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Vers un contrôle sans limite des réseaux sociaux

Contre Attaque

La surveillance de masse et la fin de l’anonymat en ligne dont rêvent nos dirigeants depuis des années sont en train de s’imposer sous couvert de « protection » des mineurs. Deux mesures graves et inquiétantes viennent de passer à l’échelle française et européenne en ce sens.

Fin de l’anonymat en ligne

En France, la proposition de loi dite de « majorité numérique » visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans vient d’être adoptée in extremis à l’Assemblée Nationale. Derrière un objectif en apparence louable – préserver les plus jeunes des mécaniques mortifères de certaines plateformes – se cache en réalité un risque inédit pour l’anonymat en ligne. L’applicabilité d’une telle mesure, aux modalités pour l’instant très floues, passera nécessairement par des systèmes de vérification de l’identité de l’ensemble des utilisateurs des réseaux sociaux.

Concrètement, d’ici le 1er septembre, vous ne pourrez plus créer aucun compte en ligne sans donner votre identité. Et le 1er janvier 2027, vous serez contraint de décliner votre identité pour conserver l’accès à tous vos comptes sur les différentes plateformes. Des services de vérification, à l’image de France Identité, disposeront donc d’une manne d’informations colossales et extrêmement sensibles. Qui peut prédire l’usage détourné qui pourrait en être fait ? La réponse est évidente : en reliant nos identités à nos comptes sur les réseaux sociaux, le Parlement ouvre la porte à la traque des opposants politiques en ligne.

L’État aura accès à l’identité de tous les utilisateurs, de tous les commentaires dérangeants, en temps réel. Quand on voit le nombre de procédures pour « apologie du terrorisme » ou « injures » après des commentaires pour la Palestine ou des injures contre Macron, l’objectif semble évident. On frémit de l’usage qui sera fait contre les médias indépendants, derniers remparts à l’accès à l’information libre. Ou contre les comptes qui appellent à des manifestations. Adopter une telle mesure dès le début d’une campagne présidentielle envoie un message terrible. Aujourd’hui la vérification de l’âge, demain la censure de tous les contenus subversifs.

Par ailleurs, au regard de son objectif affiché, le texte sonne comme une fausse « bonne solution » et un aveu de renoncement plutôt qu’une réponse pérenne. En effet s’il est indéniable que les réseaux sociaux, dans leur format actuel, participent à des dynamiques dangereuses pour les plus jeunes d’entre nous, il est important de rappeler que les addictions aux écrans et l’impact de ces derniers sur nos vies tirent leurs racines dans le capitalisme débridé de la Silicon Valley. Car c’est bien la compétition accrue entre des plateformes étasuniennes – dirigées pour une bonne partie par des PDG d’extrême droite – qui a poussé à son paroxysme les logiques de dépendance aux écrans. Scrolling infini, « reels », « instantanés », les géants du numérique redoublent d’inventivité quand il s’agit de maximiser le temps passé sur nos écrans. Mais Macron préfère s’attaquer à l’anonymat des utilisateurs plutôt qu’à Elon Musk ou Marc Zuckerberg.

Le Parlement européen autorise le scan généralisé des messages privés

Au niveau européen, c’est la surveillance de masse des conversations privées qui vient d’être réinstaurée, malgré une majorité de députés hostiles à cette mesure. Chat Control 1.0, déjà en vigueur de manière temporaire, désigne un ensemble de dispositions européennes visant à détecter les contenus d’abus sexuels sur mineur. Il s’agit concrètement d’une dérogation autorisant les plateformes à scanner les messages privés de l’ensemble des utilisateurs pour y détecter des contenus ou des échanges pédocriminels.

C’est au terme d’une procédure accélérée que Chat Control, qui devait être temporaire, vient d’être prolongé en seconde lecture, avec 276 voix pour et 314 contre. Le texte est passé car un rejet demandait 360 voix – la majorité absolue des membres. 112 députés absents ont compté comme des « oui ». Une règle parfaitement antidémocratique mais légale. Chat Control va donc s’imposer jusqu’en 2028, au terme d’un cheminement législatif complexe, en période de vacances, empêchant la constitution d’une majorité absolue pour s’y opposer. Pire, Chat Control 2.0, qui devrait être voté cet automne, va rendre obligatoire et définitive les mesures liberticides de la première version.

