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Trente ans qu’ils mentent, se trompent, pérorent, se vendent, occupent l’espace médiatique...

Au nom du pluralisme, taisez-vous !

ACRIMED

Une déclaration d’Acrimed qui invite les économistes à gages, les chroniqueurs et les éditocrates qui depuis trente ans chantent les louanges du libéralisme, à se taire au nom du pluralisme comme de la décence la plus élémentaire.

Voilà trente ans que les libéraux occupent tout l’espace médiatique, chantent les louanges de la mondialisation heureuse, de l’Europe des marchés, et de la baisse des déficits publics.

Trente années que ces zélateurs zélés du capitalisme nous abreuvent de doctrines libérales qui causent les crises, détruisent les emplois et bouleversent le climat.

Trente années qu’ils braillent contre les dépenses de l’État, appellent à réduire son périmètre, enjoignent d’alléger la pression fiscale, acclament la concurrence et roucoulent dès que l’on réduit le nombre de fonctionnaires.

Trente années qu’ils accompagnent la casse du droit du travail, qu’ils se félicitent des dividendes offerts aux actionnaires, prêchent inlassablement le « mérite » des riches et des rentiers. Trente années qu’ils accablent les travailleurs et les plus démunis, les « tire-au-flanc » et les « privilégiés » dans leurs médias gavés de subventions publiques.

Trente années que ces spécialistes de la pensée jetable se trompent sur tout. Qu’ils célèbrent la finance triomphante à la veille de la crise des subprimes. Qu’ils vantent la « solidarité européenne » quand sont imposées des coupes drastiques aux pays en difficulté. Qu’ils applaudissent, malgré la crise climatique, le capitalisme et le consumérisme effréné dans leurs médias saturés de publicités.

Trente années que les économistes à gages – qui cachetonnent dans les conseils d’administration des grandes entreprises du CAC40 – les chroniqueurs libéraux ou les simples éditocrates cadenassent la parole et monopolisent des plateaux faits par eux et pour eux.

De « l’État obèse » et « boursouflé » fustigé par Laurent Joffrin dans les années 1980 à la « suppression de la cinquième semaine de congés payés » prônée par Christophe Barbier en 2011, en passant par « la mondialisation heureuse » appelée de ses vœux par Alain Minc à la veille des années 2000, ils ont asséné tant de fois le même discours, le même message, qu’il est connu de tous, et par cœur : « Vive l’individualisme et le marché » ; « À bas la solidarité et la puissance publique » !

Aujourd’hui, en pleine crise sanitaire, certains retournent (une nouvelle fois) leur veste : c’est l’État tant honni qui est appelé à la rescousse. Mais alors que le système de santé est à bout de souffle du fait des politiques libérales et des coupes budgétaires, alors que des vies sont en jeu, que penser des sommations à la « baisse des dépenses de santé » d’Éric Le Boucher ? Que penser des prophéties de Nicolas Bouzou en 2014, selon lesquelles « dans 10 ans, nous aurons deux fois trop de lits d’hôpitaux » ? Que penser des cris d’orfraie d’Agnès Verdier-Molinié contre « le taux d’absentéisme très élevé qu’il y a dans nos hôpitaux publics » ? Que penser enfin, en pleine crise du Covid-19, des railleries d’Yves Calvi contre « la pleurniche permanente hospitalière » (12 mars 2020) ?

Aujourd’hui plus que jamais, après ces trente années de captation de l’antenne, il est temps qu’ils se taisent.

Au nom du pluralisme comme au nom de la décence la plus élémentaire, nous demandons à Jacques Attali, Ruth Elkrief, Dominique Seux, Axel de Tarlé, Alain Minc, Jean Quatremer, Christine Ockrent, Jean-Michel Aphatie, Nicolas Baverez, Alain Duhamel, Christophe Barbier, Brice Couturier, Jacques Julliard, Franz-Olivier Giesbert, Arnaud Leparmentier, Éric Le Boucher, Nicolas Beytout, Yves de Kerdel, Élie Cohen, Christian de Boissieu, Raphaël Enthoven, François Lenglet, Daniel Cohen, Patrick Artus, Christian Menanteau, Éric Brunet, Yves Calvi, Laurent Joffrin, David Pujadas, Yves Thréard, François de Closets, Pascal Perri, Nicolas Doze, Jean-Marc Sylvestre, Nicolas Bouzou, Jean-Hervé Lorenzi, Olivier Truchot, Dominique Reynié, Philippe Dessertine, Agnès Verdier-Molinié et consorts, de ne plus prendre la parole dans les médias pendant trente ans.

