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Thème : Colombie
Croyant obtenir un emploi, des vagabonds, drogués, chômeurs et handicapés le suivaient, confiants. Ils étaient abattus et déclarés guérilleros.

Colombie : Elles crient lorsque les criminels d’État ordonnent de se taire

Hernando CALVO OSPINA

Les jeunes de Soacha ont été victimes d’une nouvelle méthode des Forces armées : les « faux positifs ». C’est le gouvernement d’Uribe Velez qui la conçut, et le responsable de son développement fut son ministre de la Défense, futur président de la Colombie et Prix Nobel de la Paix, Juan Manuel Santos.

Le fonctionnaire au visage arrogant affirma à Luz Marina Bernal qu’elle était la mère d’un chef narco-guérillero, mort dans un affrontement avec l’armée. Il précisa qu’il portait une tenue de camouflage et tenait un pistolet, déchargé, dans la main droite. Elle le regarda de ses yeux pleins de larmes. Elle inspira profondément et lui répondit d’une voix posée : « Non, monsieur, je suis la mère de Fair Leonardo Porras Bernal. Un jeune homme de 26 ans, déficient mental de naissance, dont la capacité intellectuelle correspond à celle d’un enfant de 8 ans. » L’homme la regarda incrédule. Elle poursuivit en lui expliquant qu’en outre, son fils ne pouvait pas avoir tiré avec une arme, car la partie droite de son corps, y compris sa main, était paralysée. Embarrassé, le fonctionnaire lui dit : « Je ne sais pas madame, c’est ce que déclare le rapport de l’Armée ». Luz Marina, son époux, l’un de ses enfants et trois autres mères, étaient à la recherche de leurs fils depuis huit mois. Ils se trouvaient à Ocaña, une (...) Lire la suite »

Le pilote particulier du président colombien meurt en transportant de la cocaïne pour le cartel de Sinaloa

Gonzalo GUILLEN, Julian MARTINEZ

Samuel David Niño Cataño, le pilote particulier du président colombien d’Iván Duque lors de de la campagne électorale et conseiller de confiance d’Álvaro Uribe Vélez, s’est crashé le mardi 3 décembre 2019, à la frontière entre le Guatemala et le Mexique. Il transportait une cargaison de cocaïne pour le cartel de Sinaloa depuis la Colombie.

Niño Cataño était originaire de Villavicencio et était le frère d'Hernán Gómez Niño, un leader du parti [d'Uribe] Centro Democratico, et ancien candidat au poste de gouverneur de la région du Meta. Le pilote Samuel David Niño Cataño (cercles rouges) était un invité spécial lors de la prise de possession d'Iván Duque le 7 août 2018. Il était assis non loin du trafiquant de drogue José Guillermo Hernández Aponte, alias "El Ñeñe", chef politique du gang criminel de Marcos de Jesús Figueroa, alias "Marquitos". Neñe" a acheté des votes pour Duque dans au moins quatre départements : La Guajira, Cesar, Magdalena et Santander. La première nouvelle de l'accident - dans laquelle le Niño Cataño n'était pas mentionné - a été diffusée le 4 décembre 2019 par l'armée guatémaltèque via son compte Twitter, dans les termes suivants "#DernièreMinute | L'armée du Guatemala a détecté un vol suspect violant l'espace aérien national. Des unités des forces terrestres se sont dirigées vers de possibles points d'atterrissage à Sayaxché, (...) Lire la suite »

Les États-Unis intensifient leur action de guerre contre le Venezuela à cause du... trafic de drogue ? (The Medium)

Caitlin JOHNSTONE
L'administration Trump envoie des navires de guerre pour patrouiller au large du Venezuela, la dernière escalade contre le gouvernement visé par une intervention hybride agressive de changement de régime américain. "Le président Donald Trump a annoncé mercredi que des navires de la marine sont envoyés au Venezuela alors que son administration intensifie ses opérations de lutte contre les stupéfiants dans les Caraïbes à la suite de l'inculpation de Nicolás Maduro pour trafic de drogue", rapporte AP dans un article truffé de désinformation pro-américaine. "Alors que les gouvernements et les nations se concentrent sur le coronavirus, il y a une menace croissante que les cartels, les criminels, les terroristes et autres acteurs malveillants tentent d'exploiter la situation pour leur propre profit", a déclaré M. Trump. "Nous ne devons pas laisser faire." "Le peuple vénézuélien continue de souffrir énormément en raison de Maduro et de son contrôle criminel sur le pays, et les trafiquants de drogue (...) Lire la suite »
Arnaque politico-médiatique, intrigues et trahisons

Ingrid B, entre fraude médiatique et lâcheté politique

Hernando CALVO OSPINA

Le 2  juillet 2008, Ingrid Betancourt fut libérée, ainsi que trois militaires étasuniens. Le président colombien n’informa Sarkozy, son homologue français, qu’au moment où l’avion qui la transportait allait arriver à Bogotá...

