Auteur Doug Bandow

La Syrie et l’histoire de l’interventionnisme américain (Cato Institute)

Doug Bandow
Le désir de s’ingérer un peu partout dans le monde reste fort à Washington. La seule certitude est que presque toutes les interventions finissent en conséquences inattendues négatives, qui elles-mêmes génèrent une pression pour davantage d’ingérence pour y remédier. Ce phénomène se manifeste clairement en Syrie. Les demandes d’intervention contre le président Bachar El Assad vont crescendo. Nageant à contre-courant, Daniel Pipes, président du Middle Eastern Forum, a récemment affirmé que « les « États occidentaux doivent soutenir la dictature pernicieuse de Bachar al-Assad ». En fait, Pipes a proposé de soutenir à peu près tout le monde. Non qu’il veuille qu’Assad gagne. Il préférerait que ni le régime ni l’opposition ne gagne. Selon Pipes « une victoire des rebelles accroîtrait considérablement l’influence d’un gouvernement turc de plus en plus voyou, tout en mettant au pouvoir des djihadistes qui prendraient la place du gouvernement Assad. La poursuite des combats cause (…)

Les Etats-Unis étalent leur hypocrisie : Washington dénonce l’armement de la Syrie par la Russie tout en armant le Bahreïn (Forbes)

Doug Bandow
Il n'y a pas si longtemps, la Secrétaire d'Etat Hillary Clinton disait que le Président Bashar Assad était une force de réforme. Maintenant elle se dit scandalisée par la Russie accusée de soutenir Assad en lui livrant des armes. Au même moment, les Etats-Unis sont en train d'armer le gouvernement de Bahreïn, qui opprime sa minorité Chiite. La duplicité et l'hypocrisie sont peut-être inévitables en diplomatie, mais une duplicité et hypocrisie flagrantes ne le sont pas. Dénoncer solennellement Moscou parce qu'il se comporte comme Washington ternit l'image internationale de l'Amérique. La Syrie est une tragédie, une guerre civile où la majorité de la population tente de renverser une dictature familiale. Mais contrairement à la Libye, une partie importante de la population soutien Assad ou s'oppose à une révolution qui pourrait déboucher sur une vague de violences contre les minorités ethniques et religieuses. L'avenir est sombre et il n'y a pas grand-chose que Washington puisse (…)