auteur Mike WHITNEY

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Condamnez-vous les événements du 7 octobre ? La Chine répond “non”

Mike WHITNEY

La Chine n’a jamais explicitement condamné les attentats du 7 octobre. Selon elle, cette date ne peut être dissociée de plus de sept décennies de barbarie, d’apartheid et d’occupation israéliennes. Naturellement, la Chine s’est attiré les foudres d’Israël, qui a exprimé sa “profonde déception” face à son refus de condamner le Hamas. Pour autant, la Chine n’a pas cédé aux pressions israéliennes ni adouci son discours.

Au contraire, le 22 février 2024, Ma Xinmin, conseiller juridique du ministère chinois des Affaires étrangères et membre de la Commission du droit international, a résumé le point de vue de la Chine sur les activités du Hamas lors d’une présentation devant la Cour internationale de justice à La Haye. Voici un extrait de son discours : “Le conflit israélo-palestinien trouve son origine dans l’occupation continue des territoires palestiniens par Israël et dans l’oppression dont le peuple palestinien est victime depuis si longtemps. Le peuple palestinien lutte contre l’oppression israélienne et son combat pour la création d’un État indépendant sur les territoires occupés est une action parfaitement légitime visant à rétablir ses droits fondamentaux. Le droit à l’autodétermination constitue le fondement juridique précis de cette lutte.” —MEMRI En choisissant un juriste, membre de la Commission du droit international pour défendre son point de vue, la Chine souligne l’importance (…)

Washington déploie des forces mandataires au Xinjiang pour saborder le projet d’infrastructure de la Chine

Mike WHITNEY

Un groupe séparatiste ouïghour qui a contribué à renverser le gouvernement de Bachar al Assad a déclaré son intention de retourner au Xinjiang afin de mener des opérations militaires contre la République populaire de Chine. L’annonce suggère que Washington et ses alliés se préparent à ouvrir un autre front dans une guerre globale qui a déjà plongé de grandes parties de l’Europe de l’Est et du Moyen-Orient dans le chaos. L’annonce a été la plupart du temps ignorée par les médias occidentaux, mais les analystes pensent que nous sommes peut-être entrés dans une nouvelle phase de la lutte de l’Amérique pour préserver son hégémonie décroissante, une phase dans laquelle la probabilité d’un affrontement direct entre les États-Unis et la Chine a considérablement augmenté.

Des combattants ouïghours font le vœu de s’en prendre prochainement à la Chine. Le Parti islamique du Turkestan déclare que sa principale mission est de « libérer les musulmans du Turkestan oriental de l’occupation chinoise ». De plus, si nous supposons que le sabotage du pipeline Nord-stream par Washington a été conçu pour empêcher l’intégration économique de la Russie avec l’Union européenne, alors nous devons supposer que le même plan sera appliqué à la Chine. Washington utilisera ses mandataires ouïghours pour couper les artères critiques qui relient la Chine à l’Europe, bloquant ainsi la création d’une immense région de libre-échange qui saperait gravement l’influence régionale des États-Unis. Cela signifie que nous devons nous attendre à une vague d’attaques asymétriques contre des infrastructures vitales visant à empêcher le développement de l’emblématique initiative chinoise « les Nouvelles routes de la soie ». Comme toujours, la politique étrangère étasunienne est guidée (…)
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Ukraine : Le marteau est-il sur le point de tomber ?

Mike WHITNEY
« Voici quelque chose que vous devez comprendre. Nous n’avons pas eu la possibilité d’agir différemment. » (Vladimir Poutine) Le projet d’engager militairement la Russie est un aveu tacite que les États-Unis ne peuvent plus maintenir leur domination mondiale par les seuls moyens économiques ou politiques. Après une analyse et un débat exhaustifs, les élites occidentales ont opté pour un plan d’action visant à diviser le monde en blocs belligérants afin de poursuivre une guerre contre la Russie et la Chine. L’objectif stratégique ultime de la politique actuelle est de resserrer l’emprise des élites occidentales sur les leviers du pouvoir mondial et d’empêcher la dissolution de « l’ordre international fondé sur des règles ». Mais après 11 mois de guerre non-stop en Ukraine, la coalition occidentale soutenue par les États-Unis se trouve dans une position pire qu’au début. Outre le fait que les sanctions économiques ont gravement touché les alliés européens les plus proches de (…)
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L’homme qui a vendu l’Ukraine

Mike WHITNEY
Volodymyr Zelensky est l'actuel président de l'Ukraine. Il a remporté une victoire écrasante à l’élection de 2019 sur la promesse d'apaiser les tensions avec la Russie et de résoudre la crise dans les républiques séparatistes de l'est de l'Ukraine. Il n'a pas même essayé de tenir aucune de ces deux promesses. Au contraire, il a considérablement exacerbé la crise interne de l'Ukraine, tout en provoquant sans relâche la Russie. Zelensky a eu de nombreuses occasions d'aplanir les difficultés avec Moscou et d'empêcher le déclenchement des hostilités. Au lieu de cela, il a constamment aggravé la situation en suivant aveuglément les directives de Washington. Zelensky est adulé par l'Occident et loué pour sa bravoure personnelle. Mais, dans les faits, il a échoué à rétablir l'unité nationale et à mettre en œuvre l'accord de paix crucial qui est la seule voie vers la réconciliation. Le président ukrainien n'aime pas le protocole dit de Minsk et a refusé d'en respecter les exigences (…)

Le Pentagone entame une guerre furtive de basse intensité en Syrie (Counterpunch)

Mike WHITNEY

« Mercredi dernier, lors d’une réunion du Deputies Committee à la Maison Blanche, les fonctionnaires du Département d’Etat, de la CIA et les chefs d’état-major ont discuté de frappes militaires limitées contre le régime (d’Assad)... Pour contourner l’opposition résolue de la Maison Blanche d’éliminer le régime d’Assad sans une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies, il a été proposé de procéder à des frappes secrètes à l’insu de l’opinion publique ». - Washington Post

Appelez la « guerre furtive », appelez-la « comment provoquer l'ours », appelez la comme vous voulez. Le fait est que la guerre en Syrie est entrée dans une nouvelle et plus dangereuse phase avec de plus en plus les chances d'une confrontation catastrophique entre les Etats-Unis et la Russie. Ce nouveau chapitre du conflit est le fruit du chef de guerre du Pentagone, Ash Carter, dont l'attaque contre un poste syrien à Deir Ezzor a tué 62 soldats syriens et rompu le fragile accord de cessez-le-feu. Carter et ses généraux étaient opposés au cessez-le-feu négocié par Kerry et Lavrov car il impliquait « une coopération militaire et de renseignement avec les Russes ». En d'autres termes, les États-Unis devaient obtenir le feu vert de Moscou pour bombarder des cibles, ce qui aurait miné leur capacité à aider leurs combattants djihadistes sur le terrain. Une condition totalement inacceptable pour le Pentagone. Mais le bombardement de Deir Ezzor a réglé le problème. Il a permis au (…)