Auteur Colombiennes et Colombiens pour la Paix

Lettre au Président Juan Manuel Santos et au Commandant de l’Armée de libération nationale (ELN) Nicolas Rodriguez Bautista (Semanariovoz)

Colombiennes et Colombiens pour la Paix

Aucun processus vers la paix n’est parfait. Des bases minimales sont nécessaires ainsi que la disposition au dialogue pour cimenter les changements qui rendent possible une paix stable et soutenable. Nous vous encourageons à parvenir à ces minimums qui offriraient de nouveaux espoirs à la Colombie...

Monsieur Juan Manuel Santos Monsieur le Président de la République Monsieur Nicolas Rodriguez Bautista Commandant de l'Armée de libération nationale (ELN) Recevez un respectueux salut, À plusieurs reprises depuis un an nous avons entendu et vu diverses manifestations d'une disposition à initier un processus de conversations pour une solution à l'insurrection et au conflit armé. Malgré les imprécisions propres à la confrontation armée et au débat politique qui l'accompagne, nous estimons que cette disposition continue d'exister. Nous vous invitons à envisager l'éventualité de gestes humanitaires, comme signe de la volonté qui est la vôtre de parvenir à rapprochement qui rende le dialogue possible. Nous invitons l'ELN à libérer le caporal Carlos Fabian Huertas, membre de la force publique, que vous détenez depuis mai dernier. Dans le même sens nous invitons le gouvernement national à rendre public le compte rendu concernant la situation carcérale, qui a été remis par (…)

Colombie : Trois lettres pour le dialogue

Colombiennes et Colombiens pour la Paix
Monsieur le Président Juan Manuel Santos Président de la République Palais de Nariño Bogotá Le mardi 17 janvier 2012 Avec ce courrier nous souhaitons vous saluer cordialement et vous signaler notre évaluation positive de vos dernières actions, notamment votre message de Noël, dans lequel vous avez fait référence à la paix, ainsi que celles de certains membres du gouvernement à propos de ce droit des Colombiennes et des Colombiens. Nous considérons que ces expressions sont un signe qui reconnaît la clameur pour la paix qui croît dans certains secteurs de la société colombienne et dans la communauté internationale. La gravité de la confrontation militaire sans répit qui provoque de grandes souffrances, un profond déchirement et des pertes irréparables pour des centaines de familles colombiennes, aussi bien des combattants que des civils installés sur les espaces du territoire national et dans les régions frontalières où existent des affrontements continus et une tension (…)