Nous demandons également aux médias qui les emploient ou qui les invitent – et a fortiori les médias du secteur public – d’en profiter pour laisser la place, et faire entendre d’autres voix (qui ne soient pas leurs clones) pendant trente ans.

Dans trente ans, alors, on pourra débattre à armes égales.

ACRIMED

Lundi 6 avril 2020.

Post-scriptum  : Nous ne doutons pas que le Conseil supérieur de l’audiovisuel veillera à ce que le pluralisme soit ainsi strictement respecté.

Annexe (non exhaustive) : (Plus de) trente ans de fulgurances pro-marché

- 1984, Serge July et Laurent Joffrin : « Comme ces vieilles forteresses [...], la masse grisâtre de l’État français ressemble de plus en plus à un château fort inutile. La vie est ailleurs, elle sourd de la crise, par l’entreprise, par l’initiative, par la communication. » (Hors série de Libération)

- 1991, Nicolas Beytout : « Pas de baisse d’impôts, mais des transferts ; pas de diminution des dépenses ni de remise en cause de certaines fonctions de l’État ; pas d’aide sectorielle massive ni de privatisation réelle. La France fait toujours bande à part, incapable de choisir, comme le dit Michel Albert, entre "capitalisme rhénan" et "capitalisme néo-américain". » (Les Échos).

- 1992, François de Closets : « Bien gérer, c’est dépenser moins ou produire mieux. Indifféremment. Or les deux phénomènes sont liés. L’accroissement des budgets et des effectifs s’oppose à l’amélioration du service car elle permet de ne jamais procéder aux réformes de fond. » (Le Débat)

- 1996, Élie Cohen : « La politique monétaire est tellement importante qu’il faut la faire échapper au processus politique démocratique classique. » (La Tentation hexagonale, Fayard)

- 1997, Alain Minc : « La mondialisation est à l’économie ce que l’air est à l’individu ou la pomme à la gravitation universelle. » (Le JDD)

- 1998, Daniel Cohn-Bendit : « Je suis pour le capitalisme et l’économie de marché. » (Une envie de politique, La Découverte)

- 1998, Christine Ockrent : « Les patrons en France ont mauvaise presse. On les entend à peine dans le débat public. Cette frilosité des grands patrons à s’exprimer sur des sujets d’intérêt général constitue une vraie carence de la démocratie. » (Les Grands patrons, Plon)

- 1999, Laurent Joffrin : « Décidément, définitivement, la France a choisi la modernité. Ainsi, il ne s’agit plus de se battre pour ou contre l’Europe : l’Europe est faite ; pour ou contre la mondialisation : elle est inéluctable ; pour ou contre la flexibilité : il y en a un bon usage ; pour ou contre l’économie de marché : elle est là et personne ne songe plus à la remplacer, y compris à l’extrême-gauche. » (Le Nouvel Observateur)

- 1999, Jacques Attali : « La libéralisation des échanges est une nécessité. Elle doit se poursuivre. » (Capital)

- 2000, Philippe Val : « Il ne peut y avoir de démocratie sans marché. » (Charlie Hebdo)

- 2000, Le Monde : « La France adopte enfin la loi sur la concurrence dans l’électricité. »

- 2002, Arnaud Leparmentier : « Depuis vingt ans, les États européens ont fait le mauvais choix. Ils n’ont guère augmenté leurs dépenses régaliennes — police, justice, armée, dépenses administratives — [...] En revanche, l’État social (santé, retraites, allocations familiale, chômage, aide au logement, RMI) ne cesse de progresser. » (Le Monde)

- 2003, Jean-Marie Colombani : « Nous devons souscrire d’autant plus naturellement à l’économie de marché que nous jouons chaque jour notre vie. » (Acteurs de l’économie)

- 2003, Alain Duhamel : « C’était [...] une erreur et une facilité de continuer comme on l’a fait le recrutement des fonctionnaires. Là, il y a à mon avis une bastille à prendre. Les statuts de 1945 sont des anachronismes qu’il faut évidemment modifier. » (Le Point)

- 2003, Daniel Cohen : « Une fois avalées quelques dernières pilules amères, comme l’ouverture du capital d’EDF, la France aura accompli le gros de l’adaptation à l’Europe et au monde qui empoisonne sa vie depuis vingt ans. » (Le Monde)

- 2005, Jean-Marc Sylvestre : « [Le libéralisme est] le meilleur système. La guerre économique fait moins de victime que les guerres militaires ou religieuses. » (VSD)

- 2005, Patrick Artus : « Ce qu’il faudrait aujourd’hui pour entamer vraiment la réforme de l’État, c’est une rupture, un choc. Cela passerait par la remise en cause globale du statut de la fonction publique et la disparition des corps de métiers par ministères. » (Challenges).