Si à nouveau le but affiché – la lutte contre la pédocriminalité en ligne – n’est pas contestable, les moyens proposés ouvrent la porte à de graves dérives, en plus d’être inefficaces. Dans une lettre ouverte, 807 chercheurs et cryptographes ont ainsi affirmé qu’il est impossible de détecter les contenus pédopornographiques avec une précision acceptable à cette échelle. Et effectivement, depuis la mise en place temporaire du dispositif, 75% des signalements se sont avérés inexploitables par la police, en plus d’occasionner de nombreux « faux-positifs ».

Le service juridique du Conseil de l’Europe lui-même qualifie le dispositif de « surveillance généralisée des communications », incompatible avec l’article 7 de la Charte des droits fondamentaux sans soupçon raisonnable ni autorisation judiciaire. In fine, les outils pour la surveillance généralisée des réseaux sociaux sont donc servis sur un plateau d’argent. Les infrastructures de scan installées pourraient, par simple modification des « indicateurs », être étendues à d’autres contenus – plutôt que d’identifier des pédocriminels, il suffit d’un clic pour cibler les discours politiques et critiques, le piratage... L’histoire des dispositifs de surveillance a montré que ces dérives sont systématiques.

Pour le moment, ce scan vise les services sans chiffrement de bout en bout comme Gmail, Outlook, Discord, Facebook, mais exclut Signal, WhatsApp, iMessage et Matrix.

La phase finale d’un processus de contrôle des réseaux

En août 2023, le commissaire européen Thierry Breton, grand patron, ancien ministre et proche de Macron, annonçait que les réseaux sociaux doivent être forcés d’effacer immédiatement « les contenus qui appellent à la révolte », sous peine d’être tout simplement coupés sur le territoire. Il s’agissait d’une mesure baptisée le « Digital Services Act », qui est désormais en vigueur.

En 2024, lors des révoltes en Kanaky, la France a été le premier pays occidental où un réseau social, TikTok, a été totalement coupé sur un territoire. Un précédent très grave dont nous n’avons pas pris la mesure. La même année, le fondateur de Telegram, Pavel Durov était arrêté en France, alors qu’il descendait de l’avion à l’aéroport du Bourget, puis avait été placé en garde à vue. Cette interpellation du PDG d’une plateforme aussi importante était une première mondiale : la France est donc pionnière dans les offensives contre les applications chiffrées.

En juillet 2023, juste après la grande révolte provoquée par l’assassinat de Nahel, Emmanuel Macron déclarait aux maires reçus à l’Élysée qu’il envisageait de « couper » les réseaux sociaux en cas de nouveaux épisodes de révolte. Il proposait : « On a pu le voir, quand les choses s’emballent pour un moment, se dire : on se met peut-être en situation de les réguler ou de les couper ».

Au même moment, l’application Snapchat a collaboré avec les autorités pour étouffer la révolte. « Nous avons travaillé conjointement avec le ministère de l’Intérieur et les différentes autorités pour endiguer le plus rapidement possible les dérapages » expliquait la responsable de la plate-forme devant les députés durant l’été 2023, et affirmait même avoir utilisé des influenceurs rémunérés pour appeler au calme, tout en censurant des images d’affrontements et en mettant en avant des vidéos critiquant les émeutes.

Les mesures votées au niveau national comme Européens veulent donc achever ce processus de contrôle du net. Les manifestations de rue sont violentées par la police, les pétitions sont ignorées, les élections sont bafouées, pour nos gouvernants, il faut verrouiller le dernier terrain d’expression qui lui échappe encore : Internet.

 https://contre-attaque.net/2026/07/23/vers-un-controle-sans-limite-des-reseaux-sociaux/

COMMENTAIRES  

27/07/2026 12:00 par Vincent

À part ça, l’extrême droite n’est pas déjà au pouvoir, et l’UE (ou Macron) n’est pas l’instrument "fascisant" des fascistes, qui légalise allègrement tout ce que la honte ou la disgrâce aurait pu éviter de pire.
Le mieux pour notre cohérence de "progressistes" optimistes, c’est donc de persévérer à les laisser tout faire en toute impunité.
Jusqu’à ce que la guerre (et la loi martiale) leur permette de nous faire la fermer vraiment bien fort.
Chouette. J’adore l’impuissance apprise ! Et vous ?

27/07/2026 13:49 par Fayçal

"Concrètement, d’ici le 1er septembre, vous ne pourrez plus créer aucun compte en ligne sans donner votre identité."

c’est déjà en place, essayez de vous créer un compte gmail...

28/07/2026 10:52 par diogène

Qu’est-ce que vous croyez ?
Ce ne sont pas des petits génies qui onr développé les fonctions d’un réseau mondial dans leur garage en Californie comme le raconte la légende, mais l’état américain qui a financé lourdement le développement de matériels et de programmes pour mettre en place un outil de renseignements militaires, de contrôle social et de marketing commercial, via le MIT, la DARPA, ARPANET et des groupes privés américains et britanniques sponsorisé par leurs gouvernements.

