PI.M.
McDonald’s, Starbucks ou KFC sont passées maîtres dans l’art de l’évasion fiscale. Si le système McDo est aujourd’hui mis en lumière, cette fuite des bénéfices basée sur les franchises concerne les grandes chaines de la restauration.
McD Europe Franchising Sarl, installée au Luxembourg, ne compte que 13 salariés. En quatre ans, elle a pourtant brassé plus de 3,7 milliards d’euros et n’a payé que 16 millions d’euros d’impôts, au Luxembourg. Ce qui constitue un manque à gagner de plus d’un milliard d’euros pour les pays voisins.
Cette entreprise détient la propriété de la marque McDonald’s. Qui veut ouvrir un restaurant Mc Do quelque part en Europe, doit payer, au nom de la propriété intellectuelle, jusqu’à 24 % de son chiffre d’affaires tous les ans à cette filiale Luxembourgeoise (4 % pour les frais publicitaires et jusqu’à 20 % sous forme de commission d’exploitation).
En échange et en répondant à un cahier des charges strict, le restaurant pourra utiliser les noms, logos et les produits Mc Do. Il faut ajouter à cela le plus souvent un loyer, puisque si le géant possède les murs, le restaurant reste géré sur le principe de la franchise.
Résultat, les restaurants sont déficitaires, tous les gains (…)
Pi.M.
Les managers chez Yahoo ! sont obligés de mal évaluer jusqu’à 15 % de leurs subordonnés. Au moins 600 licenciements pour insuffisance de résultats en ont découlé, ce qui a créé un véritable climat de panique chez les salariés et un vrai malaise chez les cadres.
Les managers de Yahoo ! sont obligés de noter leurs subordonnés selon une courbe en forme de cloche. Chaque trimestre, la note tombe et prend en compte les objectifs individuels. Le verdict est brutal, si un employé n’a pas atteint ses objectifs ne serait-ce que deux fois sur les cinq dernières évaluations, c’est la porte. Et pour être certain de réussir à licencier quelqu’un, Yahoo ! multiplie les objectifs et les temporalités, avec des buts trimestriels semestriels différents. Pas moins de 600 employés auraient ainsi été licenciés pour insuffisance de résultat.
Pire, certains managers témoignent qu’ils ont été obligés d’évaluer à la baisse des employés, de leur expliquer qu’ils n’ont pas atteint leurs objectifs alors que c’est le cas. C’est un véritable plan de licenciement massif déguisé, avec les effets traumatisants sur les salariés licenciés comme sur les managers. Le règne de l’arbitraire
Marissa Mayer espère faire de son groupe une des entreprises où il est le plus (…)
Pi.M.
Nouvelles précisions, nouvelles informations du Monde fournies par Edward Snowden concernant le système d’espionnage des télécommunications de la NSA et peut-être la goutte d’eau de trop. C’est qu’en s’attaquant à Alcatel, la NSA marche sur les platebandes des renseignements français. Laurent Fabius a convoqué en urgence l’ambassadeur américain.
La France commence à hausser le ton contre les États-Unis. Le quai d’Orsay n’a déjà plus à se coucher derrière son allié dans le but de lancer une intervention militaire en Syrie, puisque celle-ci a bien avorté.
Et la preuve de l’espionnage industriel et stratégique de la NSA sur les entreprises françaises se révèle très gênante.
C’est une des principales nouveautés des révélations du Monde de ce lundi (article et documents), notamment l’espionnage des communications internes du groupe franco-américain, Alcatel-Lucent. C’est l’un des principaux constructeurs de câbles, routers, data-centers du monde. L’entreprise possède de précieuses machines installées au cœur des grandes dorsales des télécommunications, là même où la NSA intercepte le gros du trafic Internet qu’elle surveille.
Le souci majeur avec l’espionnage d’Alcatel est que l’entreprise pourrait bien être au cœur du propre service de renseignement numérique français. C’est aussi Alcatel-Lucent qui a construit l’EIG, (…)