« Informer n'est pas une liberté pour la presse mais un devoir »
RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerGoogle ReadereBuzz
 

Si tout cela n'était qu'une farce

L'affaire de l'informatique des services de renseignement suisses agite les milieux politicaux-médiatiques. Le moins que l'on puisse dire, au vu des quelques éléments qui ont filtré de cette affaire, est que celle-ci n'est peut-être qu'une farce destinée à manipuler l'opinion publique, ceci afin de faire passer sans encombre au budget de la confédération une augmentation des budgets de leur clique d'espions.

Que sait-on sur cette affaire ? Pas grand chose.

1) Un informaticien, dont on ne sait même pas le nom, est l’auteur d’un délit grave.

2) Ce délit consiste en le vol d’une quantité incroyable d’informations secrètes, dont l’intégralité du serveur mail des services de renseignement suisses. Rien que ce serveur mail contient d’innombrables données sur les compromissions de ces "services" avec des agences comme le Mossad ou la CIA.

3) Ces services de renseignement regroupent, fait unique dans le monde, aussi bien les espions que les contre-espions dans le même service.

4) Les politiciens n’étaient au courant de rien, alors qu’au moins une petite partie d’entre eux aurait dû l’être, jusqu’à ce qu’un journal vende la mèche et publie l’information.

5) Cet informaticien, membre des services de renseignement, donc supposé être la crème de la crème des informaticiens, ceci d’autant plus qu’il avait une position de cadre important, aurait été assez bête pour essayer d’ouvrir un compte numéroté dans la plus grande banque suisse, l’UBS. (Une enquête à toujours lieu dans un tel cas car un employé ne peut avoir aucune raison de vouloir un tel compte.)

6) L’employé de l’UBS en a référé à sa direction, laquelle en a référé à la confédération. c’est comme cela que notre informaticien a été découvert.

7) Cet informaticien avait eu droit à 6 mois de congé maladie l’année passée car il souffrait d’un dépression suite, selon lui, à du mobbing sur son lieu de travail.

8) Certains politiciens le comparent à Bradley Maning et à Julian Assange.

9) Malgré la gravité des faits et le fait qu’il pourrait s’agir, comme le suggèrent des politiciens, du Bradley Maning suisse, il sera libre dans une semaine après avoir été en détention préventive pendant 8 semaines.

10) Les services de renseignement disent qu’ils ne savent pas si des données ont été vendues ou non.

11) Des politiciens disent du bout des lèvres qu’ils ne croient pas que des données puissent avoir été vendues.

12) Les politiciens, même certains socialistes, veulent donner plus de moyens à ces services dont ont connaît l’incompétence quasi totale - voir l’affaire des fiches.

D’abord, la comparaison avec Bradley Maning et Julian Assange ne tient pas. Cet informaticien, d’après ce que les médias, les espions et les politiques nous disent, auraient agis par appât du gain, alors que Bradley Maning et Julian Assange sont des héros du monde libre qui se battent pour supprimer le secret d’état, ce secret qui autorise tous les états à se livrer aux pires saloperies, de l’affaire des fiches à la destruction de la Syrie en passant par les bombes atomiques d’Israël, la liste est longue.

De plus, s’il existait la moindre possibilité pour que cet informaticien puisse se révéler être le Bradley Maning suisse, je ne vois pas comment une autorité de ce pays pourrait prendre le risque de le libérer après 8 semaines de détention préventive.

Enfin, s’il existait, dans le cas où il ait agit par appât du gain, la moindre possibilité que des données se baladent dans la nature, ce que personne ne réfute, je ne vois pas comment les services de renseignement qui disent l’interroger, pourraient avoir déjà la moindre envie de le libérer.

Donc la question qui se pose, au vu de ces éléments, est : - Est si cette affaire n’était qu’une farce, une manipulation de l’opinion publique organisée pour faire passer sans encombre au budget de la confédération une augmentation des budgets d’une clique d’espions qui passe leur temps à ficher les suisses et le suissesses ainsi qu’à se compromettre avec des services étrangers comme le Mossad et la CIA.

