui pensons comprendre et voir, que faisons à part utiliser l’écrit comme simple défouloir ?
Écrire, décrire et réagir c’est bien mais pour changer les choses n’est-il pas temps d’AGIR…
La très grande majorité des intervenants dans ce blog, notamment, sait que nos gouvernants mentent, commettent des crimes de guerres et des crimes contre l’humanité en notre nom ; sont très largement complices de ce « management de la terreur » qui fauche et/ ou brise des vies humaines ailleurs et ici en France…
Puisqu’on sait, y-a-t-il un seuil de tolérance pour que l’on passe du stade d’écrire… à celui d’agir ?
Personne ne réclame le matin du grand soir mais peut-on être à l’initiative d’une pétition qui réclame la traduction de Sarkozy et Hollande devant la justice pour répondre de leurs crimes…
La pétition/action n’est pas une fin en soi mais sera un premier geste mobilisateur, citoyen et responsabilisant pour imposer la PAIX…
Il serait indécent de penser aux places à gagner aux prochaines élections alors que le sang d’innocents continue de couler…

18/11/2015 08:10 par Sidonie

Avouons que sa politique de fer, son inhumanité, son culte de la personnalité pharaonique

Il me semble que ce type de phrase toute faite, comme de dire avant toute chose que Poutine est un dictateur issu du KGB, qu’en Chine les droits de l’homme son bafoués quotidiennement (agacés, les Chinois ont d’ailleurs commencé a recenser les violations américaines !), que Victor Orban est un populiste raciste et antisémite, ou qu’Israël a droit à la sécurité, sont devenus des préalables à la critique.
Autrement dit, en France la liberté d’expression est tellement réduite que la plupart es gens se censurent eux-mêmes et que le petit nombre qui ose encore critiquer les alliés du pouvoir ou défendre les ennemis désignés par le pouvoir s’entoure d’un maximum de précautions oratoires, dont ces phrases toutes faites sont un exemple...

18/11/2015 08:42 par Feufollet

Cet article est d’un réalisme assez indéniable
Par contre, dans le commentaire de harvest
Il y a une omission de taille monumentale
C’est la guerre dans ses formes les plus odieuses
Que les sunnites wahhabites livrent aux musulmans chiites
Et à tous le monde d’ailleurs
Alors tous musulmans oui. Mais en guerres fratricides
Cette "petite" différence méritait d’être relevée

18/11/2015 09:08 par Phil

Ces attentats ne sont-ils pas plus le résultat d’un échec de politique intérieure que de politique extérieure ? Leurs auteurs étaient tous français ou belges. Offrez des perspectives d’avenir décentes à ces jeunes et il sera d’autant plus difficile de les radicaliser et de les retourner contre leur propre pays et ce qu’il représente.

18/11/2015 11:53 par legrandsoir

@ Sidonie
Sidonie, vous n’avez pas tort.
N’oublions pas que sur plus de 190 pays membres de l’ONU, une poignée seulement souscrivent à nos règles de démocratie.
Un quart de la population carcérale du monde se trouve aux USA. Le nombre de prisonniers aux USA est numériquement plus important que celui de la Chine aux 1,3 milliards d’habitants.
Le pays qui a plus de 600 bases militaires réparties sur tous les continents s’appelle USA et ce pays n’a pratiquement jamais cessé d’être en guerre depuis un demi-siècle, évitant cependant de se frotter à des pays qui pourraient répliquer jusque sur son sol.

Ces précisions ne visent pas à glorifier la Chine et la Russie, mais à s’étonner de la dévotion altantiste qui prévaut chez nous, même chez de vrais gens de gauche.

18/11/2015 18:31 par depassage

@Au grand soir. Complément et non pas contredit

Il est évident qu’il n’y a à glorifier personne, personne moral comme un pays ou une personne physique comme son dirigeant. On dit bien qu’avant de frapper un chien, il est bon de savoir à qui il appartient d’abord. Poutine est le chien du Peuple Russe et Assad est le chien du peuple Syrien. Quand un énergumène s’amène et dit que je vais défendre telle peuple contre son chien, cette énergumène est un menteur. Un peuple peut caracoler dans la misère totale sans que personne ne s’émeuve parmi les nantis, mais dés que ses nantis sentent une bonne affaire, les voilà faire meutes et baver de tous les bons sentiments dont Dieu ou la nature nous as pourvu.

On sait que les riches ou les nantis asseyent de se différencier dans tout pour se distinguer du reste du peuple ou des peuples au sein duquel ou desquels ils provoquent une émulation à les égaler ou à se hisser à leur niveau, le tout entretenu par des idéologies mensongères, abêtissantes et méprisantes. Avec l’évolution de nos connaissances, on a cru que tout cela est derrière nous et que la compétition a quitté les apparences et leurs dérives pour se cristalliser sur l’essentiel, mais voilà qu’on ne peut que constater qu’il n’en est rien.

