Auteur Yan HAMAR

Les techniques de propagande de l’extrême droite

Yan HAMAR

La nouvelle extrême droite, newlook, prétend défendre les faibles et les minorités avec une inversion du sens devenue assez commune ces dernières années : car dans ces minorités est inclue la majorité dominante culturellement, victime de « racisme anti Blancs », la pauvre civilisation occidentale menacée au quotidien par les hordes de barbares arrogants venus d’ailleurs.

Cette tactique est mise en œuvre notamment sur les principaux sites participatifs de l’extrême droite française dont le plus connu est Français de Souche. Elle a même un nom, « l’écossaise ». Qu’est ce que l’écossaise ? Une stratégie d’envahissement des médias non fascistes : il s’agit de faire passer les thématiques racistes, sans se faire démasquer comme un propagandiste militant et fasciste notoire. Elle consiste aussi à exagérer systématiquement le point de vue opposé, voire à singer bêtement des attitudes militantes. Sur ces sites, la majorité d’articles et de vidéos sont des faits divers, agencés de manière à donner l’image d’un pays à feu et à sang, où le « Français moyen » tremble constamment de peur devant les agressions et les forfaits des immigrés, de leurs enfants et petits enfants. On n’y parle d’ailleurs pas forcément de tous les crimes : ainsi, un vol de scooter pourra faire la une s’il est commis par quelqu’un qui a un nom arabe, par contre des tueurs en série (…)

Les vieux, on en fait quoi ?

Yan HAMAR
Il n'y a plus de solidarité en France, et les français dans leur grande majorité considèrent que les dépenses et les mesures concernant les « vieux » ne sont pas productives pour l'avenir, contrairement à celles qui concernent les « jeunes ». Le problème, c'est de définir l'âge auquel on est vieux ; pour les entreprises c'est à l'approche de la cinquantaine, mais pour les sénateurs, à 80 ans on est toujours jeune ! Le gouvernement Sarkozy a instauré une journée de solidarité en faisant travailler gratuitement les salariés pour aider les « vieux » ; cette journée de travail obligatoire digne des anciens pays communistes favorise plus les entreprises que la solidarité. Il serait peut-être bien de la remplacer par le « don » d'une journée des revenus de tous ceux qui gagnent par exemple plus de deux fois le smig, deux journée de ceux qui gagnent trois fois le smig, d'une semaine de ceux qui gagnent cinq fois le smig , jusqu'à un mois complet pour ceux qui gagnent plus de vingt fois (…)