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Thème : Perou

Lucero Cumpa, symbole de la résistance des femmes péruviennes

Ernesto BUSTOS

Je suis María Lucero Cumpa Miranda, je suis emprisonnée depuis plus de vingt ans. En tant que femme péruvienne, j'ai nourri mon esprit et ma raison avec la jeunesse de mon temps, dans l'idéologie transformatrice et révolutionnaire de la société.

Lucero Cumpa Liberté ! Étant donné qu’il est important d’écouter les voix silencieuses des Péruviens qui souhaitent contribuer au chemin d’un Pérou Digne et Souverain, je me présente. Je suis María Lucero Cumpa Miranda, je suis emprisonnée depuis plus de vingt ans. En tant que femme péruvienne, j'ai nourri mon esprit et ma raison avec la jeunesse de mon temps, dans l'idéologie transformatrice et révolutionnaire de la société, avec une génération qui a assumé un rôle militant dans la politique péruvienne, dans laquelle les peuples latino-américains ont participé pour le bien commun. Le peuple péruvien, auquel j'appartiens, est blessé à cause de la violence politique des années 80 et 90. Pardonner est un acte humain, nous appartenons à une communauté sociale et familiale. Face à une erreur, il est digne et courageux de demander pardon, et digne davantage de l’accorder. Perdonner n’est possible que s’il existe une compréhension et une capacité d’aimer. Je me suis excusée auprès de mes enfants, de ma famille et (...) Lire la suite »

« La Constitution péruvienne facilite la corruption »

Anahi Durand

Coup de théâtre au Pérou. Mouillé dans plusieurs scandales de corruption, le président Pedro Pablo Kuczynski (PPK) a tenté de profiter d´un système politique défaillant pour se maintenir au pouvoir. Mal lui en a pris. Les révélations sur les achats de votes de députés l’ont forcé à la démission. Anahi Durand analyse ici les implications politique de cette nouvelle crise au Pérou.

Sociologue, professeure à l'Université San Marcos de Lima, Anahi Durand est la responsable du secteur international du Movimiento Nuevo Perú (Mouvement Nouveau Pérou), organisé autour de Verónika Mendoza. Aux dernières élections présidentielles de 2016, Verónika Mendoza a obtenu 18,8% des voix, arrivant juste derrière PPK et Keiko Fujimori et ouvrant ainsi une possibilité réelle d'un changement progressiste au Pérou (1). Romain Migus : Qu'est-ce qui est en train de se passer au Pérou ? Peux-tu nous rappeler le fil des affaires politico-judiciaires qui ont mouillé le président ? Anahi Durand : En 2017, sont sorties plusieurs plaintes concernant le cas de l'entreprise brésilienne du bâtiment Odebrecht (2) et la manière dont elle avait pesé dans les campagnes électorales au Brésil. Lors d'une audition de Marcelo Odebrecht au Brésil, nous nous avons commencé à nous rendre compte du niveau de corruption que cette entreprise a généré au Pérou : d'une part, plusieurs candidats avaient été arrosés comme ce (...) Lire la suite »

L’incroyable histoire de Guillermo Bermejo, en prison au Pérou

Ernesto Bustos

« L’incroyable histoire de Guillermo Bermejo », accusé d’appartenir au MRTA, FARC, CHAVISTE et SENDERO LUMINOSO. Le comité de soutien exige justice et liberté pour Guillermo Bermejo.

Leader politique et activiste social péruvien, Guillermo Bermejo a décidé par volonté propre, de retourner au Pérou depuis l’exil au Venezuela le 2 avril 2017, pour se présenter a l’audience judiciaire programmée le 4 avril a la “Sala Penal Nacional” Lima Pérou, accusé de “terrorisme” pour 20 ans de prison. L’audience a été reportée, Guillermo Bermejo est actuellement en prison, sans sentence judiciaire. Le comité de soutien exige justice et liberté pour Guillermo Bermejo. « L’incroyable histoire de Guillermo Bermejo », accusé d’appartenir au MRTA, FARC, CHAVISTE et SENDERO LUMINOSO. (Magazine Semanal) Guillermo Bermejo Rojas a été arrêté de manière brutale en février 2015, en pleine manifestation de solidarité avec la “Révolución Bolivariana”, a quelques centaines de mètres de l’ambassade au Pérou du Vénézuela. Des agents en civil l’ont conduit aux locaux de la Direction contre le terrorisme (DIRCOTE), institution connu pour les violations des Droits de l’Homme contre des milliers de péruviens. Le parquet a affirmé (...) Lire la suite »

Pérou : « Il faut ouvrir un débat politique avec la population, mais à partir de ses propres réalités et de son propre langage »

Veronika Mendoza

Au Pérou, l’espoir populaire a désormais un visage. Veronika Mendoza, candidate à l´élection présidentielle de 2016 pour la plateforme politique de gauche, le Frente Amplio, nous livre son analyse de la politique de son pays, et des défis qui attendent le peuple péruvien dans sa quête de changement.

