Eliécer Jiménez Julio
Plus de 250 détenus en procédure judiciaire et 500 blessés de différents degrés de gravité, parmi eux, des étudiants qui ont perdu la vue, c’est le bilan laissé jusqu’à présent par les attaques perpétrés par les forces publiques, l'ESMAD et la police colombienne contre les manifestations de protestation que les étudiants universitaires mènent dans toute la Colombie depuis plus de deux mois.
Un nombre supérieur à 600’000 étudiants appartenant à 61 établissements d'enseignement public, dont 32 universités, sont en grève générale accompagnés par des enseignants et de la communauté en générale. Ils réclament plus de budgets et de financements pour le bon fonctionnement des établissements publics d'enseignement supérieur en Colombie, a confirmé Fabricio Muñoz, responsable des étudiants et responsable de l'Association colombienne des étudiants universitaires, ACEU.
"Nous luttons pour sauver l'université publique du pays. En effet, depuis 1992, en Colombie, les différents (…)
Eliecer Jiménez Julio
La systématisation et la généralisation des assassinats, des tortures, des mauvais traitements, des déplacements forcés, de la surpopulation dans les prisons colombiennes, des détentions de défenseurs des droits humains, la stigmatisation et la judiciarisation des organisations sociales qui réclament pacifiquement et dignement des droits et des garanties et qui sont qualifiées de terroristes par l’État colombien, ainsi que la consécration de ressources économiques immenses à la guerre au détriment de l’éducation et de la protection de l’enfance colombienne ont été dénoncées comme des pratiques constantes de violation des droits humains par le gouvernement de ce pays sud-américain.
C'est ce qu'ont dénoncé, ce mercredi 26 mars, diverses organisations internationales qui veillent à la défense des droits humains et la représentante du gouvernement suisse devant l'ONU, lors de la 25e session du Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU dont le siège est à Genève en Suisse et devant lequel la Haut Commissaire, Navi Pillay, a présenté un rapport dans lequel, bien qu'ayant souligné l'action de l'État dans la recherche d'une issue négociée au conflit armé interne, elle s'est montrée dure et sévère dans ses recommandations exhortant le gouvernement à s'acquitter “ avec détermination de ses obligations internationales en ce qui concerne la réalisation progressive des droits économiques, sociaux et culturels” et le priant “d'élaborer et d'appliquer une politique qui assure la représentativité à tous les niveaux des institutions publiques sur la base de l'ethnie, du genre, entre autres critères. ”
Le rapport noir et terrifiant de l'ONU sur la Colombie précise que “en (…)
Eliécer Jiménez Julio
"On est surpris qu’une Européenne fasse partie des FARC, mais on ne dit rien quand les USA s’associent avec des criminels de guerre comme Uribe" .
"Si la paix est signée, je resterai en Colombie pour exécuter les tâches nécessaires" .
"La communauté européenne doit profiter de la crise pour réinventer un nouveau système plus juste et équilibré" .
Tanja Nijm eijer, la combattante internationaliste hollandaise qui fait partie des insurgés des FARC-EP en Colombie, également connue comme "Eillen" ou "Alexandra", et qui fait partie depuis plus de 11 ans de la guérilla la plus ancienne du continent américain, membre aujourd'hui de la commission de paix des Forces Armées révolutionnaires de Colombie qui mène des dialogues avec le gouvernement colombien, s'adresse au peuple européen depuis La Havane, à Cuba.
Habituée à porter son fusil et l'uniforme vert olive dans les forêts colombiennes, Tanja, dans son nouveau rôle à La Havane, aux côtés de ses camarades de la délégation de paix des FARC-EP au sein de laquelle tous font tout, nous a accordé un entretien en exclusivité pour l'Europe, au cours duquel elle nous a fait part de ses points de vue sur la crise économique que traverse le vieux continent et sur son avenir personnel en cas d'accord de paix en Colombie, et de son message pour les femmes et la communauté européenne (…)