Auteur Nicola Nasser

Une population syrienne en détresse… à qui la faute ?

Nicola Nasser

Contrairement à ce que prétend le baratin médiatique répandu par des bailleurs de fonds occidentaux au service de la rébellion armée en Syrie, l’essentiel de la responsabilité de la crise humanitaire majeure dans la région, revient à la rébellion elle-même...

Provoquer une crise humanitaire en Syrie (réelle ou artificielle), et tenir le gouvernement syrien pour responsable de la situation tout en utilisant la crise pour justifier une intervention militaire en prétextant de la résolution de l’ONU de 2005 « Responsabilité de protéger », tel a été, depuis le tout début du conflit syrien, le but de la coalition des « Amis de la Syrie », emmenés par les USA. Une intervention militaire est actuellement exclue mais, ce que la chroniqueuse du journal « The Inquirer » décrivait dans l’édition du 29 novembre dernier comme « la plus importante crise humanitaire de la décennie », a été fabriquée de toutes pièces. Cette crise « s’aggrave et aucune solution n’est en vue », d’après la Fédération Internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) lors de sa conférence de novembre 2011. Les rapports abondent (objectifs ou non, officiels comme officieux) qui mettent en cause la responsabilité du gouvernement syrien, mais celle des insurgés (…)

Pour assécher la source idéologique du conflit arabo-israélien (Counterpunch)

Nicola Nasser
L'opinion publique mondiale et israélienne prend de plus en plus conscience que la dé-Sionisation de la politique étrangère des Etats-Unis et de l'Europe comme de la politique intérieure de l'état d'Israël est devenue le passage obligé de la paix au Moyen-Orient. Mais cette prise de conscience n'est pas parvenue à assécher la source de l'idéologie sioniste du conflit arabo-israélien car elle ne s'est pas encore concrétisée sur le terrain par la dé-Sionisation d'Israël et la distanciation des pays occidentaux de l'idéologie sioniste à laquelle ils demeurent très attachés. Dans un article publié par Foreign Policy le 25 octobre, James Traub citait le président étasunien Barak Obama qui avait dit, en mai dernier, dans un discours "annonçant une reformulation de la guerre contre le terrorisme" : "Nous ne pouvons pas utiliser la force partout où une idéologie radicale prend racine ; "la seule alternative à la "guerre perpétuelle" est un effort permanent pour endiguer "les sources de (…)