Romain Migus : Commençons par la « fiche technique ». Qui est Veronika Mendoza, d´où vient-elle et comment est-elle rentrée en politique ? Veronika Mendoza : Je suis née à Cuzco en 1980. J´ai suivi des études d´anthropologie en France, où je travaillais sur l´éducation bilingue interculturelle. J´ai travaillé avec des communautés paysannes de Cuzco pour trouver la meilleure façon de leur apprendre l´espagnol comme seconde langue, tout en respectant leur propre culture et leur langue maternelle, le quechua. Je suis en politique depuis 2009, j´ai été élue député pour la ville de Cuzco, et plus récemment j’ai été candidate à la présidence du Pérou. Comment tu évalues ton passage au Parlement ? Les différents gouvernements, au lieu d´écouter les citoyens et de résoudre leurs problèmes ont toujours préféré adopter la manière forte pour imposer leurs politiques. Cela a eu des conséquences tragiques. Il y a eu des blessés, et même des morts. J´ai été élue sous les couleurs du Parti Nationaliste Péruvien, et j´ai (...) Lire la suite »

Au Pérou, 80% de l’Amazonie a été concédé à des compagnies pétrolières, dont des françaises

Simon GOUIN

A chaque fois que l'on entend jusqu'à la nausée cette sempiternelle phrase : "La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde, mais elle a à prendre sa part" on doit répondre que la France est une des principales responsable de toute la misère de monde. (et on sait pourquoi de Marx à Michéa et cetera...) Et on peut en donner un ou plusieurs exemples tous les jours : aujourd'hui le Pérou. (Jean-Yves Peillard)

Pollution des eaux et des terres, manque de consultation des populations, appauvrissement des ressources alimentaires, division des communautés indigènes : un nouveau rapport du CCFD et du Secours Catholique critique les activités de deux entreprises françaises, Perenco et Maurel et Prom, en Amazonie péruvienne. Il met en évidence les conséquences désastreuses de l’industrie pétrolière sur les peuples et l’environnement de la région. Les responsabilités des entreprises et de leurs actionnaires, dont la Macif, sont mises en avant, au côté de celle de l’État français accusé de privilégier la défense de ses intérêts économiques au détriment des droits humains et environnementaux. C’est la face cachée de l’exploitation pétrolière. Celle qu’on préférerait ne pas voir lorsqu’on emplit son réservoir. En plus de participer à l’émission de gaz à effet de serre, donc aux changements climatiques, l’extraction de pétrole contribue directement à la destruction de régions entières, notamment en Amazonie. Et bouleverse les modes (...) Lire la suite »

Le pétrolier français Perenco étend ses forages en Amazonie

Simon GOUIN

De nouvelles réserves à exploiter, malgré la présence d’Indiens en isolement volontaire ? Perenco, l’entreprise pétrolière franco-britannique, serait sur le point d’acquérir 55% des parts d’une nouvelle concession, dans le nord du Pérou.

Probablement une des réserves en pétrole les plus importantes du Pays, le lot 39 représente 700 000 hectares de forêt tropicale. Un lieu où vivraient des Indiens en isolement volontaire – ces populations autochtones qui préfèrent ne pas entrer en contact avec le monde extérieur « civilisé » ! Jusqu’à maintenant, c’est la société espagnole Repsol qui dirigeait les opérations. Mais cette dernière a décidé de se retirer du projet, certainement sous la pression du ministère norvégien des Finances ! La Norvège est en effet actionnaire de l’entreprise espagnole. En 2010, après la réalisation d’une étude, le conseil d’éthique du ministère des Finances a recommandé le retrait des fonds engagés auprès de Repsol. En cause : la violation des droits de l’homme des Indiens vivant dans cette région. Une fuite reconnue un mois plus tard Perenco, elle, ne semble pas gênée par ces Indiens en isolement volontaire. Elle affirme d’ailleurs ne pas avoir d’indices confirmant leur présence, tout en éditant un cahier de consignes en cas (...) Lire la suite »
Des enjeux mondiaux

Tropiques de plus en plus tristes

Lucas NAVARRO

Au Pérou et en Équateur, trafic de drogue, industrie du bois et du pétrole menacent les tribus amazoniennes dans leur existence.