I Le 23 février 2002, le président colombien Andres Pastrana annonça la rupture des négociations de paix avec la guérilla des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie, FARC. Pour réaffirmer l’ « autorité de l’État », il décida d’aller jusqu’à San Vicente del Caguán, où les dialogues avaient été menés pendant plus de deux ans. Il ferait en avion les cent cinquante kilomètres à parcourir depuis la ville de Florencia au sud du pays. Plusieurs journalistes étaient invités. Une candidate à la présidence, quasiment inconnue, voulait faire partie du spectacle. Allant d’un respon-sable de la suite présidentielle à un autre, elle en exigeait le droit. Devant leur refus catégorique, elle criait, insultait même et menaçait. Une équipe de journalistes français qui l’accompagnaient hallucinaient devant son attitude, qu’elle ne se serait jamais autorisée en France dans une situation identique. Elle se croit mieux que nous les Colombiens de pure souche parce qu’elle est aussi française, qu’elle écrit mieux en français qu’en (...) Lire la suite »
Le système politique colombien vu de l’intérieur

"L’achat de vote est une coutume traditionnelle de la Colombie"

Romain MIGUS

En Colombie, ces derniers jours ont été marqués par des révélations extrêmement graves sur l’état de déliquescence du système politique du pays. L’affaire Merlano, du nom d’une politicienne condamnée pour achat de vote a connu d’extraordinaires rebondissements. Revenons sur cette trame politico-judiciaire qui passionne outre-Atlantique mais que, curieusement, taisent les médias occidentaux.

Aida Merlano est une avocate colombienne. Elle se lance très jeune en politique, parrainée par le politicien Roberto Gerlein, et son frère Julio, qui est à la tête d’une des plus importantes entreprises de BTP de Colombie. Après vingt ans de bons et loyaux services au sein du clan Gerlein, Merlano accède à un siège de député en 2014. Loin d’assouvir son ambition politique, elle se sent pousser des ailes et compte alors succéder à Roberto Gerlein au Sénat de la République colombienne.

Le vieux sénateur, élu sans discontinuité de 1974 à 2018 -44 ans, sans qu’aucun média ne l’accuse de « s’accrocher au pouvoir » - ne l’entend pas de cette oreille, préférant préserver un lignage de sang et promouvoir un membre de sa famille pour sa succession. En revanche, son frère Julio, soutient la pétition de l’avocate colombienne, avec qui il entretient une relation intime. Pour s’assurer de son élection, les deux amants vont pacter avec l’autre famille politico-économique qui règne sur le nord de la Colombie : les Char. Dans la famille Char, je voudrais d’abord le père. Bonne pioche. Fuad Char est le fondateur du groupe économique Olimpica, un conglomérat aussi divers que puissant. Il possède des hypermarchés, des entreprises de BTP, des médias, des industries de textile et d’alimentation, des banques. Le groupe est aussi propriétaire d’équipes de sport (dont l’équipe de football Atletico Junior de Barranquilla, où a évolué la star colombienne et ex-montpelliérain Carlos Valderrama), d’un réseau de (...) Lire la suite »

La Colombie sous la coupe des « criminels de paix »

Maurice LEMOINE
En visite officielle en France, le chef de l’Etat colombien Iván Duque a été reçu le 19 juin à l’Elysée. A cette occasion, le président Emmanuel Macron a rappelé l’attachement de Paris au plein succès des Accords de paix signés le 24 novembre 2016 par le pouvoir avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), « accords soutenus financièrement à titre bilatéral ainsi que par l’intermédiaire de l’Union européenne », a-t-il souligné. En ce qui le concerne, Duque a surtout évoqué « sa préoccupation quant aux conséquences en Colombie de la crise migratoire vénézuélienne ». En phase avec son interlocuteur – Paris comme Bogotá ayant reconnu le « président imaginaire » vénézuélien Juan Guaido et invoqué la Cour pénale internationale (CPI) pour juger le chef de l’Etat légitime Nicolás Maduro, qui refuse obstinément de se laisser renverser –, Macron a annoncé que la France doublera cette année sa contribution au Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et au Comité international de la Croix Rouge (...) Lire la suite »

