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Thème : République Centrafricaine

Chouchous de Hollande, soldats "humanitaires" et violeur d’enfants.

Jacques-Marie BOURGET

Parfois l’actualité a du talent. Ainsi, au moment où François Hollande renouvelle son serment d’amour à l’Armée française voilà que, venue de Bangui, nous arrive une nouvelle qui tombe comme une tuile au travers de l’amour fou.

Le quotidien britannique The Guardian révélant un rapport étouffé par l’ONU, nous dit qu’entre décembre 2013 et juillet 2014 quelques-uns de nos exemplaires bidasses, donc des enfants de cœur de Hollande, ont violé des petits garçons aux abords de l’aéroport de Bangui. Même pas des gosses ordinaires, ceux de la misère africaine, mais pire encore, le plus souvent des orphelins qui pour survivre devaient libérer les pervers en uniforme de leurs phantasmes criminels. Comment, après 10 mois d’incubation dans le secret de dossiers noirs, la nouvelle a enfin vu le jour ? Il a fallu pour cela qu’Anders Kompass, un cadre de l’ONU basé à Genève, brise le mur de la connivence. Et transmette le contenu de l’enquête onusienne à la fois au ministère français de la Défense et à l’ONG Aids Free world. Dans cette affaire, soyez rassurés, la première mesure disciplinaire ne vient pas frapper les soldats criminels, mais le lanceur d’alerte, ce fonctionnaire indigné qui a été derechef « suspendu » par sa hiérarchie. Après tout (...) Lire la suite »

Centrafrique : ce que les médias français ne vous diront pas...

Sam La Touch
La situation en Centrafrique est chaotique même si des négociations porteuses d’espoir ont débuté entre les parties en conflit en RCA mais la couverture médiatique française du conflit, qui ravage ce pays depuis un an et demi, est des plus discutable. Si l’on en croit les médias du courant dominant et même de nombreux médias qui se prétendent “libres”, la situation actuelle résulterait avant tout des conflits entre les milices rivales mais nulle mention n’est faite du rôle délétère des autorités françaises dans son “ancienne” colonie. Tout au plus, il apparaît dans la majorité des articles publiés dans les médias français sur le sujet, que le gouvernement français téléguidé par l’Etat-major aurait fait une erreur d’évaluation en envoyant un nombre trop faible de soldats (1200-1600) pour rétablir la paix dans un pays grand comme une fois et demi la France au risque de dégrader encore plus la situation. Ces analyses pour la plupart excluent toute approche historique tenant compte du rôle français dans le conflit actuel (...) Lire la suite »

La complicité de la France dans la crise en Centrafrique (Black Agenda Report)

Antoine Roger Lokongo

Les lecteurs des médias institutionnels pourraient en déduire que la France porte le "fardeau de l'homme blanc", sans laquelle les Africains sombreraient dans la barbarie. Pourtant, "c'est la France qui est un fardeau pour la RCA et ses anciennes colonies en Afrique, pas le contraire".

"Sans l'Afrique, la France finira au rang d'un pays du Tiers Monde" A la fin de l'année 2013, “le fardeau de l'homme blanc" s'avérait trop lourd à porter pour la France. Se sentant trop juste en ressources militaires et matérielles, Paris appelait à la rescousse les autres puissances européennes pour faire face à sa "responsabilité" de réprimer la violence, rétablir la paix, l'ordre et la légitimité politique dans son pré carré du Mali et de Centrafrique. Deux pays dans la tourmente, avec les terroristes islamistes liés à Al-Qaïda au Maghreb (Aqmi), Boko Haram au nord du Nigeria, etc., qui sèment actuellement la terreur au nord du Mali et les chrétiens et musulmans qui sont en train de se massacrer en Centrafrique. La Belgique et les États-Unis ont tous deux répondu présent en fournissant de la logistique et des moyens de transports pour les soldats français et africains. La France considère ces pays comme sa chasse gardée parce que la République de Centrafrique (la RCA) et d'autres anciennes colonies (...) Lire la suite »

« Les anti-balakas pratiquent le nettoyage ethnique et les tueries sectaires »

Donatella ROVERA

Responsable des conflits et des crises pour l’ONG Amnesty International, Donatella Rovera est l’auteur d’un rapport sur la situation en République centrafricaine.

