Auteur Lucien
31 mai 2017
Brésil : Revue Pestilentielle (ex-Revue Crade) du 30 mai 2017
Lucien
Il y a environ 8 mois, j'ai interrompu mes interventions et mes traductions sur le blog Si le Brésil m'était traduit, tant l'odeur pestilentielle qui se dégageait des événements au Brésil me devenait insupportable. C'était trop de boue. Observer et rendre compte de l'actualité politique du Brésil depuis le coup d'État de 2016 qui a mis la présidente Dilma dehors, cela équivaut à patauger 24h/24 dans la fange. Comme je ne suis pas journaliste, ni de profession, ni de vocation, rien ne m'empêchait de m'éloigner un peu de ce cloaque. Pourtant, si je sors de ma réserve aujourd'hui, c'est que la situation actuelle du Brésil est si dramatique qu'il est difficile de ne pas en rendre compte.
C'est pourquoi j'ai décidé de reprendre La Revue Crade, qui passe en revue les événements de ces derniers jours au Brésil, traités par la blogosphère brésilienne d'information alternative. Comme la presse dominante a nommé cette blogosphère les blogs sujos, ces « saletés de blogs », j'ai choisi (…)
Ma liberté a coûté du sang et tant de larmes
Lucien
Imaginez :
des brésiliens qui ont connu deux dictatures. L'une, de Gétulio Vargas, a duré 15 ans (1930-1945) ; l'autre, des militaires, a duré 19 ans (1964-1985) ;
Et maintenant, une bande de mercenaires corrompus, carpettes des États-Unis et du pouvoir financier, empêchent ces vieilles dames et ces vieux messieurs, comme l'immense compositeur de musique populaire Nelson Sargento (91 ans), de jouir tranquillement de leur vieux jours, satisfaits, en voyant se déployer la démocratie, de voir que leurs sacrifices ont servi à quelque chose.
Mais la bête est revenue, et la lutte doit reprendre, et ne s'achèvera pas tant que les putschistes seront mis dehors.
La lutte par tous les moyens, y compris par la musique.
C'est beau, c'est gai, c'est plein d'espoir, et devant le tableau tragique que vivent tous les brésiliens aujourd'hui, c'est très émouvant.
Lucien
http://lebresilentraduction.tumblr.com
REVUE (TRÈS) CRADE du 1er juin 2016 ou revue des « blogs sujos » brésiliens, ces « blogs sales », comme les appellent les médias dominants.
Lucien
Si le Brésil m'était traduit... passe en revue les événements de ces derniers mois au Brésil, traités par la blogosphère brésilienne d'information alternative. Comme la presse dominante a nommé cette blogosphère les blogs sujos, ces « saletés de blogs, cette blogosphère dégueulasse et cradoque », j'ai choisi d'appeler cette revue la Revue crade ; et étant donné les événements actuels, elle s'appellera aujourd'hui la REVUE (TRÈS) CRADE.
Cette REVUE (TRÈS) CRADE est longue. Il ne pouvait en être autrement. Et pourtant elle est très partielle, car la blogosphère brésilienne est très riche, et les événements des derniers mois, qui ont abouti au coup d'État, ont été très nombreux, chaotiques, irrationnels et calculés, incroyables, scandaleux et ne cesseront pas de troubler tout observateur raisonnable.
J'ai choisi également de ne couvrir que le coup d'État et ses prémisses, étant donné l'importance de cet événement et les conséquences incalculables qu'il aura sur le peuple (…)
25 mars 2015
Revue crade des printemps et des automnes - 21 mars 2015 ou revue des « blogs sujos » brésiliens, ces « blogs sales », comme les appellent les médias dominants.
Lucien
Si le Brésil m'était traduit... passe en revue quelques événements importants de ces dernières semaines au Brésil, traités par la blogosphère brésilienne d'information alternative. Comme la presse dominante a nommé cette blogosphère les blogs sujos, ces « saletés de blogs, cette blogosphère dégueulasse et cradoque », nous avons choisi d'appeler cette revue la Revue crade.
La dernière Revue crade, commencée le 7 janvier et mise en ligne le 29 du même mois, s'était arrêtée avant l'élection du président de la Chambre des Députés. [1]
1er février 2015 - l'élection du nouveau président de la Chambre des Députés
Il faut savoir, tout d'abord, que cette élection du président de la Chambre des Députés aurait dû être une formalité, puisque traditionnellement, ce poste revient à un membre du parti qui compte le plus d'élus, en l'occurrence le PT au pouvoir. Mais le député Eduardo Cunha, du PMDB (parti de la base alliée du gouvernement), en avait décidé autrement et menait une campagne féroce pour son élection.
Cette campagne lui a servi, et la majorité des membres du PMDB, appuyée par l'opposition, a voté pour lui. Cette élection, le gouvernement à peine installé au pouvoir, a considérablement fragilisé celui-ci, en mettant la majorité du PMDB contre lui et, de fait dans l'opposition. Cette élection a fait passer le gouvernement de la coalition à la (…)



