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Thème : Déstablisation/Subversion

Un fiasco de Tweets : des documents indiquent que les États-Unis ont participé aux manifestations à Cuba (MintPress)

Alan MACLEOD

Le gouvernement américain peut créer une misère économique pour le peuple cubain, mais il ne peut, semble-t-il, le convaincre de renverser son gouvernement.

LA HAVANE - En début de semaine, Cuba a été secouée par une série de manifestations antigouvernementales dans les rues. L'establishment américain a immédiatement salué les événements, mettant tout son poids derrière les manifestants. Pourtant, des documents suggèrent que Washington pourrait être plus impliqué dans ces événements qu'il ne veut bien le dire publiquement. Comme beaucoup l'ont rapporté, les manifestations, qui ont commencé dimanche dans la ville de San Antonio de los Baños, dans l'ouest de l'île, ont été menées et soutenues vocalement par des artistes et des musiciens, en particulier ceux de la scène hip-hop dynamique. 'Pour ceux qui ne connaissent pas Cuba, les manifestations auxquelles nous assistons ont été lancées par des artistes, et non par des politiciens. La chanson 'Patria y Vida' explique avec force ce que ressentent les jeunes Cubains. Et sa sortie a eu un tel impact que vous irez en prison si vous êtes pris en train de la jouer à Cuba', a déclaré le sénateur de Floride Marco (...) Lire la suite »
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Juan Guaido reçu au Sénat. A quoi joue la France ?

Romain MIGUS

Ce 2 décembre 2020, le Sénat français a officiellement reçu Juan Guaido via vidéo conférence. A quelques jours des prochaines élections législatives au Venezuela, la volonté d’afficher notre République aux côtés de ce triste personnage a de quoi surprendre. En réalité, elle s’inscrit dans la continuité de notre diplomatie depuis près de deux ans.

Notons tout de même que les sénateurs socialistes ont déclaré que cette audition était "inopportune" à quelques jours du scrutin. Leurs homologues communistes ont qualifié la présence de Guaido de "malvenue". Il n'empêche que le politicien vénézuélien a tout de même pu s'exprimer entre deux contre-vérités (voire calomnies) des sénateurs de droite et de LREM. Faut-il encore rappeler qui est Juan Guaido ? Visiblement oui. Juan Guaido est le visage d’une opération de changement de régime initié par Donald Trump, et dont héritera certainement Joe Biden. A travers une tentative de coup d’État institutionnel, celui-ci s’est auto-proclamé président par intérim du Venezuela au détour d’une rue, en janvier 2019. Le réseau de pays qui a inféodé sa politique étrangère à celle des USA l’a immédiatement reconnu comme tel, sans prendre un seul instant en compte l’opinion du Peuple vénézuélien. Mais cette opération s’est heurtée tout autant à la résistance des Vénézuéliens qu’à celle des institutions de l’État. Le 30 avril 2019, (...) Lire la suite »

La France fut le meilleur espion des États-Unis à Cuba

Hernando CALVO OSPINA

Révélations sur la crise d’octobre 1962. C’est une information presque inédite. Lors de la Crise d'Octobre, ou Crise des Missiles, de 1962, la France joua un rôle fondamental : ce sont ses espions à La Havane qui avaient découvert, avant tout le monde, l'arrivée secrète des missiles soviétiques à Cuba et qui en informèrent Washington...

Cette crise, la plus grave de la Guerre Froide, faillit déclencher une confrontation nucléaire entre les États-Unis et l'Union Soviétique à propos de la révolution cubaine... De par la précision de l’information que les français livrèrent, et la portée du sujet, ce travail en faveur d'une puissance étrangère a été considéré jusqu’à aujourd’hui comme l’un des plus importants de l'histoire du renseignement français. Le Monde diplomatique, Espagne* À la demande du gouvernement du président Harry Truman, le dictateur cubain Fulgencio Batista avait rompu les relations diplomatiques avec l'Union soviétique en avril 1952. Le 4 février 1960, alors que les révolutionnaires de Fidel Castro Ruz étaient à présent au pouvoir, le vice-premier ministre du gouvernement soviétique, Anastás Mikoyán, effectua une visite officielle à La Havane. Sans plus attendre, Cuba signa plusieurs accords commerciaux très avantageux, au moment où les États-Unis commençaient leur agression économique. D'autres accords de coopération militaire (...) Lire la suite »

L’ONGisme : du néolibéralisme au « regime change »

