Jeremy SALT
Le 10 mai de cette année, l’État d’Israël ... mais attendez un instant ... avant d’aller plus loin ... l’ « indépendance » de cet État n’a-t-elle pas été proclamée en 1948 par un petit groupe de colons ? Ce qui la place exactement dans la même catégorie que la « déclaration unilatérale d’indépendance » faite en 1965 par Ian Smith, qui représentait le groupe minoritaire des colons de Rhodésie (aujourd’hui Zimbabwe).
La notion d’indépendance déclarée par un groupe minoritaire de colons au détriment de la majorité autochtone était absurde et elle a été tout naturellement rejetée par le reste du monde lorsqu’elle a été proclamée par les colons de Rhodésie. C’est très étrange qu’elle ait pu être acceptée sans protestation lorsque les colons installés en Palestine l’ont proclamée à leur tour, surtout à une époque où la décolonisation et l’autodétermination étaient à l’ordre du jour.
Cette question est toujours la principale épine dans le pied de l’État d’Israël. Mais passons... Le 10 (…)
Jeremy SALT
Que « la violence n’est pas la solution », combien de fois avons-nous entendu Tony Blair le dire ? Nous savons que la violence ne devrait pas être la voie à suivre, mais nous savons que c’est pourtant souvent le cas. Le « nous » de toute évidence n’inclut pas M. Blair, architecte d’une violence extrême au Moyen-Orient. L’histoire nous a appris que des états violents peuvent souvent ne laisser aux pacifistes d’autre recours que la violence pour empêcher [les violents] d’aller plus loin. C’est là le piège paradoxal du comportement humain : les violents peuvent en définitive imposer la violence aux pacifistes. (1)
On se ferait des illusions si l’on s’imaginait que ce stade n’a pas déjà été atteint ou presque atteint en ce qui concerne Israël ; nous ne devons pas écarter la mince possibilité que d’une façon ou d’une autre Israël revienne à la raison et fasse ce qu’il aurait pu faire il y a des décennies, à savoir faire la paix avec les Palestiniens et à travers eux avec les mondes arabe et musulman et, en fait, avec le monde en général, mais ceci semble peu probable.
Les dirigeants sionistes savaient dès le départ que le seul moyen pour eux de s’approprier la Palestine c’était la guerre. Zeev Jabotinsky était franc à ce sujet, David Ben Gourion honnête seulement dans sa correspondance privée : ce n’est qu’au fil de l’épée et par le feu qu’Israël pouvait être créé en Palestine et s’étant engagé dans cette voie Israël ne s’en est jamais détourné.
En sept décennies Israël a mené guerre après guerre : contre les Palestiniens, contre l’Égypte, la Syrie, le Liban, la Jordanie, la Tunisie, (…)
Jeremy SALT
Main dans la main, les Etats-Unis et Israël ont décidé de quitter l’UNESCO. On ne pouvait rien espérer de mieux ! Deux états voyous dirigés par deux dangereux bouffons ! Deux États qui ont semé une violence inouïe au Moyen-Orient depuis l’implantation d’ « Israël » en Palestine. En plus de la Palestine, les Etats-Unis ont lancé des guerres génocidaires contre trois pays depuis 1990, l’Irak (deux fois), la Libye et la Syrie, et ils continuent de soutenir l’Arabie Saoudite dans sa guerre tout aussi génocidaire contre le Yémen.
Quant à Israël, vivre en permanence en dehors du droit international est une condition nécessaire à son existence. Ce pays aurait dû être exclu de l'ONU il y a longtemps, ou, au moins, suspendu jusqu' à ce qu'il change de comportement. Après tout, quel club continue d’accepter un adhérent qui n'obéit pas aux règles, qui a été mis en garde une fois, une, deux, trois, voire 50 fois, mais refuse toujours d'obéir aux règles ? Mais Israël n'a pas à modifier ses manières pour rester membre de la « communauté internationale » parce qu'un autre État qui ne respecte pas davantage les règles, ni même le droit international, les États-Unis, le protège à tous les niveaux et de toutes les manières, provoquant ainsi toujours plus de violence.
L'UNESCO a fait de son mieux pour protéger le patrimoine culturel palestinien. Rien de ce qui n'est pas juif n’a d’intérêt pour les Sionistes et il y a si peu de traces juives en Palestine que la Palestine musulmane et chrétienne a été ravagée, pas une (…)
Jeremy SALT
Ankara - Selon le dictionnaire, le mot "politicide" peut être utilisé pour décrire la destruction d'un gouvernement ou d'un groupe socio-politique spécifique, comme les Palestiniens, dans un sens plus large que "génocide" (perpétré pour des motifs ethniques, raciaux ou culturels, ndt). On peut l'appliquer à un état, un système et un pays. Saddam Hussein a tenté de commettre un politicide en effaçant le Koweït de la carte. Dans les années 1930, les fascistes ont commis un politicide en détruisant le gouvernement espagnol. Territorialement le pays n'a pas changé. Il a simplement été vidé de son contenu idéologique et transformé en autre chose.
La destruction de gouvernements, leaders ou valeurs qui contrecarrent les intérêts de gouvernements puissants est monnaie courante. Depuis la seconde guerre mondiale, les assassins ont souvent été des gouvernements démocratiques de style libéral. Il n'y a aucun endroit du monde qui a échappé à leur attention. Rien que dans les 11 dernières (…)
Jeremy SALT
Ankara. Pour la première fois sans doute dans l'histoire de la république turque, un gouvernement turc a adopté une politique de confrontation ouverte avec un autre pays qui ne l'avait en rien provoqué. Les citoyens de ce pays, la Syrie, sont sidérés. La Turquie a passé des années a réparer ses relations avec ses voisins en se prévalant d'une force douce mais profonde avec un objectif de "zéro problème". A tous les niveaux cette politique a été un succès. Il y a quelques mois, cependant, sous l'impact du soi disant "printemps arabe", cette politique a été virtuellement abandonnée en l'espace d'une nuit. Elle a fait place à des menaces, une agressivité belliqueuse et le soutien d'un groupe armé qui cherche à renverser un gouvernement avec qui la Turquie avait des relations amicales jusqu'à il y a encore très peu de temps.
Le premier ministre turc et son ministre des affaires étrangères ont appelé le gouvernement syrien à "cesser la violence", mais ils n'ont pas parlé de la (…)