Auteur Karoll

Cameroun, "l’âme" dont n’hérite pas Paul Biya

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D'une guerre coloniale à une guerre néocoloniale, il n'y a qu'un pas mais beaucoup de morts. Des dizaines de milliers de morts, faute de ne pouvoir dire exactement ces chiffres manipulés et d'autant plus occultés car il s'agit d'une guerre totalement rayée de l'Histoire officielle. Celle qu'on enseigne, qu'on conditionne dans les têtes des citoyens français pour qui l'Afrique de France, et puis un pas plus tard la Françafrique comme exemple de pacifisme et de "démocratie". Qu'incarne l'âme du Cameroun, représenté souvent comme l'Afrique en miniature, de par sa variété de climats allant des forêts tropicales du Sud à la Savane du Nord en passant par les montagnes de l'ouest. Cette expression vaut aussi pour sa diversité de peuples qui ne comptent pas moins de 366 ethnies et de 240 langues. Ses plus anciennes populations, comme on dirait des aborigènes ou encore des indigènes sont certainement sans conteste les pygmées, qui au passage, sont victimes aujourd'hui du processus de (…)

L’OTAN passe si vite, nous allons mourir !

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"On avait demandé à un porte parole de la commission des relations internationales de la Chambre des représentants si le Tribunal pénal international se retournerait contre l'OTAN pour les crimes de guerre qu'elle a sans doute commis en Yougoslavie. Il a répliqué : "Vous avez plus de chances de voir l'immeuble de l'ONU être démantelé brique par brique et précipité dans l'Atlantique que de voir des pilotes de l'OTAN déférés devant un tribunal de l'ONU". (...) Jamie Shea, porte parole officiel de l'OTAN pendant la guerre s'est vu poser une question identique en mai dernier. Il a écarté la menace d'une responsabilité de l'OTAN dans les crimes de guerre. Il a affirmé que l'OTAN était l'amie du tribunal. Les pays de l'OTAN sont ceux qui ont fondé le tribunal. Ils l'ont établi, financé, soutenu jour après jour. .." Extrait du livre DE LA PROPAGANDE de Chomsky (entretiens avec David Barsamian) page 282, édition fayard. Si on se pose la question de savoir pourquoi le peuple qui (…)

Pour une féminité décomplexée

Karoll
Le combat féministe laisse perplexe ceux et surtout celles qui y voient peu d'éléments relatif à la féminité, concept lui, qui entendu de manière péjorative parce qu'il renverrait à une forme de sensibilité, de faiblesse ou plus communément, ferait référence à la sensualité instrumentalisée que le féminisme, avec sa prétention de masculinité tend à renier. Bien évidemment, il ne s'agit pas de saboter le combat de la femme mais au contraire, d'en dénoncer les contradictions et la manière dont est instrumentalisée cette résistance qui trop souvent est ancrée mentalement dans les consciences par de nombreux complexes intérieures que la femme elle-même n'assume pas et son combat semble parfois encore une fois être celui que l'homme lui dicte. A de nombreuses occasions, elle ne fait pas preuve de solidarité avec ses pairs, qui sont avant tout les autres femmes contre lesquelles elles s'offusquent souvent au bonheur de ce que l'homme a voulu qu'on fasse d'elle : une femme objet de tous (…)

Qui est vraiment intégriste ?

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Etre crédule dans ce monde devient d'une banalité si aberrante qu'elle pousse à sourire plus qu'à pleurer, alors que ce que nous offre le tableau de peinture mériterait bien des larmes dans une société aux couleurs qui ne s'assortissent pas, aux teintes bien trop sombres et au cadre bien trop morose. Cela commence des la sphère privée avec la crédulité intime, amoureuse, familiale ou amicale qui fait douter l'être humain de son partenaire, de son pair pour finir par y nourrir une peur intérieure poussant certains à commettre les pires crimes sur ceux qu'il considèrent comme les leurs. La sphère sociétale devient alors le jeu des pires barbaries avant tout par le monde du travail où seul le profit compte. Le marchandage qui devrait rester celui des objets, des biens, n'est que celui qui alimente les maux par le biais des humains. Alors que la consommation des personnes est une ruse élémentaire, on ne peut pas en dire autant de la libre circulation de l'individu, qui, en dehors de (…)

Le besoin d’un «  héros » politique

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Si des l'enfance, les représentations sont tournées vers l'identification d'un héros symbolique, animé des plus belles qualités que l'on rêverait de s'approprier, elles restent constitutives du cheminement de l'adulte et du conditionnement de notre pensée ayant atteint l'âge mûr. En effet, s'identifier à des héros vivants, et bien encore plus quand ceux-ci meurent, c'est d'une part puiser des ressources dans une mémoire à travers laquelle on peut se repérer, se reconnaitre, mais c'est aussi un souvenir ou plutôt une projection du présent, voire de l'avenir, qui peut être surinvesti et servir de moyen ou de politique pour stériliser voire caricaturer les esprits. Au regard de l'Histoire du monde telle qu'elle se décline et semble se répéter, on vit toujours à travers ce symbolisme fort de se démarquer de la cause du mal, l'ennemi contre l'absolu bien, incarné dans nos Etats par l'emblème d'un homme politique, libérateur, visant l'indépendance et le bien de son pays ainsi que de (…)