Ahmed BENSAADA
Bien que leur genèse soit beaucoup plus ancienne, les entités regroupées sous le vocable d’organisations non gouvernementales (ONG) ont eu un essor fulgurant dans les années 80 et 90 du siècle dernier et leurs domaines d’intervention se sont diversifiés : urgence humanitaire, alimentation, droits de l’homme ou environnement. D’après les spécialistes, cet accroissement coïncide avec la montée du néolibéralisme impulsé durant les années Reagan-Thatcher. Selon la militante Ana Minski, « la prolifération des ONG au Sud, dans les années 1990, est indubitablement liée à l’affaiblissement des capacités gouvernementales à fournir des services publics, résultat des politiques néolibérales qui se sont imposées dans le contexte d’un capitalisme mondialisé et fortement financiarisé ». À cause des politiques d’austérité et de réduction des dépenses publiques, les gouvernements se sont tournés vers les ONG pour fournir des services à bas prix, services qu’ils assuraient naguère dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de (...) Lire la suite »

Vers des « révolutions colorées » ou vers une révolution sociale ?

Jean-Pierre PAGE, Bruno DRWESKI
« Nous allons combattre le racisme, pas par le racisme mais par la solidarité. Nous allons combattre le capitalisme, pas par le capitalisme noir mais par le socialisme ». Fred Hampton(1948-1969) [1] Il ne fait pas de doute que l’onde de choc qui a entrainé les évènements sans précédents aux Etats-Unis percute la vision que bien des gens pouvaient avoir d’un pays où semblait-il, le rapport des forces était à leurs yeux immuable. Ce qui allait de pair avec une vision de l’histoire écrite et réécrite selon les besoins du système dominant. Aujourd’hui, ce regard souvent superficiel, ces idées reçues se trouvent bouleversés. Les USA ne sont donc pas invincibles et cette crise ne se réduit pas à ceux-ci mais au capitalisme dans sa version néolibérale la plus brutale. La contestation y est dorénavant devenue globale ! C’est là une des leçons essentielles qu’il faut déjà tirer de ce bouleversement historique et de ses implications. Aux USA, des centaines de villes manifestent, on y trouve des travailleurs, des (...) Lire la suite »

Sept ans d’agressions paramilitaires contre le Venezuela : la liste de tous les plans démantelés (Mision Verdad)

Après le décès du Président Hugo Chavez et l’élection en 2013 de Nicolás Maduro à la présidence du Venezuela, dans un contexte de chute mondiale des prix du pétrole, les Etats-Unis ont cru l’heure venue d’anéantir la révolution bolivarienne et d’effacer son influence en Amérique Latine. S’est ouverte une ère de déstabilisation violente sans précédent dont l’objectif reste le changement de “régime” à travers l’assassinat du gouvernement élu et de ses sympathisants, dans un scénario de terreur à la colombienne. On se rappelle comment les insurrections d’extrême droite ont été transformées par les médias internationaux en “révoltes populaires” et la réaction des forces de sécurité en “répression par la dictature”. De nombreux courants et militants de gauche sont tombés dans le piège de cette propagande. C’est l’époque où est apparu le slogan “ni Trump, ni Maduro”. Cacher les causes, les remplacer par les effets : pour discréditer une expérience de gauche participative et souveraine, avec record d’élections et processus (...) Lire la suite »

Les racistes de Bolivie prennent le pouvoir

Jean-Luc MELENCHON

Photo : Le putschiste Camacho pose avec la bible sur le drapeau national au palais présidentiel de Bolivie.

Une nouvelle fois, les USA et leur système médiatique mondial viennent de frapper un gouvernement progressiste. C’est en Bolivie. Les « forces démocratiques » en insurrection contre le gouvernement légal ont commencé par faire des pogroms contre les indiens, tabassé des gens dans la rue, incendié les maisons de militants et ministres, attaché à un arbre le directeur de la télévision et ainsi de suite.

Puis l’armée a envahi le palais présidentiel pour « réaliser la démocratie et protester contre la violence du pouvoir d’Evo Morales ». Le chef des putschistes n’a jamais été élu par personne. Mais c’est un démocrate paraît-il. Il s’inscrit dans le profil du crétin vénézuélien, Guaido, « président de fait » reconnu par Macron mais détesté par tout le monde au Venezuela. Y compris l’opposition de droite, surtout depuis les révélations sur ses liens avec les narco-trafiquants. Le fasciste bolivien s’appelle Camacho, un beau gosse de riches, pourri d’argent sale. Dans « un souci d’apaisement », le président Morales a appelé à de nouvelles élections qui devaient être organisées par un Tribunal électoral renouvelé. Malgré, cela l’opposition a continué les meurtres d’indiens et les incendies de maisons de dirigeants de gauche en réclamant la démission immédiate de Morales et son exclusion du futur scrutin. Ce qui prouve l’inutilité des concessions à de telles personnes. Selon France 2 et la propagande Macroniste, Morales, (...) Lire la suite »