Aujourd’hui, le projet est abouti et il permet aux états de surveiller leurs citoyens par l’intermédiaire de la big tech américaine qui n’est pas neutre, évidemment. Même les sites chinois et russes sont dépendants de la technologie américaine.

La surveillance numérique permet de ficher, surveiller, géolocaliser et neutraliser les citoyens. Elle existe depuis qu’internet est apparu dans nos vies et constitue de fait une atteinte au droit à la vie privée. Mais vous et moi, manifestement, sommes prêts à sacrifier ce droit pour conserver les avantages apportés par l’outil puisque nous sommes là. Ça fonctionne comme une addiction.

Or, la surveillance numérique de masse transforme chaque citoyen en suspect potentiel, sans fondement individuel. Elle permet la collecte de données personnelles, mais cette surveillance est invisible et les états comme les privés ne s’embarassent pas d’une autorisation pour effectuer cette collecte juteuse pour les ventes et efficace pour les services de renseignements.

En France, la loi renseignement (loi n° 2015-912 du 24 juillet 2015) est un texte législatif qui est censée encadrer les techniques de surveillance mises en œuvre par les services de renseignement. Elle a été adoptée après les attentats de janvier 2015 pour doter l’État d’un cadre légal spécifique aux opérations de renseignement et l’autorisent à surveiller sans passer par un juge, sur autorisation du Premier ministre (CSI, art. L.811-1). Elle peut inclure l’espionnage d’un téléphone ou l’usage d’un IMSI-catcher pour intercepter les communications mobiles.

Théoriquement, les services de renseignement ne peuvent recourir à des techniques de surveillance que pour la sécurité nationale, la prévention du terrorisme (sic), la prévention de la criminalité organisée, la défense des intérêts économiques (resic), industriels ou scientifiques, privés comme publics, la prévention des atteintes graves à la paix publique (où commence la "gravité" ?), auxquels cas la loi autorise des techniques comme l’interception de communications (écoutes), la captation de données informatiques (par exemple, logiciel espion), la pose de balises GPS ou de micros et l’usage d’algorithmes pour détecter des menaces sur les réseaux. Ces dispositifs de surveillance numérique permettent de restreindre la liberté d’expression sous prétexte de complotisme, de neutraliser des sources journalistiques, et de contourner des protections par coopération transfrontalière non encadrée.

L’ironie et la perversion de la chose, c’est que cette surveillance est justifiée par le pouvoir comme une protection d’une soi-disant "démocratie" alors qu’elle est par sa nature même incompatible avec les principes affichés par ce pouvoir lui-même.

Des outils comme Pegasus, véritables logiciels espions, infiltrent nos téléphones pour capter nos communications, nos positions, nos fichiers. Ce pouvoir technologique, amplifié par l’intelligence artificielle et la vidéosurveillance algorithmique, ne connaît plus de limites techniques. Il permet de mener des enquêtes invisibles, sans base légale et même sans intervention humaine.

Sous couvert de sécurité ou de lutte contre la désinformation, ce sont justement nos gouvernements qui contrôlent l’information en renversant les rôles. Dans le capitalisme de surveillance, l’information devient une monnaie et les citoyens, des produits, et les journalistes, les professionnels de l’enquête ou les lanceurs d’alerte comme Snowden et Assang sont les premiers exposés à ces pratiques qui ne dont pas des "dérives" mais des politiques conscientes et cyniques.

Outre les états, des entreprises privées du marché numérique captent des données sensibles, parfois à l’insu des abonnés, et les réseaux sociaux qui servent de prétexte à la surveillance sont des sources privilégiées. Toutes les catégories d’âges et d’origines sociales, via leur téléphone ou leur ordinateur, sont ciblées par des dispositifs de suivi algorithmique dès leur adolescence. Le contenu éducatif, les réseaux sociaux, les jeux, les services de streaming sont autant de canaux de collecte massive d’informations.

La technologie donne à l’état la possibilité d’être dans le smartphone de chaque citoyen, et grâce à l’intelligence artificielle, de traiter la big data (ou mégadonnées en français) c’est-à-dire l’ensemble des données numériques produites en grande quantité, à grande vitesse et sous des formes très variées, que les outils traditionnels ne pouvaient plus traiter de manière efficace.

