Auteur ACRIMED

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Au nom du pluralisme, taisez-vous !

ACRIMED

Une déclaration d’Acrimed qui invite les économistes à gages, les chroniqueurs et les éditocrates qui depuis trente ans chantent les louanges du libéralisme, à se taire au nom du pluralisme comme de la décence la plus élémentaire.

Voilà trente ans que les libéraux occupent tout l’espace médiatique, chantent les louanges de la mondialisation heureuse, de l’Europe des marchés, et de la baisse des déficits publics. Trente années que ces zélateurs zélés du capitalisme nous abreuvent de doctrines libérales qui causent les crises, détruisent les emplois et bouleversent le climat. Trente années qu’ils braillent contre les dépenses de l’État, appellent à réduire son périmètre, enjoignent d’alléger la pression fiscale, acclament la concurrence et roucoulent dès que l’on réduit le nombre de fonctionnaires. Trente années qu’ils accompagnent la casse du droit du travail, qu’ils se félicitent des dividendes offerts aux actionnaires, prêchent inlassablement le « mérite » des riches et des rentiers. Trente années qu’ils accablent les travailleurs et les plus démunis, les « tire-au-flanc » et les « privilégiés » dans leurs médias gavés de subventions publiques. Trente années que ces spécialistes de la pensée jetable (…)

Souscription : 40 000 euros pour que vive Acrimed ! (communiqué)

ACRIMED

Après dix-huit ans de bons et loyaux services, ACRIMED menace de se trouver dans une situation très périlleuse d’ici quelques mois et, en tout cas, avant la fin de l’année, en raison de la fonte de ses ressources.

Alors que la presse dominante est gavée d’aides publiques distribuées en dépit du bon sens, nous ne pouvons compter que sur les dons de celles et ceux qui nous soutiennent et sur les cotisations de nos adhérent-e-s. Nous ne recevons aucune subvention ; les mécènes et autres philanthropes ne goûtent vraisemblablement pas notre critique. Nous refusons toute forme de publicité, et la consultation de notre site, enrichi presque quotidiennement, demeure entièrement gratuite. Quant à notre magazine trimestriel Médiacritique(s), il offre, espérons-le, un agrément de lecture à ses acheteurs, mais ne rapporte qu’un bénéfice symbolique à l’association… C'est pourquoi nous sommes contraints de lancer un appel à souscription de 40 000 euros, destinés à pérenniser les deux emplois salariés – un secrétaire administratif, un secrétaire de rédaction –indispensables au bon fonctionnement et au développement de l’association et du site internet. 40 000 euros, un objectif qui équivaut à… 0,25% (…)

Alain Finkielkraut, ses pensées immortelles

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Alain Finkielkraut vient d’être élu membre de l’Académie française. S’il s’est fait plus discret depuis quelques années – notamment pour des raisons de santé – le bouillonnant philosophe occupe toujours le devant de la scène et reste régulièrement invité dans les médias pour s’exprimer sur tout et n’importe quoi. De 1995 à 2010, il a été partout, du petit écran à la radio en passant par la presse écrite : seul Internet ne trouve toujours pas grâce à ses yeux. Voici un condensé du meilleur d’Alain Finkielkraut. Pour mémoire, et pour la postérité... Sur le conflit israélo-palestinien et l’antisémitisme « Israël n’avait pas d’autre choix que de tenter de juguler lui-même le terrorisme. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de solution militaire qu’une réaction militaire est frappée d’illégitimité. [...] On ne peut à la fois terrifier les gens et leur demander d’obéir scrupuleusement aux conventions de Genève. » La Croix, 17 avril 2002. « Dans un premier temps, on dit : les (…)

Le spectre des « casseurs » et des « extrémistes » hante Le Figaro

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A peine une nouvelle journée de mobilisation syndicale et sociale était-elle prévue le 12 février par la CGT et FO à l’occasion d’un comité central d’entreprise de la société Goodyear (dont on rappelle que la direction a décidé le 31 janvier dernier de fermer son usine d’Amiens-Nord qui emploie 1173 salariés) que retentit le tocsin figaresque : attention aux casseurs !

Certes, alors que se multiplient les conflits sociaux, nul ne s'étonnera de lire dans Le Figaro, quotidien d'opinion et engagé, des éditoriaux violemment anti-syndicaux … Là où le bât blesse, c'est que le contenu des articles destinés, en principe, à informer sur les mobilisations en cours, est à peine différent, véhémence mise à part, des articles de commentaire. Le 31 janvier, dans un article au titre évocateur, « Les pyromanes de l'industrie », l'éditorialiste Gaëtan Capèle décrivait avec acrimonie « une lutte des classes d'un autre temps (...) bernés par une poignée d'extrémistes (...) quelques dizaines d'excités vandalisent l'usine [PSA-Aulnay] et terrorisent en toute impunité les non-grévistes (...) défenseurs autoproclamés de la classe ouvrière (...) imprégnés de corporatisme et murés dans leur conservatisme (...) Combien de temps encore tolérera-t-on les outrances de ces pyromanes de l'industrie ? » Ce genre de diatribe intemporelle, qui fleure bon la peur du « péril (…)
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Droit de réponse d’ACRIMED : Une mise en cause injustifiée

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Nous publions ici un droit de réponse du CA d’Acrimed que nous avons reçu le 11 juillet 2011.

Cher Grand Soir, De façon indirecte puis frontale, vous avez mis en cause Acrimed sur la base des écrits de l'une de ses adhérentes, Ornella Guyet - articles publiés sur d'autres sites que le nôtre, sous sa propre responsabilité et sans qu'elle ait à nous demander notre accord préalable. Vous l'avez fait en dénonçant notre prétendue « complicité passive » et en publiant un courrier interne, commenté de façon malveillante, notamment à la une de votre site - sans avoir jamais cherché à nous contacter directement (si ce n'est pour nous demander la liste des membres de notre CA). Sans préjuger de ses suites, une discussion de vive voix aurait été préférable. Une rencontre - que vous dites souhaiter - reste nécessaire, comme nous vous l'écrivions dans un courriel du 26 juin. Or, il s'avère que cette rencontre est désormais improbable, du moins avant le mois de septembre. C'est pourquoi, mis en cause publiquement sur votre site, nous vous adressons sans attendre ce droit de réponse (…)