Colombia Informa
Ce matin, un communiqué du groupe paramilitaire Águilas Negras (Aigles Noirs) a circulé par courriel, menaçant de mort des communicateurs, journalistes et membres de médias populaires, dont Colombia Informa. Il y a quelques jours, les menaces touchaient Canal Capital, Telesur et l’agence colombienne Reporteros sin fronteras. Il s’agit d’une stratégie de terreur qui utilise la répétition et la brutalité mais qui n’atteint pas l’effet escompté. Au contraire, les réseaux de dénonciation et de solidarité en sont renforcés.
Ainsi commence ce long texte qui s’étend sur deux pages et qui n’épargne pas divers noms de personnes et références à des médias populaires de communication, qui sont immanquablement liés par les auteurs aux organisations insurgées engagées dans un processus de paix, et réitère chaque fois des menaces de mort.
Il y a une semaine, a circulé une lettre signée par le même groupe paramilitaire. Cette fois-ci, ils menaçaient les journalistes et travailleurs de canaux publics de télévision comme Telesur et Canal Capital et l’agence colombienne Reporteros sin fronteras.
Le groupe Águilas Negras, tout comme les autres groupes résiduels de l’activité paramilitaire continuent d’utiliser des stratégies d’intimidation à l’égard de toutes les expressions sociales et politiques qui se montrent critiques envers le modèle de politiques guerrières qui, ces dernières années, sont remis en question par des secteurs de plus en plus nombreux de la société qui appuie les dialogues de paix. Durant la (…)
Colombia Informa
Depuis le 20 octobre, partout à travers le pays, des prisonniers ont entamé une grève et diverses actions de désobéissance civile en réponse à ce qu’ils appellent une « politique criminelle injuste et exclusive ». Ils affirment que le système carcéral et pénitentiaire actuel les soumet à une mauvaise alimentation, des soins de santé déficients, des procédures juridiques et administratives lentes et inefficaces et diverses violations de droits humains.
Cette grève fut appelée par le Mouvement National Carcéral (Movimiento Nacional Carcelario -MNC) dans l'objectif de faire connaître ces demandes à l'opinion publique et ainsi, d'exercer des pressions sur le gouvernement national afin de résoudre la crise carcérale en Colombie, qui dure depuis plusieurs années et qui n'affectent pas seulement les 9500 prisonniers politiques colombiens, mais bien tous les prisonniers dans leur ensemble.
Parmi les revendications, nous retrouvons la mise sur pied d'une table nationale de concertation qui réunirait la société civile et le gouvernement national afin de trouver une solution à l'urgence sociale et humanitaire dénoncée par les prisonniers. Ils appuient également le projet de loi 082 qui se retrouve devant le Congrès de la République et qui réduirait de 20% les sanctions imposées aux prisonniers colombiens. Cependant, les prisonniers soulignent que ce projet de loi ne doit pas être conditionnel aux évolutions du dialogue qui se déroule à (…)