- 2006, Jean-Michel Aphatie : « La France se retrouve aujourd’hui lourde de 4,7 millions de fonctionnaires, record d’Europe, du monde et de l’Univers, pour la stratosphère seule Pluton fait mieux. » (Blog RTL)

- 2006, Nicolas Baverez : « Il y a quatre leviers simples à actionner : fiscalité simplifiée, libéralisation du marché du travail, réforme de l’Etat, réorientation de la protection sociale vers l’activité. » (L’Express)

- 2007, Bernard-Henri Lévy : « À force de ne pas assumer ce qu’elle est, à savoir une gauche de gouvernement - responsable, moderne, libérale, compatible avec l’économie de marché -, la gauche est aujourd’hui gagnée par une nouvelle tentation totalitaire » (Le Parisien)

- 2008, Jean-Michel Aphatie : « Ce grand corps étatique apparaît mou et flasque, entretenu dans son ankylose par un discours syndical égalitariste, maintenu dans un mal être par un pouvoir incapable de réguler son fonctionnement » (Blog RTL)

- 2008, Élie Cohen : « L’État doit revoir les dépenses publiques en réduisant le nombre de fonctionnaires. » (Le Nouvel Observateur)

- 2009, Raphaël Enthoven : « Pour le meilleur et le pire, l’économie de marché est la dot de la démocratie dont l’égoïsme individuel est paradoxalement à la fois le pire ennemi et la meilleure garantie. » (La Tribune)

- 2011, Yves Calvi : « Le seul enjeu de 2012 ne doit-il pas être la réduction de la dette française et les moyens proposés pour y arriver ? » (C dans l’air, France 5)

- 2012, Éric Brunet : « Je défends l’idée, âprement, et vous savez que j’y suis attaché, que l’État devrait dépenser moins avant de penser à augmenter nos impôts. D’abord, des économies ! Et des vraies économies ! Des vraies économies mesdames, messieurs ! » (RMC)

- 2012, Axel de Tarlé : « Nous voulons la retraite à 60 ans ? Très bien, mais alors il faut "arbitrer", comme on dit. Il faut faire des économies ailleurs, sur les dépenses de santé, d’éducation, de chômage… » (Le JDD)

- 2012, François Lenglet : « Il faut évidemment couper dans les dépenses publiques, parfois très violemment. Mais le plus important est de rétablir la compétitivité, qui elle-même provoque la croissance et donc fait fondre la dette. » (Qui va payer la crise ?, Fayard)

- 2012, Christophe Barbier : « Il ne s’agit pas de dépenser moins, il s’agit de dépenser beaucoup moins, et vite. Des augmentations promises pour diverses allocations aux 60 000 postes prévus dans l’Éducation, la liste de ce qui n’est pas raisonnable est fort longue. » (L’Express)

- 2013, Ivan Rioufol : « Derrière la défense du "modèle social" se dissimule l’incapacité du pouvoir à admettre la faillite de l’État-mamma. Elle oblige à réduire les aides et les redistributions. [...] L’État est-il si riche et efficace pour se permettre le grand jeu ? » (Le Figaro)

- 2013, Axel de Tarlé : « L’austérité, ça paye. […] Les pays d’Europe du Sud ont engagé des réformes douloureuses, avec baisse de salaires et mesures de flexibilité. [...] Les résultats de cette cure commencent à se faire sentir. Tous ces pays sont en train de regagner en compétitivité. […] La recette allemande, qui prône l’effort, fonctionne : il suffisait de perdre quelques kilos pour courir plus vite ! » (Le JDD)

- 2013, Dominique Seux : « Les dépenses publiques, si rien n’est fait, seront en 2014, pour la première fois, les plus élevées des 27 pays européens [...]. À ce niveau, ce n’est plus de l’aspirine, c’est de la morphine, c’est-à-dire une drogue. » (Les Échos)