P.S. : Je trouve les médias comme les politiques comme les médias bien naïfs de ne pas s’être poser cette question. Mais peut-être est-ce justement leur rôle d’être aussi naïfs dans cette affaire.

URL de cet article 17869
 

AUTRES ARTICLES RECENTS
 

Nous sommes gouvernés, nos esprits sont moulés, nos goûts formés, nos idées suggérés, en grande partie par des gens dont nous n’avons jamais entendu parler.

Edward Bernays

 

Boycott d’Israel. Pourquoi ? Comment ?
DIVERS

Nous avons le plaisir de vous proposer cette nouvelle brochure, conçue pour répondre aux questions que l’on peut se poser sur les moyens de mettre fin à l’impunité d’Israël, est à votre disposition. Elle aborde l’ensemble des problèmes qui se posent aux militants, aux sympathisants, et à l’ensemble du public, car les enjeux de la question palestinienne vont bien au-delà de ce que les médias dominants appellent le "conflit israélo-palestinien".
Dans le cadre de la campagne internationale BDS (Boycott (...)

Pour les accros des réseaux sociaux

 

A lire

 

A NE PAS MANQUER OU A RELIRE
Ces villes gérées par l’extrême-droite.
(L’article est suivi d’un « Complément » : « Le FN et les droits des travailleurs » avec une belle photo du beau château des Le Pen). LGS Des électeurs : « On va voter Front National. Ce sont les seuls qu’on n’a jamais essayés ». Faux ! Sans aller chercher dans un passé lointain, voyons comment le FN a géré les villes que les électeurs français lui ont confiées ces dernières années pour en faire ce qu’il appelait fièrement « des laboratoires du FN ». Arrêtons-nous à ce qu’il advint à Vitrolles, (...)
22 
Analyse de la culture du mensonge et de la manipulation "à la Marie-Anne Boutoleau/Ornella Guyet" sur un site alter.
Question : Est-il possible de rédiger un article accusateur qui fait un buzz sur internet en fournissant des "sources" et des "documents" qui, une fois vérifiés, prouvent... le contraire de ce qui est affirmé ? Réponse : Oui, c’est possible. Question : Qui peut tomber dans un tel panneau ? Réponse : tout le monde - vous, par exemple. Question : Qui peut faire ça et comment font-ils ? Réponse : Marie-Anne Boutoleau, Article XI et CQFD, en comptant sur un phénomène connu : "l’inertie des (...)
85 
L’UNESCO et le «  symposium international sur la liberté d’expression » : entre instrumentalisation et nouvelle croisade (il fallait le voir pour le croire)
Le 26 janvier 2011, la presse Cubaine a annoncé l’homologation du premier vaccin thérapeutique au monde contre les stades avancés du cancer du poumon. Vous n’en avez pas entendu parler. Soit la presse cubaine ment, soit notre presse, jouissant de sa liberté d’expression légendaire, a décidé de ne pas vous en parler. (1) Le même jour, à l’initiative de la délégation suédoise à l’UNESCO, s’est tenu au siège de l’organisation à Paris un colloque international intitulé « Symposium international sur la liberté (...)
15 
Médias et Information : il est temps de tourner la page.
« La réalité est ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons est fondé sur nos perceptions. Ce que nous percevons dépend de ce que nous recherchons. Ce que nous recherchons dépend de ce que nous pensons. Ce que nous pensons dépend de ce que nous percevons. Ce que nous percevons détermine ce que nous croyons. Ce que nous croyons détermine ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est notre réalité. » (...)
41 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir
 
suivez le Grand Soir sur :
RSS Syndication  |  Twitter FACEBOOK FeedBurner NetVibes Google Reader eBuzz
Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas