Dans une brève (encore heureux) entrevue au Monde en date du 23 mars, le Grand Benêt, visiblement à court d’arguments, y montre une mauvaise foi insigne à tout propos.
Il considère que 77 % de OUI en Espagne est un succès alors qu’il y a eu 58 % d’abstentions. Quand on lui fait remarquer ce taux élevé, il met en avant le défaut d’information sur la Constitution et le désintérêt pour un scrutin gagné d’avance alors que lui-même ne fait aucun effort d’information, allant même jusqu’à la dissimulation, notamment à propos de la directive Bolkestein, que les députés européens PS et UMP ont approuvé main dans la main, et qu’il voudrait bien voir mise sous silence quelque temps, juste assez pour que le OUI l’emporte. Tout se passe comme s’il venait de découvrir les méfaits de cette directive.
Donc, on vote et on réfléchit après !
Quant au scrutin gagné d’avance, il aimerait bien, mais pourquoi donc pousse-t-il le Grand Jacquot à fixer une date rapidement et que ce soit le plus tôt possible, si ce n’est par crainte de l’avancée du NON dans les sondages ?
Il trouve aussi que le score espagnol est meilleur que celui de Baby Bush à sa deuxième élection et que pour autant personne ne conteste.
Il ne doit pas lire les journaux, alors !
Il veut de la clarté, de la transparence, des règles et un accès aux médias équitable.
Non, mais il se fout de nous !
Le débat a lieu presque exclusivement entre partisans du OUI et quand il y a un partisan du NON, c’est de Villiers qu’on invite !
Il considère que le Traité Constitutionnel ne représente que des avancées, renforce la démocratie des institutions européennes et instaure une reconnaissance du Service Public dans le droit européen.
Foutaise et mensonge !
La démocratie des institutions européennes, parlons en !
Les décideurs de la Commission ne sont même pas des élus !
Les services publics, liquidés !
Tu parles d’une avancée !
Il dit que la gauche française est favorable au Traité alors qu’il a 40 % d’opposants dans son propre parti. Et en plus, il a la prétention de représenter à lui seul la gauche.
Non mais, quel toupet !
Il joue, bien sûr, la carte de la peur, l’échec du référendum serait un échec pour la France, alors que l’on ne ferait que revenir au Traité de Nice, avec ses imperfections, mais où serait donc la catastrophe annoncée ?
Il affirme qu’il n’y aura qu’une campagne socialiste, celle du OUI. Et il s’en donne les moyens puisque les partisans du NON au PS sont sommés de se taire sous peine de sanctions.
Allez, chiche !
Pour finir, cerise sur le gâteau, dans un grand élan démocratique jamais égalé, à propos de la Présidentielle de 2007, je cite : « Je choisirai celui ou celle qui pourra nous faire gagner ».
Il pourrait aller jusqu’à se choisir lui-même, le Grand Benêt !