Les Nouvelles Libres
Il y a quelques jours, je suis retombé sur une vidéo publiée pendant la campagne des législatives de 2017. Postée sur Twitter par un compte de soutien à Emmanuel Macron, celle-ci entendait alors démentir les supposées “ fake news ” de Jean-Luc Mélenchon et annoncer ce que la France gagnerait à donner une majorité au tout nouveau président. Plus de trois ans après, il est temps de faire un bilan.
Quand Jean-Luc Mélenchon dit que « Macron veut détruire le Code du travail par ordonnances » : il ment
Le code du travail avait déjà été mis à mal par la loi El-Khomry, rédigée en grande partie par celui qui n’était alors qu’un ministre : Emmanuel Macron. Dès son arrivée au pouvoir, ce dernier a continué à détricoter le code du travail. Il a pour cela bel et bien utilisé des ordonnances. « En juillet 2017, Emmanuel Macron inaugurait son quinquennat par un projet de loi uniquement composé d’ordonnances pour réformer le code du travail », écrivait Le Monde (1). Pour avoir une idée complète des conséquences de ces ordonnances, l’Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens de la CGT avait publié un dossier complet.
Quand Jean-Luc Mélenchon dit que « Macron veut augmenter la CSG sur les pensions de retraites » : il ment
Contrairement à ce que stipule la vidéo, Emmanuel Macron avait bien augmenté la CSG pour les retraités. Au 1er janvier 2018, celle-ci avait subi une hausse (…)
Les Nouvelles Libres
Les Etats-Unis ont donné une nouvelle fois un spectacle affligeant de l’état de leur démocratie. Eux qui pensent être les gendarmes du monde, les gardiens de la paix et des Droits de l’Homme viennent de révéler au monde la supercherie de leur morale.
Donald Trump ou Joe Biden ? Les États-Unis se sont divisés, voire déchirés. Les deux camps ont revendiqué le succès. L’un, après avoir clamé une victoire, a crié à la fraude et a demandé un recomptage des voix. L’autre a patienté avant de se déclarer vainqueur. Si les procédures et les recours des républicains sont acceptés, ce spectacle ridicule pourrait encore durer des jours, voire des semaines. Pour l’instant, Joe Biden a été déclaré élu et reconnu par plusieurs pays, dont la France. Attendant que les résultats officiels soient proclamés, la Russie, le Mexique ou encore le Brésil n’ont, pour l’instant, pas félicité Joe Biden. Pourtant, avant même que l’investiture du candidat démocrate soit officielle, ou que la Cour suprême ne trouve des irrégularités, des bilans sont à tirer.
Sondages et traitement médiatique
D’abord, comme en 2016, les sondages prédisant une vague démocrate monumentale se sont lourdement trompés. Tout comme les médias qui fanfaronnaient déjà à l’idée de (…)
Les Nouvelles Libres
Cuba, plus grande île des Caraïbes, est souvent l’objet de vastes débats entre partisans de la Révolution de 1959 et ceux la rejetant catégoriquement. Depuis des années, ce sont ces derniers qui ont une large audience dans les médias. Ainsi dès lors qu’il est question de Cuba c’est presque uniquement pour entendre des nouvelles négatives ou des critiques sur tel ou tel aspect du pays. Mais, à chaque fois, ces commentaires omettent des données essentielles dont, la première d’entre elles, le blocus imposé par les Etats-Unis qui frappe l’île depuis les années 60 et qui est toujours en vigueur malgré l’opposition de tous les pays du monde à l’ONU (exceptés Israël et les Etats-Unis).
Dans ce combat journalistique des temps modernes il faut que chacun puisse avoir les bonnes informations. Ainsi, sans ignorer les problèmes à Cuba, et sans affirmer que tout est parfait là-bas, quelques vérités doivent être rétablies. Ce sera le but et l’objectif de cette série d’articles qui comportera dix épisodes sur des thèmes bien précis.
