auteur Joe EMERSBERGER

L’affaire Assange montre que le soutien à la liberté d’expression dépend de la personne qui s’exprime. (FAIR)

Joe EMERSBERGER
Le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire a conclu en février 2016 que les gouvernements du Royaume-Uni et de la Suède avaient contraint l'éditeur de WikiLeaks Julian Assange à une détention arbitraire à l'ambassade de l'Équateur à Londres, où il se trouve depuis 2012. Le communiqué de presse du groupe déclarait : Le groupe d'experts a demandé aux autorités suédoises et britanniques de mettre fin à la privation de liberté de M. Assange, de respecter son intégrité physique et sa liberté de mouvement, et de lui accorder le droit à une indemnisation. Assange n'a jamais été accusé d'un crime en Suède. A la demande secrète du gouvernement britannique, la Suède a refusé pendant plusieurs années d'interroger Assange à Londres sur des allégations d'agression sexuelle. Ce qui a maintenu l'affaire dans les limbes de l''enquête préliminaire", tandis que la Suède a également refusé de garantir qu'Assange ne sera pas extradé vers les États-Unis, où il risque d'être (…)

Associated Press et le mythe de "l’opposition muselée au Venezuela" (ZNet)

Joe EMERSBERGER
(NdT : pour comprendre quatorze ans de désinformation dans Libération, le Monde, les Échos, le Figaro, l’AFP, TF1, RFI, France-Inter, RTL, etc…, on gagne à remonter à la “matrice”. Les français ne font en général que traduire avec un jour de décalage ce que disent les médias privés dominants du Venezuela ou des États-Unis.) * * * Un des mensonges que martèle sans relâche la presse internationale est que “l’opposition est muselée au Venezuela”. Il est certain que le gouvernement, depuis le coup d’État qui l’a renversé brièvement en 2002, a fortement travaillé pour modifier le paysage médiatique. On est passé d’une situation où un média appartenant à un oligarque avait tellement de pouvoir qu’il était capable d’organiser un coup d’État, au paysage actuel où – si on lit attentivement l’étude détaillée des médias télévisés du Centre Carter – ces médias conservent un avantage, qui n‘a plus rien de commun cependant avec ce qu’il était il y a dix ans. Une analyse attentive montre que (…)

L’insoutenable attente près du téléphone : Human Rights Watch dénonce encore une fois Hugo Chavez

Joe EMERSBERGER

Human Rights Watch (HRW) a récemment publié un rapport de 230 pages sur le Venezuela intitulé « Une décennie sous Chavez : intolérance politique et occasions perdues pour améliorer les droits de l’homme au Venezuela ».

Dans un communiqué de presse relatif à ce rapport, le directeur de HRW Amériques, Jose Miguel Vivanco, a déclaré que « plutôt que de renforcer la protection des droits de l'homme », le gouvernement Chavez « a fait le contraire en sacrifiant les garanties élémentaires au détriment de son programme politique. » Une des révélations du rapport est si explosive qu'elle mérite d'être citée dans son intégralité : « Des officiels du gouvernement ont régulièrement refusé ou se sont abstenus de répondre aux demandes d'information formulées par les journalistes. Selon une enquête d'Ultimas Noticias, un journal généralement pro-gouvernemental, les journalistes ont rencontré des obstacles pour obtenir des informations telles que les statistiques de la police sur la criminalité, sur les juges et les officiels des tribunaux, les hôpitaux, les entreprises d'état telles que PDVSA, le bureau du contrôleur général et différents ministères… Selon un rapport publié par le journal El Mundo, en (…)

L’échec de l’Observatoire des Droits de l’Homme au Venezuela et en Haïti

Joe EMERSBERGER
Le rapport mondial de 2008 de l'Observatoire des Droits de l'Homme (Human Rights Watch, HRW) contient la supposition sous-jacente que les Etats-unis et ses alliés ont le droit de renverser des gouvernements démocratiques.[1] La partie du rapport sur le Venezuela ne mentionne rien sur les tentatives continuelles des Etats-unis pour renverser le gouvernement Chavez. Il est de notoriété publique que les Etats-unis ont financé des groupes impliqués dans le coup d'état de 2002 et ont continué de le faire ensuite.[2] Plutôt que de dénoncer ou même reconnaître les efforts de déstabilisation américains au Venezuela, HRW continue de ressasser sur le non-renouvellement de la licence de diffusion hertzienne à RCTV (Radio Caracas Télévision). RCTV était l'un des grands réseaux de télévision qui aida et encouragea le coup d'état. HWR objecte que l'implication de RCTV "n'a pas été prouvée selon une procédure qui aurait permis a RCTV de se défendre". Il est impossible d'imaginer une procédure (…)