auteur Samuel MOLEAUD
17 juin 2014
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La Coupe du Monde de Foot, l’économie et les gens de la planète folle.
Samuel MOLEAUD
Ca y'est, c'est le Grand Soir. Comme tous les quatre ans. Il est bien rare que tout le monde connaisse la date et l'heure du Grand Soir. Je ne parle pas des élections, ni de la Révolution silencieuse qui germe chez tous les indigènes de la République, mais bien malheureusement du football.
Cet événement sportif qui n'en finit pas de faire exploser les profits du Capital est souvent vu par l'économie comme un choc de demande positif qui accélère l'investissement des entreprises et la consommation des individus, stimulant de la croissance économique. Pour la plupart des gens, il rapproche les peuples et installe une dynamique festive qui permet d'oublier les turpitudes et les marasmes de la vie quotidienne. C'est vrai que lorsqu'une vingtaine de gladiateurs millionnaires et délinquants fiscaux s'effarouchent sur une pelouse, le populo oublie un peu la crise, le chômage, la précarité, le crédit sur la kangoo, sur la maison ou le stress au travail. On oublie aussi les dépenses (…)
20 juin 2013
Peut-on "inverser la courbe du chômage" en vendant la France à l’OMC ?
Samuel MOLEAUD
Le Pouvoir exécutif français aime promettre aux caméras alarmantes qu'il a 'l'inversion de la courbe du chômage' pour pierre angulaire de sa politique. Beaucoup de français absents des caméras, ont l'aversion d'un Pouvoir exécutif englué dans sa politique du pire qui engendre un chômage alarmant.
Comme s'il se souciait du sort des gens du peuple, officiellement citoyens, il mène une politique générale qui les rend officieusement esclaves dociles. Inverser la courbe du chômage implique implicitement la volonté de revenir à une situation de plein emploi, conjoncture que l'économie française n'a pas connue depuis les chocs pétroliers et la fin des Trente Glorieuses (1973). C'est donc une promesse de taille, que d'annoncer la fin du chômage en France. Ce serment solennel électoraliste voudrait, selon toute logique que soient mises en place tout un ensemble des politiques qui pourraient éviter l'insupportable hausse du taux de chômage. Ces politiques doivent donc être dites sociales, (…)
13 octobre 2012
Le prix Nobel de la paix donné à des criminels.
Samuel MOLEAUD
En 1949, George Orwell avait écrit dans 1984, que "la guerre c'est la paix", "la liberté c'est l'esclavage", et "l'ignorance c'est la force". S'il en est un qui aurait pu recevoir le prix Nobel de la Paix, c'est bien George Orwell, écrivain "engagé" contre l'impérialisme occidental.
Nous savions déjà que les institutions de ce monde pouvaient commettre les crimes les plus immondes en toute impunité, en toute légalité. Désormais, le crime est subventionné, récompensé par des titres honorifiques. Et oui vous lisez bien, le Comité Nobel norvégien vient de nommer l'Union Européenne prix Nobel de la Paix. De la paix ! Paix, démocratie, droits de l'Homme, l'Union Européenne serait l'entité qui depuis plus de cinq ou six décennies, oeuvre à la fin des guerres et aux droits humains.
Ceci est révélateur de la torpeur dans laquelle se trouve la réflexion : il faut être sacrément fou, ou bien pathologiquement obscurantiste pour dire qu'un criminel oeuvre pour les droits de l'homme. A (…)
11 février 2012
Le changement, c’était en 2007.
Samuel MOLEAUD
L'allocution du président le 29 janvier 2012…
Il y a quelques jours, interrogé par des milliers de journalistes (puisque l'info va vite, les questions aussi), le chef de l'État s'est expliqué aux français sur sa politique et a défendu avec ardeur son bilan quinquennal. A quelques semaines de l'élection présidentielle, l'évènement a été retranscrit sur tous les écrans, iphones, smartphones et la bande son du discours a même été passée dans les hauts parleurs des entrepôts et des usines. Ce, afin évidemment que les travailleurs puissent assister au rendez-vous sans perdre une miette de leur salaire.
Un bilan contrasté et obscur, mais clair.
D'entrée de jeu, il a voulu saluer les journalistes qui l'interrogeraient tout au long de l'émission. Le président de la République a d'abord tenu à se féliciter de la loi sur la liberté de la presse (la Lolibep), qui confère une totale indépendance des journaux vis-à -vis du pouvoir. Cette loi votée dans l'inquiétude du SNJ (syndicat des (…)
1er février 2012
Élections présidentielles de 2012 : la démocratie ou la dictature.
Samuel MOLEAUD
Le bal des clowns aux nez de toutes les couleurs, des rouges, roses, oranges, bleus, et bruns touchera bientôt à sa fin. Fin janvier 2012, et les jeux semblent déjà faits, disent les journalistes de grande audience. Tu m'étonnes ! Comme d'habitude, les médias tronquent les débats, fixent le temps de parole, adoubent celui qui fâche le moins les institutions financières et règnent en maîtres sur la dictature de l'agenda. Ils sur-médiatisent les thèmes néolibéraux et leurs porte-banderoles. Et ils censurent et taxent d'extrêmes les antilibéraux (notamment le Front de Gauche), qui sont loin d'être extrémistes. Après, ces mêmes médias s'étonnent presque que les « jeux » soient faits. Enfin, ils parviennent, comme à l'habitude française, à faire de la résignation un mode de vie dont le patronat et les banques pourront apprécier les bienfaits d'une masse de salariés corvéables à merci qui acceptent les attaques récurrentes au droit du travail. En retour, sur le plateau télé, les invités (…)




