Auteur liberation
24 mars 2013
Turquie : le chef rebelle kurde à–calan appelle le PKK à déposer les armes
Libération
Emprisonné depuis 1999, Abdullah à–calan appelle également le Parti des travailleurs du Kurdistan à quitter la Turquie.
Par AFP
Le chef kurde emprisonné Abdullah à–calan a appelé jeudi, à l'occasion du Nouvel an kurde, les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) à cessez-le-feu et à se retirer de Turquie, une déclaration qui ravive l'espoir de mettre un terme à un conflit qui déchire le pays depuis vingt-neuf ans.
« Je le dis devant les millions de personnes qui écoutent mon appel, une nouvelle ère se lève où la politique doit prévaloir, pas les armes », a déclaré Abdullah à–calan dans un message lu par un député du Parti pour la paix et la démocratie (BDP, pro-kurde) à Diyarbakir (sud-est) devant des centaines de milliers de personnes. « Nous sommes arrivés à une phase dans laquelle les armes doivent se taire », a-t-il insisté « les éléments armés doivent se retirer en dehors des frontières de la Turquie ».
Le fondateur du PKK n'a pas précisé de calendrier pour le retrait de ses combattants, dont le nombre est estimé à quelque 5 000, éparpillés entre le sud-est de la Turquie et (…)
12 février 2012
La Grèce appelée à voter la rigueur sous peine de "chaos"
Libération
Le parlement grec a ouvert dimanche le débat sur le nouveau programme d’austérité dont l’UE et le FMI exigent l’adoption dans la nuit, en dépit d’une fronde politique et sociale qui doit s’exprimer par une manifestation dans le centre d’Athènes en fin d’après-midi.
Le débat, qui doit se conclure par un vote peu après minuit heure locale (22H00 GMT), en vertu d'une procédure d'urgence d'emblée dénoncée par l'opposition de gauche, a été ouvert à 14H20 (12H20 GMT) par le président du parlement, Philippos Petsalnikos, qui a souligné que le moment était "crucial".
Il a auparavant fait prêter serment aux suppléants de trois députés socialistes démissionnaires pour leur opposition au train de mesures, et rejoint dimanche par un quatrième parlementaire, conservateur.
Le porte-parole du groupe socialiste, Christos Protoppapas, a réclamé "le plus de oui possible" pour "adresser à l'Europe le message" selon lequel "les Grecs sont en mesure" d'oeuvrer au sauvetage du pays.
Dans un discours télévisé solennel à la nation, le Premier ministre Lucas Papademos avait averti samedi que la Grèce, au bord de la faillite, jouerait sur ce vote sa survie financière et son maintien dans l'euro, pour empêcher le "chaos".
Le parlement, où le gouvernement de (…)
25 janvier 2012
Cette liste que Sarko aimerait cacher
Libération
Alain Agostini (UMP) 2008, condamné pour proxénétisme aggravé en bande organisée.
Alain Carignon (UMP) 1999, condamné pour corruption, abus de biens sociaux et subornation de témoins.
Alain Ferrand (UMP) 2006, condamné pour faux et usage de faux. 1998, condamné pour prises illégales d'intérêts et condamné pour fraude fiscale.
Alain Juppé (UMP) 2007, condamné pour abus de confiance, recel d'abus de biens sociaux, et prise illégale d'intérêt.
Alain Tuduri (UMP) 2009-2010, condamné pour discrimination raciale, pour avoir préempté les biens immobiliers que voulait acheter des personnes d'origines étrangères dans sa commune.
Axel Poniatowski (UMP) 2010, condamné pour diffamation.
Brice Hortefeux (UMP) 2010, condamné pour atteinte à la présomption d'innocence. Il a également été condamné pour injure non publique envers un groupe de personnes à raison de leur origine. Le Parquet Général a requis sa relaxe, la décision a été mise en délibéré au 15 septembre.
Brigitte Barèges (…)
24 novembre 2010
Il est désormais interdit de boycotter
libération
la Chancellerie a eu cette idée extraordinaire selon laquelle tout appel au boycott des produits d'un pays n'était qu'une « provocation publique à la discrimination envers une nation »...
On a les victoires qu'on peut : Michèle Alliot-Marie a, il y a quelques mois, par une simple circulaire, commis un attentat juridique d'une rare violence contre l'un des moyens les plus anciens et les plus efficaces de la contestation des Etats par les sociétés civiles, à savoir le boycott. Le 12 février, la Chancellerie a eu cette idée extraordinaire selon laquelle tout appel au boycott des produits d'un pays n'était qu'une « provocation publique à la discrimination envers une nation », punie d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende. Le ministère demande aux procureurs de la République d'assurer une répression « ferme et cohérente » de ces agissements.
Soyons justes : la paternité de cette brillante initiative revient au procureur général de Paris qui avait, dans son rapport de (…)
Colombie : l’armée assassine pour gonfler les chiffres de la lutte antiguerilla
liberation
De notre correspondant à Bogotá MICHEL TAILLE
Depuis neuf mois, les proches de Joaquàn Castro espéraient que le jeune homme, disparu un dimanche de janvier, allait enfin donner des nouvelles. Mais leur espoir s'est éteint le 20 septembre : sa mère a reçu un appel de la médecine légale, pour aller identifier son cadavre. Il avait été abattu par l'armée deux jours après sa disparition, à 400 kilomètres de la banlieue pauvre où il vivait. La découverte a permis de dévoiler une pratique sanglante des militaires : l'assassinat de civils pour gonfler les chiffres de résultats de la lutte contre les guérillas et les narco-trafiquants.
Le corps de Castro avait été retrouvé, avec ceux de dix autres habitants des quartiers déshérités de Bogotá, dans un cimetière rural proche d'Ocaña, une petite ville isolée du nord-est de la Colombie. Tous avaient été présentés par les gradés comme des guérilleros et des membres de bandes criminelles « morts au combat ». « Les légistes n'avaient pas pu (…)