La genèse de Juan Guaidó : comment le laboratoire de changement de régime US a créé le leader du coup d’Etat au Venezuela (The Grayzone)

Max BLUMENTHAL, Dan COHEN

Juan Guaidó est le produit d’un projet d’une décennie supervisé par les formateurs au changement de régime de l’élite de Washington. Tout en se faisant passer pour un champion de la démocratie, il a passé des années à l’avant-garde d’une violente campagne de déstabilisation.

Avant le jour fatidique du 22 janvier, moins d'un Vénézuélien sur cinq avait entendu parler de Juan Guaidó. Il y a quelques mois à peine, le jeune homme de 35 ans était un personnage obscur au sein d'un groupe d'extrême droite politiquement marginal, étroitement associé à d'horribles actes de violence dans la rue. Même au sein de son propre parti, Guaidó avait été une figure de niveau intermédiaire au sein de l'Assemblée nationale dominée par l'opposition, qui est accusée d'outrage selon la Constitution du Venezuela. Mais après un simple coup de fil du vice-président américain Mike Pence, Guaidó se proclama président du Venezuela. Oint comme le chef de son pays par Washington, un homme politique jusque-là inconnu a été choisi par les États-Unis et promu sur la scène internationale comme le chef de file de la nation qui dispose des plus grandes réserves pétrolières du monde. Faisant écho au consensus de Washington, le comité éditorial du New York Times salua Guaidó comme un "rival crédible" de Maduro avec (...) Lire la suite »

Urgence. Solidarité Venezuela

Jean ORTIZ

Et maintenant que les masques sont tombés, une nouvelle fois, avec « le sang des autres », que vont faire tous les amis de « la démocratie » au Venezuela ? Ils se bousculent, tous candidats, « libres et souverains », pour brandir la tête de l’affreux Maduro au bout d’une pique.

Nous avons souvent écrit que le marionnettiste se trouvait à Washington et qu’il mettait en œuvre une stratégie de la tension, de la déstabilisation graduelle, multiforme et violente. Le Venezuela bolivarien : voilà l’ennemi central, si dangereux qu’il empêche de dormir le raffiné et si démocrate Donald Trump. Le peuple vénézuélien, les Etats-Unis s’en tapent le coquillard. Seules comptent les immenses réserves du pays en hydrocarbures. Que cela plaise ou insupporte, le président Maduro a été démocratiquement réélu, par un peuple souverain, pour un deuxième mandat. Mais depuis longtemps l’on sait que pour l’impérialisme, il ne saurait y avoir d’ « élections perdues ». Hier, le « golpe » a échoué. Une nouvelle fois. Il a été promu, instrumentalisé, par Washington, le vice-président et président (eux-mêmes.). Ils ne s’en sont pas cachés et l’ont assumé ouvertement. Que signifient dans la bouche du Département d’Etat des « actions appropriées » à venir ? Imagine-t-on, dans un pays « normal », un leader de l’opposition (...) Lire la suite »
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Conseils pour lutter démocratiquement (« à la française ») contre le terrorisme en Chine

Lettre ouverte à Xi Jinping, président de la République populaire de Chine

Maxime VIVAS

Monsieur le président
Par cette lettre ouverte, je veux contribuer aux efforts de votre pays contre les « trois fléaux » (fondamentalisme, terrorisme, séparatisme).

Je vous écris (comme Villepin) depuis un vieux pays, la France, un vieux continent, l'Europe, qui a connu les guerres, l'occupation, la barbarie. Un pays qui n'a cessé de se tenir debout face à l'Histoire et devant les hommes. Fidèle à ses valeurs, il veut agir résolument avec tous les membres de la communauté internationale. Il croit en notre capacité à construire ensemble un monde meilleur. Je crois que vous parlez, chez vous, de « travailler main dans la main avec les autres pays pour construire une communauté de destin pour l'humanité ». Or, j’apprends par la presse atlantiste que votre combat au Xinjiang est à ce point du bricolage que vos adversaires, pour le discréditer, doivent l’augmenter d’imaginaires mesures extrêmes qui se révèleraient aussi scandaleuses qu’inefficaces si vous les appliquiez. Voici donc quelques mesures qui ne vous mettront pas la « communauté internationale » à dos, puisque la France en use (et nous sommes « la Patrie des droits de l’homme »). Comment la France (...) Lire la suite »
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