auteur Michel PEYRET

Rosa Luxemburg, les femmes et l’émancipation générale

Michel PEYRET
« Il y a cent ans, le français Charles Fourier, l’un des premiers grands prophètes des idéaux socialistes, a écrit ces mots mémorables : « dans chaque société, le degré d’émancipation des femmes est la mesure naturelle de l’émancipation générale ». Ceci est parfaitement vrai pour la société actuelle. La lutte de masse en cours pour les droits politiques des femmes est seulement l’une des expressions et une partie de la lutte générale du prolétariat pour sa libération. En cela réside sa force et son avenir. Grâce au prolétariat féminin, le suffrage universel, égal et direct des femmes, ferait avancer considérablement et intensifierait la lutte des classes du prolétariat. C’est la raison pour laquelle la société bourgeoise déteste et craint le suffrage féminin. Et c’est pourquoi nous le défendons et nous l’obtiendrons. En luttant pour le suffrage féminin, nous rapprocherons aussi l’heure où la société actuelle tombera en ruines sous les coups de marteau du prolétariat (…)
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Marx anarchiste ?

Michel PEYRET

DES ARMES DE DESTRUCTION MASSIVE : L’ETAT ET LE SYSTEME CAPITALISTE

« Ces deux écrits (« Introduction à la critique hégélienne du droit » et « A propos de la question juive ») constituent à vrai dire un seul manifeste où Marx désigne une fois pour toutes et condamne sans restriction les deux institutions sociales qu’il voit à l’origine des maux et des tares dont la société moderne pâtit et dont elle pâtira aussi longtemps qu’une nouvelle révolution ne viendra les abolir : l’Etat et l’Argent. »

C’est la thèse que soutient Maximilien Rubel dans le texte que j’évoque ci-dessous.

Et je rappelle que Maximilien Rubel est certainement un des plus profonds connaisseurs de l’oeuvre de Marx.

Michel Peyret

Marx anarchiste ? C'est en tout cas la thèse que soutient Maximilien Rubel [1]. Mais au diable les restrictions intellectuelles et place au débat, à la confrontation d'idées, à la diversité , nécessaires pour procéder « à l'étude concrète d'une situation concrète », selon la formule de Lénine, et faire apparaître les contradictions qui la font se mouvoir. Et donnons, en l'occurrence, raison à Rubel qui illustre à souhait ses constats et jugements relatifs au marxisme, selon lui et selon d'autres, « Idéologie dominante d'une classe de maîtres qui a réussi à vider les concepts de socialisme et de communisme, tels que Marx et ses précurseurs les entendaient, de leur contenu originel, en leur substituant l'image d'une réalité qui en est la totale négation. » UN MARXIEN CHEZ LES MARXISTES « Un marxien chez les marxistes, Maximilien Rubel », titre pour sa part Patrice Beray, lequel rappelle que Karl Marx s'est défendu sur ses vieux jours, alors que son oeuvre commençait à lui (…)

En France, le référendum a déjà eu lieu !

Michel PEYRET
EN REPONSE A UNE PETITION ! UN COUP D'ETAT NE S'ACCEPTE PAS ! En 2005, le peuple français a rejeté le TCE. De ce 29 mai, la dite Union européenne n'a plus d'existence légale. Le coup d'Etat auquel s'est livré Sarkozy est inacceptable, et ne peut donc être accepté. Le peuple français, seul souverain, lui ne s'est pas dédit, sa décision demeure, ses conséquences aussi. Selon la constitutionnaliste Anne-Marie Le Pourhiet, Sarkozy doit être traduit devant la Haute Cour de Justice. Pourquoi les forces politiques françaises cautionnent-elles le coup d'Etat ? Faire respecter la décision du peuple français est la seule façon d'aider le peuple grec ! Il faut en finir avec ce carcan des peuples que constitue l'UE ! C'est encore ce qu'ont dit les peuples européens en juin dernier en boycottant massivement le scrutin européen . 60% des électeurs français ont alors renouvelé leur rejet de 2005 ! Quand va-t-on enfin respecter la décision des peuples, prendre en compte leur (…)

Le mot d’ordre révolutionnaire : Abolition du salariat !

Michel PEYRET
C'est Karl Marx qui le dit à sa façon : « Au lieu du mot d'ordre conservateur : « Un salaire équitable pour une journée de travail équitable », ils doivent inscrire sur leur drapeau le mot d'ordre révolutionnaire : « Abolition du salariat. » Ce n'est pas la première fois que nous abordons cette question de l'abolition du salariat, et pourtant il nous apparaît indispensable d'y revenir à nouveau aujourd'hui. Pourquoi aujourd'hui ? La crise du capitalisme s'approfondit. Chaque jour, ou presque, l'on nous dit que toutes les dispositions viennent d'être prises, soit nationalement, soit au niveau européen ou mondial, pour en sortir. Chaque jour, l'on nous dit que, cette fois, c'est la bonne : juré, promis, il n'y a plus à y revenir... Et pourtant, le lendemain... Le lendemain pourtant, et de nouveau, la crise a resurgi, sous l'une des formes multiples selon lesquelles elle se manifeste, plutôt sous l'une des formes dont on nous dit qu'elle se manifeste... Tour à tour, (…)

Ce que Staline a demandé à Marx !

Michel PEYRET
« La révolution communiste, se dressant contre le mode traditionnel des activités, se débarrasse du travail et abolit la domination de toutes les classes en abolissant les classes elles-mêmes, cette révolution étant l'oeuvre de la classe qui, dans la société, n'a plus rang de classe et n'est pas reconnue comme telle : dès maintenant, elle marque la dissolution de toutes les classes, de toutes les nationalités, etc., au sein même de la société présente. » (Karl Marx) C'est « Démocratie communiste » (luxemburgiste) qui rappelle cette citation de Marx en introduction à un texte présentant Maximilien Rubel et son oeuvre à l'occasion de l'anniversaire de sa mort. UN COMMUNISTE LIBRE ET ICONOCLASTE « Maximilien Rubel est mort il y a 10 ans, le 28 février 1996. Il était un communiste libre et iconoclaste, qui connaissait parfaitement les textes de Karl Marx... (1) « Partisan, comme Marx, de l'auto-émancipation, il a été tout le long de sa vie révulsé par la politique (…)