Auteur CB

Journaliste, on est mal

CB
Vous avez ici l'article original, que j'ai légèrement modifié http://www.lexpress.fr/actualite/societe/animal-on-est-mal_996391.html Surfant sur la vague de l'acquisition de la presse par quelques groupes industriels, une nouvelle tribu émerge : les adeptes du 100% ridicule. Nulle trace dans leurs articles, ni de journalisme, ni de profondeur, ni de professionnalisme, ni de déontologie. « Les industriels sont nos amis et on ne nuit pas à ses amis » enseignent-ils à leur progéniture. Eux ce sont les journaleux - à prononcer « personnes égarées dans le journalisme » -, comprenez journalistes version molle. Une communauté avec beaucoup de magazines qui se vendent bien surtout pour leurs nombreuses publicités qui représentent souvent le quart du nombre total de pages. Aucune étude ne permet de les dénombrer avec certitude, trop nombreux d'après certaines sources non-officielles. Trop nombreux, mais peu convaincus et peu engagés. Par contre, ils sont très visibles. Parmi eux (…)

Le sublime est-il chose du passé ?

CB
Voilà une certitude : peu de choses nous poussent, dans nos sociétés contemporaines, à la recherche du sublime de la tradition philosophique. Tout au contraire, nous assistons à une glorification directe et sans vergogne de l'éphémère et du matériel. Est-ce à dire que l'homme a perdu son esprit ou que, ne pouvant l'acheter ni le posséder, à la manière d'une chose, il ne le regarde plus ? Et l'esprit aurait besoin qu'on s'intéresse à lui de la même manière qu'une fleur a besoin d'eau. Le constat est accablant et regarder la nature dénaturée par l'abondance des publicités qui n'incitent surtout pas à remplir son esprit ne rend guère plus optimiste. Qu'avons nous perdu en gagnant le confort matériel ? Était-ce inévitable ? Est-ce une fatalité ? Est-ce un constat objectif malgré son pessimisme affiché ? Y a-t-il une incompatibilité totale entre nos vies modernes et la recherche du sublime ? Et, le cas échéant, pourrions-nous retrouver cet émerveillement philosophique voire mystique ? (…)

Origine des mots

CB
ministre : celui qui est chargé d'une fonction, d'un office ; celui dont on se sert pour l'exécution de quelque chose. Lat. minister (serviteur, domestique) ; le mot est de même radical que l'osque ministreis, génitif correspondant à minoris ; et, par conséquent, il est fait par rapport à minus comme magister est fait par rapport à magis. source Littré Tout ou presque est dit : loin d'être au dessus, le ministre est normalement en dessous, en bas. Le ministre est un subalterne, un serviteur. Il exécute les ordres et ne détient sa fonction que par la grâce et la bonne volonté du maître. Il doit des comptes au maître et est responsable devant celui-ci. Or, qu'avons-nous fait de cette fonction ? Nous nous inclinons devant ceux qui doivent s'abaisser, nous exécutons les ordres de ceux qui sont sous notre commande, nous nous soumettons à nos valets, nous avons transformé les serviteurs en rois. Et ces serviteurs travestis, qu'ils n'oublient jamais d'où vient leur pouvoir, qu'ils (…)