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Thème : Colombie
« j’ai enterré ma vie »

Colombie : Daniel Mendoza Leal avocat dissident réfugié en France

Samuel CLAUZIER
De la veille au lendemain, un entretien accordé suite à un improbable concours de circonstances. L’opportunité de cet échange s’est présentée d’elle-même, durant une rencontre avec la communauté franco-colombienne de Montpellier. « Daniel est dans le coin, il serait disponible pour une interview ». Une brève recherche sur ce personnage inconnu dans l’Hexagone, symbole de la résistance en Colombie, s’impose. Daniel Mendoza Leal, avocat et journaliste exilé en France, quelques papiers dans Le Parisien, des centaines de milliers d’abonnés sur Twitter... Et la série-documentaire « Matarife » qui révèle la responsabilité criminelle de l’ancien président Alvaro Uribe Velez dans la guerre souterraine qui ensanglante la Colombie depuis trois décennies. Des révélations qui semblaient presque annoncer la mobilisation populaire qui se déroule actuellement de l’autre côté de l’Atlantique. C’est par caméras interposées qu’on se rencontre. Pas tellement à cause du Covid, plus pour une question de (...) Lire la suite »

Venezuela : Le prochain objectif militaire des États-Unis en Amérique Latine

Tony López R.
Plusieurs choses indiquent que les États-Unis et leurs alliés, la Colombie et le Brésil, s’apprêtent à déchaîner une opération militaire contre le Venezuela sous prétexte que son président, Nicolas Maduro Moros, serait l’un des grands responsables du trafic de drogues et du terrorisme dans la région. C’est à dire en répétant le même argument criminel qu’ils ont utilisé pour envahir le Panamá et arrêter le général Manuel Antonio Noriega, une opération qui a provoqué la mort de plus de 10 000 innocents et l’effroyable bombardement du quartier de Chorrillo et d’autres secteurs de la capitale du pays. Pour justifier cela et présenter un témoignage important contre le président Maduro, les services spéciaux étasuniens ont monté une opération contre le diplomate vénézuélien Alex Saab. Alors qu’Alex Saab se rendait en Iran sur un vol privé pour acheter des médicaments et des aliments pour le Venezuela, il a été arrêté illégalement sur l’île africaine du Cap Vert pendant que son avion faisait le plein d’essence avant de (...) Lire la suite »

Qui veut la peau du gouverneur Caicedo ?

Maurice LEMOINE
Il s’appelait Esteban Mosquera. Vingt-six ans. Symbole des luttes sociales en Colombie. La brutale répression des manifestations étudiantes de 2018 par l’Escadron mobile anti-émeutes (Esmad) lui avait coûté un œil. Durant la longue mobilisation du « paro nacional », du 28 avril à fin juillet 2021 (70 morts), il demeura un acteur de premier rang de la contestation [1]. Le 23 août, Mosquera a été assassiné par des paramilitaires à Popayán. La mort de Mosquera passerait presque inaperçue. Bien d’autres ont subi le même sort. Johan Bonilla Bermúdez, 26 ans, l’un des leaders des manifestants de la« Primera Línea » (la première ligne) à Cali en 2021.Jesús Gutiérrez, lui aussi meneur des contestataires et pilier du Conseil d’action communal d’El Plateado, à Argelia (Cauca), disparu le 21 août, retrouvé mort le 25. Carlos Londoño Bautista, professeur à Fuente de Oro, membre de l’Association des éducateurs du Meta. María Dorfenis López Cordón, du Syndicat des travailleurs indépendants agricoles, également dans le (...) Lire la suite »

La Colombie [sans Ingrid ni Pablo] – Un récit de voyage

Cédric Rutter
On ne peut pas évoquer la Colombie sans penser à Ingrid Betancourt ou à Pablo Escobar. Pourtant, les interlocuteurs rencontrés par Cédric Rutter au cours de son voyage n’ont jamais parlé d’eux. Ce pays ne se limite pas au trafic de drogue et à la guérilla des Farc. Cette zone stratégique et magnifique, porte de l’Amérique du sud entre deux océans, abrite des communautés et des individus en demande de paix dans une démocratie fragile. Ils ont tant à enseigner et à dire. L’auteur les a écoutés et nous transmet leurs messages pour faire tomber les stéréotypes d’un pays méconnu et inciter les lecteurs à la solidarité. Cédric Rutter a parcouru la Colombie durant 5 semaines en compagnie d’humanitaires et de travailleurs sociaux à la rencontre de communautés et d’individus. Le résultat : des témoignages sur un pays méconnu accompagnés de dizaines de photographies pour documenter la vie dans une Colombie en conflit depuis des dizaines d’années. « En Colombie, vous pouvez voir des villes splendides, d’impressionnants (...) Lire la suite »
Colombie

Guerre totale contre le mouvement social

Maurice LEMOINE

« Si un peuple sort pour manifester au milieu d’une pandémie, c’est parce que le gouvernement est plus dangereux que le virus. » Sous cette forme ou sous une autre, ce slogan figurait sur d’innombrables pancartes, panneaux et banderoles quand, le 28 avril, dans les rues de Bogotá, Cali, Medellín, Pereira, Manizales, Neiva ou Pasto, des flots de manifestants ont commencé à se déverser.

