auteur Camille Loty MALEBRANCHE

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Russie, la quête occidentale d’une opposition de doublure…

Camille Loty MALEBRANCHE
Le prédateur d'État qui veut dominer un pays, une société, sait qu'il faut s'ériger Parangon de perfection, se signifier Idéal suprême pour la mystification de cet autrui à soumettre, tout en instillant subrepticement au mental de sa proie, sinon la haine de soi, à tout le moins, le dénigrement du soi politique voire ethnique, la honte de soi qui apprête la proie à l'assimilation par le prédateur faisant figure de civilisateur bienfaiteur. L'occident le sachant, l'a toujours sciemment fait partout où il va. Le sociocentrisme, l'ethnocentrisme, le racisme, ces méthodes d'érection de soi comme supérieur, ces socles de la domination occidentale, ne sont rien que la face d'un essentialisme idéologique phagocytant et invasif qui ravale toutes les altérités pour être toujours au-dessus d'elles. L'hégémonie d'un empire à l'égard d'un grand État industriel et économique constituant en même temps une superpuissance militaire, n'a d'autres choix que le financement du chahut de rue et (…)

Poutine, un coup de pied dans la russophobie occidentale.

Camille Loty MALEBRANCHE

Le jeu politique, surtout dans la gérance d’un grand État qui doit faire face à un empire hégémonique ennemi féru d’implosion étatique et ferré de géostratégie destructrice, est avant tout une partie de finesse qui doit dérouter les visées déstabilisatrices et les menées subversives sournoises des piégeurs et contempteurs cherchant à infiltrer ledit État pour le chambarder.

Les baragouins des démocrates occidentaux, séquestreurs d'État par la finance et toujours prêts à exterminer par les bombes de l'Otan tout pays inconvenant de la périphérie, ne manquent pas de jeter leur anathème particulièrement à Poutine accusé d'être nouveau tsar voire dictateur et un peu à Medvedev son fidèle considérés l'un et l'autre comme des alliés maléfiques aux yeux de la belle démocratie dont l'occident serait évidemment le sempiternel unique détenteur. C'est d'ailleurs un réflexe malsain, une tare occidentale de vouloir à tout prix réduire la démocratie à des élections fagotées en joutes politiques entre partis semblables jouant les histrions devant la foule manipulée pour laisser croire à une alternance de pouvoir, lors même qu'un establishment pérenne et tyrannique tient diaboliquement les rênes du pouvoir par la finance et la propagande. L'on comprend que la liberté d'expression dans cet occident, n'est exerçable que par des marginaux, ceux qui ne craignent guère (…)
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Le Sain dans la manipulation sémantique-connotative de l’idéologie

Camille Loty MALEBRANCHE

L’idéologie est un agent métamorphique du langage qui, par elle, manipulé et instrumentalisé, fait de certains vocables du code collectif des normes sociales, une nature parallèle à la nature au sein de la culture, une véritable métanature culturelle établie pour la société. Car la culture crée et instaure le sens social comme une seconde nature signifiante, parallèle à la nature. CLM

Le sain, le pathologique, le malsain sont parmi les termes les plus abusivement et les plus violemment sollicités dans l'agressivité sémantique, épistémique officielle des oligarchies. Et l'étiologie des malaises sociaux ne peut qu'interroger les artefacts immatériels à la fois idéels et hyperactifs d'une idéologie souvent accusatrice, (une "idéo-actéologie" vu sa détermination de l'action sociale) qui construit les « valeurs » collectives et la « nature des choses » cette sorte de seconde nature à la Nature, au gré de ses intérêts oligarchiques… Dans la valeur à la fois lexicologique et logique d'un lemme, il est rare de trouver aussi tranchés et immédiatement intelligibles en un même signifiant, ce, avant toutes les vagues des connotations, les deux antonymes (pathologique et malsain) pressentis au sens dénoté de l'unité sémantique "Sain". Comme si le pathologique désigné et senti comme insanité et dérèglement par l'organisme dont il trouble le bon fonctionnement, est à (…)
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Breivik de Norvège, criminel essentialiste !

Camille Loty MALEBRANCHE

L’essentialisme idéologique est toujours un crime ethno-socio-centriste potentiel contre l’humanité. On ne s’essentialise ethniquement et socialement dans une nation, surtout à l’heure des migrations et du multiculturalisme, que pour ostraciser, inférioriser et au pire, exterminer l’altérité. CLM

En observant la folie exterminatrice qui a soudain accaparé le sinistrement célèbre Anders Behring Breivik, le meurtrier poseur de bombe d'Oslo et fusilleur de l'île norvégienne d'Utoya, je n'ai pu, avec le dépit que l'on éprouve d'avoir raison dans les cas de constats-diagnostics d'un mal mortel affectant un individu ou une société, m'empêcher de retourner à ma propre compréhension et fustigation de l'essentialisme idéologique proliférant pour ne pas dire « ubiquitaire » dans une certaine frange politique d'hyper-droite (droite extrême non reconnue comme extrême droite), pleine sinon de haine mais à tout le moins de suspicions et de détestation molle des immigrants et des « autres races » en fait des ethnies différentes ou minorités visibles dans la société. L'immigrant, surtout le non occidental le non blanc - ce dernier mot d'ailleurs adopté comme mythologie identitaire par des maniérés complexés s'appelant eux-mêmes par ce vocable impropre et passablement balourd inventé pour (…)

Empire et Dénaturation humaine monstrueuse…

Camille Loty MALEBRANCHE
Il n'y a pas d'empire neutre ou inoffensif, l'empire, tout empire, est, par essence et non par accident, fatalement monstrueux, tératogène et agresseur. Le bellicisme n'est donc pas contingence dans le fonctionnement d'un empire mais sa nécessité mécaniste, en tant que la violence est immanente à la nature de la puissance conquérante impériale, émanation naturelle de ses fondements logiques. CLM J'appelle empire, tout système de politique socio-économique d'un État, d'un groupe d'États associés ou encore d'une entité pluri-étatique supranationale procédant en Super-État avec une propension à vouloir sans cesse élargir ses limites en dominant voire effaçant la suprématie, l'autonomie et la spécificité des altérités rivales ou non par la conquête politico-idéologique soit directement en usant de la force soit discrètement, via des institutions interposées. Les empires renvoient à l'ogre de l'histoire, à la volonté de règne par la fondation d'essences étatico-nationales puissantes (…)