Thème Histoire

Danton et Robespierre : l’histoire des stentors de la Révolution française…

Jimmy DALLEEDOO
Certains préfèrent Danton, mais d’autres préfèrent Robespierre. Ils furent les stentors de la grande Révolution française de 1789. Ils n’étaient pas seuls évidemment. En réalité, la révolution n’a pas commencé en 1789. Elle a commencé dans les esprits bien avant 1789. Nous devons discuter, débattre des origines de notre révolution française. Discuter, débattre aussi des personnages clefs de cette révolution. Danton et Robespierre en sont clairement les deux piliers. Il nous faut revenir à (…)
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Pour Washington, la guerre ne s’arrête jamais

Diana JOHNSTONE
Cela n’en finit pas. La "guerre pour mettre fin à la guerre" de 1914-1918 a conduit à la guerre de 1939-1945, connue sous le nom de Seconde Guerre mondiale. Et celle-ci ne s’est jamais terminée non plus, principalement parce que pour Washington, c’était la bonne guerre, celle qui a fait le siècle américain : pourquoi pas le millénaire américain ? Le conflit en Ukraine pourrait être l’étincelle qui déclenche ce que nous appelons déjà la troisième guerre mondiale. Mais il ne (…)

Aux héros et à l’héroïne de l’Affiche Rouge

UJFP
Il y a 78 ans, le 21 février 1944, 22 membres de la FTP-MOI étaient fusillés par les nazis au Mont Valérien. Trois avaient 18 ans, quatre avaient 19 ans. La seule femme du groupe, Olga Bancic, 32 ans, sera transférée en Allemagne et décapitée dans la prison de Stuttgart le 10 mai 1944. Tous étaient antifascistes et communistes pour la plupart. Si trois d’entre eux étaient français, vingt étaient étrangers : arméniens, italiens et espagnols antifascistes, juifs venus de toute l’Europe (…)

Vasilyok : les pertes de la guerre

Jacques FRANJU
Aujourd’hui en France, lorsqu’on pense au pays qui a vaincu l’Allemagne nazie, on pense immédiatement aux Etats-Unis. Dans un sondage de l’Ifop de 2015, 54% des personnes interrogées s’accordaient pour dire que l’Allemagne nazie avait été battue par les Etats-Unis (contre 20% en 1957) [1]. Des myriades de films comme Il faut sauver le soldat Ryan nous ayant fait imaginer que l’Europe avait été libérée par les EU, la vérité est tout autre. Comparativement aux nombres de morts, à l’effort de (…)
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Le gouvernement des Etats-Unis est-il coupable de génocide ?

Xiao PIGNOUF
« Si jamais nous sommes forcés de déterrer la hache de guerre contre une tribu, nous ne l’enterrerons pas jusqu’à ce que cette tribu soit exterminée ou repoussée au-delà du Mississippi. À la guerre, ils tueront certains d’entre nous, nous les anéantirons tous. » Thomas Jefferson, troisième président des États-Unis, 28 août 1807. On estime la population amérindienne de l’Amérique du nord à la fin du 15ème siècle, au moment où les premiers Européens posent le pied sur le continent, à plus (…)

Qu’est-ce qui se joue aujourd’hui dans le conflit des interprétations autour des attentats subis par les Etats-Unis le 11 septembre 2001 ?

Florent BUSSY
Deux courants s’opposent, nous serions même tentés de dire deux camps, au vu de la violence de l’affrontement. Pourtant on y retrouve des intellectuels d’horizon très divers, dont les interprétations sont elles-mêmes très diverses, et qui ne se rejoindraient probablement pas sur d’autres sujets. Il y a un effet de cristallisation, que nous nous proposons ici d’éclaircir. D’un côté, des intellectuels qui, sans faire preuve d’aucune complaisance à l’égard du terrorisme aveugle, cherchent, à (…)

Ukraine : Frank-Walter Steinmeier réécrit l’histoire du massacre de Babi Yar

Christelle NÉANT
... et fait passer les bourreaux pour des victimes. Lors de sa visite en Ukraine pour inaugurer un mémorial dédié aux victimes du massacre de Babi Yar, le Président allemand, Frank-Walter Steinmeier a littéralement réécrit l’histoire du massacre de dizaines de milliers de Juifs, et fait passer les collaborateurs ukrainiens des nazis pour des victimes. Le 6 octobre 2021, le Président allemand Frank-Walter Steinmeier s’est rendu en Ukraine pour inaugurer un mémorial dédié aux victimes du (…)
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11 septembre, 20 ans après. Impasses et horreurs de l’impérialisme

Patrick LE HYARIC
L’éditorial du Hors-série « Que reste-t-il du 11 septembre ? ». Chacun garde le souvenir précis de ce 11 septembre 2001, où le monde découvrit effaré les images de l’effondrement des tours jumelles du World Trade Center. La réalité rattrapait la fiction dans un nuage de cendres, un paysage de désolation. Le monde s’en trouva ébranlé et l’histoire, que d’aucuns prétendaient finie, se ranima brusquement. Un nouvel « ennemi » apparut. Le terrorisme islamique frappait déjà, mais personne (…)

La conquête du pouvoir par le prolétariat dans les trois premiers films d’Eisenstein

Jacques FRANJU
« Homme libre et esclave, patricien et plébéien, baron et serf, maitre de jurande et compagnon, en un mot : oppresseurs et opprimés, se sont trouvés en constante opposition ; ils ont mené une lutte sans répit, tantôt cachée, tantôt ouverte, une guerre qui chaque fois finissait soit par une transformation révolutionnaire de la société tout entière, soit par la ruine commune des classes en lutte. (...) « Toutefois, notre époque – l’époque de la bourgeoisie – se distingue des autres par un (…)

La Marseillaise (3) : la production du film

Jacques FRANJU
Après avoir analysé le film, penchons-nous un peu sur la production de celui-ci. Tout d’abord, de qui provient l’idée du film ? Les avis divergent. En effet, l’un des collaborateurs du film, Jean-Paul Dreyfus, insinue qu’il s’agit de sa femme de l’époque, membre avec Jean Renoir de l’association Ciné-Liberté, qui aurait eu l’idée. Toutefois, d’autre sources tendent à faire penser que ce soit Renoir lui-même qui aurait présenté l’idée de la fiction lors d’une réunion du secrétariat de (…)

La Marseillaise (2) : le retour de la Nation révolutionnaire

Jacques FRANJU
Une première chose frappe dans le film si l’on compare d’autres œuvres sur la Révolution française, c’est le choix des personnages principaux : celui de personnages humbles, de la petite histoire, les membres du bataillon des Marseillais se rendant à Paris pour représenter la province et faire accepter la volonté de la Nation au roi (« Monsieur veto »). Ce n’est pas pour rien que le sous-titre du film est « Chronique de quelques faits ayant contribué à la chute de la monarchie ». Ainsi, à (…)

La Marseillaise (1) : le Front populaire au cinéma

Jacques FRANJU
« Le commerce cinématographique classe les films en deux catégories : les films modernes et les films historiques. Les films modernes sont ceux qui prétendent se passer de notre temps. Les films historiques sont ceux qui prétendent se passer avant. [...] Quitte à me faire beaucoup d’ennemis je ne crois pas beaucoup à cette classification. [...] Aussi, (je) propose une grande simplification, c’est de réduire ces deux catégories en une seule et déclarer que les films ne doivent être ni « (…)