Le rapport d’Amesty International parle de « nettoyage ethnique et de tueries sectaires » en République centrafricaine. Que se passe-t-il ? Donatella Rovera. Le terme est fort mais il n’a pas été utilisé à la légère. Selon les milices anti-balakas elles-mêmes, les attaques qu’elles mènent contre les musulmans visent soit à les liquider physiquement, soit à les contraindre à partir. Leur discours est clair, public et est répété. Et c’est bien ce qu’elles font sur le terrain. C’est donc bien la description d’une épuration ethnique. Il est assez extraordinaire de voir qu’il n’y a pas de véritables pressions de la part des forces internationales contre ces milices. Tout au plus, ces forces internationales ont escorté les populations musulmanes, qui sont en train de se faire expulser, jusqu’aux frontières. Mais il n’y a pas vraiment eu un effort pour dire clairement que la demande des anti-balakas et de ceux qui les soutiennent parmi la population chrétienne est inacceptable, qu’il faut une protection pour les (...) Lire la suite »
La Centrafrique sombre dans la violence

Nettoyage ethnique en Centrafrique : malédiction des peuples et prédation étrangère

Chems Eddine CHITOUR
« C'est celui qui n'a jamais exercé qui trouve que le pouvoir n'est pas agréable. » - Proverbe africain Cette phrase résume à elle seule le drame des Africains qui héritent après des décolonisations bâclées de dirigeants assoiffés de pouvoir. Encore une fois et pour ne pas changer l'Afrique se signale par un énième conflit. Souvenons-nous en décembre c'était le Mali aux prises avec les islamistes d'Al Qaîda en décembre 2013. C'est un autre pays, la Centrafrique, aux prises dit-on, depuis quelque temps, à un conflit religieux. La chose est grave puisque c'est une épuration ethnique sous les yeux des puissants qui laissent faire de l'Union Africaine qui regarde ailleurs, et des musulmans trop lâches pour protester contre ces massacres au nom du divin. La Centrafrique et ses richesses Quelques informations prises sur l'Encyclopédie Wikipédia nous apprennent que la République centrafricaine, a une population estimée à 4.500.000 habitants, pour une superficie d'environ 623.000 km². La République (...) Lire la suite »
République Centrafricaine, Ukraine. Rien ne semble rapprocher ces deux pays...

Bienveillance impériale

Pierre LEVY

République Centrafricaine, Ukraine. Rien ne semble rapprocher ces deux pays – ni la géographie, ni l’histoire. Rien, si ce n’est la sollicitude impériale dont ils font présentement l’objet de la part de leurs proclamés protecteurs occidentaux.

A Bangui, la bienveillance est bottée et casquée, sous la houlette tricolore. L’opération lancée le 5 décembre visait officiellement à circonscrire les exactions – au demeurant réelles – dont les populations civiles sont victimes. On était presque sur le point de se laisser convaincre, quand François Hollande a eu l’obligeance de remettre les pendules à l’heure. Interrogé le 8 décembre sur TV5-Monde, il a précisé : « on ne peut pas laisser en place un président qui n'a rien pu faire, a laissé faire ». « On ne peut pas laisser en place »… Les jours de l’actuel chef de l’Etat, Michel Djotodia, pourraient donc être comptés. Son prédécesseur, François Bozizé, ne disposait plus du soutien que Paris lui a longtemps assuré, en particulier depuis qu’il avait annoncé des mesures restreignant les privilèges de firmes françaises – telles que Total – au profit semble-t-il des Chinois. Il était donc à la merci des rebelles qui, en mars de cette année, ont imposé M. Djotodia à sa place. Présence des soldats français aidant, la (...) Lire la suite »
La Centrafrique, le nouveau Mali...

Le drame de la Centrafrique : une autre prédation humanitaire occidentale

Chems Eddine CHITOUR

« Il pleut toujours là où c’est mouillé » Proverbe africain

Ce proverbe résume le destin des pays africains faibles qui, pour leur malheur disposent de réserves minières convoitées. Encore une fois et pour ne pas changer l’Afrique se signale par un énième conflit. Souvenons-nous en décembre c’était le Mali aux prises avec les islamistes d’Al Quaîda en décembre 2013. C’est un autre pays, la Centrafrique, aux prises dit-on depuis quelque temps à un conflit religieux. La France a été appelée à intervenir pour faire régner l’ordre après le désordre... Mais au juste, pourquoi le conflit ? Brève présentation de la Centrafrique.

