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La Syrie victime des conquêtes de l’OTAN

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Napoléon l’avait compris. Pour mener une guerre hégémonique, il faut commencer par quelques annexions faciles qui fourniront les hommes nécessaires aux autres conquêtes. Il avait réussi à dominer l’Europe grâce à ses italiens, ses allemands, ses autrichiens, ses polonais, etc., bref, grâces aux européens eux-mêmes. Par la suite, les anglais et les français ont réussi à coloniser le monde grâce aux soldats indigènes encadrés de métropolitains. Ils ont ainsi créé des armées coloniales (…)

La CPI se révèle n’être qu’un autre Guantanamo

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Ils s’étaient pourtant donné beaucoup de mal pour lui donner un aspect respectable, lui peaufiner un caractère universel. Ils lui ont affecté de grands juristes attifés de leurs grandes robes solennelles censées représenter la sérénité de la justice. Cette belle entité universelle, c’est la Cour Pénale Internationale, la CPI, sise à La Haye. Cœur sur la main, ils avaient juré, grâce à elle, de lutter contre l’impunité, les injustices et les crimes contre l’humanité partout dans le monde. (…)

La guerre des ONG

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Il existe des hommes exceptionnels dans l’Histoire auxquels on aimerait s’identifier. Parmi eux, les plus en vue et les plus côtés sont ceux qui ont apporté quelque chose à l’humanité, ou qui se sont engagés dans des combats pour l’humanité. Ce qui tendrait à montrer, malgré les apparences, que l’empathie est l’une des premières qualités de l’Homme. On a vu, par exemple, dans les années 70-80, des milliers de jeunes se lancer dans des études médicales pour satisfaire une vocation suscitée, (…)

Bachar Al Assad le rebelle

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[...] On commence d’abord par faire "comme si", en mettant en place des situations à partir desquelles se créeront d’autres situations qui, elles-mêmes, serviront de bases pour encore d’autres développements, et ainsi de suite, le tout tendant à aller vers l’objectif final. [...] Les dernières innovations de ces techniques sont en train de s’appliquer à la Syrie. Après deux ans de manipulation où chaque situation découle de la situation précédente, on vient de passer à une étape (…)

Un remake de Suez

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Octobre 1956. Vous en avez certainement entendu parler ou, peut-être les anciens s’en souviennent-ils. C’était le début de ce que l’on a appelé et qu’on appelle encore pudiquement l’expédition de Suez. Un voile de pudeur semble vouloir recouvrir cet évènement, et l’on en comprend les raisons. Mais cacher une partie de l’Histoire, c’est volontairement décider de ne pas en tirer les leçons. Elles sont pourtant très intéressantes. Si on revoit froidement les faits, on peut considérer qu’ils (…)

Négociations sur le nucléaire iranien : un simple jeu de rôles

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Un round de plus vient de se terminer à Alma-Ata, au Kazakhstan, après 2 jours de discussion sur le Nucléaire iranien. Comme d’habitude, ils se sont séparés tous contents, se fixant un prochain rendez-vous en Mars à Istanbul. Tous gagnants. Qui sont les protagonistes ? Les deux habituels : l’Iran d’un côté, les six (les 5+1 qu’on ne présente plus) de l’autre, et un organisateur qui, comme pour les jeux olympiques, change d’une rencontre à l’autre. Le scénario est toujours le même, avec (…)

Guerres impérialistes : des soldats sans visage

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On sait tout des djihadistes ; leurs chefs, leur modus operendi, leurs origines, les noms des groupes auxquels ils appartiennent, jusqu’aux détails de leurs différences. Rien de ce qui les concerne ne nous est étranger. Leurs états d’âmes nous sont aussi familiers que ceux de nos collègues de travail. Ce qu’on appelait prudemment nébuleuse, n’en est plus une. Ses contours sont désormais bien dessinés. On sait qui est qui et qui fait quoi, au point que toutes leurs actions sont devenues (…)

Les vraies victimes du terrorisme

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Il parait que le terrorisme c’est fait pour terroriser. Ce serait même une lapalissade. Malgré tout, sans aller jusqu’au niveau de Charles Pasqua qui, lui, voulait terroriser les terroristes, j’avoue que ça ne me fait pas peur. Et il y en a beaucoup comme moi. Je crois même que nous représentons une très large majorité en France. Est-ce par bravade ? Par inconscience ? Par courage ? Rien de tout ça. Il eut fallu, pour cela, qu’il y ait un réel danger. Ce qui n’est pas le cas, si l’on se (…)

Poutine, prix Nobel de la Paix 2013

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On peut rêver. Mais ça restera un rêve. Le prochain prix Nobel a plus de chances de se retrouver chez un certain émir du golf ou entre les mains de certaines stripteaseuses qui adorent chanter dans les églises. Un chien qui mordrait Poutine aurait toutes ses chances. C’est dire… Prix Nobel pour Poutine ? Même pas en rêve. Pourtant… Pourtant, s’il est un défenseur de la paix mondiale aujourd’hui, un parmi peu, c’est bien lui. Bien obligé. Question de vie ou de mort. Non pas pour lui, (…)

La France surpasse les États-Unis

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Sarkozy l’a voulu, Hollande l’a fait. Nous sommes enfin parvenus au sommet. Jusqu’ici, il n’y en avait que pour les États-Unis. On ne voyait qu’eux. On ne parlait que d’eux. C’était eux la puissance. Et nous, nous avions beau faire, nous passions inaperçus. Nos ressortissants pouvaient aller n’importe où dans le monde, on ne les voyait même pas. Cela devait cesser, et Sarkozy a fait ce qu’il fallait. Il nous a réintégrés dans le concert des grands. Bien sûr, il a fallu donner un petit (…)

Mali : Faux putsch, fausse guerre

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Depuis le début de l’intervention française au Mali, tous les journaux en parlent à longueur de colonnes. Pour dire quoi ? Rien ou presque. On nous relate des prises de localités desquelles l’ennemi s’est enfui, des bombardements dans le désert vide lui aussi. Et de poursuite de djihadistes insaisissables. De temps en temps, on nous informe qu’un mirage a décollé de telle ou telle base, un gros « bang », causé par un avion dépassant le mur du son, a été entendu dans le sud de la France. (…)

La guerre : d’abord une guerre contre le peuple.

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Depuis le début de la guerre au Mali, Monsieur Laurent Fabius s’est efforcé de présenter l’intervention française et les frappes aériennes, destinées, dit-on, à bloquer les « terroristes » maliens, comme un succès. Et de rajouter que l’engagement militaire français était une « question de semaines ». Pourquoi les dirigeants se sentent-ils toujours obligés de minimiser la durée estimée d’un conflit ? On se souvient des poilus qui, en août 1914, partaient la fleur au fusil, persuadés de (…)