Auteur danang
7 juillet 2009
De l’ostracisme en démocratie
danang
On s'est ici récemment ému du peu de suite réservée aux lézardes d'un Système. Pondi a justement rappelé qu'un Démos mécontent n'a que faire d'une "élite" qui n'est qu'autant qu'il l'a faite.
La séquestration est un châtiment paradoxale. Athènes procédait plus surement avec l'ostracisme, qui chassait le citoyen au lieu de le garder en les murs. Jusqu' à déclarer « Qu'il n'y ait personne qui soit meilleur que nous ; s'il y en a un qu'il aille vivre avec d'autres gens. »
Me faut il être "meilleur" ou ... libre ?
Sarko Farce
danang
Nouveau Casanova fellinien, le Chef de L'Etat n'a de cesse d'épuiser les dernières traces de crédit que la Chine pouvait encore lui conserver. Las, même la patience confucéenne d'une Vieille Nation a ses limites. Une politique se résumant à deux lignes téléphoniques, aboutissant l'une aux intérêts du Cac40, l'autre aux nouveaux salons du Boulevard St-Germain, ne peut mener qu'à l'anéantissement.
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2402
journal d’un autocrate (extrait)
danang
Un vieille ami à moi a vu ce we les plates bandes de sa villa corse visitées. J'ai bien entendu pris sur moi d'immédiatement sanctionner le patron de la police là -bas. J'ai toujours été fidèle à l'amitié. Et Monsieur de C. n'est pas de ceux à qui l'on refuse un geste... Qui ne m'a pas coûté bien cher, personne ne moufte, comme d'habitude. Voila qui vous donnerais presque envie de poursuivre... Ai-je d'ailleurs le choix ? De quel autre levier dispose-je pour asseoir mon pouvoir ? A t-il jamais été aussi clair que la force est la seule réalité. Je laisse mes amis vaquer à leur affaires, jamais ils n'ont eu autant les coudés franches. Pour moi, régner sur la curée exige quelques démonstrations de brutalité. Que chacun craigne pour son fauteuil, qu'ils transpirent à mes visites. Plus je fais, plus j'ose faire. Je pense à un illustre prédécesseur... Je commence à ressentir ce qu'a dû être son sentiment de puissance, après l'assassinat de Röhm... 'We are yet but young in deed'...
11 avril 2008
d’une décence perdue
danang
Honte et Ridicule rivalisent dans les bras d'une Marianne voutée, édentée, méchante. Montaigne désormais oubliée, elle erre bachiquement par monts et par vaux. Aucun désordre n'est assez vulgaire, aucune indécence assez folle.
Je rend hommage à mes amis Chinois, à cette Chine qui écrivait, composait, dessinait avant de prendre des leçons d'un peuple dont le roi se baignait deux fois l'an, qui jugea digne d'immortaliser sa sympathie en rasant le Versailles chinois il y a 150 ans, et qui reçoit ses hôtes en l'injuriant, se roulant à même le sol, à la manière d'un maniaque en proie à la démence. La France vaut-elle encore la peine ?
D