Logo : Terroristes ouïghours en Syrie
Le génocide Ouïghour est un fake du début à la fin. Mais si on affirme ça sur les réseaux on va rencontrer des réactions hostiles.
On sera mis en demeure de sourcer sa non-information par des commentateurs persuadés de vivre dans un monde de conte de fée où il existe une communauté internationale basée en Occident qui est sincèrement intéressée à la vérité et à la justice dans le monde, et qui distribue avec objectivité des bons points et des mauvais points de droits de l’homme et de civilisation à des pays entiers, à commencer par ceux qui représentent le plus grand danger pour cette civilisation : Chine, Russie, Iran, RPDC, etc. et ne parlons pas des affabulations délirantes qu’ils font circuler sur le Venezuela depuis 20 ans.
Il faut faire attention au fait que lorsqu’on dément une nouvelle qui est manifestement complètement inventée et propagée par des gens complètement malhonnêtes, on lui donne une sorte de crédibilité négative indirecte. Il n’y a pas de fumée sans feu comme on dit. Mais comme on dit aussi, qui veut noyer son chien, l’accuse de la rage ! Derrière la dénonciation de la Chine il y a évidemment la mise en condition de l’opinion pour la future guerre impérialiste contre ce pays.
Sans doute ce serait à ces commentateurs souvent animés par un racisme anti-asiatique inconscient qu’il incomberait de fournir les preuves de ce fameux génocide. Ils vont alors citer les rapports épais d’Amnesty (1), de HWR, et de l’ONU, considérés comme des phares de l’éthique et des bonnes pratiques, absolument au-dessus de tout soupçon et tenter de nous faire honte de mettre en doute la parole de ces honnêtes chercheurs qui ont travaillé si dur !
Rappelons que Amnesty International a hérité d’une certaine réputation d’objectivité pour avoir été créée dans les années 1970 pour informer sur les crimes des dictatures sud-américaines, mais qu’elle a été réorientée rapidement pour devenir une pièce maîtresse du dispositif de la propagande anti-soviétique de la guerre froide, puis de la propagande impériale. HRW en est une scission prosioniste à l’origine, car l’opposition au sionisme restait de l’ordre des opinions acceptables jusqu’à une époque récente et s’exprimait un peu chez Amnesty. Mais les dirigeants de ces ONG qui n’ont de non-gouvernemental que le nom, font le va-et-vient au sein de l’élite politique occidentale pour construire le consensus impérialiste en Occident.
Si on renvoie les dénonciateurs des crimes supposés de la Chine au travail de critique de l’info efficace exercé par Le Grand Soir avec des moyens matériels si limités, et par d’autres excellents sites, comme Investig-action, ils vont ricaner et tenter de nous écraser avec la réputation de ces institutions, et de nous faire passer pour des complotistes, puisque toutes ces recherches, tous ces témoignages croisés et documenté même par des images captées à partir de satellites seraient au-dessus de tout doute raisonnable.
Ils ne se rendent même pas compte que leur procédé de validation se borne à choisir entre deux thèses opposées celle qui produit le plus de bruit, et donc qui dispose de la plus grande force de communication, de la plus grande surface financière, de l’appui des institutions les plus riches et les plus puissantes, des milliardaires et des États.
Pour les gens éduqués qui sont souvent les plus naïfs l’idée que tous ces témoignages qui souvent jouent à fond sur l’émotion - et sur les préjugés séculaires concernant la cruauté foncière des asiatiques - soient concertés et participent à une campagne hostile à la Chine est carrément impensable et relève en soi du complotisme.
Mais le cas du "génocide ouïghour" est spécial : il n’est pas du tout nécessaire d’aller au fond des choses dans ce cas d’espèce. Il n’est même pas nécessaire que ces témoins soient de faux témoins.
En effet lorsqu’on lit ces rapports incriminant la Chine on voit tout de suite qu’ils tentent de prouver l’existence d’un génocide au Xinjiang en récoltant des informations qui concernent en fait la répression anti-terroriste, qui vise des groupes criminels comparables à ceux qui ont perpétré les attentats parisiens du 2015- 2016, ce qui est bien différent, et qu’ils tentent ensuite d’amplifier ces faits pour nous faire croire qu’ils affectent de manière indiscriminée tous les Ouïghours ou tous les musulmans qui vivent en Chine, par amalgame et glissement sémantique.
Un génocide quelle que soit la définition mise en avant consiste à tenter d’anéantir un peuple par l’extermination, ou d’autres moyens. Alors les Chinois ont-ils essayé d’anéantir le peuple Ouïghours ? Eh bien il n’y absolument aucune crédibilité à prêter à cette assertion.
Les Ouïghours sont plus nombreux et plus prospères que jamais dans la Chine actuelle, comme le montrent d’innombrables témoignages provenant d’eux-mêmes, ou de voyageurs, y compris de voyageurs musulmans.
Même si tous les faits récoltés par ces ONG qui suivent l’agenda anti-chinois de l’Occident en général étaient exacts, ce qui serait bien étonnant, tout ce qu’ils arriveraient à prouver, c’est que la Chine réprime impitoyablement le terrorisme aveugle du type "Bataclan" qui l’a frappée aussi, avec l’aide revendiquée des services occidentaux et dont les survivants ont été réemployé en Syrie sous leur protection pour abattre le gouvernement légal.
La thèse du génocide Ouïghour s’effondre sous le poids de son absurdité intrinsèque. Quant à la répression des terroristes takfiristes chinois, de toute origine ethnique, elle est absolument justifiée.
Mais ce qui laisse quand même un goût amer, c’est que ces vertueux défenseurs de la veu
ve et de l’orphelin dans des pays qu’ils ignorent à peu près complètement, se laissent aller à leur narcissisme moral pour salir la Chine, au moment même où un vrai génocide en vraie grandeur se déroule au vu et au su du monde entier. Et comme par hasard, la Chine est une de seules forces importantes dans le monde qui tente, il est vrai pas suffisamment, mais qui tente vraiment, de s’y opposer.
Le narcissisme moral de la petite-bourgeoisie occidentale apparaît indécrottable.
Réveil communiste
PS Nier totalement l’existence d’un génocide en Chine ne consiste pas à nier pas l’existence de la répression, en l’occurrence justifiée ou de bavures qui évidemment ne le sont pas. Mais comme observer que tous les droits de présumés terroristes n’auraient pas été respectés par les autorités chinoises serait bien insuffisant pour chauffer l’opinion contre leur pays, les propagandistes médiatiques de nos libérales démocraties sont obligés de se lancer sur le terrain de l’affabulation.
Notes du GS
(1) Dans son livre "Ouïghours, l’horreur était dans nos médias", Maxime Vivas consacre un chapitre à Amnesty et le Xinjiang. Preuves à l’appui, il démontre les partis pris, idéologique et financier d’Amnesty sur ce sujet et le refus de l’ONU d’obéir à ces injonctions.
Rappelons (ça vous évitera d’acheter et de lire le livre) que l’auteur révèle que le Haut commissariat aux droits de l’homme de l’ONU, après une enquête sur place, élude le mot "génocide", ne publie pars un "rapport", mais une piteuse "évaluation", laquelle a été publiée 13 mn avant la fin du mandat de quatre ans de la chef de la délégation, que ce document n’est pas signé et que le dialogue entre Vivas et l’ONU s’est interrompu quand, après avoir demandé à trois reprises les noms des auteurs du document, il a précisé (sur demande de l’ONU) que c’était pour des articles du GS et pour écrire un livre.