Au Sud-Est du Pérou, un groupe d'aborigènes de la jungle amazonienne, poussé par la nécessité, vient de rompre volontairement son isolement pour reprendre contact avec le monde extérieur. Plus d'une centaine d'indiens de la tribu des mashco-piro sont apparus sur la rive opposée de la communauté de Monte Salvado, dans un territoire reculé de l’État de Madre de Dios, durant trois jours, à la fin du mois de juin dernier. La rencontre tendue entre les deux groupes a été filmée par un garde forestier. On peut y voir des membres de la tribu, des deux sexes et de tous âges, et parmi ceux-ci des hommes arborant des lances ainsi que des arcs et des flèches. Il semblerait que les mashco-piro soient venus demander des bananes, des cordes et des machettes au indiens yine qui vivent dans cette zone. « Les images montrent que les menaces ont été nombreuses », comme l'explique Klaus Quicque, président de la Fedération des indiens du Río Madre de Dios (FENAMAD). “Les habitants de Monte Salvado ont eu peur pour leur (...) Lire la suite »

La survie politique du président péruvien ne tient qu’à un fil

André MALTAIS

Comme le Chili et la Colombie, le Pérou est un pays que les États-Unis ne peuvent pas se permettre de perdre. C’est à Lima qu’est née l’Alliance du Pacifique qui unit les pays sud-américains obligés d’être amis avec Washington et qui forme un mur géographique ininterrompu entre les membres du Mercosur et la Chine.

Pourtant, le 5 juin 2011, la population péruvienne élisait un président nationaliste et progressiste, Ollanta Humala, qui devenait le premier chef d'État pro-intégration latino-américaine d'un pays du Pacifique partageant une frontière avec le Brésil. « Le Brésil a besoin d'un partenaire stratégique de notre côté du Pacifique et le Pérou est idéal pour remplir ce rôle », déclarait alors le candidat Humala à la revue brésilienne Isto E, le 20 avril 2011. A peine un an plus tard, la situation du président Humala ressemble à s'y méprendre à celle de son ex-homologue, le paraguayen Fernando Lugo, au moment du coup institutionnel du 22 juin dernier. L'économiste péruvien, Oscar Ugarteche, dénonce une alliance, commandée par les États-Unis et les forces armées péruviennes, entre l'ex-président Alan Garcia et les secteurs de l'extrême-droite liés à un autre ex-président, Alberto Fujimori, qui purge une peine de 25 ans d'emprisonnement pour crimes contre l'humanité et le trafic de la drogue. Cette alliance vise à (...) Lire la suite »

Le Pérou à l’Angleterre : « Nous ne sommes ni le satellite ni la colonie de personne ».

Telesur

26 mars 2012 - Le Président Péruvien Hollante Humala a affirmé que le Pérou n’est « la colonie de personne ». et n’accepte d’ordres de personne, en se référant à la décision de son gouvernement prise la semaine dernière, en solidarité avec l’Argentine, d’annuler la visite d’une frégate anglaise.

« Nous ne sommes ni le satellite ni la colonie de personne, nous n'acceptons d'ordres de personne » a-t-il dit ce dimanche lors d'une entrevue accordée à l'émission politique Panorama de Panamericana à la télévision de Lima. Le Président a souligné que la mesure consistant à annuler la visite de la frégate anglaise Montrose qui aurait dû arriver jeudi dernier, « répond à une politique extérieure du Pérou de plus de 20 ans de solidarité latino-américaine » avec l'Argentine et sa demande de souveraineté sur les îles Malouines. Suite à la suspension de la visite, les relations entre Lima et Londres se sont tendues, ce qui a donné lieu à deux communiqués de l'ambassade d'Angleterre au Pérou, qualifiant la décision du gouvernement Péruvien de « peu amicale » et de « décevante ». Commentaire sur le site : Mariana Castillo : C'est le candidat pour qui j'ai voté… Un évident nationaliste, hé, hé. Comme la droite pourrie et corrompue souffre ! Bien, Ollante ! Souviens-toi toujours que c'est le peuple qui t'as porté au (...) Lire la suite »

Pérou : Les premières attaques contre Ollanta Humala

Joaquin Rivery Tur
UNE présence accrue de l'État dans l'économie, l'inclusion sociale et la lutte contre la corruption, constituent l'essence du message prononcé devant le Congrès du nouveau président péruvien, Ollanta Humala, lors de son investiture. Humala (du parti Gana Peru), n'a pas prêté le serment sur la dernière constitution approuvée sous le gouvernement d'Alberto Fijimori, l'ancien président corrompu, mais sur la Constitution rédigée en 1979 par une Assemblée constituante. La différence entre les deux constitutions réside dans le fait que celle de 1993 a privatisé l'économie et a virtuellement interdit le secteur public de l'État, en le limitant à des situations ou à des secteurs dans lesquels les entreprises privées ne sont pas engagées. Avant même de prendre ses premières mesures, les premières attaques de l'oligarchie pleuvent contre le président. Il suffit de lire le titre du journal El Correo : « Rejet », pour comprendre la bataille qui l'attend. Humala a annoncé que le Pérou construirait sa « propre voie de (...) Lire la suite »
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