- 2014, Philippe Dessertine : « Le Président de la République s’y est engagé : d’ici à 2017, les dépenses publiques doivent maigrir [...]. Quel programme admirable dans un pays où la réponse à tout problème se traduit par un accroissement du déficit, où la moindre réforme réelle c’est-à-dire avec diminution des crédits, se termine dans la rue. »

- 2014, Agnès Verdier-Molinié : « Il ne faut pas dire : "Dans l’éducation on ne fera pas d’économie, sur la question du chômage on ne fera pas d’économie, ou sur les départements on ne fera pas d’économie". Il faut que tout le monde participe à l’effort d’économies. » (BFM-TV)

- 2015, David Pujadas : « Jean-Paul [Chapel], petite question complémentaire : est-ce que [la réforme] va alléger ceci : le fameux code du travail avec ses près d’un kilo et demi ? » (JT France 2)

- 2015, Yves Thréard : « Vivement 2017 ! […] L’heure sera alors venue de remercier [François Hollande] – au sens figuré, bien sûr – pour exiger une tout autre politique, marquée du sceau de la responsabilité. Baisse des dépenses publiques, amaigrissement de la fonction publique, simplification du Code du travail, révision de la fiscalité, reconstruction de l’école ».

- 2015, Ruth Elkrief : « Si les réformes de l’Eurogroupe ne sont pas faites, alors on crée la dette de demain, et donc on ne règle rien, on continue à creuser cette dette pour les cinquante prochaines années. » (BFM-TV, à propos de la Grèce)

- 2015, C dans l’air : « Parmi les dossiers les plus brûlants, la refonte d’un mastodonte, devenu tabou à gauche : le code du travail et ses 3 600 pages, 11 000 articles… à écrémer d’urgence. »

- 2017, Pascal Perri : « La bonne formule est finalement d’enrichir les producteurs car eux seuls peuvent ensuite répartir la richesse produite : ils payent des impôts, ils investissent et ils créent des emplois. Pour dire les choses plus simplement, seule une vraie politique de l’offre permet de redistribuer la richesse. » (Les Échos)

- 2017, Franz-Olivier Giesbert : « Si le libéralisme de la Chine reste à prouver, ce n’est pas vraiment le cas du communisme d’une France où 5,6 millions de personnes travaillent dans le secteur public, soit 20 % au moins de l’emploi dans notre pays. [...] Je n’oserai parler d’embrigadement idéologique mais force est de constater que la France est un pays où l’on apprend, dès la petite enfance, que tous nos ennuis viennent de l’ultralibéralisme, souvent qualifié de "sauvage". » (La Revue des deux mondes)

- 2018, Raphaël Enthoven : « Aucune doctrine n’est moins comprise que le libéralisme, en France. La haine qu’il inspire est à la mesure de l’inculture qui sévit. » (Causeur)

- 2018, Nicolas Doze : « Rétablir l’ISF se comprend politiquement, mais n’est pas défendable économiquement. [...] Un pays pauvre est d’abord un pays qui n’a plus de riches. » (BFM-TV)

- 2018, Gaëtan de Capèle : « La France continue, seule en Europe, sa course d’escargots. De la grande offensive contre les dépenses publiques, personne n’a encore vu la couleur. » (Le Figaro)

- 2019, François Lenglet : « Quand la santé est gratuite, la demande est illimitée ! On trouve des gens qui n’ont rien à faire aux urgences mais qui viennent car c’est gratuit. » (LCI)

- 2019, Éric Le Boucher : « Les grèves à l’hôpital ou celle du 5 décembre portent, une fois encore, sur "l’insuffisance des moyens". Avec 56 % du PIB, la France est au premier rang de dépenses publiques. Ce "pognon de dingue", comme dit M. Macron, est amassé chaque année par des prélèvements croissants aux dépens de la compétitivité du pays. Qui peut imaginer sérieusement qu’il est souhaitable et possible de poursuivre indéfiniment dans cette voie ? » (Les Échos)

- 2019, Nicolas Beytout : « Dommage [que le gouvernement] n’ait pas profité de ce moment de générosité pour exiger en retour [des hôpitaux] quelques mesures fortes de réorganisation et de chasse aux dépenses inutiles, dans un secteur qui en compte tant. » (L’Opinion)

