Auteur Gabriela Avila Gomez

Cuba : l’obsession des États-Unis

Gabriela Avila Gomez

DEPUIS de nombreuses années, Cuba est un thème récurrent à l’ordre du jour de tous ceux qui sont passés par la plus haute fonction politique des États-Unis. Les discours se répètent, mais la rhétorique reste la même

DEPUIS de nombreuses années, Cuba est un thème récurrent à l'ordre du jour de tous ceux qui sont passés par la plus haute fonction politique des États-Unis. Les discours se répètent, mais la rhétorique reste la même, et si à moment donné une amélioration des relations bilatérales avait été amorcée, l'administration de Donald Trump a (pratiquement) tout réduit à néant. L'un des derniers épisodes s'est produit alors que le monde fêtait la Journée des droits de l'Homme. Pour la « célébrer », le Secrétaire d'État étasunien, Mike Pompeo, a soi-disant envoyé une lettre – arrivée d’abord aux medias avant de parvenir à son destinataire – au ministre cubain des Relations extérieures (Minrex), Bruno Rodriguez, dans laquelle il exprime sa « préoccupation » concernant les droits de l’Homme sur l'Île. Même si l'engagement de Cuba sur cette question a été démontré à maintes reprises, avec l'aval de représentants d'organisations multilatérales qui ont visité la Grande Antille, les attaques du (…)

Lula et le « crime » de la gauche

Gabriela Avila Gomez
Le « crime » de Lula, c’est d’être de gauche, dans un contexte où les forces de la droite internationale imposent leur hégémonie déstabilisatrice dans la région. Son « crime », c’est d'avoir aidé à fonder, il y a 38 ans, le Parti des travailleurs (PT), une plateforme qui a donné la parole aux mouvements syndicaux et qui se bat pour leurs droits. Le « crime » de Lula est d'avoir remporté les élections présidentielles de 2002 en tant que représentant du PT et d'être devenu le président ayant obtenu le plus de voix de l'histoire du Brésil. C’est d’avoir quitté son second mandat avec 80% d'approbation, offrant à son pays une croissance économique de 7,5% et un salaire minimum 54% plus élevé que celui de son premier gouvernement. Le « crime » de cet ouvrier métallurgiste, c'est d'avoir sorti plus de 30 millions de Brésiliens de la pauvreté, d’avoir réduit le taux de chômage et placé son pays sur la carte des puissances émergentes. Le « crime » de Lula, c’est d’avoir inspiré le (…)

L’Amérique n’a pas de maître

Gabriela Avila Gomez

Une fois de plus, revenus aux principes de la doctrine Monroe, les États-Unis prétendent faire de la région son « arrière-cour » « L’AMÉRIQUE aux Américains » est une expression qui résonne depuis le 19e siècle aux oreilles de ceux qui luttent pour l’intégration régionale et pour l’unité au-delà de la diversité

Cette expression, qui répond à la doctrine Monroe, attribuée au président James Monroe, semblait avoir été reléguée un certain temps dans un recoin des diverses administrations des États-Unis, bien qu’elle n’ait jamais été abandonnée. Aujourd'hui, le gouvernement étasunien, dirigé par le président Donald Trump l’a remise au goût du jour, plus présente que jamais, depuis sa candidature à la Maison-Blanche sous le slogan de campagne « Make America great again » (Rendre l'Amérique grande à nouveau). Telle a été sa politique depuis l'année dernière, lorsqu’il a pris les commandes du pays : il s’est attaqué aux migrants, il a défendu l’idée du « protectionnisme » économique et, concernant notre île de Cuba, il est revenu sur bon nombre des avancées réalisées au cours du précédent mandat de Barack Obama. À présent, son objectif est de s’abattre avec cette force supplémentaire sur nos peuples d'Amérique latine. L'un des hauts fonctionnaires de l'administration Trump, le Secrétaire (…)