auteur Manuel COLINAS

Reporters sans frontières : Deux pays ennemis d’Internet installent un câble sous-marin pour multiplier par trois mille les connexions à Internet. (Article suivi de deux compléments)

Maxime VIVAS, Pascual SERRANO, Manuel COLINAS
Reporters Sans frontières a fait du 12 mars la journée internationale de la cyber-censure et présente sur son site Web la « liste des pays ennemis d'Internet », une liste, uniquement en anglais, qui comprend 9 pays « ennemis d'Internet » et 16 pays qui « placent Internet sous surveillance ». Premier détail curieux, sur la page en espagnol de ce site, les seuls pays mentionnés sous le signet « ennemis d'internet » et « Internet sous surveillance » sont respectivement Cuba et le Venezuela. Examinons de plus près l'argumentation avancée en ce qui concerne Cuba. Reporters sans Frontière reconnaît que : « Le régime ne dispose pas des moyens nécessaires pour installer un système de filtrage systématique, mais il s'appuie sur plusieurs facteurs pour limiter l'accès à Internet : la lenteur des connexions et le coût exorbitant de celles-ci - près de 1,5 dollar l'heure, dans un hôtel, pour avoir accès au réseau international alors que le salaire mensuel moyen des Cubains est de 20 (…)

Que devient, à Miami, ce «  Droit de l’Homme » qu’est le «  droit de réponse », avec l’exemple de José Varela ?

Manuel COLINAS
Par Iroel Sánchez Suite à la grave agression dont a été victime le blogueur cubain José Varela, à Miami(1) il est peut-être opportun de rappeler que cette ville de Floride détient le record des attentats à la bombe perpétrés contre un organe de presse. Il s'agit ici de la revue Réplica dirigée par le journaliste cubain Max Lesnick, une voix qui s'est opposée, dans le cadre de son activité journalistique, à la politique du gouvernement des États-Unis envers Cuba. Réplica et son directeur ont été la cible d'attentats à la bombe en 1974, 1975, 1981 et 1994. Les auteurs de ces attentats terroristes appartiennent aux groupes les plus extrémistes du Sud de la Floride. Cependant, ce violent passage à tabac infligé à José Varela survient précisément au moment où le Parlement Européen décerne son prix annuel « pour la liberté de penser » à un individu qui revendique sa filiation avec ces éléments de Miami également connus sous l'appellation d'« exil dur », lui-même auteur d'actes de (…)