Quant aux règles de la démocratie dans l’Occident se targuent de respecter, elles ne sont que poudre aux yeux en plus d’exiger des moyens importants et des institutions chères et sécularisées. On sait que même les animaux ennemis arrivent à cohabiter lorsqu’il y a à manger pour tout le monde, pourquoi ne peut-il être de même pour les humains ? L’ONU est déjà l’exemple parfait des règles démocratiques à l’occidental. Tout le monde peut blatérer à son aise, mais dès qu’il s’agit des choses sérieuses on tire le véto de sa manche pour leur donner une orientation qui ne convient pas à celle de la majorité mais à celle du plus puissant même s’il faut pour se faire fouler aux pieds les vétos de ses vis-à-vis moins puissants comme cela s’est souvent vu. Comme exemple de démocratie, il n’y a pas de quoi séduire beaucoup de dirigeants du monde. (On rentre naïf et ange à l’ONU et on sort diable, disait quelqu’un ayant arpenté ses coulisses).

Si on ajoute encore à ce constat les remous d’un système fou, autant dire qu’on est loin de sortir de l’auberge. Ses maitres et esclaves ne savent plus où donner de la tête et se mettent à leur tour dans les délires sans se rendre compte en plus de leur donner foi. Pour quel besoin, l’Occident braque-t-il environ quatre vingt chaines de télévisons en persan sur le territoire Iranien et fait de même sur le reste de tous les pays qu’il veut domestiquer ou déjà domestiqués, et ce, sans parler des autres moyens ? Tout cela fait que les citoyens de ces pays se retrouvent nourris de visions fausses que cela soit au sujet de leurs propres réalités ou de celles qu’on leur donne sur l’Occident.
J’insiste sur ce dernier point pour expliquer comment et avec quelle facilité sont fomenté les contre-révolutions au sein des peuples tout en étant présentées comme des révoltions.

Il est certain que les télévisons et les journaux locaux peuvent suffirent à défendre les intérêts des multinationales occidentales qui les financent, alors pourquoi en ajouter si ce n’est par perversité d’un système aux abois.
Dans un article de Mehdi Hasan d’ici même, il a été fait mention du principe de newton qui dit que toute action engendre une réaction équivalente. Il aurait été judicieux d’ajouter le principe de la conservation d’énergie et dire que toute l’énergie générée par l’activité saine des humains étant la seule évaluable, ne doit pas être accaparée excessivement par quelques-uns aux dépens du reste si l’on tient à garantir un semblant de paix.

Occident, mot générique qui ne renvoie pas à une entité géographique, mais à un tout bien complexe caractérisant notre monde.

19/11/2015 02:42 par ErikleRouge

QUI en sept 2014 a décidé seul de bombarder en Irak Daesh au nom du peuple français, sans demander le moindre accord à la représentation nationale et encore moins au peuple français alors que ce groupe terroriste n’avait commis aucune agression envers la France ?

QUI en sept 2015 a décidé seul de bombarder en Syrie Daesh au nom du peuple français, sans demander le moindre accord à la représentation nationale et encore moins au peuple français alors que ce groupe terroriste n’avait commis aucune agression envers la France ?

QUI au nom de la France a donc déclaré la guerre unilatéralement à un groupe terroriste très dangereux qui n’avait pas agressé la France, en sachant que celui-ci avait des ramifications nombreuses sur le territoire européen et français, et qu’il chercherait logiquement à se venger, sans demander son accord à aucune force politique représentante du peuple de France ?

QUI a ainsi mis en danger délibérément la vie des citoyens français ?

QUI EST DONC AINSI RESPONSABLE DES 550 MORTS ET BLESSES DE PARIS ?

QUI doit être traduit en justice pour mise en danger intentionnelle de la vie d’autrui ?

#portonsplaintecontreHollande

19/11/2015 10:10 par Hassinus

"Pourquoi tant de haine ? Eh bien, sachez-le, Bachar devait être puni pour avoir refusé de livrer passage, en terre syrienne, à un oléoduc qatari. Puis, aggravant son cas, refusé d’acheter au même Qatar 23 Airbus. Bizarrement, al-Assad trouvait plus logique d’acheter les avions à ceux qui les fabriquent, la France et l’Allemagne. L’idiot inutile ne se rendant pas compte que son double refus allait priver une poignée de courtisans « intermédiaires » d’une pluie de dollars. Pour ce crime de lèse Doha, et de chagrin causé à Sarkozy, Bachar devait être puni. Avouons que sa politique de fer, son inhumanité, son culte de la personnalité pharaonique, donnait assez peu d’arguments à ses défenseurs. "
Toutes ces raisons n’expliquent pas une telle haine.L’oléoduc, les rafales tout cela c’est du leurre : d’abord en quoi un oléoduc léserait les intérêts personnels du "Poupon" ou de la nation syrienne ? Non ce sont là des vétilles ! Une haine aussi destructrice a un autre motif qui est dans la réponse à la question , occultée par tous - y compris par des amis de la Syrie : pourquoi en trois mois d’un véritable ami de l’Occident Assad est devenu ennemi public numéro 1 ? Que s’est-il passé ? Quelle est la chose qui tient le hit-parade dans le cœur des Occidentaux ? Pourquoi l’accord israélo-syrien sur le Golan finalement n’a pas été signé... L’argument du pétrole permet d’occuleter ces questions....

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