COMMUNIQUÉ : Tout est bien qui finit mal

legrandsoir
Alors que, pour des raisons d’hygiène, le règlement intérieur des piscines municipales interdit le port du « burkini », un collectif de femmes musulmanes couvertes de la tête aux pieds et soutenues par l'association Alliance citoyenne a investi la piscine Jean-Bron de Grenoble et piqué une tête dans l’eau le 23 juin. Cet acte a déclenché une intense polémique en France, en Arabie saoudite, au Vatican (et à Saint-Tropez) : toujours interdits de petit et de grand bain, les naturistes ont pour leur part revendiqué le droit « de se baigner à poil » et envisagent de porter plainte pour discrimination. Si comme des dizaines de milliers une poignée de lecteurs vous aviez dévoré Tout est bien qui finit mal, le roman (le plus diiiiiiingue) de l’été, vous sauriez que L’info, « l’hebdomadaire qui paraît toutes les semaines », a depuis longtemps anticipé cette actualité et en a analysé, avec une étonnante pertinence, très largement avant tout le monde (nous insistons), TOUTES les dimensions. Si (tout à fait par hasard) (...) Lire la suite »

Ingrid B, entre fraude médiatique et lâcheté politique

Hernando CALVO OSPINA

Le 23 février 2002, le président colombien Andres Pastrana annonça la rupture des négociations de paix avec la guérilla des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie, FARC. Pour réaffirmer l’ «  autorité de l’État  », il décida d’aller jusqu’à San Vicente del Caguán, où les dialogues avaient été menés pendant plus de deux ans.

Il ferait en avion les cent cinquante kilomètres à parcourir depuis la ville de Florencia au sud du pays. Plusieurs journalistes étaient invités. Une candidate à la présidence, quasiment inconnue, voulait faire partie du spectacle. Allant d’un responsable de la suite présidentielle à un autre, elle en exigeait le droit. Devant leur refus catégorique, elle criait, insultait même et menaçait. Une équipe de journalistes français qui l’accompagnait hallucinait devant son attitude, qu’elle ne se serait jamais autorisée en France dans une situation identique. Elle se croit mieux que nous les Colombiens de pure souche parce qu’elle est aussi française, qu’elle écrit mieux en français qu’en espagnol et parce que là-bas, il paraît qu’elle a des amis et des petits amis qui ont du pouvoir, dit une femme brune, officier de l’armée, tout en la regardant avec mépris. Dans les sondages, elle atteignait seulement 0,6 % des intentions de vote. Elle fait campagne à Bogotá en distribuant des préservatifs pour « se protéger (...) Lire la suite »

Les oiseaux de passage : le fétichisme de la marchandise expliqué par la drogue

Victor et Albatros
Tout commence à Guajira en Colombie à la frontière vénézuélienne. Nous sommes au début des années 1970, alors que le mouvement hippie bat son plein dans les sociétés capitalistes avancées où la gauche est minée par le libéralisme libertaire, le territoire des amerindiens wayuu vit dans ce crépuscule monstrueux entre deux mondes : celui du système précapitaliste agro-pastoral et du capitalisme néo-colonial sous impérialisme yanquee. L’ouverture du film plante ce décor par l’habillement même des personnages : alors que les femmes portent encore l’habit traditionnel, les hommes qui fraient par de menus trafics avec les gringos arborent un chapeau texan et une chemise en sus de leur jupe traditionnelle. 1) La dot : cheval de Troie du mode de production agro-pastoral Cette tragédie cinématographique découpée en cinq chants débute par une histoire d’amour, et donc de mariage, mise en scène par la cérémonie d’introduction d’une jeune femme nubile – Zaida – dans le monde après une longue période d’isolement et (...) Lire la suite »
Communiqué à l’attention de l’opinion publique

Nous marchons vers La Haye pour défendre la vie, la paix et la justice en Colombie

Nous, collectifs de citoyen·nes colombien·nes résidants en Europe, sommes réunis pour une grande manifestation pacifique le 5 avril 2019 qui nous mènera devant la Cour Pénale Internationale (CPI) de La Haye. Nous y dénoncerons l’assassinat systématique des dirigeant·es sociaux et des défenseurs des droits humains en Colombie. Les nouvelles menaces de guerre dans la région s’ajoutent à la grave situation des droits humains. Cette situation s'aggrave avec la corruption qui ronge le pays ce qui nous pousse à exercer notre pouvoir citoyen lors de cette action qui se veut historique. Le 5 avril, nous présenterons devant la CPI un rapport d'information sur la situation de violence que traverse la Colombie. Nous demanderons qu’une enquête soit ouverte afin d’éclaircir les faits et espérons que la justice soit rendue. Cette manifestation fait partie d’un processus initié le 7 août 2018, où il a été demandé à la Cour d’investiguer sur les faits de disparition des dirigeant·es sociaux. Le 5 décembre 2018, Fatou (...) Lire la suite »
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