- 2019, Brice Couturier : « Il faut à présent s’attaquer aux principaux facteurs de blocage de notre économie : les innombrables incitations à travailler moins et à profiter plus que comporte un système social obèse, au bord de la paralysie. » (Le Figaro)

- 2020, Bernard Guetta : « Le néo-libéralisme n’a certainement pas eu que des torts. Il a sorti des centaines de millions de personnes de la misère absolue [...]. » (Le Point)

- 2020, Nicolas Bouzou : « Nous avons fait le choix de mettre l’économie en sommeil pour protéger la santé des individus. Donc c’est le capitalisme qui se met au service de la santé des gens. Le débat absolu après la crise, ce sera la croissance. Le seul moyen de solvabiliser nos finances publiques, ce sera la croissance. Et la croissance à court terme, ce sera de travailler plus. » (CNews)

 https://www.acrimed.org/Au-nom-du-pluralisme-taisez-vous

COMMENTAIRES  

07/04/2020 13:01 par Roger

Superbe et salutaire appel à la décence...
Mais qu’il soit besoin de le lancer, montre a quel point ces gens là sont sans vergogne, ne connaissent pas l’humilité, et n’ont manifestement pas "l’expertise" qu’on leur a prêtée.
Il faut surtout qu’on arrête de subventionner les media pour surpayer ces cumulards (ils ont tous des jobs bien payés qui semblent de surcroît leur laisser le loisir de fréquenter assidûment les plateaux médiatiques)
Il faut continuer a documenter ce devoir de mémoire, merci ACRIMED de le poursuivre, je ne regrette pas de vous soutenir selon mes moyens.
Si déjà, le monde d’après les relègue, je respire mieux d’avance.

07/04/2020 13:45 par calame julia

Vraiment : certaines phrases je les ai entendues de la bouche de ceux qui les ont prononcées.
Mais celle d’Alain Minc a attiré mon attention, parce qu’il fait y fait le parallèle avec la gravitation
universelle.
Gravitation universelle que personne n’a songé à vérifier si le raisonnement était juste et le
résultat faux ou l’inverse.
Pour presque tous les autres, je me demande s’il sont endo-sol ou exo-sol français ?

07/04/2020 13:54 par pauvre 2

Je me souviens de la déclaration d’Emmanuel Lechypre (l’homme qui enterre les pokémons) : "L’état français obèse va devoir se mettre à la diète." C’était il y a longtemps, à l’époque où j’avais encore la TV, à moins que je ne l’ai vu dans "Les nouveaux chiens de garde".
Bref je regardais ce type, lui même obèse parler de diète pour les Français. Il officie sur BFMER.. et naturellement lui comme les autres se plante à chaque fois. Mais c’est aussi un expert en tout, même en pokémons, c’est dire.

07/04/2020 18:35 par Xiao Pignouf

Je comprends ce que vous dites, pauvre 2... Pour ma part, je dirais que ce gros c... est aussi expert en économie qu’en pokémons... qui sont d’origine japonaise.

Dire que c’est un fils de cheminot...

07/04/2020 20:06 par Elcilag

La formule mythique des Pokémons était : « Attrapez les tous ...! »
Manque encore quelques courtisans neo-liberaux, mais les nommer flatterait trop leur ego car la vanité épargne de la honte.

07/04/2020 23:01 par Duter

Le goudron et les plumes pour les éditocrates !

08/04/2020 10:36 par Assimbonanga

Face à ce mur de consensus capitaliste et de propagande gouvernementale, les médias s’auto-censurent. France Info n’y échappe pas. Voici le titre donné à un reportage diffusé hier :
Réquisitions de masques par l’État : les collectivités locales se sentent lésées.
Le vrai titre, pour dire la vérité, c’était :
- les collectivités locales ont été lésées par l’Etat (contrairement aux entreprises dont on n’a pas saisi les colis).

