auteur Medea BENJAMIN

Entretien avec Julian Assange (Counterpunch)

Medea BENJAMIN

J’ai eu une opportunité pour interviewer le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, à l’ambassade équatorienne à Londres où l’asile politique lui a été accordé depuis juin 2012. La Suède veut interroger Assange sur des allégations sexuelles, bien qu’il n’ait pas été inculpé. Assange croit que s’il est envoyé en Suède, il sera emprisonné et ensuite envoyé aux Etats-Unis, où une enquête est déjà en cours pour espionnage pour avoir publié des centaines de milliers de câbles diplomatiques classifiés et de mémos militaires sur le site web WikiLeaks. - MB

La nouvelle bibliothèque présidentielle de Georges W. Bush à la Southern Methodist University au Texas a ouvert en grande pompe, en présence du président Obama et des anciens présidents Carter, Bush père et Clinton. Georges Bush a déclaré que la bibliothèque est « un endroit pour exposer des faits ». Quels faits voudriez-vous voir exposés dans cette bibliothèque ? Un bon début serait d’exposer le nombre de morts causées par l’invasion de l’Irak et de l’Afghanistan. A WikiLeaks nous avons documenté cela en 2004-2009, les Etats-Unis ont des dossiers d’environ 100 000 morts Irakiens dues à la violence qui s’est déchainée suite à cette invasion, environ 80% étaient des civils. Ce sont les morts enregistrées mais il y en a eu beaucoup plus. Et en Afghanistan, les Etats-Unis ont enregistré environ 20 000 morts entre 2004 et 2010. Voilà de bons faits à exposer dans la bibliothèque présidentielle. Et peut-être que la bibliothèque pourrait documenter la façon dont les gens dans le monde (…)

Le message de Rand Paul à Obama : Ne me drone pas, mon pote (Dissident Voice)

Medea BENJAMIN
Ce qui est très positif dans le discours d'obstruction de 13 heures de Rand Paul -qui s'est terminé quand Paul a été obligé d'aller aux toilettes - c'est qu'il a alerté le public sur les voies traîtresses que le programme de drone d'Obama pourrait emprunter : à savoir l'assassinat ciblé d'Etasuniens sur le sol étasunien. Ce fut un marathon d'instruction civique et une critique cinglante du bilan du président Obama en matière de libertés civiles. Par contre, Rand a eu le grand tort de refuser de condamner fermement la manière dont les drones sont déjà utilisés à l'étranger et de dénoncer le rôle du nouveau chef de la CIA, John Brennan, dans la conception d'un programme qui a causé la mort de tant de civils non-étasuniens et généré des sentiments anti-étasuniens dans le monde entier. Rand Paul a mentionné de nombreux problèmes liés aux frappes de drones dans des endroits comme le Pakistan et le Yémen, mais il s'est globalement concentré sur la question de l'assassinat par drones (…)

Le calvaire de Bradley Manning : Sous Obama, il vaut mieux commettre un crime de guerre que d’en révéler un (Counterpunch)

Medea BENJAMIN
Bradley Manning est accusé d'avoir humilié l'establishment politique en révélant la complicité d'importants officiels étasuniens dans l'exécution et la dissimulation de crimes de guerre. Pour le punir d'avoir écouté sa conscience, le gouvernement étasunien le maintient abusivement en cellule d'isolement, l'humilie et essaie de le garder derrière des barreaux sa vie entière. La leçon est claire et les soldats l'ont comprise : Il vaut mieux commettre un crime de guerre que d'en dévoiler un. Manning, un officier des services secrets de 23 ans en service au Kuwait - choqué par ce qu'il a vu- a supposément communiqué des dizaines de milliers de câbles du département d'état au Website spécialisé dans les révélations Wikileaks. Ces câbles montrent que des officiers étasuniens ont couvert à peu près tous les crimes, des viols d'enfants financés par le trésor public en Afghanistan aux bombardements illégaux du Yemen. Manning est aussi accusé d'avoir fait fuiter la vidéo qui montre des (…)