Auteur MS21

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Désinformation et guerre en Ukraine

MS21

Les analyses objectives de la guerre en Ukraine sont difficiles à trouver à travers l’épais brouillard de la propagande de guerre. Mais nous devrions prêter attention lorsqu’une série de hauts responsables militaires occidentaux, en activité ou à la retraite, lancent des appels urgents à la diplomatie pour rouvrir les négociations de paix. Par ailleurs, ils préviennent que la prolongation et l’escalade de la guerre risquent de provoquer une guerre totale entre la Russie et les États-Unis. Ce qui pourrait dégénérer en guerre nucléaire.

On dit que « la première victime de la guerre est toujours la vérité ». C’est juste, mais j’aurais aimé que ce ne soit pas le cas en Europe, en France. (Andreï Makine (1) ). La propagande de guerre comprend des mensonges et des omissions. 1- Liste des « fausses nouvelles » qui circulent en France *La Russie a déclenché la guerre en Ukraine le 24 février 2022. C'est un faux récit. La responsabilité en incombe en partie à l'armée ukrainienne et à ses chefs à Kiev. En 2014 éclate une guerre civile entre Ukrainiens pro-européen et Ukrainiens russophones. L’armée ukrainienne bombarde pendant 8 ans les populations russophones du Donbass (14 000 morts) accusées de « séparatisme » (2014-2022). En fait, ces Républiques ne cherchaient pas à se séparer de l’Ukraine, mais à avoir un statut d’autonomie leur garantissant l’usage de la langue russe comme langue officielle officielle. (cf Jacques Baud) (2). L'objectif des accords de Minsk était de mettre fin à cette guerre civile qui (…)

Tension maximum à Caracas

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Aujourd’hui, 1er septembre 2016, une manifestation appelée « La prise de Caracas » est organisée par les partis d'opposition à Nicolas Maduro. Ces partis qui ont échoué à prendre le pouvoir par des voies démocratiques espèrent ainsi rééditer le coup d’État du 11 avril 2002 qui avait failli mettre un arrêt brutal au processus bolivarien mis en œuvre par le Président Hugo Chavez . Il faut rappeler qu'au Venezuela comme dans de nombreux pays d'Amérique latine, la classe dirigeante, lorsque ses intérêts lui paraissent menacés, n'hésite pas à organiser méthodiquement des manoeuvres de déstabilisation du régime en place. Déjà en 1989 lorsque le peuple de Caracas- refusant les mesures néolibérales imposées par le pouvoir - était descendu dans la rue, des provocateurs avaient déclenché un véritable massacre causant 3000 morts. Cet événement appelé « CARACAZO », véritable traumatisme pour la population, avait d'ailleurs favorisé l'arrivée au pouvoir en 1998 d'un gouvernement progressiste (…)

Regards sur l’Amérique latine

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Le MS21 a inscrit dans sa Charte le paragraphe suivant : « .....il y a dans le monde des peuples qui ne se résignent pas au vide politique et refusent résolument les dégâts sociaux et environnementaux du capitalisme et de sa forme actuelle le néo-libéralisme . Le MS21 a donc tourné ses regards vers les pays d'Amérique du sud – tels le Venezuela, l'Equateur, la Bolivie – qui ont élaboré de nouvelles constitutions et mis en place des politiques sociales au service de leur peuple. » Et nous avons appelé notre association « Mouvement pour un socialisme du XXIè siècle » en référence à une déclaration de Hugo Chavez en 2006 lors du Forum Social Mondial à Caracas. Notre charte a été écrite fin 2014. Les choses ont hélas évolué depuis cette date et on a vu en 2015 les situations se dégrader dans plusieurs pays de ce continent . Avons-nous eu tort de nous réjouir trop tôt, trop vite d'une victoire de gouvernements progressistes au Venezuela, en Argentine, en Bolivie, en Equateur ? Ces revers seront-ils passagers ou durables ? Faut-il être optimiste ou se résigner à un retour de la droite pour longtemps ? Que dire du rôle des États-Unis dans ces événements ?

1- Omniprésence des États-Unis 1.1 - Doctrine de Monroe Le 2 décembre 1823, James Monroe, cinquième président des États-Unis, énonce la doctrine qui portera son nom et fixera pour un siècle et demi les fondements de la diplomatie américaine (« l'Amérique aux Américains »). Dans un long discours il interpelle directement les puissances européennes (en particulier l'Espagne et le Portugal) et leur déclare : 1) Les États-Unis ont reconnu l'indépendance des nouvelles républiques latino-américaines ; en conséquence de quoi, l'Amérique du nord et l'Amérique du sud ne sont plus ouvertes à la colonisation européenne. 2) Les États-Unis regardent désormais toute intervention de leur part dans les affaires du continent américain comme une menace pour leur sécurité et pour la paix. 3) En contrepartie, les États-Unis n'interviendront jamais dans les affaires européennes. 1.2 - Le corollaire Roosevelt Au début du XXe siècle Théodore Roosevelt (1858 - 1919) prononce le corollaire de (…)