Une indignation majuscule portait les participants : trois jours auparavant, le gouvernement avait annoncé sa nouvelle... « Loi de solidarité durable » (ou « soutenable », selon les traductions). C’était la meilleure, celle-là ! Préparée par le ministre des Finances, un néolibéral orthodoxe, Alberto Carrasquilla, cette réforme fiscale entendait recouvrer 6,3 milliards de dollars afin de réduire un déficit fiscal que la catastrophe sanitaire a considérablement aggravé. Soit. Mais en tapant essentiellement sur les classes moyennes et les milieux populaires. Coup pas trop élégant, on en conviendra. Surtout quand, au milieu des cris d’alarme des hôpitaux débordés, le pays subissait la troisième vague de la pandémie. « Solidaire », une loi faisant passer la TVA (IVA en espagnol) de 5 % à 19 % sur des produits comme l’essence ou, depuis les aliments jusqu’aux vêtements, les biens de première nécessité ? « Soutenable » l’augmentation de la taxe sur les services publics, dont l’eau, le gaz ou l’électricité ? (...) Lire la suite »

La disparition forcée est une pratique du terrorisme d’État : la police colombienne a fait disparaitre des centaines de personnes en un mois

Cecilia ZAMUDIO
L’artiste colombien Cizañero a réalisé ce dessin suite à l’apparition, dans un sac, de latête coupée d’un jeune homme que la police colombienne avait fait disparaitre il y a quelques jours. Plusieurs corps de manifestants qui ont été arrêtés -et que la police colombienne a fait disparaitre- ont commencé à apparaître, flottant sur les rivières de Colombie et dans des fosses clandestines. La Colombie subit une brutale répression d’État. Le peuple colombien est en grève générale depuis plus d’un mois au niveau national, pour protester contre l’exploitation et le pillage capitalistes. Une grève que la classe bourgeoise et le capitalisme transnational prétendent stopper par la répression exercée par l’État colombien. La police procède à des milliers d’arrestations pour tenter d’étouffer la contestation sociale. Les forces répressives capturent les manifestants et vont même dans les maisons pour kidnapper les jeunes : ou pour les poursuivre en justice sous les montages judiciaires réitérés que l’État colombien utilise (...) Lire la suite »
Comprendre la situation en Colombie

D’où vient et où va la Colombie ?

Romain MIGUS

D’insoutenables violences submergent la Colombie. L’armée, la police, et des groupes paramilitaires assassinent le peuple colombien impunément. Les Colombiens crient leur désespoir et leur rage en espérant que leur réalité transcende les frontières. Cela dure depuis longtemps, très longtemps, trop longtemps. Depuis la trahison de Simon Bolivar par Francisco de Paula Santander, au XIXe siècle, l’oligarchie colombienne n’a eu de cesse d’étouffer avec zèle toutes les velléités de révolte populaire. Une situation qui a pris une tournure encore plus tragique avec l’assassinat de Jorge Eliecer Gaitan en 1948, évènement fondateur d’une guerre sans répit contre le peuple. Comment se fait-il qu’une chape de plomb médiatique et politique ait, depuis au moins 60 ans, couvert les cris de souffrance de ce peuple opprimé ?

Ce qui se déroule désormais sous nos yeux n’est que le dernier épisode d’une guerre de classe (et devrait-on aussi ajouter de la guerre d’indépendance initiée il y a 200 ans) dont la recrudescence correspond à l’arrivée d’un secteur mafieux dans les arcanes du pouvoir. Qu’est-ce que l’uribisme ? L’uribisme est le système mis en place par l’ancien président Alvaro Uribe Velez et une partie de l’oligarchie foncière avant même leur accès au pouvoir en 2002. Ce système est une excroissance narco-mafieuse de la guerre civile qui dévore le pays depuis plusieurs décennies. Originaire d’un secteur de propriétaires ruraux qui s’est développé aux côtés des narcotrafiquants, l’uribisme forme une communauté d’intérêt avec l’oligarchie traditionnelle et la bourgeoisie industrielle tout en préservant un développement autonome. Élu en 2002 dans le contexte de la guerre civile qui déchire le pays entre l’État colombien épaulé par des milices paramilitaires, et les guérillas des Farcs et de l’Eln, Alvaro Uribe est la figure (...) Lire la suite »

Cali, Colombie. Les nazis sont parmi nous !