Les déplacements (via GPS), habitudes de consommation, interactions en ligne, contenus consultés sont scrutés. Ces informations, agrégées et analysées, forment une cartographie précise des comportements individuels. En plus, le fait de savoir ou de suspecter que l’on est observé produit un effet dissuasif : on évite de dévier des normes ou de tenir des propos sensibles. C’est ce que l’on appelle le "chilling effect".

La reconnaissance faciale renforce cette surveillance en identifiant automatiquement les visages dans l’espace public, souvent à l’insu des personnes, et en croisant les données de caméras, de fichiers administratifs et de téléphones pour cartographier les déplacements. Cette technologie supprime de facto toute vie privée, toute liberté d’aller et venir et tout anonymat dans l’espace public.

La surveillance algorithmique a été autorisée en France par la loi n° 2023-380 du 19 mai 2023, à titre expérimental jusqu’au 31 mars 2025, dans le cadre des Jeux Olympiques. Elle visait à détecter automatiquement certains événements (foule, chute, colis suspect) sans identification faciale. Sa prolongation au-delà de mars 2025 a, parait-il été censurée par le Conseil constitutionnel (Décision n° 2025-878 DC du 24 avril 2025), mais elle continue à fonctionner pour lutter contre le ’terrorisme’ (article L.851-3 du CSI). Où sont les limites et les outils de contrôle pour un service qui, par définition, est confidentiel ?

Les seules défenses sont des comportements de "résistance" et d’"abstinance" (après désintoxication comme pour l’alcool et les stupéfiantsà) qui sont en contadiction avec les plaisir et le confort apportés par internet. À nous de choisir.

Mais il ne faut pas attendre grand chose de l’état qui joue un double jeu et avance masqué. Ce n’est plus l’état qui protège les libertés, mais les citoyens qui doivent prouver qu’ils les méritent.
Une liberté qu’on encadre cesse d’être une liberté. La vigilance n’est pas une option, c’est une nécessité. Il est déjà impossible d’échapper au contrôle de l’état au service d’une minorité dominante qui a tout intérêt à pouvoir surveiller la population pour mieux la contrôler. Depuis l’opération Covid 19 et l’imposture du confinement, les gouvernements ont systématiquement recours à la stratégie de la peur via la propagande et la désinformation qu’ils prétendent combattre. Le pass sanitaire a démontré que la populatin était mûre pour le contrôle social.
On peut surveiller les chômeurs et même contrôler le contenu de nos poubelles qu’elles sient réelles ou numériques.

L’industrie de la surveillance est en place. Tant que le citoyen a la liberté de consommer, il croit être libre. Non seulement il ne l’est pas, mais sa capacité d’organiser une alternative au système est devenue infime.

28/07/2026 20:08 par Dominique

Nous savions avant l’ouverture du premier de ces réseaux sociaux corporatifs, Facebook, qu’il serait manipulé et contrôlé en temps réel par les services secrets dés le premier jour. Puis nous avons su que ce serait pareil avec Twitter. Reste plus qu’à espérer que les gens vont se tourner vers les alternatives libres et décentralisées... mais ça, depuis le temps qu’on le leur dit, j’y croirais quand je le verrais. Surtout que pour le moment ces réseaux sociaux comme mastodon décentralisés et basés sur des logiciels libres soufrent de deux défauts majeurs, la fragmentation de leurs communautés et des règles qui favorise cette fragmentation, ce qui en fait des refuges pour hypocondriaques de toutes tendances qui se retrouvent entre eux, rien qu’entre eux, et virent tout personne qui ose ne pas partager leurs vues. Le deuxième défaut est un nombre d’utilisateurs relativement faible qui favorise peut-être encore cette fragmentation.

Avec vk le facebook russe c’est différent. En raison de la guerre de l’OTAN contre la Russie en Ukraine et des sanctions européennes, vk a bloqué la création de nouveaux comptes ainsi que la connexion avec des téléphones situés en dehors de Russie.

vk est réservé aux adultes. Le désavantage est que vk sait qui tu est (email + numéro de téléphone). L’avantage est que vk n’est pas une ferme à trolls et, en tout cas pour les non résidents en Russie, la censure est inexistante ou invisible et la liberté de parole totale.

Le résultat est que pour moi, avec telegram de Pavel Durov, ce sont les deux réseaux sociaux corporatifs intéressants (avec un bémol pour telegram sur lequel il y a plus de trolls). Je n’ai pas essayé tiktok et d’autres sur lesquels je n’ai donc pas d’avis à donner. Quand à twitter/X, ils avaient dit que ce serait un réseaux pour journalistes et politiciens, comme je n’appartiens pas à cette caste, je le leur ait toujours laisse très volontiers.

