Auteur Fedor Loukianov
12 janvier 2013
Un an de plus avec Bachar al-Assad - (RIA Novosti)
Fedor Loukianov
L'année 2013 démarre comme 2012 : on parle de la guerre en Syrie en attendant un renversement du président. Toutefois aujourd'hui, plus personne n'affirme avec autant de certitude que les jours du dictateur sont comptés. En 2012, on a annoncé trois fois que la situation était sur le point d'être réglée. Assad perdait des collaborateurs haut-placés au profit de l'opposition, des explosions retentissaient à Damas, tuant des représentants du gouvernement, les rebelles annonçaient contrôler la majorité du territoire du pays, l'opposition était reconnue comme représentante légitime du peuple par les puissances européennes. Mais au final, rien ne s'est produit. Pendant les premiers jours de l'année 2013, Bachar al-Assad s'est adressé à la nation et son message laisse à penser qu'il ne se prépare pas du tout à capituler. Au contraire.
Tous les yeux sont rivés sur la Syrie et pas seulement en raison de la violente guerre civile qui secoue le pays. Ce conflit est devenu la quintessence de (…)
26 novembre 2011
La guerre russo-géorgienne de 2008, un tournant géopolitique
Fedor Loukianov
Dmitri Medvedev a fait une intervention remarquée dans un discours devant les officiers de la région militaire Sud en début de semaine. Evoquant la guerre russo-géorgienne d’août 2008, le président russe a ouvertement déclaré que "pour certains partenaires, y compris pour l’Otan", les opérations militaires en Géorgie étaient le signal indiquant "qu’avant de prendre une décision concernant l’expansion de l’Alliance, il [fallait] penser à la stabilité géopolitique."
En fait, c'est la première reconnaissance officielle du fait que le conflit avec la Géorgie n'était pas seulement associé à la "défense des compatriotes", comme cela avait toujours été affirmé, mais également à la nécessité de stopper le changement de situation stratégique le long de la frontière russe. Ce n'est pas par hasard si la Géorgie a été la première à réagir. Tbilissi a immédiatement déclaré que la Russie assumait la responsabilité du déclenchement de la guerre.
La question de savoir si le chef de l'Etat russe devait tenir de tels propos en public est discutable. Il faut reconnaître que Dmitri Medvedev n'a pas toujours fait preuve de tact dans ses déclarations sur le conflit en Ossétie du Sud. Après la guerre il a dit que la Russie avait une "zone d'intérêts privilégiés" qu'elle défendrait par tous les moyens. Ce qui a déclenché un tollé, car on y avait perçu une confirmation de l'aspiration éternelle de la Russie à l'expansionnisme, et on le rappelle encore au (…)

