auteur Aline PAILLER
28 décembre 2012
La révolution zapatiste est toujours debout
Aline PAILLER
Merci à notre camarade Aline Pailler, pour ce texte qui sonne :
- Comme un rappel de nos amnésies
- Comme un rappel de nos soutiens "˜volages’ au hasard des modes du moment
- Comme un écrit qui dit le "˜possible’
- Comme un espoir venu du sud mexicain, au sein d’autres expériences sud américaines.
- Comme une déclaration qui dit que ce sont les hommes et les femmes qui doivent changer dans leur tête pour que leurs rêves prennent sens et crédibilité.
Jacques Richaud
Là bas aussi l'espoir est dans la rue... dimanche, 23 décembre 2012 / Aline Pailler
La révolution zapatiste aura 19 ans [1] le 1er janvier 2013. Elle a construit patiemment, démocratiquement, "lentement en bas à gauche", une société autonome du pouvoir mexicain.
Une société qui a su inventer un autre rapport à la justice, à l'éducation, à la santé, à la démocratie et à la propriété ; comme l'affirme l'Université de la Terre à San Cristobal de las Casas "nous sommes en train de faire l'autre monde" .
Cette révolution, beaucoup l'ignorent ou la croient morte ou la caricaturent à l'aune de leur cynisme blasé qui s'est arrêté aux images, un temps branchées, de Marcos encagoulé dans son passe-montagne.
Où sont -ils aujourd'hui les Besancenot et autres Bové si fiers d'en être et qui n'ont même pas pris le temps d'expliquer le sens du passe-montagne ou du foulard ?
Où sont ils aujourd'hui les journalistes pour montrer et expliquer l'importance de ce qui s'est passé au Chiapas ce (…)
25 mars 2009
Je ne veux plus rentrer chez moi.
Aline PAILLER
"Les mots nous divisent, les actes nous unissent"
Tupamaros (Uruguay)
Le 29 janvier, nous étions des millions, le 19 mars, 500 000 de plus et, si on écoute certains, il faudrait attendre le 1er mai ?
Pourquoi pas la Saint Glinglin ?
Et que fait-on d'ici là ?
Des grèves, des grèves administratives, des désobéissances civiles qui durent dans l'université, l'industrie, le commerce, l'enseignement, chez les sans papiers depuis des mois et il faudrait rentrer chez soi avec la gueule de bois, nos revendications, nos espoirs, nos projets de société remisés jusqu'au 1er mai ?
Et pourquoi pas la Saint Glinglin ?!
Vous savez bien que la cause de nos malheurs, c'est le système capitaliste ?
Le Capitalisme, nous n'en voulons plus mais nous faisons comme si on devrait faire obligatoirement avec. Croyons-nous vraiment comme certains voudraient nous le faire croire qu'il est indépassable, juste "moralisable" ?
Le capitalisme, on en connaît les conséquences catastrophiques pour (…)