Plus que de nouveaux réseaux sociaux, je trouve qu’il manque vraiment un site comme l’était indymedia avant son phagocytage par les sionistes, mais fait avec des logiciels d’aujourd’hui comme decidim De tels logiciels permettraient non seulement de regrouper les information à différents niveaux, local, global, etc., mais aussi de discuter et de nous aider à prendre des décisions. Bref un truc auxquels les politiques de tous bords, comme ils ne pourraient pas le contrôler, seraient allergiques. Le mouvement altermondialiste avait su s’en donner les moyens et le faire avec les indymedias. Avec les technologies d’aujourd’hui, nous pourrions faire bien plus.

https://decidim.org/

29/07/2026 10:57 par lou lou la pétroleuse

On m’a décrit Signal comme un réseau crypté et sûr. Est-ce quelqu’un a des info sur ce réseau ? Est-ce que des lecteurs du GS l’ont déjà utilisé ? Qu’en pensent-ils ?

29/07/2026 15:49 par diogène

@ lou lou la pétroleuse

Le problème, c’est les logiciels espions (spywares en anglais). C’est une variante de ce qu’on appelle des "virus" que l’on choppe en fréquentant des sites d’autant plus malveillants qu’ils paraissent inoffensifs.
Ils s’installent dans un ordinateur, un portable ou une tablette sans que l’utilisateur en ait connaissance pour y pomper et transférer des informations sur l’environnement dans lequel ils se sont installés. Internet leur sert de moyen de transmission de données.
Aucune application n’est invulnérable, et si votre appareil est compromis par un logiciel espion, les messages peuvent être consultés. Même si "Signal Foundation" est considéré comme l’une des applications de messageries les plus sûres parce que lui-même ne peut même pas lire vos conversations sans les clés de déchiffrement qu’il ne possède pas, les spywares peuvent pirater tout ce que vous-même avez décrypté et/ou enregistré en clair.

31/07/2026 02:55 par Vania

Le contrôle s’accentue de jour en jour. Le gouvernement français, voulant copier son maitre étasunien d.trompe, vient d’engager une procédure d’expulsion contre l’ex directrice de RT France estimant que la présence de Xenia Fedorova « constitue une menace pour les intérêts fondamentaux de l’État » !!Elle n’a commis aucun crime, on l’accuse car ses opinions sont différentes de celles du pouvoir macroniste. On parle vraiment d’un régime dictatorial et totalitaire.

31/07/2026 13:38 par lou lou la pétroleuse

Merci Diogène.
Donc Signal est fiable... contrairement à moi si je ne surveille pas suffisamment attentivement ce qui s’enregistre sur mon DD. Si j’adopte Signal, c’est donc à moi d’être vigilante pour assurer la protection du réseau.

31/07/2026 15:01 par Fayçal

Le gouvernement français, voulant copier son maitre étasunien d.trompe, vient d’engager une procédure d’expulsion contre l’ex directrice de RT France estimant que la présence de Xenia Fedorova « constitue une menace pour les intérêts fondamentaux de l’État » !!

Mission accomplie il semble :

"Xenia Fedorova dénonce une "pression politique" et une "censure des opinions" après son expulsion et le gel de ses avoirs"
31 juillet, 13h36
(dépêche)

"Xenia Fedorova conteste son expulsion et le gel de ses avoirs, qu’elle considère comme des atteintes à la liberté d’expressio, et des sanctions visant ses prises de position publiques. Elle annonce que ses avocats engageront les recours nécessaires et remercie les personnes qui lui ont témoigné leur soutien sans réserve."
(aRTiculet dessous)

M’est avis que JBaud et les autres vont avoir de la compagnie... Mais bon sûrement que la profession va faire bloc pour empêcher ça, hein rsf ?

06/08/2026 13:11 par Dominique

En Suisse, j’ai fait de la protection civile à une époque où le service civil n’existait pas.

Lors d’un cour de chef de quartier, l’équivalent d’un capitaine à l’armée, les grades plus élevés de la PC sont réservés aux anciens militaires de carrière comme les instructeurs. Nous avons appris qu’en cas de troubles graves de l’ordre public, en même temps que mobiliser la PC et l’armée, la première chose qui serait faite sera de couper le réseau civil de communication, le réseau téléphonique à l’époque.

Bienvenue dans la réalité qui est qu’en cas de menace existentielle, tous les états de la planète se transforment instantanément en monstres. Ils disent que c’est pour notre bien. De la même façon que tous partis et ONG confondus, ’ils nous disent que le clan Epstein et sa justice à deux vitesses est une démocratie.

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