Voilà, France Info a diffusé l’info, c’est fait, il fallait l’entendre au vol car il y a peu de chances que ce soit surligné et répété en boucle comme le reste des infos de merde. France Info sait, mais France Info ne peut pas insister, ce serait faire de la politique. A vous téléspectateurs de capter au bon moment, il n’y aura pas de séance de rattrapage pour ceux qui sont bouchés.
Plus on a de chaînes d’info moins on a d’infos. Ce sont toutes les mêmes partout et mal analysées.
Pourquoi la Suède et l’Allemagne s’en sortent-elles mieux ? Pourquoi confinent-elles moins ? Combien de morts en maisons de retraites en Suède ? On ne nous dit rien ! C’est parce que leurs hôpitaux sont mieux dotés tout simplement et c’est nous la France qui laissons mourir les vieux en EPHAD car ils n’auraient "pas d’intérêt à" être admis en service de réanimation... . Nous, belle France, on préfère les stocks de LBD et de gaz lacrymo.
Bien sûr, inutile d’espérer avoir des informations sur Cuba, Venezuela et Nicaragua ! Alors là...

08/04/2020 12:41 par robess73

excellent article .moi je vais quand meme un peu plus loin !il ne suffira pas pas de les virer mais de les juger et les condamner a vivre le reste de leurs misérables existences avec le rsa.pour que la lecon soit efficace !la vente de leurs biens personnels etant reinjectée en cotisations pour l hopital public !

08/04/2020 13:14 par Louis St O

Dans un certain sens, ils ont raison. Il faut que l’État fasse des économies.
Alors je propose la suppression de toutes, je dis bien TOUTES les aides aux entreprises, vous savez les CICE et autres pactes de responsabilité, de compétitivité, d’aides à la recherche, diminution ou suppressions des taxes sur l’immobilier …
Mais aussi fini les suppressions des cotisations sociales pour les entreprises. Sans oublier les niches fiscales (194 milliards – en 2017 voir la cours des comptes - Somme confirmée par Madelin - le bolchevik)
Mais pas que, faire beaucoup plus de contrôles sur les fraudes fiscales,
fraudes aux cotisations des entreprises.
Mais aussi les fraudes à l’évasion fiscale, en changeant aussi les lois qui permettent aujourd’hui de faire de l’optimisation fiscale (en fait – autorisation de frauder le fisc).
Ça c’est pour les suppressions et les fraudes.
Maintenant, on peut aussi faire le rétablissement de l’ISF, terminer avec les salaires indécents de certains patrons et de leurs retraites « chapeau ». Taxer les dividendes lorsqu’ils atteignent des montants astronomiques.
Liste est non exhaustive…
Non seulement on va faire des économies mais en plus on va pouvoir s’en payer des lits dans les hôpitaux.

08/04/2020 17:48 par Assimbonanga

Il y a les économistes, mais il y a mieux : les chefs économistes. L’invitée de France-Inter ce matin en était une bonne ! Je vous conseille la fiche wikipedia de Laurence Boone.
- Elle commence sa carrière en tant qu’analyste chez Merrill Lynch Asset Management
- En 2004, elle rejoint Barclays Capital France en tant que chef-économiste
- En 2011, elle devient chef-économiste Europe de Bank of America Merrill Lynch.
- Elle est membre du conseil d’administration du Groupe Kering (ex-PPR) depuis 2010
- Elle participe à la réunion du Groupe Bilderberg de 2015
- Son départ le 14 mars 2016, pour rejoindre le groupe Axa comme chef économiste, est annoncé en janvier de la même année.
- Et elle est chevalière de la légion d’honneur. Normal.
Le titre de l’émission : "Le plus important c’est permettre à l’économie de redémarrer rapidement, et pour ça il faut l’argent public".
Ben tiens ! Macron est en train de mettre en perce les caisses publiques au profit des patronats.

08/04/2020 18:37 par Estienne Athurion

à Nicolas Doze : « Un pays pauvre est d’abord un pays qui n’a plus de riches. »
NON : « Un pays riche est un pays qui n’a pas de pauvres. » ET ( très accessoirement ) une infrastructure de santé performante !
Editocrates ploutocrates

09/04/2020 08:44 par pierreauguste

Oui leurs chiens de garde aboient toujours....Mais je ne comprends pas pourquoi ces noms sont connus de vous ,pourquoi d’aucuns vont encore dans leurs radios ,télés ou journaux ! A quoi cela sert t’il,de toutes les façons ils vous ridiculisent,juste après vos interventions.Mettez donc votre énergie à créer des infos parallèles ,à faire de la pub pour le GS,pour Basta le Média ou des tas d’autres.Invitez les gens à chercher l’information ailleurs que chez ceux qui gagnent un salaire 10 fois supérieur aux leurs et qui donc ne font que défendre leur pitance " en léchant la gamelle des rois". Ne rêvez plus de Miami, Courchevel,le Touquet,ces lieux "télé visualisés" ou ils vous font croire qu’est la vie,mais écoutez la rivière que le bruit de leurs avions qui transportent la mort ne cache plus .Et même ,vous pouvez essayer d’écouter voir entendre "Heureusement ,le ramassis d’escrocs,d’imposteurs, d’industriels....toute cette cour de Mazarin sous neuroleptiques...qui pour l ’heure tient le pays,manque du plus élémentaire sens dialectique....Chaque manœuvre par quoi ils se figurent conforter leur pouvoir achève de le rendre haïssable....."Julien Coupat.