Gérard FENOY

La répression d’une violence inédite qui s’abat sur les participants à la grève nationale commencée le 28 avril indigne tous les amis de la Colombie et de l’Amérique Latine : les autorités reconnaissent une trentaine de morts ; les ONG des Droits Humains annoncent plusieurs centaines de disparitions, des milliers de blessés, des viols dans les casernes, le vol à grande échelle des téléphones portables, sacs à main et autres pièces d’identité etc.

Ce que nous appelons en France des « bavures policières » est devenu en Colombie le nec plus ultra de la stratégie anti-manifestation. Des motos sans immatriculation tirent dans la foule et disparaissent dans la plus totale impunité ; des étudiants sont tabassés sans pitié à un contre quatre ; on remarque comme au Chili des blessés éborgnés ; impossible de savoir où se trouvent les étudiantes arrêtées... Bref une stratégie de la terreur. Les Forces Armées et la Police colombiennes ont osé mettre en pratique les théories d’Alexis Lopez, officiellement invité à une série de conférences par l’État-major il y a quelques semaines. Le point de départ en est la « Revolucion molecular disipada » (Révolution moléculaire dissipée), qui expliquerait la multiplicité des protestations : au lieu d’avoir plusieurs fronts de guérillas, l’opposition au gouvernement démocratiquement élu organiserait dans toutes les villes, les quartiers et les villages des défilés contre les autorités. Pas d’autorité centrale ; pas de hiérarchie ; (...) Lire la suite »

Colombie : 120 défenseurs des droits de l’homme assassinés et 255 personnes tuées lors de 66 massacres en 2020 (ONU)

ONU INFO

Près de 66 massacres ayant fait 255 morts et l’assassinat de 120 défenseurs des droits de l’homme ont été répertoriés en Colombie depuis le début de 2020, a annoncé mardi le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, qui appelle les autorités colombiennes à prendre « des mesures concrètes pour protéger la population dans un climat de violence accrue dans des régions éloignées ».

« Il est tragique de voir tant de personnes être victimes de violences persistantes dans tout le pays. Outre les personnes tuées, les victimes comprennent bien sûr les laissés-pour-compte, qui restent presque totalement sans défense », a déclaré dans un communiqué, la Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet. Le Bureau des droits de l’homme des Nations Unies en Colombie indique ces massacres ont été perpétrés dans 18 départements. Dans ce bilan macabre, il faut aussi ajouter à ce bilan funèbre, l’assassinat de 244 anciens combattants des FARC, depuis l’accord de paix conclu en 2016 entre ce groupe armé et le gouvernement colombien. « Malheureusement, la violence a été banalisée en Colombie après des décennies de conflit armé, mais personne ne devrait accepter cela », a-t-elle regretté, condamnant « l’intensification de la violence perpétrée par des groupes non étatiques, des groupes criminels et d’autres éléments armés en Colombie, qui visent les paysans, les indigènes et les (...) Lire la suite »

Venezuela : un deuxième site pétrolier attaqué en moins d’une semaine

French ALMANAR

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a annoncé un nouvel attentat ayant visé une usine pétrochimique le samedi 31 octobre, estimant qu’il s’agit d’une attaque terroriste directe contre l’économie, l’industrie et les secteurs stratégiques du pays. Et accusant la Colombie d’avoir planifié l’attaque, sur instigation des États-Unis. C’est le deuxième attentat du genre contre un site pétrolier vénézuélien en moins d’une semaine.

Le vendredi 30 octobre, M. Maduro avait fait état d’une attaque qui a été perpétrée le mardi 27 octobre contre la plus grande raffinerie de pétrole située au nord-ouest du pays. L’attaque au cours de laquelle des armements lourds ont été utilisés, selon ses termes, a provoqué « le renversement d’une tour dont l’épaisseur de son acier est celle d’un char d’attaque ». Le numéro un vénézuélien en a imputé la responsabilité à des groupes terroristes de l’opposant agent des Etats-Unis Juan Guaido. Ce dernier a riposté sur twitter en arguant « que ce qui a détruit Amuay et les raffineries est la corruption et le pillage ». L’opposition pour sa part prétend que l’incident est du à une fuite d’acide fluorhydrique et non à un incident. Cette raffinerie fait partie du complexe pétrolier Paraguaná, l’un des plus grands du monde. Dans le passé, sa capacité productive atteignait les 995 000 barils par jour. Mais sa production est au plus bas en raison des sanctions américaines. Lors d’une conférence de presse à Caracas, le (...) Lire la suite »
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