auteur Eva GOLINGER

L’Etrange mort de Hugo Chavez (Counterpunch)

Eva GOLINGER

1. Croyez-vous qu’ Hugo Chávez a été assassiné et, si oui, qui, selon vous, aurait pu être impliqué dans cet assassinat ?

Je crois qu’il y a de fortes possibilités pour que le président Chávez ait été assassiné. Il y eut des tentatives notoires et attestées par de nombreuses sources d’assassinat contre lui pendant toute sa présidence.

La plus connue est celle du 11 avril, à l'occasion du coup d'Etat de 2002 pendant lequel Chávez a été enlevé et allait être assassiné s'il n'y avait pas eu le soulèvement sans précédent du peuple vénézuélien et des forces militaires loyales qui l'ont sauvé et l'ont ramené au pouvoir 48 heures plus tard. Moi-même, j'ai trouvé des preuves irréfutables, en utilisant la Loi d'Accès à l'Information aux Etats-Unis, que la CIA et d'autres agences étasuniennes étaient derrière ce coup d'Etat et ont soutenu économiquement, militairement et politiquement les putschistes. Ensuite, il y a eu d'autres attentats contre Chávez et son Gouvernement comme en 2004 quand des dizaines de paramilitaires colombiens ont été capturés dans une plantation dans les environs de Caracas qui appartenait à un activiste anti-chaviste, Robert Alonso, quelques jours avant qu'ils aillent attaquer le palais présidentiel et tuer Chávez. Il y a eu un autre attentat, moins connu, qui fut découvert dans la ville de New (…)
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La NSA a-t-elle assassiné Hugo Chavez ? (Matrizur)

Eva GOLINGER

En 2013, le Venezuela a connu un des moments les plus difficiles de son histoire avec le décès du Président Hugo Chavez, le 5 mars. Chavez, leader de grande envergure, fut victime d’un cancer agressif dont il mourut en moins de deux ans. Pendant ses quatorze années au pouvoir, ce Président charismatique (toujours élu démocratiquement et à la grande majorité) s’est confronté à de grands et puissants ennemis : coups d’état, sabotages économiques, interventions électorales, guerre psychologique, financement à coup de millions de dollars à l’opposition du pays par des agences américaines, et des attentats contre sa personne , furent quelques unes des méthodes et des stratégies de déstabilisation auxquelles il dût faire face pendant son mandat.

Il était en tête de liste de la CIA comme cible principale de leurs agressions et les États-Unis amplifièrent de façon significative (ouvertement ou secrètement) leur présence militaire autour du Venezuela durant sa Présidence. Tout cela fit que sa mort brutale et inattendue fit naître beaucoup de soupçons parmi ses partisans et tous ceux qui s’intéressaient à sa vision sociopolitique. Chavez défiait les intérêts des plus puissants et en même temps contrôlait les plus grandes réserves pétrolières de la planète. La mort de Chavez peut-elle avoir été un assassinat politique ? Il y a quelques années, cette question aurait fait sourire une grande partie des lecteurs, mais aujourd’hui, avec l’immense quantité de documents publiés par le lanceur d’alerte Wikileaks et l’ex agent de la NSA, Edward Snowden, nous informant sur les graves atteintes aux droits de l’homme et à la souveraineté des pays commises par le Gouvernement des États-Unis, ce ne sont plus seulement les « (…)

Chávez... est "sorti" !

Eva GOLINGER

La première fois que j’ai rencontré Hugo Chávez, c’était à L’ONU à New York, en Janvier 2003. Il m’a demandé comment je m’appelais, comme si nous étions en train de bavarder entre amis qui se connaissent depuis peu. Quand je lui ai dit «  Eva », il m’a répondu «  Eva ? Vraiment ? ». «  Oui, Eva », lui dis-je. «  Sais-tu que mon frère s’appelle Adam ? » me dit-il et il continua : «  Ma maman aurait voulu que je sois une fille pour m’appeler Eva ! Et c’est moi qui suis sorti ! ». Il a ri de son rire si sincère et clair qu’il se communique toujours à ceux qui l’entendent.

Il est sorti ! Chávez allait jusqu'à se sous-estimer lui-même. Il est sorti un homme plus grand que la vie, au coeur immense, rempli du peuple, battant pour la patrie. Il est sorti un être humain qui a une immense capacité à persévérer et à rester debout en face des obstacles les plus puissants.. Hugo Chávez a rêvé de l'impossible et il y est arrivé. Il a assumé la responsabilité des tâches difficiles et de grande ampleur qui restaient depuis l'époque de l'indépendance, ce que Simon Bolivar n'avait pas pu faire à cause des forces adverses qui s'opposaient à lui. Chávez l'a accompli et l'a fait devenir réalité. La Revolución Bolivariana, la récupération de la dignité Vénézélienne, la justice sociale, la visibilité et le pouvoir du peuple, l'intégration latino-américaine, la souveraineté nationale et celle de cette région du monde, l'indépendance véritable, la réalisation du rêve de la « Patria Grande », et plus, bien plus encore.Tout cela, ce sont des réussites de Chávez. (…)
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Le président Obama demande des fonds en faveur de l’opposition vénézuélienne pour 2012

Eva GOLINGER
Le gouvernement états-unien se prépare pour l'élection présidentielle vénézuélienne de 2012 en demandant des fonds pour soutenir les organisations anti-chavistes et pour aider à lancer un « candidat » qui se présentera contre Chávez. Les républicains, quant à eux, demandent un « embargo » contre le Venezuela. Le président Barack Obama a présenté au Congrès un budget de 3700 milliards pour 2012, le plus élevé de l'histoire des États-Unis. Il prévoit d'importantes baisses dans les programmes sociaux et dans les emplois publics fédéraux partout dans le pays, mais il prévoit une ligne budgétaire pour le financement des organisations anti-chavistes du Venezuela. Sur ces 3700 milliards, 670 milliards iront au Pentagone, dont le budget continue de croître, 75 milliards aux différents services d'intelligence et 55,7 milliards au département d'État et à l'Agence états-unienne pour le développement international (USAID). Pour la première fois dans l'histoire récente, le Foreign (…)

Quelques points sur les "i" à propos du Venezuela et de Hugo Chavez

Eva GOLINGER
Tant de désinformation est distillée dans les dépêches de tant de médias dans le monde au sujet du Venezuela et du Président Hugo Chavez, qu'il est temps de remettre les points sur les "i" . Le Venezuela n'est ni une dictature, ni le Président Chavez un dictateur. Hier soir le chef de l'État participait à une réunion avec un groupe de militants du droit au logement (photo ci-dessous). Non seulement ceux-ci ont critiqué - en direct, à la télévision - les politiques du gouvernement et son inaction sur les thèmes des loyers et du logement, mais ils ont aussi proposé des lois, des règlements et des projets reçus les bras ouverts par Chavez lui-même. La semaine dernière le Président vénézuélien a usé de son droit de veto sur la loi de l'éducation supérieure votée par l'assemblée majoritairement pro-Chavez de l'an dernier, et il a appelé à un débat plus "large et ouvert" sur ce thème, qui prenne en compte les critiques de ceux qui avaient manifesté leur opposition à la loi. (…)