09/04/2020 20:10 par Danael

Bien dit et très bon titre. Encore un exemple :
Tsss... les quatre vérités de Ruffin sorties d’une cuisine dit le jounaleux sur son plateau en carton pâte où s’agite sa marionnette. Je préfère de loin la cuisine de François lieu concret de la bonne odeur de café partagé et comme décor arrière son frigo couvert de mots ( les rires et les colères de tous) sortis de la conscience et du cœur. Bien plus de vérité là.
https://youtu.be/qqLZAyd_96k
On n’oubliera pas :
https://youtu.be/uSG2eDVLEQw

10/04/2020 18:22 par Byblos

- 1997, Alain Minc : « La mondialisation est à l’économie ce que l’air est à l’individu ou la pomme à la gravitation universelle. » (Le JDD).
Si j’ai bien compris le "génial" Alain Minc, il prédit que la mondialisation va CASSER l’économie comme la pomme a cassé le nez d’Isaac Newton.

10/04/2020 18:43 par Byblos

- 2002, Arnaud Leparmentier : « Depuis vingt ans, les États européens ont fait le mauvais choix. Ils n’ont guère augmenté leurs dépenses régaliennes — police, justice, armée, dépenses administratives — [...] En revanche, l’État social (santé, retraites, allocations familiale, chômage, aide au logement, RMI) ne cesse de progresser. » (Le Monde)
Constat intéressant quoi que pourrait en penser son propre auteur.
Ce qu’il relève et réprouve n’est rien d’autre que le passage (lent, trop lent, tourmenté) de la monarchie qui contrôle la population, sévit contre elle et défend son pré carré à une démocratie qui s’occupe du bien être des citoyens.

13/04/2020 08:26 par GARDES

Je ne supporte plus !
Chaque fois qu’à la télé on nous montre comment est vécu le confinement, c’est -toujours- quasiment toujours - un reportage chez des bourges ! Il n’y a qu’à voir les intérieurs des appartements où sont filmés les gens interrogés ! Et, si ce n’est pas un appartement, pour le moins correct, ou de standing, ce sont des extérieurs de très belles maisons dans les jardins desquels sont questionnés des retraités fortunés en pleine forme... Dallas à la française ! Pourquoi ce parti pris, cette censure, cette occultation d’une partie des gens de ce pays, de ses forces vives, "laborieuses" ? Le pays ne serait-il donc peuplé que de riches ? Qui est à la base de leurs richesses ?
Si ! hier soir (dim.) sur A.2. on a montré un quartier de familles populaires : c’était pour illustrer du "sordide" : violence, ultra violence conjugale...Entre censure et reportage "à la con", sans aucun/aucun intérêt, voilà comment les médias dominants traitent l’actualité en ce moment...Se contenter de cette situation encore longtemps ?...

13/04/2020 11:06 par pierreauguste

Ben merde @" Garde",t’as pas un chalet à Courchevel ou une villa au Touquet,Tu fais donc pas partie de ceux qui comptent,de ceux qui font l’opinion,les gens tendances qui devant les vitrines des magasins ne se posent pas la questions de la quantité d’argent sur leur carte bleue avant d’ acheter,de ceux qui adorent Miami (dire myami),de la classe moyenne supérieure,médecins spécialistes,hauts fonctionnaires,et justement journalistes,ceux qui font le montage et décident des images à véhiculer jusqu’à ton cerveau.À ce sujet il parait que ce n’est pas Macron qu’applaudissaient les infirmiers(eres)de l’Inserm mais la prise de parole d’un délégué Cgt....Fabrique de l’opinion ,toujours ,enfumage encore,société du spectacle à jamais,comme d’ab....Je suis comme toi "Garde" et on est des millions comme toi.Alors.....

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