Après avoir étudié le système de santé cubain, il est temps de se pencher sur l’éducation à Cuba. Dès 1959 l’éducation fit partie des quatre axes d’action qui devaient rapidement être mis en chantier, selon Fidel Castro. A savoir : la santé, la culture, le sport, et l’éducation.
Les campagnes d’alphabétisation
Après la victoire de la Révolution, l’éducation est immédiatement nationalisée. Dès le mois de mars 1959, une commission nationale d’alphabétisation est créée. Elle recense, entre novembre 1960 et août 1961, près d’un million d’analphabètes. Les sources divergent sur le taux d’alphabétisation du peuple cubain en 1959. Mais on peut (…)
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Comme chaque année le 8 mai est l’occasion, en France, en Europe, et dans le monde, de fêter la victoire sur l’Axe lors de la Seconde Guerre mondiale et de commémorer les morts de ce conflit. Si aujourd’hui les phases successives de la guerre sont assez connues, et leurs horreurs largement prouvées et démontrées, d’autres aspects de cette sombre période demeurent méconnus. C’est le cas des camps de « relocalisations » étasuniens, qui servirent à enfermer plus de 120 000 personnes, ressortissants Japonais et Étasuniens d’origine japonaises de 1942 à 1945.
L’élément déclencheur : l’attaque de Pearl Harbor
Le 7 décembre 1941 le Japon, alors allié de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste, attaque par surprise la base étasunienne de Pearl Harbor, dans l’archipel d’Hawaï. Si le bilan matériel reste mitigé (trois croiseurs et trois destroyers détruits, quelques autres navires endommagés), le bilan humain est lui très élevé. Plus de 2 000 Étasuniens perdent la vie et plus de 1 100 sont blessés. En face les Japonais perdent 55 aviateurs. Mais l’impact psychologique sur la population des EU est forte. Les Etats-Unis sortent alors de leur isolationnisme et déclarent la guerre au Japon, dès le 8 décembre 1941. Trois jours plus tard, le 11 décembre, l’Allemagne et l’Italie déclarent, à leur tour, la guerre aux Etats-Unis.
Arrestations et enfermement des Étasuniens d’origine japonaise
Dès lors le vieux fantasme du « péril jaune », qui tend d’ailleurs à resurgir aujourd’hui contre la Chine, prend une autre dimension. Entre le 7 et le 11 (…)
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Cuba, plus grande île des Caraïbes, est souvent l’objet de vastes débats entre partisans de la Révolution de 1959 et ceux la rejetant catégoriquement. Depuis des années, ce sont ces derniers qui ont une large audience dans les médias. Ainsi dès lors qu’il est question de Cuba c’est presque uniquement pour entendre des nouvelles négatives ou des critiques sur tel ou tel aspect du pays. Mais, à chaque fois, ces commentaires omettent des données essentielles dont, la première d’entre elles, le blocus imposé par les Etats-Unis qui frappe l’île depuis les années 60 et qui est toujours en vigueur malgré l’opposition de tous les pays du monde à l’ONU (exceptés Israël et les Etats-Unis).
Dans ce combat journalistique des temps modernes il faut que chacun puisse avoir les bonnes informations. Ainsi, sans ignorer les problèmes à Cuba, et sans affirmer que tout est parfait là-bas, quelques vérités doivent être rétablies. Ce sera le but et l’objectif de cette série d’articles qui comportera dix épisodes sur des thèmes bien précis. Actualité oblige le premier épisode est consacré au système de santé cubain [les missions de solidarité cubaine à l’étranger seront traitées dans un article à part consacré à la solidarité*].
La Constitution de 1976 mentionne dans son article 49 que : « Chacun a droit aux soins et à la protection de sa santé. L’État garantit ce droit :
– par la prestation de l’assistance médicale et hospitalière gratuite, dans le réseau des installations de service médical rural, polycliniques, hôpitaux, centres prophylactiques et de traitement spécialisé ;
– par la prestation de soins dentaires gratuits ;
– par le développement des plans (…)