Auteur LUNITERRE

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Guerre de classe : la « gauche » joue désormais perdant ! Pourquoi ?

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« Il y a une guerre des classes, c’est un fait. Mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre et qui est en train de la gagner. » Personne n’a vraiment oublié cette assertion « choc » du milliardaire Warren Buffet. C’était sur la chaîne US CNN, en 2005. Après, la crise de 2008 et sa « solution » financière exponentielle, il affirmait même le caractère définitif de cette victoire... ! Jusqu’à tout récemment, près de 15 ans plus tard, l’histoire, malgré la violence exacerbée des divers conflits sur la planète, semblait encore lui donner raison. Ces derniers temps, néanmoins, les multiples et massives révoltes populaires à travers le monde ont en quelque sorte réintroduit un sérieux doute concernant cette affirmation. Pour autant, malgré leur aspect massif, toutes ces luttes semblent se fourvoyer systématiquement dans des impasses, faute de perspective politique réellement alternative au système en place, et qui semble donc rester inamovible. Et cela malgré (…)

Philippe Martinez aurait-il subitement trouvé la lumière ? ( En réponse à Jean-Pierre Page )

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Après deux mois de luttes intensives des Gilets Jaunes, Martinez aurait-il été en quelque sorte subitement touché par la grâce ? Aurait-il vu enfin la lumière jaune des GJ envahissant les rues parisiennes et provinciales ? Était il resté aussi longtemps dans l’inconscience sociale et politique des enjeux en cours à travers ce mouvement ? Vouloir considérer ainsi, comme un élan sincère vers le mouvement de masse la volte-face apparente de la CGT, ce serait simplement prendre l’ensemble de sa direction, et Martinez en premier, pour une bande d’imbéciles... Ce qu’ils ne sont pas, et dès lors, il est urgent de s’interroger, à quelques jours du 5 février, sur les véritables raisons de ce revirement. On comprend que des syndicalistes sincèrement de gauche et progressistes, comme Jean-Pierre Page (1), se réjouissent de cette initiative officielle, mais il est néanmoins important de chercher à comprendre les causes réelles de ce prétendu « retard à l’allumage », si ces (…)
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A propos du 17 Novembre, Le dilemme… A nouveau, que faire ?

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A propos de cette initiative « spontanée » qui semble suffisamment « déborder » ses initiateurs pour générer de nouveaux enjeux politiques et susciter des manœuvres et réactions de toutes parts, un vif débat s’est inévitablement institué entre militants du mouvement ouvrier. Ici le débat n’est pas un luxe, mais une nécessité, et il ne s’agit donc pas d’états d’âme, mais d’analyse politique. Foncer tête plus ou moins baissée, c’est aller plus ou moins dans le mur ! Pour les militants ouvriers, le but est de ne pas aller dans le mur tout en étant présents avec les masses en révolte contre le système, sans faire le jeu de l’extrême-droite, on est tous d’accord là dessus. Mais néanmoins, en clair, le choix de la tactique « spontanée » (blocage routier un samedi) est une erreur « spontanée » qui peut être lourde de conséquences. Il est donc stupide et contre-productif de vouloir éventuellement en prendre la tête, et même simplement d’en cautionner le principe. Cela ne gêne (…)
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Un demi-siècle après Mai 68 : En finir avec la « gauche » Kollaborationniste

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1968, ce n’est pas seulement l’année de Mai en France… Mai 68 en France, tout comme, à l’échelle internationale, l’ensemble de la révolte de la jeunesse et le resurgissement du mouvement ouvrier, se situe en quelque sorte au point d’un équilibre mondial précaire dont les deux protagonistes essentiels, EU et URSS, sont eux-même à la fois autant sur la défensive qu’à l’offensive et fragilisés par la nécessité même de leurs propres mouvements contradictoires. Tout était sans doute possible, à cette époque, mais encore fallait-il en avoir une conscience claire. Les contestataires en apparence les plus radicaux de l’époque n’en avaient, au mieux, qu’une conscience instinctive et éventuellement obscurcie par l’usage de psychotropes diverses nouvellement en vogue… Pour ce qui est d’une partie encore relativement marginale de la gauche française, un désir réel et puissant de subversion suffisait, le plus souvent, comme élixir… Mai ce que le socialisme prolétarien interroge, en réalité, ce n’est pas la forme, plus ou moins démocratique, ni du pouvoir d’État, ni même de la gestion des entreprises, mais la finalité sociale du travail lui-même.

1968, ce n'est pas seulement l'année de Mai en France... Même si les « événements » de Mai 68 resteront en quelque sorte, et pour très longtemps, en France, la « partie émergée » d'un étrange iceberg sur lequel le vaisseau fantôme « Équilibre Mondial » est venu heurter la structure de sa carcasse déjà bien vermoulue... En réalité, effectivement, le monde de cette époque est déjà miné par une somme de contradictions et d'inégalités qui appelaient à un autre équilibre, sur d'autres bases. Malgré la croissance encore exponentielle des économies « occidentales », mais plus pour très longtemps, et comme si les peuples de ces nations sentaient déjà la fin de cette ère initialement sensée finir à la fois le siècle et le millénaire dans une apothéose de science et de technologie, une remise en cause de ces « raisons de vivre » traversait toutes les couches de cette société où l'opulence semblait prochainement accessible à tous et pratiquement sans limites... La gauche française, (…)

France, G-B, les « petites frappes » de l’Oncle Sam : ce qu’elles nous disent de notre monde, de notre société…

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La pacification et la reconstruction de l’unité nationale syrienne se font, pas à pas, au détriment de l’influence occidentale... Elle se font, de plus, sur la base de la consolidation d’un front de résistance anti-impérialiste des nations qui refusent de plier le genou devant l’Oncle Sam. Après la mise à sac, à feu et à sang de la Lybie au nom d’une prétendue « démocratie » qui n’a apporté, avec le chaos et la mort, que le retour de l’esclavagisme, le monde occidental se voit frustré d’un nouvel os à ronger, qu’il escomptait exploiter jusqu’à la moelle de toutes ses ressources, et en premier lieu, pétrolières. Incapable d’admettre sa défaite déjà pratiquement effective sur le terrain le monde occidental en recourt à nouveau au mensonge médiatique « humanitaire » pour tenter de justifier ses vaines représailles. Dans ce processus nauséabond, la France et la G-B se sont montrées les petits chiens serviles de l’Oncle Sam. Toutes fières de faire briller leurs canines de (…)