Brève histoire et géographie de la République centrafricaine La République centrafricaine, est un pays d'Afrique centrale, dont la population est estimée à 4.500.000 habitants, pour une superficie d'environ 623.000 km². Le pays est partagé entre savanes et forêt équatoriale (au Sud), et connaît pour l'essentiel un climat tropical. La Centrafrique (RCA) est un pays enclavé sans accès à la mer. La République centrafricaine dispose par ailleurs de nombreuses ressources naturelles, notamment l'uranium, l'or et les diamants. Le pétrole et l'énergie hydroélectrique sont d'autres ressources potentiellement importantes mais inexploitées à ce jour. Les Français colonisèrent la région à la fin du xixe siècle et l'administrèrent sous le nom d'Oubangui-Chari. Le projet colonial français, avait pour objectif de traverser le continent africain d'ouest en est. Ce projet est stoppé net en 1898 à Fachoda, par les Anglais (on parle du fameux complexe français de Fachoda). Le premier chef de l'État, Barthélemy Boganda, est (...) Lire la suite »

Les dernières manœuvres de la France et des États-Unis en Afrique

Capitaine Martin

L’Afrique traverse des moments difficiles où la guerre ne connaît pas de trêve. La République centrafricaine et le Soudan du sud le savent bien, et Noël n’a décidément pas empêché les conflits de s’y dérouler. Deux guerres différentes, tout du moins en apparence, car quelque chose les unit malgré tout : l’ingérence de l’Occident. D’un côté, on trouve en effet la France, qui protège ses intérêts en Centrafrique (riche en diamants, en pétrole et en uranium) ; et de l’autre, les États-Unis, dont les manœuvres avaient permis la partition du Soudan sur fond de gisements pétroliers en 2011.

Quasiment un an a passé depuis que la France a refusé, à la fin de décembre 2012, de venir en aide au président aujourd’hui déchu François Bozizé, alors en proie aux rebelles de la Seleka. Et beaucoup d’eau a coulé sous les ponts : il y a eu un coup d’État et les rebelles ont pris le pouvoir tout en semant l’anarchie dans le pays. Des villages entiers ont été détruits, des milliers de personnes ont fui leur maison, laissant tout derrière elles. La population a vécu dans un climat de terreur. La France s’est réveillée il y a un mois en décidant d’arrêter le « génocide » en envoyant, avec l’aval de l’ONU, l’armée se déployer en République centrafricaine. Selon Paris et les media, on est désormais en présence d’un conflit ethnico-religieux. Après la mort de deux soldats, François Hollande a réaffirmé le principe d’impartialité de ses troupes. Quelques jours auparavant, le président français soulignait que « la mission est dangereuse mais nécessaire si on veut que ne se produise ici (en RCA, NDLR) un carnage ». Que ce (...) Lire la suite »

Sur l’intervention de l’armée française en Centrafrique : déclaration de la Commission internationale du PRCF

Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

Comment peut-on analyser la situation en Centrafrique ?

Quelle est la signification de l’intervention de l’armée française dans ce pays sur ordre de l’Élysée ?

La situation catastrophique en Centrafrique est le résultat de décennies de domination néocoloniale par l’impérialisme français. On se souvient de l’Empereur Bokassa, sinistre marionnette des impérialistes. Même quand Bokassa fut renversé c’est toujours la Françafrique qui menait le bal, avec ses réseaux au service des grands groupes capitalistes et qui fait et défait les gouvernements de ce malheureux pays. Le pourrissement de la situation, la dissolution de l’État, l’éclatement de ce pays mais aussi de bien d’autres aussi en Afrique, le règne des « seigneurs de la guerre », le repli ethnique ou tribal de populations désespérées, tous ces phénomènes ne tombent pas du ciel et ne sont pas inscrits dans les gènes de l’ « homme africain », comme eût dit Sarkozy. C’est bien le résultat du pillage impérialiste de continent par le colonialisme, le néo-colonialisme et l’impérialisme. Diviser pour régner, corrompre d’infimes minorités pour voler les masses, tels sont les axes des politiques des pouvoirs impérialistes y (...) Lire la suite »

Centrafrique : Génocide ?

Jean-Pierre DUBOIS

Colette Braeckman est une journaliste belge spécialiste de l’actualité africaine et plus particulièrement de l’Afrique centrale. Ses analyses dans Le Soir, quotidien francophone de Bruxelles, font autorité.

Récemment, elle a publié un article intitulé « Du bon usage du terme génocide » qui souligne que, pour justifier leur intervention militaire en République centrafricaine, les dirigeants français n'avaient pas « lésiné sur le vocabulaire ». Ainsi, François Hollande a parlé de « chaos, d’exactions extraordinairement graves » tandis que Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, assurait que le pays était « au bord du génocide ». La gravité de cette dernière expression (reprise par un diplomate américain) a contribué à ce que le Conseil de Sécurité autorise officiellement la France à lancer l'opération Sangaris qui avait déjà commencé à se déployer. Pour Colette Braeckman, il est vrai que la Centrafrique est aujourd’hui en proie à des violences d’une extrême gravité prenant un caractère communautaire : d'un côté, les milices musulmanes de la Seleka (comptant de nombreux combattants étrangers) qui s’en prennent à des populations majoritairement chrétiennes ; de l'autre des groupes paysans d’autodéfense qui ripostent (...) Lire la suite »
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